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cardinaux

  • Messe de suffrage aux cardinaux et évêques défunts présidée par le Pape François

     
     
     
    Ce samedi 3 novembre, au lendemain de la commémoration des fidèles défunts, le Pape François a présidé une Messe de suffrage pour les cardinaux et évêques décédés au cours de ces 12 derniers mois. La célébration eucharistique a eu lieu à l’autel de la chaire, en la Basilique St Pierre.
     
    Compte rendu à lire sur Vatican News.
     
    Texte intégral de l'homélie du Pape traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • Regina Caeli de ce dimanche 20 mai 2018

    « La fête de la Pentecôte est source de sainteté grâce à l’Esprit Saint », a affirmé le Pape François lors de la prière du Regina Caeli, ce dimanche 20 mai.

    Compte rendu sur Vatican.News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Le Pape a par ailleurs annoncé ce dimanche midi la création de 14 nouveaux cardinaux, qui seront élevés à la pourpre le 29 juin prochain en la fête de Saint Pierre et Saint Paul.

    Compte rendu et détail des nouveaux cardinaux sur Vatican.News.

  • Basilique Saint-Pierre à 11h30 : Messe célébrée par le Pape François en hommage aux cardinaux et évêques morts dans l’année

    Livret de la célébration

    Texte intégral de l'homélie (version française) sur le site internet du Vatican.

  • Regina Caeli de ce dimanche 21 mai 2017

    Lors de la prière du Regina Caeli, ce dimanche midi devant des milliers de fidèles rassemblés Place Saint-Pierre, le Pape est revenu sur l’Évangile du jour, qui reprend le passage de la dernière Cène de Jésus avec ses disciples.

    Dans ce moment dramatique, juste avant sa passion et sa mort, Jésus promet à ses disciples qu’ils recevront « un autre Paraclet », c’est-à-dire un autre « avocat, défenseur et consolateur », qu’il ne ne les laissera pas orphelins. « Ces paroles transmettent la joie d’une nouvelle venue du Christ : ressuscité et glorifié, il demeure dans le Père, et en même temps, il vient à nous dans l’Esprit Saint ».

    « Qui m’aime sera aimé de mon Père et moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui », promet le Christ à ses disciples. « Le Seigneur aujourd’hui nous appelle à répondre généreusement à l’appel évangélique à l’amour, en mettant Dieu au centre de notre vie et nous dédiant au service des frères, spécialement ceux qui ont le plus besoin de soutien et de consolation », a rappelé le Pape François.

    « Une communauté de chrétiens doit donc vivre dans la charité du Christ », spécialement à l’égard des personnes spirituellement les plus faibles, a insisté le Pape. « Combien d’entre elles se sont éloignées parce qu’elles ne se sont pas senties accueillies, comprises et aimées. Aussi pour un chrétien, savoir aimer n’est jamais une donnée acquise une fois pour toutes ; chaque jour, il faut recommencer, il faut s’exercer pour que notre amour envers les frères et les sœurs que nous rencontrons devienne mûr et purifié de ces limites ou péchés qui rendent partial, égoïste, stérile et infidèle. Chaque jour il faut essayer l’art d’aimer, chaque jour il faut suivre avec patience l’école du Christ, avec l’aide de l’Esprit », a conclu le Pape François.

    Source : Radio Vatican (CV).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    « Que les armes se taisent et que prévale la bonne volonté pour dialoguer ». Le Pape François, au terme de la prière du Regina Caeli, a lancé un appel pour la République Centrafricaine, en provenance de laquelle arrivent des « informations douloureuses ». Le Pape, qui a visité le pays en novembre 2015, affirmant le porter dans son cœur, a exprimé sa proximité « avec la population, avec les évêques et avec tous ceux qui redoublent d’efforts pour la cohabitation pacifique ». Il a dénoncé les affrontements armés qui ont provoqué de nombreuses victimes, causé des déplacement de population et qui menacent le processus de paix.

