Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

espoir

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus et Commémoraison de tous les fidèles défunts

    « Vous qui souffrez, vous qui pleurez près de ce lit, où hier encore vous étaient adressés les derniers adieux ; vous dont la foi profonde vous permet d'entendre prononcer votre nom par le divin Consolateur : "Myriam !", oui, vous tous qui L'invoquez comme "la Résurrection et la Vie", levez-vous, et portez le message de la miséricorde à vos frères, à vos sœurs qui pleurent dans la nuit.
    Oubliez-vous pour leur parler de l'espoir qui ne déçoit pas : du Père qui nous aime et qui nous attend, et de ce Cœur blessé, éternelle source de Résurrection et de Vie, pour vous, pour tous ceux que vous aimez et qu'un jour, vous retrouverez près de Lui.
    Ainsi soit-il ! »

    R. de la Chevasnerie s.j., Le Cœur qui nous a tant aimés, Rennes, 1958.

    Jesus_Amour_1aa.jpg

  • Méditation - Prière pour demander la douceur quotidienne

    « Ô Jésus, très doux agneau, qui ne maudissiez pas ceux qui Vous maudissaient, ne menaciez pas ceux qui Vous injuriaient, qui répondiez avec une divine douceur au cruel mépris dont on Vous couvrait, ou Vous taisiez dans un admirable silence, aidez-moi, afin qu'à votre exemple, je puisse réprimer la colère, embrasser la mansuétude et, armé de patience, souffrir volontiers toute peine, afin d'arriver à jouir avec Vous de l'éternel repos » (Vén. Louis Du Pont).

    « Ô Seigneur, avec votre aide, je veux m'exercer particulièrement à la douceur et à la résignation à votre volonté, moins dans les choses extraordinaires que dans les rencontres et les contrariétés quotidiennes.
    Dès que je m'apercevrai que la colère s'allume en moi, je recueillerai mes forces, non avec impétuosité, mais suavité, non avec violence, mais doucement, et je chercherai à rétablir mon cœur dans la paix. Mais, sachant bien que seul je ne pourrai rien faire, je prendrai soin de Vous appeler au secours, comme le firent les Apôtres tourmentés par la tempête et ballotés par la mer en furie. Permettriez-Vous Seigneur, que je Vous invoque en vain ? En ces moments, daignez accourir à mon secours et commander aux passions de se taire, daignez lever votre main bénissante, et il s'ensuivra un grand calme. Enseignez-moi à être doux avec tous, même avec ceux qui m'offensent ou me sont opposés, et jusqu'avec moi-même, ne m'indisposant pas à cause de mes rechutes et de mes défauts. Quand je me retrouverai à terre, malgré mes efforts, je me reprendrai doucement et dirai : Allons ! mon pauvre cœur, nous voici de nouveau tombé dans cette fosse que nous nous étions proposé si souvent d'éviter. Relevons-nous et quittons-la pour toujours. Recourons à la miséricorde de Dieu, mettons notre espoir en elle et elle nous viendra en aide. Me confiant en Vous, Seigneur, je recommencerai, reprenant le chemin de l'humilité et de la mansuétude » (cfr. St François de Sales). »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine, Intimité Divine Tome II (15e semaine après l'Octave de la Pentecôte - 10. La Mansuétude Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

    Gabriel de Ste Marie-Madeleine,prière,Jésus,agneau,douceur,silence,humilité,mansuétude,patience,résignation,miséricorde,espoir

  • Méditation : De la grâce

    « La grâce, c'est Dieu devant l'âme et demandant à entrer ; c'est Dieu dans l'âme pour y promouvoir et y diviniser toutes les formes de la vie ; c'est Dieu liant l'âme au prochain de l'amour même qui unit cette âme à lui, Dieu, et c'est ainsi Dieu nous menant tous, consentants et coopérants, à la vie éternelle.

    Il y a dans ce fait, est-il besoin de le dire, un immense objet d'espoir ; il y a aussi un objet de crainte ; car ainsi que dit Corneille : « les grâces du ciel que l'on repousse ouvrent un chemin à la foudre. » Au mieux, elles rendent inutile tout ce qui sans elles prétend s'accomplir. « Ce que Dieu n'a pas fait en toi, il le compte pour rien », écrit Tauler. Mais ce n'est pas une raison de perdre espoir. Désespérons de nous-mêmes, et dans une mesure encore beaucoup plus grande espérons en Dieu. Celui qui ne désespère pas de lui-même a les meilleures raisons de désespoir ; le chrétien en est sauf ; il a au dedans, et il le sait, un Esprit plus fort que sa faiblesse et qui peut tout surmonter, parce que c'est lui qui crée tout.

