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défunts

  • Basilique Saint-Pierre à 11h30 : Messe célébrée par le Pape François en hommage aux cardinaux et évêques morts dans l’année

    Livret de la célébration

    Texte intégral de l'homélie (version française) sur le site internet du Vatican.

  • Messe célébrée par le Pape François au cimetière américain de Nettuno à Rome

    Le Pape François a présidé ce jeudi après-midi, 2 novembre 2017, la Messe de commémoration des fidèles défunts au cimetière militaire américain de Nettuno, près d’Anzio, au sud de Rome. Après avoir déposé une rose blanche sur quelques-unes des près de 8000 stèles, le Pape s’est recueilli, en silence, au milieu des tombes, dont celle d’un soldat inconnu, d’un italo-américain et d’un juif. « La guerre, plus jamais », a réclamé le Saint-Père, rappelant qu’aujourd’hui est un jour d’espérance mais aussi de larmes.

    « Nous tous, aujourd’hui, sommes rassemblés dans l’espérance » ; une espérance, comme le dit la première lecture, tirée du livre de Job, que notre rédempteur « est vivant, et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts » (Job 19,1. 23-27a). Cette espérance, « de rencontrer Dieu de nouveau, de se retrouver tous, comme des frères, ne déçoit pas », poursuit le Pape, citant saint Paul (Rom 5, 5).

    Mais l’espérance plonge souvent ses racines « dans les douleurs humaines ». « Et ce moment de douleur, de peine, de souffrance, nous fait regarder le Ciel et dire : “Je crois que mon Rédempteur est vivant. Mais arrête-toi, Seigneur.” » Et le Saint-Père d’ajouter : « Plus jamais. Plus jamais la guerre. Plus jamais ce massacre inutile », comme l’avait avant lui réclamé le Pape Benoît XV, il y a 100 ans, durant la Première guerre mondiale. Ce refus des conflits, nous devons le redire aujourd’hui, alors que le monde est « une nouvelle fois » en guerre et qu’il se prépare même à y aller « encore plus fortement ».

    Le Pape se remémore alors cette femme âgée, devant les ruines d’Hiroshima, qui dans une résignation plaintive disait : « Les hommes font tout pour déclarer et faire une guerre, et à la fin ils se détruisent eux-mêmes. » « C’est cela la guerre : la destruction de nous-même ». Cette femme, qui avait sans doute perdu des fils et des neveux, avait de la peine au cœur et pleurait, se souvient le Pape. « Si aujourd’hui est un jour d’espérance, c’est aussi un jour des larmes. » Ces larmes, que versaient aussi les femmes apprenant par la poste la mort de leurs maris et de leurs fils, ne doivent pas être oubliées par l’humanité, ajoute le Pape.

    Au contraire, il dénonce l’« orgueil » de cette humanité « qui n’a pas appris les leçons et semble ne pas vouloir les retenir ». Il rappelle toutes ces fois où les hommes sont convaincus, en entrant en guerre, « de porter un monde nouveau, de provoquer un printemps ». « Et cela finit en un hiver, méchant, cruel, avec le règne de la terreur et de la mort. »

    Demandant de prier spécialement pour les jeunes défunts du cimetière, le Pape a également une pensée pour les victimes de cette « guerre par morceau », qu’il n’a de cesse de dénoncer. « Prions aussi pour les morts d’aujourd’hui, les morts de guerre, les enfants aussi, innocents. Voilà le fruit de la guerre : la mort. » En conclusion, le Pape se tourne donc vers le Seigneur, lui demandant la « grâce de pleurer ».

    Source : Radio Vatican (SBL).

    Prière du Pape aux Fosses ardéatines

    « Voici les fruits de la guerre : haine, mort, vengeance... Pardonne-nous Seigneur », tels sont les mots que le Pape François a écrit sur le livre d’or du mémorial des Fosses ardéatines. Le Saint-Père s’y est recueilli jeudi 2 novembre en fin d’après-midi pour une prière à l’intention des victimes du massacre du 24 mars 1944. 335 civils italiens, dont 75 juifs, avaient alors été abattus par les troupes d’occupations nazies, en représailles à une attaque de la résistance contre les SS.

    « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, c’est par ce nom que tu t’es présenté à Moïse quand tu lui révélas la volonté de libérer ton peuple de l’esclavage en Egypte » a dit le Pape François lors d’une courte allocution au mémorial, rappelant que « Dieu se lie par un pacte d’amour fidèle pour toujours, miséricordieux et compatissant avec chaque homme et chaque peuple qui souffre de l’oppression ».

    « Toi Seigneur tu connais leurs visages et leurs noms, a poursuivi le Pape faisant allusion aux civils massacrés, y compris les 12 personnes inconnues. Pour toi, personne n’est inconnu ».

    « Fais, ô Seigneur qu’en ce lieu consacré à la mémoire de ceux qui sont tombés pour la liberté et la justice, nous quittions nos sandales de l’égoïsme et de l’indifférence,  a conclu le Saint-Père, et qu’à travers le buisson ardent que représente ce mausolée, nous écoutions en silence Ton nom : Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Dieu de Jésus, Dieu des vivants. Amen. »

    Source : Radio Vatican (OB).

    Texte intégral de la prière traduite en français sur Zenit.org.