    Exprimant une autre préoccupation, concernant cette fois la situation des catholiques de Chine, il a annoncé qu'il s’unira à eux par la prière mercredi prochain 24 mai, journée mondiale de prière pour l'Eglise de Chine instituée par Benoît XVI à l’occasion de la fête de la Bienheureuse Vierge Marie, « Soutien des chrétiens », vénérée au sanctuaire de Sheshan à Shanghai. « Levons les yeux vers Marie, a dit le Saint Père, afin qu’elle nous aide à discerner la volonté de Dieu pour le cheminement concret de l’Eglise en Chine ». « Marie nous encourage à offrir notre apport pour la communion entre les fidèles et pour l’harmonie de la société tout entière », a ajouté le Pape avant d’appeler à se maintenir toujours « ouverts à la rencontre et au dialogue ».

    Source : Radio Vatican (JCP).

    Au terme de la prière du Regina Caeli, le Pape a annoncé la création de cinq nouveaux cardinaux. Ils seront élevés à la pourpre cardinalice le 28 juin prochain, à la veille de la fête des Saints Pierre et Paul, le 29 juin, durant laquelle les nouveaux cardinaux concélèbreront la Messe avec le Pape François et les nouveaux archevêques nommés durant l'année écoulée.

    Ces futurs nouveaux cardinaux sont :

    - Mgr Jean Zerbo, 73 ans, archevêque de Bamako (Mali), très engagé dans le dialogue islamo-chrétien.

    - Mgr Anders Arborelius, 67 ans, évêque de Stockholm (Suède). Il avait accueilli le Pape dans son pays en 2016, dans le cadre d'une commémoration oecuménique de la Réforme luthérienne.

    - Mgr Juan José Ornella, 71 ans, archevêque de Barcelone (Espagne). Il s'agit du seul siège traditionnellement cardinalice parmi les cinq nouveaux cardinaux qui seront créés le 28 juin.

    - Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, 73 ans, vicaire apostolique de Paksé (Laos). Il devient le premier cardinal originaire de ce petit pays d'Asie du sud-est, dont le régime communiste autoritaire a longtemps bridé la liberté de la petite minorité catholique. Le dimanche 11 décembre 2016, 17 martyrs du Laos, parmi lesquels dix missionnaires français, morts pour la foi entre 1954 et 1970, avaient été béatifiés ensemble à Vientiane, la capitale de ce pays indépendant depuis 1953.

    - Mgr José Gregorio Rosa Chavez, 74 ans, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador). Il s'agit du premier cardinal de l'histoire de ce petit pays très catholique d'Amérique centrale, marqué par la figure de Mgr Romero, assassiné en 1980 et béatifié en 2015. À noter qu'il est très inhabituel qu'un simple évêque auxiliaire soit élevé à la pourpre cardinalice, mais ce choix du Pape est certainement lié au très long service de cet évêque, en responsabilité dans ce diocèse depuis 1982, et qui a dû accompagner depuis 25 ans une communauté traumatisée par la mort de Mgr Romero, par la répression de l'ex-dictature d'extrême-droite et par l'insécurité liée notamment au trafic de drogue et à la pauvreté.

    Il s'agira de la quatrième convocation d'un consistoire extraordinaire voué à la création de nouveaux cardinaux depuis le début du pontificat du Pape François. Il en avait créé 56 lors de trois consistoires en 2014, 2015 et 2016, offrant les premiers cardinaux de l'histoire à de nombreuses nations "périphériques" comme le Lesotho, la Papouasie Nouvelle-Guinée ou encore les Iles Tonga.

    Ce "mini-consistoire" de 2017 confirme cette attention portées à des territoires inhabituels, avec la création des premiers cardinaux de l'histoire du Mali, du Laos, du Salvador et de la Suède.

    « Leur provenance de diverses parties du monde manifeste la catholicité de l'Église, diffusée sur toute la terre, et l'attribution d'un titre ou d'une diaconie de l'Urbe (de "la Ville", de Rome, ndlr) exprime l'appartenance des cardinaux au diocèse de Rome, qui, selon la célèbre expression de saint Ignace, "préside à la charité" de toutes les Églises », a expliqué le Pape.