    Gardons-nous donc d'opposer jamais à la grâce nos étonnements et de lui offrir un visage morose. Attendons de la comprendre ; accueillons-la de confiance avec amitié, avec reconnaissance, avec une pleine foi. Accueillons de même ses délaissements apparents, ces abandons qui sont parfois notre pire épreuve. Quand Jésus pose la main sur notre épaule, on ne sent plus les autres fardeaux ; quand il s'éloigne et se tait, tout pèse et le chemin montant ne paraît plus praticable. Espérons ! La grâce est mystérieuse comme Dieu, comme notre âme et comme notre vie. Dans le mystère même le travail humain et surhumain peut se produire, le résultat peut venir et la joie indéfectible germer. »

    R.P. A. D. Sertillanges O.P. (1863-1948), Devoirs (LXIV), Fernand Aubier, Éditions Montaigne, Paris, 1936.

    Sertillanges,grâce,Dieu,âme,vie éternelle,crainte,espoir,désespoir,espérance,confiance,joie

    Chemin de pierres, près du canyon Oak-Creek, Arizona, Etats-Unis

  • Méditation : Jésus, Fin désirée

    « Le but de tous nos désirs est la béatitude qui se définit « l'état résultant de la réunion de tous les biens ». Or personne ne parvient à cet état, si ce n'est par l'union suprême à Celui qui est la source et l'origine des biens tant naturels que gratuits, corporels et spirituels, éternels et temporels. C'est Celui qui dit de lui-même : « Je suis l'alpha et l'oméga, le principe et la fin. »

    De même en effet que le Verbe éternellement proféré produit toutes choses, de même le Verbe incarné répare, élève et achève toutes choses ; c'est pourquoi il fut nommé vraiment en toute exactitude « Jésus, car il n'est point d'autre nom donné aux hommes sous le ciel », par lequel on puisse obtenir le salut.

    Je crois et j'espère en vous, Jésus tant désiré, comme en la fin de toutes choses. Je vous aime « de tout mon coeur, de tout mon esprit, de toute mon âme, de toutes mes forces ». Que je sois donc transporté en vous, car vous seul suffisez, vous seul sauvez, vous seul êtes bon et suave à qui vous cherche et « aime votre nom ».

    « Vous êtes en effet, ô mon bon Jésus, le rédempteur de ceux qui étaient perdus, le sauveur de ceux qui avaient besoin d'être rachetés, l'espoir des exilés, la force de ceux qui travaillent, la douce consolation des esprits inquiets, la couronne et le trône impérial des vainqueurs, l'unique récompense et la joie de tous les habitants du ciel, l'illustre Fils du Dieu suprême, le fruit sublime d'un sein virginal, la fontaine surabondante de toutes les grâces et tous nous avons reçu de votre plénitude ». »

    St Bonaventure, La Triple Voie, II. L'Illumination, 2. L'Arbre de Vie (48), in "Les Maîtres de la Spiritualité chrétienne", Saint Bonaventure, Aubier, Paris, 1943.
    (A suivre demain)

    St Bonaventure,Jésus,Alpha,Oméga,fin,désirée,Verbe,rédempteur,sauveur,espoir,consolation,grâce,salut

    Christ Pantocrator, Abside de la Basilique San Miniato al Monte, Florence, Italie