  • Méditation - Requiscant in pace !

    « Comment décrire les souffrances de ces âmes encore si imparfaites ? S'il était possible, elles voudraient souffrir davantage encore, tant est puissant le désir de leur union à Dieu, union qui se réalise progressivement jusqu'à ce que soit consumé tout ce qui les empêche de se donner entièrement. Alors ce sera la joie parfaite. Cependant elles sont heureuses. Pourquoi ? Parce qu'elles sont assurées de leur bonheur futur. Elles attendent celui qui vient :
    "J'espérais le Seigneur d'un grand espoir,
    il s'est penché vers moi."
    (Ps 39)

    Cette assurance de foi, ce désir d'espérance aboutiront à une vision et à une possession définitives. Aimons ces âmes. Dégagées, purifiées des appétits terrestres, elles sont plus que d'autres dignes de notre amour ! Humbles et joyeuses en leur douloureuse aspiration, ce sont bien authentiquement les filles du Père céleste. Elles nous sont confiées, elles sont nôtres. Comme est grande la délicatesse de notre Dieu ! Il nous les confie pour que nous les lui amenions. L'accomplissement total de son dessein d'amour sur telle âme est entre nos mains. Qu'il soit loué !
    Seigneur, accordez aux âmes des fidèles le repos éternel de votre amour ! »

    Cum Ecclesia - Méditations sur les textes du Missel et du Bréviaire (2 Novembre), Editions J.H. Gottmer, Haarlem, 1961.

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  • Introit "Requiem Aeternam"

    Schola of the Vienna Hofburgkapelle
     
    Ant. ad Introitum. 4 Esdr. 2, 34 et 35
    Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
    Donnez-leur le repos éternel, Seigneur, et que la lumière sans fin brille pour eux.

    Ps. 64, 2-3
    Te decet hymnus Deus, in Sion, et tibi reddetur votum in Jerusalem : exaudi orationem meam, ad te omnis caro veniet.
    L’hymne de louange vous est due, ô Dieu, dans Sion, et on vous rendra des vœux dans Jérusalem : exaucez ma prière, toute chair viendra à Vous.

    Commentaire spirituel et musical par un moine sur le blog de L'Homme Nouveau.

  • Audience générale du mercredi 30 novembre 2016

    Le Pape François a achevé, ce mercredi 30 novembre 2016 lors de l’audience générale, son cycle de catéchèse consacré aux œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles. Parmi ces œuvres, a-t-il souligné, se trouve le devoir « d’ensevelir les morts et de prier pour les vivants et les défunts ».

    Compte rendu de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • 11h30, Basilique du Vatican : Sainte Messe célébrée par le Pape François

    en suffrage pour les cardinaux et les évêques morts au cours de l’année

    En direct sur KTO

    Livret de la célébration

  • Prière pour le 2 novembre

    « Accordez-moi, Seigneur, d'éprouver une affliction raisonnable à la mort de ceux qui me sont chers, versant des larmes résignées sur notre condition mortelle, maîtrisées bientôt par cette pensée consolante de la foi : en mourant, les fidèles s'éloignent seulement un peu de nous pour aller dans un monde meilleur.
    « Ne permettez pas que je pleure comme les païens, qui n'ont pas d'espérance. Je peux bien éprouver de la tristesse, mais lorsque je suis affligé, que l'espérance me réconforte. Il ne convient pas qu'avec une espérance aussi grande, votre temple, ô Dieu, soit troublé. Vous y demeurez, Vous, le consolateur, Vous, qui ne pouvez faillir dans vos promesses. » (St Augustin)
    « Ô Maître et Créateur de l'univers, Seigneur de la vie et de la mort, Vous conservez et comblez nos âmes de bienfaits : Vous effectuez et transformez tout par l’œuvre de votre Verbe, à l'heure préétablie et selon le plan de votre sagesse ; accueillez aujourd'hui nos frères défunts et donnez-leur l'éternel repos.
    « Puissiez-Vous nous accueillir à notre tour, au moment qu'il Vous plaira, après nous avoir guidés et laissés dans la chair aussi longtemps qu'il Vous semblera utile et salutaire.
    « Puissions-nous, préparés par la crainte, sans trouble et sans hésitation, être accueillis par Vous au dernier jour. Faites que nous quittions sans regret les biens de ce monde et non comme ceux qui sont trop attachés à la terre et à la chair ; faites que nous avancions, résolus et heureux, vers cette vie longue et bienheureuse qui est dans le Christ Jésus, notre Seigneur, à qui revient la gloire dans les siècles des siècles. Amen. » (St Grégoire de Naziance)

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine, Intimité Divine Tome II (2 novembre, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

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    Copyright Alexander Kesselaar, via Flickr
    (Tous droits réservés)

  • Mercredi 2 novembre 2016

    Commémoraison de tous les fidèles défunts

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    Prière de Sainte Gertrude

    Père éternel, je vous offre le très précieux sang
    de votre divin Fils Jésus en union avec toutes les messes
    qui sont dites aujourd’hui dans le monde entier,
    pour toutes les saintes âmes du Purgatoire,
    pour les pécheurs en tous lieux,
    pour les pécheurs dans l’Église universelle,
    pour ceux de ma maison et de mes proches. Amen.