    « Confions les nouveaux cardinaux à la protection des Saints Pierre et Paul, afin qu'avec l'intercession du Prince des Apôtres, ils soient d'authentiques serviteurs de la Communion ecclésiale, et qu'avec celle de l'Apôtre des gentils, ils soient des annonciateurs joyeux de l'Évangile dans le monde entier, et qu'avec leur témoignage et leur conseil, ils me soutiennent plus intensément dans mon service d'évêque de Rome, pasteur universel de l'Église », a exhorté le Pape François.

    Source : Radio Vatican (CV).

  • Consistoire ordinaire public pour la création de nouveaux Cardinaux présidé par le Pape François

    Livret de la célébration

    Homélie du Pape François traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • 11h30, Basilique du Vatican : Sainte Messe célébrée par le Pape François

    en suffrage pour les cardinaux et les évêques morts au cours de l’année

    En direct sur KTO

    Livret de la célébration

  • Angelus de ce dimanche 9 octobre 2016

    Les pensées du Pape François vont vers Haïti. Lors de l’Angélus prononcé place Saint-Pierre à l’issue de la Messe célébrant le Jubilé marial, le Saint-Père a confié sa « douleur » concernant les « graves conséquences causées par l’ouragan qui a touché ces derniers jours les Caraïbes, et en particulier Haïti, provoquant de nombreuses victimes et personnes déplacées, au-delà des dommages matériels considérables ».

    Le Pape a exprimé sa proximité et sa confiance « dans le sens de la solidarité de la communauté internationale, des institutions catholiques et des personnes de bonne volonté ».

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    Le Saint-Père a également loué le Seigneur pour la béatification, la veille à Oviedo en Espagne, du Père Gennaro Fueyo Castañón et de trois de ses compagnons laïcs, martyrs de la guerre civile espagnole (1936). Il les a qualifié de « témoins héroïques de la foi, rattachés à la lignée des martyrs qui ont offert leur vie au nom de Christ ».

    Enfin, le Pape François a salué les pèlerins qui ont participé au Jubilé marial. Il a souhaité redire avec eux les paroles prononcées par Saint Jean-Paul II le 8 octobre 2000 : « Ô Mère, nous voulons te confier le futur qui nous attend. L’humanité… elle peut faire de ce monde un jardin, ou le réduire à un amas de cendres. » Ainsi, que la Vierge nous aide « à choisir la vie, en accueillant et en pratiquant l’Evangile du Christ Sauveur ».

    Source : Radio Vatican (XS-SB).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    A l’issue de l’Angélus, le Pape François a annoncé la convocation d’un consistoire pour la création de 17 nouveaux cardinaux. Il aura lieu le 19 novembre 2016. Treize nouveaux cardinaux venant de onze nations différentes représenteront les cinq continents et l’universalité de l’Église. Il a également décidé de créer cardinaux deux archevêques et un évêque émérites qui se sont distingués dans leur service pastoral ainsi qu’un prêtre qui a rendu un clair témoignage chrétien.

    Le dimanche 20 novembre, le Pape concélébrera en la solennité du Christ Roi, à la fin de l’Année de la Miséricorde, la Messe avec les nouveaux cardinaux et l’ensemble du collège cardinalice.

    Voici la liste des nouveaux cardinaux :
    1- Mons. Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie
    2- Mons. Dieudonné Nzapalainga, C.S.Sp., archevêque de Bangui (RCA)
    3- Mons. Carlos Osoro Sierra, archevêque de Madrid (Espagne)
    4- Mons. Sérgio da Rocha, archevêque de Brasilia (Brésil)
    5- Mons. Blase J. Cupich, archevêque Chicago (États-Unis)
    6- Mons. Patrick D’Rozario, C.S.C., archevêque de Dacca (Bangladesh)
    7- Mons. Baltazar Enrique Porras Cardozo, archevêque de Merida (Venezuela)
    8- Mons. Jozef De Kesel, archevêque de Bruxelles (Bruxelles)
    9- Mons. Maurice Piat, évêque de Port-Louis (Maurice)
    10- Mons. Kevin Joseph Farrell, préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie
    11- Mons. Carlos Aguiar Retes, archevêque de Tlalnepantla (Mexique)
    12- Mons. John Ribat, M.S.C., archevêque de Port Moresby (Papouasie-Nouvelle Guinée)
    13- Mons. Joseph William Tobin, C.SS.R., archevêque d’Indianapolis (États-Unis)