  • Méditation - Poésie : Ave Maria

    « Prenant le chapelet qui s'use entre mes doigts,
    J'en récite le soir, l'Ave cinquante fois.
    Ayant péché, j'étais d'une tristesse amère ;
    Mais, simplement ainsi qu'un fils devant sa mère,
    Mains jointes, à genoux, les yeux mouillés de pleurs,
    J'ai répété : « Priez pour nous pauvres pécheurs ! »
    Et déjà dans mon cœur, je sens la paix renaître...
    Je crois, j'espère en Dieu. Je sais qu'il est un Maître
    Miséricordieux, bon clément, paternel.
    Pourtant, il est aussi, sur un trône éternel,
    Un Juge... Et quand je songe à ma vie, il me semble
    Que je suis devant lui bien coupable, et je tremble.
    Oui, mais la Bonne Vierge est là qui me défend !...
    Souvenons-nous : jadis, quand on était enfant,
    Que pour nous châtier de quelque faute grave
    Le père, juste, avançait, la main haute,
    Notre mère arrêtait son bras prêt à frapper...
    Or, dans le saint Récit qui ne peut nous tromper,
    Jésus-Christ, sur la Croix, donnant Jean à Marie,
    Lui dit : « Voilà ton fils ! » ... C'est pourquoi je la prie,
    A l'heure de ma mort, d'implorer mon pardon,
    Car, quand Jésus lui fit ce mystérieux don,
    Il lui léguait aussi l'humanité chrétienne
    Tout entière, et sa Mère, ô Seigneur, est la mienne !...
    Dans le creux de ma main, je vois mon chapelet,
    Et pour moi ces grains noirs sont comme une semence
    qu'avec un grand espoir, je jette au ciel immense.
    Chaque Ave va bientôt, miracle merveilleux,
    S'épanouir aux pieds de la Reine des Cieux,
    Et, suave parfum, ma prière fleurie

    Montera sans tarder vers la Vierge Marie. »

    François Coppée (1842-1908), in Sœur Paul-Emile, s.g.c.,
    "Le Renouveau Marial dans la Littérature Française",
    Éditions Spes, Paris, 1936.

    chapelet-e.jpg

  • Méditation : des dangers de l'espoir et du désespoir

    « Les hommes se trouvent en danger en espérant comme en désespérant : deux choses opposées, deux sentiments contraires. Il est trompé par son espoir, celui qui se trompe en disant : "Dieu est bon, Dieu est miséricordieux ; je puis faire ce qui me plaît, ce qui m'est agréable ; je vais lâcher les rênes de mes passions, je vais satisfaire les désirs de mon âme. Pourquoi ? Parce que Dieu est miséricordieux, bon et plein de bienveillance." C'est par l'espoir que ceux-ci se trouvent en danger.

    Mais ils s'y trouvent par désespoir, ceux qui, après être tombés dans des péchés graves, s'imaginent qu'ils ne peuvent plus leur être pardonnés s'ils se repentent, et considèrent comme destinés sûrement à la damnation et se disent en eux-mêmes : "Voilà que nous allons être condamnés ; pourquoi ne pas faire ce que nous voulons ?" Ils réagissent comme des gladiateurs destinés à mourir par le fer. C'est pourquoi les désespérés sont si dangereux ; ils n'ont plus rien à craindre et ils sont d'autant plus à craindre.

    Que fait donc le Seigneur à l'égard de ceux qui se mettent en danger par suite de l'une ou l'autre maladie ? A ceux que l'espoir met en danger, il dit : "Ne tarde pas à te convertir au Seigneur, ne remets pas de jour en jour, car sa colère surviendra soudain et au temps de la vengeance il te perdra" (Si 5,7). A ceux que le désespoir met en danger, il dit : "Le jour où le pécheur se convertira, j'oublierai toutes ses iniquités" (cf. Ez 18, 21-22 ; 33, 14-15). »

    St Augustin, Traité sur l’Évangile de Jean (3, 8), Bibliothèque augustinienne 72, DDB, Paris, 1977.

    esperance-a.jpg

    Statue en albâtre représentant l'Espérance
    Élément de l’ancien jubé exécuté par Jacques Du Brœucq entre 1541 et 1545 pour la collégiale Sainte-Waudru de Mons (Belgique)
    Photographie : Jean-Pol Grandmont

  • Méditation : fautes et découragement

    « Les fautes se transformeront en bien, pourvu que nous nous en servions pour notre propre humiliation, sans nous relâcher dans l'effort de nous corriger. Le découragement ne sert nul dessein possible ; il est simplement le désespoir de l'amour de soi-même, blessé. Le véritable moyen de profiter de l'humiliation de ses propres fautes, c'est de leur faire face dans leur hideur véritable, sans cesser d'espérer en Dieu, tout en n'espérant rien de soi-même. »

    Fénelon (François de Salignac de La Mothe-Fénelon - 1651-1715).