    Prière de Saint Alphonse de Liguori

    Ô très doux Jésus, par ta sueur de sang au jardin des Oliviers,
    aie pitié des âmes de nos défunts.
    Ô très doux Jésus, par la souffrance de ton couronnement d’épines,
    aie pitié des âmes de nos défunts.
    Ô très doux Jésus, par les douleurs que tu as endurées
    en portant la Croix,
    aie pitié des âmes de nos défunts.
    Ô très doux Jésus, par ton agonie sur la croix,
    aie pitié des âmes de nos défunts.
    Ô très doux Jésus, par ta souffrance en mourant incompris,
    rejeté de tous et solitaire,
    aie pitié des âmes de nos défunts.

    Nous supplions votre miséricorde

    Ô Dieu, qui aimez à pardonner aux hommes et à les sauver,
    nous supplions votre miséricorde, par l’intercession de la
    Bienheureuse Marie toujours vierge, et de tous les saints.
    Que tous ceux qui sont sortis de ce monde,
    en particulier nos parents et nos bienfaiteurs,
    soient admis à la participation de la béatitude éternelle.
    Nous vous le demandons par Jésus-Christ Notre Seigneur.
    Amen.

    Prières extraites du livret du Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon
    26 rue Principale - 61400 La Chapelle-Montligeon
  • Instruction "Ad resurgendum cum Christo" sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération

    Dans quelles conditions un chrétien peut-il conserver les cendres d’un défunt ? C’est la question à laquelle répond la Congrégation pour la Doctrine de la Foi ce mardi 25 octobre dans un nouveau texte. Cette instruction se nomme « Ad resurgendum cum Christo » sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération. Si l’Église réaffirme sa préférence pour l’inhumation des corps, elle encadre les modalités de conservation des cendres et des urnes, n’autorisant ni la dispersion, ni la conservation à domicile, sauf dans des cas exceptionnels et en attendant qu’un lieu sacré puisse accueillir les restes du défunt. Il n’existait jusqu’à présent aucune règle canonique sur le sujet.

    Les précisions de Jean-Charles Putzolu à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de l'Instruction (traduction française) ci-dessous.

    Lire la suite

  • Père Zanotti-Sorkine - Enseignement : « La prière pour les défunts »

     (Enregistrement audio)

    Enseignement du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, nouveau chapelain du sanctuaire de Notre-Dame du Laus, sur la prière pour les défunts.


    Site du Père Zanotti-Sorkine
    Site de N-D du Laus.

  • Méditation - Poésie : n'oublions pas les âmes du Purgatoire (3)

    « ... Du Rédempteur voici les croix, signes sacrés,
    Vous les portez sur vous, ô morts qui m'entourez ;
    Ici, vous avez tous la croix divine, l'arbre
    Qui dans le bronze ou l'or, le granit ou le marbre,
    Donne la même fleur au calice sanglant.
    C'est la fleur de la Mort qu'avec l'eau de son flanc
    Le Christ arrose et fait renaître et qu'il déploie
    Pour que l'homme l'adore et pour que Dieu la voie,
    La fleur de l'Espérance aux immortels parfums.
    Heureux si vous avez dans l'ombre, ô chers défunts,
    Jadis dans le secret des terrestres misères,
    Versé toute votre âme et des larmes amères,
    Les pleurs de vos chagrins les plus mystérieux
    Sur l'arbre qui porta le Mystère des Cieux.
    Heureux ceux dont les cœurs brûlaient comme les cierges
    Sur des autels fleuris. Bienheureuses les vierges
    Qui tenaient, pour le temps et pour l'éternité,
    En de fragiles mains, les lys pleins de beauté,
    Pleins de grâce, avec leurs corolles renversées
    Et pâles sous le poids des célestes pensées.

    Du champ des morts j'ai vu la terre des vivants.
    La moisson qui frémit aux caresses des vents,
    Haute, droite, sans bruits, demeurait immobile
    Dans la lueur du soir magnifique et tranquille.
    Pas un vol, pas un cri ne partait des sillons.
    Dans le lointain les chars manquaient, mais aux rayons
    Que le soir envoyait, les croix souriaient toutes
    A l'étrange abandon de la plaine et des routes.
    Du champ des morts, là-bas, à l'occident vermeil,
    J'ai vu, dans l'agonie énorme du soleil,
    S'évanouir les bois le long des étendues
    Et disparaître, au fond des campagnes perdues,
    Un noir fourmillement de troupeaux qui fuyaient.
    Seules, devant la nuit proche, les croix brillaient,
    Car l'ombre qui semblait couvrir la terre entière,
    L'ombre laissait survivre, autour du cimetière,
    Pur et d'autant plus doux sous le ciel attristé,
    Comme un reflet de gloire et d'immortalité. »

    Paul Harel (1854-1927), Dans le cimetière, in "Les Heures lointaines"
    Paris, Alphonse Lemere, Éditeur, 1902.