    Évêque et archevêques émérites :
    1- Mons. Anthony Soter Fernandez, archevêque émérite de Kuala Lumpur (Malaisie)
    2- Mons. Renato Corti, archevêque émérite de Novara (Italie)
    3- Mons. Sebastian Koto Khoarai, O.M.I,  évêque émérite de Mohale’s Hoek (Lesotho)
    4- Père Ernest Simoni, prêtre de l’archidiocèse de Shkodrë-Pult (Scutari – Albanie).

    Source : Radio Vatican ((XS).

    Les choix opérés par le Pape reflète son intérêt pour les périphéries, son souci de représenter l’universalité de l’Église. Il jette aussi la lumière sur deux situations politiques qui le préoccupent beaucoup : la Syrie et la République centrafricaine.

    Analyse de Xavier Sartre à lire / écouter sur Radio Vatican.

  • Sainte Messe en suffrage des Cardinaux et Evêques décédés au cours de l'année

    Ce matin en la Basilique vaticane, le Pape François a présidé la Messe annuelle en suffrage des Cardinaux et Evêques défunts, qui ont aimé leur Eglise et pour lesquels nous demandons à Dieu qu'ils jouissent de la joie pleine. "Alors que nous demandons qu'ils reçoivent le prix des serviteurs fidèles", a rappelé le Saint-Père, souvenons-nous que celui qui sert et donne peut sembler un perdant dans la société. "En réalité, ceux qui perdent leur vie la trouvent... Ils ont dépensé leur vie à l'imitation du Christ. Ainsi ont-ils vaincu la mort et vivifié le monde. Les serviteurs sont des agents du salut. Qui ne vit pas pour servir ne sert pas à la vie... La méthode de Dieu est de trouver le salut en servant l'autre et en se perdant. C'est l'humble victoire que nous montre Jésus" qui a fait "de la croix un pont vers la vie. Avec lui nous pouvons vaincre nous aussi, mais à condition de choisir l'amour humble et serviteur comme victoire pour l'éternité... Demandons pour nous aussi, comme le recommande Paul, la grâce de tourner nos pensées vers les choses supérieures et de ne pas nous préoccuper de celles d'ici-bas".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 3.11.15).

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Création de 20 nouveaux Cardinaux le 14 février 2015

    Le Pape François a annoncé, après l'Angélus de ce dimanche 4 janvier, les noms des 20 nouveaux Cardinaux qu'il "créera" le 14 février prochain : 15 électeurs, et 5 non-électeurs de plus de 80 ans.

    Les nouveaux Cardinaux sont :

       1 - Mons. Dominique Mamberti, Archevêque titulaire de Sagona, Préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique (Curie romaine, originaire de France).
        2 - Mons. Manuel José Macário do Nascimento Clemente, Patriarche de Lisboa (Portugal).
        3 - Mons. Berhaneyesus Demerew Souraphiel, C.M., Archevêque de Addis Abeba (Éthiopie).
        4 - Mons. John Atcherley Dew, Archevêque de Wellington (Nouvelle Zélande).
        5 - Mons. Edoardo Menichelli, Archevêque de Ancona-Osimo (Italie).
        6 - Mons. Pierre Nguyên Văn Nhon, Archevêque de Hà Nôi (Vietnam).
        7 - Mons. Alberto Suárez Inda, Archevêque de Morelia (Mexique).
        8 - Mons. Charles Maung Bo, S.D.B., Archevêque de Yangon (Myanmar, Birmanie).
        9 - Mons. Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, Archevêque de Bangkok (Thaïlande).
        10 - Mons. Francesco Montenegro, Archevêque de Agrigento (Italie).
        11 - Mons. Daniel Fernando Sturla Berhouet, S.D.B., Archevêque de Montevideo (Uruguay).
        12 - Mons. Ricardo Blázquez Pérez, Archevêque de Valladolid (Espagne).
        13 - Mons. José Luis Lacunza Maestrojuán, O.A.R., Évêque de David (Panamá).
        14 - Mons. Arlindo Gomes Furtado, Évêque de Santiago de Cabo Verde (Archipel du Cap Vert).
        15 - Mons. Soane Patita Paini Mafi, Évêque de Tonga (Iles Tonga).