    decouragement.jpg

  • Prière : Ô Mère, voici vos enfants

    « Ô Marie, que n'ai-je en mes mains tous les coeurs des hommes pour vous les consacrer ! Que ne suis-je maître de tout l'univers pour l'enchaîner à vos pieds ! Je croirais ma mort la plus heureuse si je pouvais mourir à force de travailler à vous faire aimer... Ô Marie, si aimable en vous-même, si aimable dans tous vos rapports avec vos enfants, nous sommes tous à vous, soyez la reine de nos pensées, de nos paroles, de nos actions, régnez sur nous, vous et votre Fils : Dominare nostri, tu et Filius tuus... Ô Mère, ô Mère, voici vos enfants : Mulier, ecce filius tuus. Ce pécheur qui revient à Dieu après s'être égaré, c'est votre enfant : Ecce filius tuus ; inspirez-lui la douleur de ses péchés, la haine de son corps, l'amour de la pénitence. Cette âme tiède qui languit et se traîne au service de Dieu, que rien ne touche, que rien ne remue, c'est encore votre enfant : Ecce filius tuus ; ouvrez-lui les yeux, portez dans son coeur ce trouble salutaire, cette émotion profonde qui fait faire enfin un généreux effort. Ce serviteur inutile, sans énergie pour le bien, dont les jours sont vides et stériles, c'est votre enfant : Ecce filius tuus ; faites-lui honte de cette mollesse, arrachez-le à cette indolence, faites-en un homme, pour en faire un chrétien. Ce coeur partagé qui voudrait être à Dieu sans se quitter soi-même, qui n'a jamais offert un sacrifice sans faire quelque réserve, c'est aussi votre enfant : Ecce filius tuus ; soutenez sa faiblesse, donnez-lui le courage de s'immoler tout entier avec sa volonté et son amour-propre, avec ses mille désirs et sa vanité. Ce juste qui soupire après une justice plus parfaite, qui voudrait aimer toujours davantage ce qu'il aime déjà, ah ! celui-là surtout est votre enfant : Ecce filius tuus ; allumez dans son coeur les flammes jalouses du saint amour ; faites-le marcher sur vos traces de vertus en vertus, et rendez-le au milieu de nous la bonne odeur de Jésus-Christ. Ô Marie, mère de miséricorde, mère de la dilection et de la divine grâce, notre consolation, notre espoir, notre vie, nous sommes tous vos enfants, sanctifiez-nous, tenez-nous sous votre main pour fixer nos coeurs dans le saint amour, afin que nous vous aimions et votre Fils Jésus à la vie, à la mort, dans le temps et dans l'éternité. Amen. »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint-Sulpice, Les amabilités incomparables de Marie, extrait d'un Discours adressé à des séminaristes, in "Retraites pastorales et discours divers" (2 tomes), Librairie Victor Lecoffre, Paris.

    Immacolata_Barocci.jpg

    Federico Barocci (dit Barocci ou Baroccio, 1535-1612) : L'Immaculée Conception (v.1575)
    Galerie des Marches, Urbino (Province de Pesaro, Italie)

  • Ave mundi spes Maria

    Ave mundi spes Maria, ave mitis, ave pia, ave plena gratia.

    Ave virgo singularis, quae per rubum designaris non passus incendia.
    Ave rosa speciosa, ave Jesse virgula:
    Cujus fructus nostri luctus relaxavit vincula.

    Ave cujus viscera contra mortis foedera ediderunt filium.
    Ave carens simili, mundo diu flebili reparasti gaudium.
    Ave virginum lucerna, per quam fulsit lux superna his quos umbra tenuit.
    Ave virgo de qua nasci, et de cujus lacte pasci res caelorum voluit.

    Ave gemma coeli luminarium.
    Ave Sancti Spiritus sacrarium.

    Oh, quam mirabilis, et quam laudabilis haec est virginitas!
    In qua per spiritum facta paraclitum fulsit foecunditas.

    Oh, quam sancta, quam serena, quam benigna, quam amoena esse virgo creditur!
    Per quam servitus finitur, posta coeli aperitur, et libertas redditur.

    Oh, castitatis lilium, tuum precare filium, qui salus est humilium:
    Ne nos pro nostro vitio, in flebili judicio subjiciat supplicio.

    Sed nos tua sancta prece mundans a peccati faece collocet in lucis domo.
    Amen dicat omnis homo.