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  • Méditation : n'oublions pas les âmes du Purgatoire (2)

    « La prière a une très puissante efficacité pour soulager et délivrer les âmes du purgatoire. Nous en avons un témoignage très explicite en 2 M 12, 38-45 : le Saint-Esprit nous déclare en termes formels que la prière pour les morts est une œuvre « sainte et salutaire », c'est-à-dire une œuvre de religion, de miséricorde, de sanctification et de salut.
    Au fait, comment nos suffrages pour les défunts seraient-ils sans effet ? Ne faisons-nous pas profession de croire au dogme, si sublime et si consolant à la fois, de la Communion des saints ? Les élus du ciel, les fidèles qui combattent sur terre, les chrétiens qui souffrent en purgatoire, ne forment-ils pas un même corps mystique dont Jésus-Christ est la tête ? Or, n'est-il pas naturel que les membres d'un même corps s'aident mutuellement ? Aussi bien, l’Église a-t-elle plusieurs fois déclaré solennellement dans ses Conciles que les morts sont secourus par les suffrages des vivants (*).
    D'ailleurs, qui ne connaît les incomparables promesses faites par Notre-Seigneur à la prière ? « Demandez et vous recevrez, dit-il ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. En vérité, en vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, vous l'obtiendrez. Si vous, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à plus forte raison votre Père céleste entendra la voix de ceux qui le craignent, pour les exaucer. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé, demandez afin que votre joie soit complète. » (Mt VII, 7-11 ; Jn XVI, 24). On le voit, les paroles du Sauveur sont absolues ; elles ne comportent aucune restriction, ni pour le temps, ni pour les lieux, ni pour les personnes. Donc, prions avec assurance pour les trépassés, soyons certains d'être exaucés ! »

    (*) : Profession de foi de Michel Paléologue au 2e Concile de Lyon (1274) ; - Décret pour les Grecs au Concile de Florence (1439) ; - Décret sur le Purgatoire au Concile de Trente, Sess. XXV (1563).

    Chanoine Ch. Roland, Le Vestibule du Paradis ou Le Purgatoire (L. IV ch. I), Aux bureaux de l'Ami du Clergé, Langres, 1922.

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     Neuvaine pour le soulagement des Âmes du Purgatoire

  • Méditation : n'oublions pas les âmes du Purgatoire (1)

    « Soyons charitables pour tous les défunts qui sont en purgatoire. N'en exceptons aucun, car ils sont tous nos frères en Jésus-Christ : comme nous, ils ont tous Dieu pour Père, l’Église pour Mère, et le Ciel pour héritage. Mais pour exciter notre dévotion, de temps en temps appliquons nos suffrages à telle ou telle catégorie de défunts, selon l'inspiration du Saint-Esprit.

    Soyons charitables pour les âmes les plus abandonnées, afin d'abréger le temps de leur expiation ; ou pour les âmes qui doivent les premières sortir du purgatoire, afin qu'au plus tôt elles aillent glorifier Dieu dans le ciel.

    Soyons charitables spécialement pour les pauvres, parce qu'ils sont ordinairement délaissés ; ou pour les riches, parce qu'ils ont beaucoup à expier, à cause des occasions qui ont été pour eux des pierres d'achoppement.

    Soyons charitables particulièrement pour les défunts qui ont eu les mêmes dévotions que nous, ou pour les religieux ou les ecclésiastiques, parce qu'après leur mort ils sont ordinairement privés de suffrages, sous prétexte qu'ils ont beaucoup prié pendant leur vie.

    Soyons charitables même pour ceux qui sont morts sans recevoir les sacrements, après une vie passée en dehors des pratiques religieuses. Souvenons-nous que la Rédemption du Sauveur est infinie ; qu'il suffit d'un instant pour opérer la justification ; que plus fréquemment que nous le pensons, Dieu, sollicité par des intercessions inconnues, envoie de ces éclairs de charité et de contrition qui sanctifient au dernier moment, même sans la réception des Sacrements. Souvenons-nous, pour notre consolation, de cette touchante exhortation d'un grand Docteur, de S. Jean Chrysostome au peuple de Constantinople. « Je pleure, dites-vous, je pleure ce cher défunt, parce qu'il est mort en pécheur. Sachez-le, vous devez précisément aller à son secours, dans toute la mesure du possible, non par des larmes, mais par des prières, des supplications, des aumônes, des sacrifices. ce n'est pas en vain que dans les divins mystères nous faisons mémoire des défunts ; ce n'est pas en vain que pour eux nous nous approchons de l'autel, que nous prions l'Agneau qui est sous nos yeux, qui efface les péchés du monde et qui nous console dans l'affliction ; ce n'est pas en vain que l'Officiant nous provoque tous à la supplication pour tous les chrétiens défunts. Montrons-nous donc empressés à secourir nos chers morts ; intercédons pour eux. Il peut se faire que nous leur obtenions un pardon complet. Pourquoi donc gémir, pourquoi vous désoler, pourquoi vous lamenter quand vous avez tant de pouvoir en faveur de vos trépassés ? (*) » »

    (*) : Homil. XLI, in Epist. I ad Corinth.

    Chanoine Ch. Roland, Le Vestibule du Paradis ou Le Purgatoire (L. III ch. III, III), Aux bureaux de l'Ami du Clergé, Langres, 1922.

     ... A suivre demain ...