    Se joindront également aux membres du Collège des Cardinaux cinq archevêques et évêques émérites qui se sont distingués pour leur charité pastorale au service du Saint-Siège et de l’Église. Ils représentent de nombreux évêques qui, avec le même soin que les pasteurs, ont témoigné de l'amour pour le Christ et le Peuple de Dieu dans les Églises particulières, dans la Curie romaine, ou dans le service diplomatique du Saint-Siège. Ce sont :

        1 - Mons. José de Jesús Pimiento Rodríguez, Archevêque émérite de Manizales (Colombie).
        2 - Mons. Luigi De Magistris, Archevêque titulaire de Nova, Pro-Penitentier Majeur émérite (Italie).
        3 - Mons. Karl-Joseph Rauber, Archevêque titulaire de Giubalziana, Nonce Apostolique (Tunisie, retiré en Allemagne).
        4 - Mons. Luis Héctor Villalba, Archevêque émérite de Tucumán (Argentine).
        5 - Mons. Júlio Duarte Langa, Évêque émérite de Xai-Xai (Mozambique).

    Source et notices biographiques des nouveaux Cardinaux (en italien) : Bulletin de la Salle de Presse du Saint-Siège.

    Commentaires et détails en français sur Zenit.org.

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  • A 11h30 : Sainte Messe célébrée à la basilique Saint-Pierre par le Pape François

    en suffrage des Cardinaux et Evêques défunts au cours de l'année

     Livret de la Messe

    Hier dimanche 2 novembre, le Pape François n’a pas célébré de Messe publique mais il est allé se recueillir en privé sur les tombes de ses prédécesseurs, dans la crypte de la basilique vaticane. Ce lundi matin, c’est avec les cardinaux résidant à Rome qu’il a présidé, en la basilique Saint-Pierre, la traditionnelle Messe de suffrage pour les cardinaux et évêques décédés dans l’année. Lors de son homélie, François a insisté sur la Résurrection de Jésus, qui fonde la foi des chrétiens.

    « Si Jésus-Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vide et inconsistante. Mais puisqu’Il est ressuscité, alors notre foi est pleine de vérité et de vie éternelle. » C’est en s’appuyant sur Saint-Paul que le Pape François a répété ce qui fait le cœur de la foi chrétienne : la conviction que la mort n’a pas le dernier mot et que chacun suit le Christ dans sa résurrection.

    « L’Évangile que nous avons écouté, qui unit, selon la rédaction de Marc, le récit de la mort de Jésus et celui de la tombe vide, représente le point culminant de tout le chemin, insiste François : c’est l’avènement de la Résurrection qui répond à la longue recherche du Peuple de Dieu, à la recherche de chaque homme et de l’humanité entière. Chacun de nous est invité à entrer dans cet évènement. »

    Mais suivre le Christ implique donc le suivre dans la mort aussi, dans la souffrance, dans le dernier souffle, dans le silence, des étapes qui prennent sens au regard de la Résurrection. Et comme il le fait souvent, le Pape a demandé à chacun de se situer personnellement face à Jésus dans sa Passion : « Nous sommes appelés à être devant la Croix de Jésus, comme Marie, comme les femmes, comme le centurion, à écouter le cri de Jésus. Et sa respiration ultime, et enfin le silence, ce silence qui se prolonge pour tout le Samedi Saint. Et ensuite nous sommes appelés à aller à la tombe, pour voir que la grande pierre a été renversée, pour écouter l’annonce. « Il est ressuscité, il n’est pas ici » (Mc 16,6). Là est la réponse. Là est le fondement, le roc. Pas dans des discours persuasifs de sagesse, mais dans la parole vivante de la Croix et de la Résurrection de Jésus. »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie en italien sur le site internet du Vatican.