  • Angélus de ce 2 novembre 2014

    En ce dimanche 2 novembre, où l’on commémore tous les fidèles défunts, le Pape François, devant des dizaines de milliers de personnes réunis Place Saint-Pierre pour la prière de l'Angélus, a rappelé que la mort n'a pas le dernier mot. Le Saint-Père a invité, en cette journée, à penser à tous ceux dont personne ne se souvient, aux victimes des guerres, à ceux qui sont tués parce qu’ils sont chrétiens, et il a insisté sur le sens de la Toussaint, et du 2 novembre. Deux fêtes « intimement liées tout comme la joie et les larmes trouvent en Jésus-Christ, une synthèse qui est le fondement de notre foi et de notre espérance ».

    En ces deux journées, relève le Saint-Père, « de nombreuses personnes font une visite au cimetière, qui, comme son nom l’indique, est le "lieu de repos", dans l’attente du réveil final ». « Jésus lui-même a révélé que la mort du corps est comme un sommeil dont Il nous réveille. Avec cette foi, nous nous rendons - même spirituellement - sur les tombes de nos proches, de ceux qui nous ont aimé. Mais aujourd'hui, insiste le Pape, nous sommes appelés à nous souvenir de tous, même de ceux dont personne ne se souvient ». « Souvenons-nous des victimes de la guerre et de la violence ; de tant de "petits" de ce monde terrassés par la faim et la misère. Souvenons-nous des anonymes qui reposent dans la fosse commune, de nos frères et sœurs tués parce qu'ils étaient chrétiens ; et de tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour servir les autres. »

    La tradition de l'Eglise, a poursuivi le Saint-Père, a toujours exhorté à prier pour les défunts, en particulier à travers la célébration de l'Eucharistie. Offrir une Messe pour les défunts « est la meilleure aide spirituelle que nous pouvons donner à leurs âmes, en particulier à celles qui sont les plus abandonnés ».

    La mort n'a pas le dernier mot sur le sort de l’humanité, a déclaré le Pape François parce que l'homme est destiné à une vie sans limites, qui a ses racines et son accomplissement en Dieu.

    Source : Radio Vatican.

    « Le souvenir des défunts, le soin des tombes et la prière de suffrage sont la preuve d’une espérance confiante, enracinée dans la certitude que la mort n'a pas le dernier mot sur ​​le sort de l'homme, que l'homme est destiné à une vie sans limites, qui a ses racines et son accomplissement en Dieu. A Dieu, nous adressons cette prière :

    "Dieu de miséricorde infinie, nous confions à ta Bonté immense tous ceux qui ont quitté ce monde pour l'éternité, où Tu attends l'humanité tout entière, rachetée par le Sang précieux du Christ, ton Fils, mort pour racheter nos péchés. Ne regarde pas, Seigneur, toutes les pauvretés, les misères et les faiblesses humaines, lorsque nous nous présenterons devant ton tribunal, pour être jugés pour le bonheur ou la condamnation. Tourne vers nous ton regard de pitié, qui naît de la tendresse de ton Coeur, et aide-nous à marcher sur le chemin d'une purification complète. Qu'aucun de tes enfants ne soit perdu dans le feu éternel de l'enfer, là où il ne peut plus y avoir de repentir. Nous te confions, Seigneur, les âmes de nos proches, des personnes qui sont mortes sans le réconfort sacramentel, ou qui n'ont pas eu l'occasion de se repentir même au terme de leur vie. Que personne n'ai peur de Te rencontrer, après son pèlerinage sur la terre, mais ait l'espoir d'être accueilli dans les bras de ton infinie miséricorde. Que notre Sœur la mort corporelle nous trouve vigilants dans la prière et complets de tous le bien que nous avons fait lors de notre brève ou longue existence. Seigneur, que rien ne nous éloigne de Toi sur cette terre, mais que tout et tous nous soutienne dans le désir ardent de nous reposer sereinement et éternellement en Toi. Amen." »
    (P. Antonio Rungi, passioniste, Prière des défunts).

    Traduction intégrale en français sur Zenit.org

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : les âmes du Purgatoire confiées à nos prières

    « Comment décrire les souffrances de ces âmes encore si imparfaites ? S'il était possible, elles voudraient souffrir davantage encore, tant est puissant le désir de leur union à Dieu, union qui se réalise progressivement jusqu'à ce que soit consumé tout ce qui les empêche de se donner entièrement. Alors ce sera la joie parfaite. Cependant elles sont heureuses. Pourquoi ? Parce qu'elles sont assurées de leur bonheur futur. Elles attendent celui qui vient :
    "J'espérais le Seigneur d'un grand espoir,
    il s'est penché vers moi." (Ps 39)
    Cette assurance de foi, ce désir d'espérance aboutiront à une vision et à une possession définitives. Aimons ces âmes. Dégagées, purifiées des appétits terrestres, elles sont plus que d'autres dignes de notre amour ! Humbles et joyeuses en leur douloureuse aspiration, ce sont bien authentiquement les filles du Père céleste. Elles nous sont confiées, elles sont nôtres. Comme est grande la délicatesse de notre Dieu ! Il nous les confie pour que nous les lui amenions. L'accomplissement total de son dessein d'amour sur telle âme est entre nos mains. Qu'il soit loué !
    Seigneur, accordez aux âmes des fidèles le repos éternel de votre amour ! »

    Cum Ecclesia - Méditations sur les textes du Missel et du Bréviaire (2 Novembre), Éditions J.H. Gottmer, Haarlem, 1961.

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    La Vierge intercède pour les âmes du Purgatoire, Luca Giordano (1634-1705), Abbaye de Montserrat

  • Angélus de ce 1er novembre 2014

    Le Pape parle de la communion des saints et de Jérusalem

    Le Pape François lors de l’Angélus de ce dimanche a rappelé que la liturgie du jour parle de la Jérusalem céleste, invitant alors à « prier afin que la Ville Sainte, chère aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans, et qui ces jours derniers a vécu différentes tensions, puisse devenir toujours plus un signe et une anticipation de la paix que Dieu désire pour toute la famille humaine ».

    Avant de réciter la prière de l’Angélus le Pape avait souligné qu’en ce jour « il nous faut remercier Dieu pour les innombrables saints et saintes de tous les temps : des hommes et des femmes ordinaires, simples, et parfois "les derniers" pour le monde, mais "les premiers" pour Dieu ».

    Le Pape a ensuite porté sa réflexion sur la « communion des saints », « l’union commune qui naît de la foi et unit tous ceux qui appartiennent au Christ par la force du baptême. Il s’agit d’une union spirituelle qui n’est pas détruite par la mort, mais se poursuit dans l’autre vie. En effet il subsiste un lien indestructible entre nous qui vivons dans ce monde et tous ceux qui ont franchi le seuil de la mort. »

    « Nous ici-bas sur la terre, a ajouté le Pape François, ensemble avec ceux qui sont entrés dans l’éternité, nous formons une seule et grande famille ». « Cette merveilleuse union commune entre la terre et le ciel, a encore déclaré le Pape, se réalise idéalement et le plus intensément dans la Liturgie, et surtout dans la célébration de l’Eucharistie, qui exprime et réalise la plus profonde union entre les membres de l’Eglise. Dans l’Eucharistie, en effet, nous rencontrons Jésus vivant et sa force, et à travers Lui nous entrons en communion avec nos frères dans la foi : ceux qui vivent avec nous ici sur la terre et ceux qui nous ont précédé dans l’autre vie, la vie sans fin. Cette réalité nous remplit de joie : Il est beau d’avoir tant de frères dans la foi qui marchent à nos côtés, nous soutiennent par leur aide et parcourent avec nous la même route vers le ciel. Et c’est pour nous un grand réconfort que de savoir que d’autres frères ont déjà rejoint le ciel, nous attendent et prient pour nous, afin qu’ensemble nous puissions contempler éternellement le visage glorieux et miséricordieux du Père. Dans la grande assemblée des Saints, Dieu a voulu réserver la première place à la Mère de Jésus. Marie est au centre de la communion des saints, comme gardienne du lien de l’Eglise universelle avec le Christ, du lien de la famille. Elle est la Mère, notre Mère. Pour celui qui désire suivre Jésus sur la voie de l’Evangile, Marie est un guide et la première des disciples, la Mère attentive, à qui confier nos attentes et nos difficultés ».

    Après l’Angélus, le Pape a rappelé qu’il célébrait l’après-midi la Messe dans le grand cimetière du Verano,  « le principal cimetière de Rome », et que de cette manière il s’unissait « spirituellement à tous ceux qui se rendent ces jours-ci sur les tombes de leurs chers défunts dans les cimetières du monde entier ».

    Il a aussi salué tous les pèlerins présents Place Saint-Pierre et notamment les participants de la Course des Saints et de la Marche des Saints, organisées respectivement par la Fondation Don Bosco et par l’Association Famiglia Piccola Chiesa, Famille Petite Eglise, soulignant que « ces initiatives sont les bienvenues pour unir le sport, le témoignage chrétien et l’engagement humanitaire ».

    Source : Radio Vatican.

     

    Béatification à Vitoria (Espagne), du P. Pietro Asúa Mendía (1890-1936), martyr
    (décret du 27 janvier 2014)

    « Aujourd'hui à Vitoria (Espagne), a été proclamé bienheureux le martyr Peter Asúa Mendía. Prêtre humble et austère, il a prêché l’Évangile par la sainteté de sa vie, la catéchèse et la dévotion envers les pauvres et les nécessiteux. Arrêté, torturé et tué pour avoir exprimé son désir de rester fidèle au Seigneur et à l'Église, il est pour nous tous un merveilleux exemple de la force de la foi et du témoignage de la charité. »

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    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Sequentia Dies Iræ

    Moines de l'Abbaye de Notre-Dame

    Cette magnifique Séquence évoque le Jugement dernier et le retour du Christ (la Parousie). Après le Concile Vatican II et dans le nouveau rite approuvé en 1969, la Séquence a disparu de la Messe de Requiem (messe des défunts), ce qui toutefois n’entraîne pas sa disparition totale : elle reste présente dans la forme antérieure du rite, celle-ci pouvant toujours être employée.
    La Séquence figure aussi dans la version latine de l’Office des Lectures, à la 34e semaine du Temps ordinaire (Liber Hymnarius, Solesmes, 1983, XVI - 622 p.).

    Historique détaillé, texte latin et traduction française sur Wikipedia.

  • Prière pour les âmes du Purgatoire

    Requiem aeternam dona eis, Domine,
    et lux perpetua luceat eis.