  • 3 livres pour réfléchir aux enjeux du Synode sur la famille

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    Ces trois ouvrages, remarquablement documentés et sérieux (même si le premier parsème la justesse de son analyse d'un humour de très bon ton), seront présentés en détail dans les prochains jours. Vous les retrouverez également en page Librairie sur Chemin d'Amour vers le Père.

  • Angélus de ce dimanche 23 février 2014

    « Dans la deuxième lecture de ce dimanche, Saint Paul dit : "Personne ne doit mettre son orgueil dans les hommes, car toutes choses sont à vous : que ce soit Paul, Apollos, Céphas, le monde, la vie, la mort, le présent et l'avenir, tout est à vous ! Mais vous, vous êtes est au Christ et le Christ est à Dieu." (1 Cor 3,23). Pourquoi dit-il cela l'Apôtre ? Parce que le problème c'est qu'il est confronté à des divisions dans la communauté de Corinthe, où s'étaient formés des groupes qui faisaient référence à divers prédicateurs, en les considérant comme leur chef ; ils disaient : "Moi j'appartiens à Paul, moi je suis d'Apollos, moi je suis à Céphas ..."(1,12). Saint Paul explique que cette façon de penser est erronée, puisque la communauté n'appartient pas aux apôtres, mais ce sont eux - les apôtres - qui appartiennent à la communauté ; cependant la communauté, tout entière, appartient au Christ !

    De cette appartenance à la communauté chrétienne - diocèses, paroisses, associations et mouvements - les différences ne peuvent pas contredire le fait que tous, par le Baptême, nous avons la même dignité : tous, en Jésus-Christ, nous sommes enfants de Dieu. Et c'est notre dignité : en Jésus Christ, nous sommes enfants de Dieu ! Ceux qui ont reçu un ministère de guide, de prédication, ou d'administrer les Sacrements, ne doivent pas s'estimer comme les propriétaires de pouvoirs spéciaux, des patrons, mais se mettre au service de la communauté, en l'aidant à parcourir avec joie le chemin de la sainteté.

    L'Église aujourd'hui confie le témoignage de ce mode de vie pastoral aux nouveaux Cardinaux, avec lesquels j'ai célébré ce matin la Sainte Messe. Nous pouvons tous saluer les nouveaux Cardinaux, en les applaudissant. Salutations à tous ! Le consistoire d'hier et la célébration eucharistique de ce matin nous ont offert une occasion précieuse d’expérimenter la catholicité de l’Église, son universalité, bien représentée par les horizons variés des membres du Collège Cardinalice, réunis en étroite communion autour du Successeur de Pierre. Que le Seigneur nous donne la grâce de travailler pour l'unité de l'Église, pour construire cette unité, parce que l'unité est plus importante que les conflits ! L'unité de l'Église est du Christ, les conflits sont des problèmes qui ne sont pas toujours du Christ.

    Les moments liturgiques et de fête, que nous avons eu l'opportunité de vivre au cours de ces deux derniers jours, nous renforcent dans la foi et l'amour pour le Christ et pour son Église ! Je vous invite également à soutenir ces pasteurs et à les aider par la prière, afin qu'ils guident toujours avec zèle le peuple qui leur a été confié, en montrant à tous la tendresse et l'amour du Seigneur. Mais on a besoin de prière, ce besoin est si grand pour un Évêque, un Cardinal, un Pape, pour qu’il puisse aller de l’avant et guider le peuple de Dieu ! Je dis "aider", c'est-à-dire être au service du peuple de Dieu, puisque la vocation de l'Évêque, du Cardinal et du Pape c'est précisément cela : être un serviteur, servir au nom du Christ. Priez pour nous, pour que nous soyons de bons serviteurs : de bons serviteurs, pas de bons patrons ! Tous ensemble, les Évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles laïcs doivent offrir le témoignage d'une Église fidèle au Christ, animée par le désir de servir nos frères et prête à aller à la rencontre, avec un courage prophétique, des attentes et des exigences spirituelles des hommes et des femmes de notre temps. Que la Vierge Marie nous accompagne et nous protège dans ce chemin. »