    (Introït)

    « Seigneur, donnez-leur le repos éternel, le lieu du rafraîchissement et de la paix. Nous vous le demandons par ce Sang précieux répandu pour elles, et que trois fois, aujourd'hui, chacun de vos Prêtres verse avec effusion du Calice du salut perpétuel.

    Que votre lumière luise sur elles toutes, sur tous ceux et celles qui se sont endormis en Vous, Seigneur Jésus-Christ. ce sont des âmes dont le corps va ressusciter un jour ; j'y crois, je l'attends, je vis dans cette attente de ma résurrection future. Je sais que mon Rédempteur est vivant ; je crois que dans cette chair corruptible, vil néant et la faiblesse même, je contemplerai, un jour, la gloire. Cette espérance est là, reposant dans mon cœur.

    Ô Jésus, hâtez votre règne, précipitez votre venue ! Vous reviendrez, Vous nous prendrez avec Vous, et là où Vous êtes, nous serons toujours avec Vous. J'attends et j'attendrai la résurrection des morts et la vie du siècle futur.

    La Vie future, c'est Vous, Vie éternelle, vrai Dieu que j'adore. Mais ce bonheur, donnez-le dès aujourd'hui à toutes ces âmes qui souffrent encore, loin de Vous, dans les flammes expiatoires. Si elles ne peuvent plus mériter, qu'au moins ceux qu'elles ont laissés sur terre puissent offrir leurs hosties salutaires, et mériter pour elles l'indulgence solennelle de votre pardon.

    Courage, à toi, mon âme ! Que cette Commémoraison te rappelle qu'il faut craindre Dieu. Qu'elle te rappelle que tu as un corps de boue qui doit mourir encore et connaître la pourriture du tombeau. Qu'elle te rendre circonspect sur le jugement que le Seigneur portera sur toi. Et cependant, ne crains pas si tu l'aimes, si tu ne veux plus aimer que Lui !

    Que cette Fête, vraie joie du Purgatoire, te fasse clamer vers Dieu, avec jubilation : Comme le cerf soupire après les sources d'eau vive, aussi mon âme aspire à Vous, Seigneur Jésus (1), éternelle rédemption des croyants !

    Pie Jesu, Domine, dona eis requiem. Bon Jésus, mon Seigneur, donnez-leur ce repos, c'est-à-dire Vous-même ! »

    (1) : Ps XLIV, 2.

    Dom Vandeur, Élévations sur la Messe de chaque jour (Pour la Commémoraison de tous les défunts), Éditions de Maredsous, 1950.

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  • Prière pour les âmes des défunts

    Sainte Mechtilde ayant communié pour les morts, Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Dites pour eux un Notre Père, etc., » et elle comprit qu'elle devait prier de la manière suivante ; après l'avoir fait, elle vit une grande multitude d'âmes monter au ciel.
    (Révélations, I, 21)

    Notre Père, qui êtes aux cieux, je vous prie de daigner pardonner aux âmes du Purgatoire de ne vous avoir pas aimé, de ne vous avoir pas rendu le culte qui vous est dû, à vous, leur Père auguste et chéri, mais de vous avoir éloigné de leur cœur, où vous désirer habiter ; et pour suppléer à leur faute, je vous offre l'amour et l'honneur que votre Fils chéri vous a rendu sur la terre, et cette abondante satisfaction par laquelle il a payé la dette de tous leurs péchés. Ainsi soit-il.

    Que votre nom soit sanctifié ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n'avoir jamais dignement honoré votre saint Nom, de se l'être rarement rappelé avec dévotion, de l'avoir souvent employé en vain, et de s'être rendues, par leur vie déshonorante, indignes du nom de chrétien. Et comme satisfaction pour ce péché, je vous offre la très parfaite sainteté de votre Fils, par laquelle il a exalté votre Nom dans ses prédications, et l'a honoré dans toutes ses œuvres très saintes. Ainsi soit-il.

    Que votre règne arrive ; je vous prie, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n'avoir jamais désiré avec ferveur, ni recherché avec soin vous et votre règne, dans lequel seul consistent le vrai repos et l'éternelle gloire. Pour expier toute l'indifférence qu'elles ont eue pour toute espèce de biens, je vous offre les saints désirs par lesquels votre Fils a voulu que nous soyons les cohéritiers de son royaume. Ainsi soit-il.

    Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts, et surtout des religieux, d'avoir préféré leur volonté à la vôtre et de n'avoir pas aimé en tout votre volonté, pour vivre et agir très souvent d'après la leur. Et pour réparer leur désobéissance, je vous offre l'union du très doux Cœur de votre Fils avec votre sainte volonté, de même que la prompte soumission avec laquelle il vous a obéi jusqu'à la mort de la croix. Ainsi soit-il.

    Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien ; je vous conjure, ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n'avoir pas reçu le très saint Sacrement de l'autel avec les désirs, la dévotion et l'amour qu'il mérite, de s'en être rendues, pour un grand nombre, indignes, et de ne l'avoir que rarement ou jamais reçu. Pour expier leur péché, je vous offre la parfaite sainteté et la dévotion de votre Fils, ainsi que l'ardent amour et l'ineffable désir qui l'ont porté à nous donner ce précieux trésor. Ainsi soit-il.