  • Messe solennelle à la basilique Saint-Pierre avec les nouveaux Cardinaux

    Le Pape François a présidé ce dimanche matin la Messe en la basilique Saint-Pierre, au Vatican, entouré des nouveaux Cardinaux créés la veille. Dans son homélie, le Saint-Père a rappelé qu’ « être saints n’est pas un luxe, c’est nécessaire pour le salut du monde ». Il a également souligné qu’un Cardinal « entre dans l’Église de Rome, il n’entre pas dans une cour ».

    « Tous évitons et entraidons-nous pour éviter des habitudes et des comportements de cour : intrigues, bavardages, cercles, favoritismes, préférences. Le Pape a ainsi invité à faire « un travail de conversion des cœurs ». Conversion a-t-il dit « que nous tous, en particulier vous les Cardinaux et moi-même, nous devons faire ».

    Homélie du Pape François

    « Que ton aide, Père miséricordieux, nous rende toujours attentifs à la voix de l’Esprit » (Collecte)

    « Cette prière, prononcée au début de la Messe, nous appelle à une attitude fondamentale : l’écoute de l’Esprit Saint, qui vivifie l’Église et l’anime. Par sa force créatrice et rénovatrice, l’Esprit soutient toujours l’espérance du Peuple de Dieu en marche dans l’histoire, et soutient toujours, comme Paraclet, le témoignage des chrétiens. En ce moment, nous tous, avec les nouveaux Cardinaux, nous voulons écouter la voix de l’Esprit qui parle à travers les Écritures proclamées.

    Dans la première Lecture a résonné l’appel du Seigneur à son peuple : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2). Et Jésus dans l’Évangile rappelle : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Ces paroles nous interpellent tous, disciples du Seigneur ; et aujourd’hui, elles sont adressées spécialement à moi et à vous, chers frères Cardinaux, d’une manière particulière à vous qui êtes entrés hier dans le Collège cardinalice. Imiter la sainteté et la perfection de Dieu peut sembler un but inaccessible. Cependant, la première Lecture et l’Évangile suggèrent des exemples concrets afin que le comportement de Dieu devienne la règle de notre agir. Mais rappelons-nous tous, rappelons-nous que sans l’Esprit Saint, notre effort serait vain ! La sainteté chrétienne n’est pas avant tout notre œuvre, mais elle est le fruit de la docilité – voulue et cultivée – à l’Esprit de Dieu trois fois Saint.

    Le Lévitique dit : « Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur… Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune… mais tu aimeras ton prochain… » (19, 17-18). Ces attitudes naissent de la sainteté de Dieu. Nous au contraire habituellement nous sommes si différents, si égoïstes et orgueilleux… pourtant la bonté et la beauté de Dieu nous attirent, et l’Esprit Saint peut nous purifier, il peut nous transformer, il peut nous modeler jour après jour. Faire ce travail de conversion, conversion du cœur, conversion que nous tous – spécialement vous Cardinaux, et moi – nous devons faire. Conversion !

    Dans l’Évangile, Jésus aussi nous parle de la sainteté et nous explique la loi nouvelle, la sienne. Il le fait au moyen de quelques antithèses entre la justice imparfaite des scribes et des pharisiens et la justice supérieure du Royaume de Dieu. La première antithèse du passage d’aujourd’hui concerne la vengeance. « Vous avez appris qu’il a été dit : “Œil pour œil, dent pour dent”. Eh bien ! moi, je vous dis : … si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre » (Mt 5, 38-39). Non seulement nous ne devons pas rendre à l’autre le mal qu’il nous a fait, mais nous devons nous efforcer de faire le bien avec largesse.