    Et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts les péchés capitaux dans lesquels elles sont tombés, surtout en ne pardonnant pas à ceux qui les avaient offensées et en n'aimant pas leurs ennemis. Pour ces péchés, je vous offre la prière de la plus douce suavité, que votre Fils a faite sur la croix pour ses ennemis. Ainsi soit-il.

    Et ne nous induisez point en tentation ; je vous conjure, ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n'avoir pas résisté à leurs vices et à leur concupiscence, d'avoir souvent consenti aux embûches du démon et de la chair, et de s'être volontairement engagées dans beaucoup de mauvaises actions. Pour la multitude de leurs péchés, je vous offre la glorieuse victoire par laquelle votre Fils a vaincu le monde et le démon, ainsi que sa très sainte vie, avec tous ses travaux et ses fatigues, sa très amère passion et sa mort. Ainsi soit-il.

    Mais délivrez-nous du mal ; délivrez-les aussi de tout mal et de toute peine, par les mérites de votre cher Fils, et conduisez-les dans le royaume de votre gloire, qui n'est autre que vous-même. Ainsi soit-il.

    Oraison dominicale de Sainte Mechtilde pour les défunts.

  • 2 novembre : Commémoration des Défunts

    De même au calendrier traditionnel :

    Commémoraison de tous les Fidèles défunts

    Le purgatoire représente la dernière et suprême tentative employée par l’amour de Dieu pour disputer le pécheur au démon et pour l’arracher de ses griffes. Il est comme un temple érigé en l’honneur de la sainteté divine, où les flammes expiatrices détruisent tout ce qui, dans la créature consacrée à Dieu, s’oppose à sa conformité avec Lui, avec sa beauté et ses perfections. Estote perfecti, sicut et Pater vester caelestis perfectus est. Quand donc la sainte Écriture nous parle du feu qui forme le trône de Dieu et qui l’enveloppe de toutes parts, qui constitue le rempart de sa demeure, il faut penser au Purgatoire, où notre faible vertu est éprouvée, comme l’or, dans le creuset de ces ineffables ardeurs de sainteté.
    Lorsque l’Apôtre nous dit que Dieu habite au milieu d’une inaccessible lumière, nous devons nous souvenir du sort des pauvres âmes du Purgatoire, dont les yeux, obscurcis par les brouillards du monde, se sentent encore trop faibles pour pouvoir soutenir, comme l’aigle, la vue de cette éblouissante splendeur. Saint Paul nous recommande aussi de prendre garde à la qualité des matériaux avec lesquels nous construisons : or, argent, pierres précieuses, bois, paille (I Cor., III, 13), car le feu du jugement divin viendra les éprouver. Alors les matériaux solides résisteront, tandis que ceux qui seraient trop fragiles seront détruits, et l’imprudent constructeur, s’il veut se sauver, devra s’enfuir à travers les flammes, non sans se brûler et courir de grands périls. Il pourra bien se mettre à l’abri, ajoute l’Apôtre, mais toujours à travers le feu.
    Dans cette comparaison employée par saint Paul pour expliquer sa pensée aux Corinthiens relativement à la pureté de l’enseignement évangélique, les exégètes catholiques voient avec raison une allusion au dogme du Purgatoire. Selon l’Apôtre, il est des fautes insuffisamment graves pour fermer sur notre tête les portes du ciel et ouvrir sous nos pieds le gouffre infernal, mais qui pourtant doivent recevoir, ou ici-bas ou dans l’autre monde, le châtiment proportionné. Ce que fait le feu pour les matériaux de construction, le jugement divin l’accomplit pour les actions morales. Si l’édifice brûle, c’est aux risques du constructeur, qui, ayant vu les flammes dévastatrices, se jette alors en toute hâte au dehors, fuyant à travers le feu et en rapportant de graves brûlures et un dommage.
    Si du moins les pauvres âmes du Purgatoire pouvaient obtenir la miséricorde de Dieu ! Mais non, car en Dieu rien n’échappe à l’ordre et tout a son moment propre. Celui de la miséricorde est désormais passé avec la vie du temps, pour faire place au contraire à celui de la justice dans l’éternité. Quand l’édifice est en flammes, on ne peut discuter ni hésiter : le feu n’épargne personne, et celui qui veut avoir la vie sauve doit se jeter hardiment à travers les flammes et s’enfuir.
    Le purgatoire est un temple, mais sans sacerdoce ni autel de propitiation. Heureusement toutefois, la Communion des Saints unit en un seul corps mystique les bienheureux du ciel, les fidèles, voyageurs sur la terre et les âmes du purgatoire. En outre, le Sacrifice eucharistique, grâce auquel le Christ, par une seule oblation, a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés : una oblatione consummavit in sempiternum sanctificatos, confère dans le ciel la gloire aux élus, et, dans le purgatoire, lave avec le sang de la Rédemption les souillures de ces membres prédestinés qui, heureusement, sont unies à lui par la foi, l’espérance et l’amour.

    Bx Cardinal Schuster (1880-1954), Liber Sacramentorum - Notes historiques et liturgiques sur le Missel Romain, Tome IX, Vromant, Bruxelles, 1933.


    Règles de l’Eglise Catholique à propos de la crémation des corps des défunts