    La seconde antithèse fait référence aux ennemis : « Vous avez appris qu’il a été dit : “Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi”. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent » (v. 43-44). À celui qui veut le suivre, Jésus demande d’aimer celui que ne le mérite pas, sans contrepartie, pour combler les vides d’amour qu’il y a dans les cœurs, dans les relations humaines, dans les familles, dans les communautés et dans le monde. Frères Cardinaux, Jésus n’est pas venu pour nous enseigner les bonnes manières, des manières de salon ! Pour cela il n’y avait pas besoin qu’il descende du ciel et meure sur la Croix. Le Christ est venu pour nous sauver, pour nous montrer le chemin, l’unique chemin de sortie des sables mouvants du péché, et ce chemin de sainteté c’est la miséricorde, chemin qu’il a fait et qu’il fait avec nous chaque jour. Être saints n’est pas un luxe, c’est nécessaire pour le salut du monde. C’est ce que le Seigneur nous demande.

    Chers frères Cardinaux, le Seigneur Jésus et notre Mère l’Église nous demandent de témoigner avec beaucoup de zèle et d’ardeur de ces attitudes de sainteté. La sainteté d’un Cardinal consiste vraiment en ce supplément d’oblativité gratuite. Par conséquent, aimons ceux qui nous sont hostiles ; bénissons celui qui dit du mal de nous ; saluons d’un sourire celui qui peut-être ne le mérite pas ; n’aspirons pas à nous faire valoir, mais opposons la douceur à la tyrannie ; oublions les humiliations subies. Laissons-nous toujours guider par l’Esprit du Christ, qui s’est sacrifié lui-même sur la croix, pour que nous puissions être des “canaux” par lesquels s’écoule sa charité. C’est l’attitude, ce doit être la conduite d’un Cardinal. Le Cardinal – je le dis spécialement à vous ‑ entre dans l’Église de Rome, frères, il n’entre pas dans une cour. Tous évitons et entraidons-nous pour éviter des habitudes et des comportements de cour : intrigues, bavardages, cercles, favoritismes, préférences. Que notre langage soit celui de l’Évangile : “oui, oui ; non, non” ; nos attitudes celles des Béatitudes, et notre route celle de la sainteté. Prions de nouveau : « Que ton aide, Père miséricordieux, nous rende toujours attentifs à la voix de l’Esprit ».

    L’Esprit Saint nous parle aujourd’hui aussi à travers les paroles de saint Paul : « Vous êtes le temple de Dieu… le temple de Dieu est sacré, et ce temple c’est vous » (1 Co 3, 16-17). Dans ce temple, que nous sommes, se célèbre une liturgie existentielle : celle de la bonté, du pardon, du service, en un mot, la liturgie de l’amour. Notre temple est comme profané si nous négligeons nos devoirs envers le prochain. Quand dans notre cœur le plus petit de nos frères trouve place, c’est Dieu lui-même qui y trouve place. Quand ce frère est laissé dehors, c’est Dieu lui-même qui n’est pas accueilli. Un cœur vide d’amour est comme une église désaffectée, soustraite au service divin et destinée à un autre.

    Chers frères Cardinaux, restons unis dans le Christ et entre nous ! Je vous demande de me demeurer proche, par la prière, le conseil, la collaboration. Et vous tous, évêques, prêtres, diacres, personnes consacrées et laïcs, unissez-vous dans l’invocation de l’Esprit Saint, afin que le Collège des Cardinaux soit toujours plus ardent de charité pastorale, davantage rempli de sainteté, pour servir l’Évangile et aider l’Église à rayonner l’amour du Christ dans le monde. »

    Source : Radio Vatican.

  • Angélus de ce dimanche 12 janvier 2014

    « Aujourd'hui, c'est la fête du baptême du Seigneur. Ce matin, j'ai baptisé 32 nourrissons. Je remercie avec vous le Seigneur pour ces créatures et chaque nouvelle vie. Je tiens à baptiser des enfants, j'aime beaucoup cela ! Chaque enfant qui naît est un don de la joie et de l'espérance, et chaque enfant qui est baptisé est un miracle de la foi et une fête pour la famille de Dieu.

    L’Évangile d'aujourd'hui souligne que lorsque Jésus fut baptisé par Jean dans le Jourdain, "les cieux s'ouvrirent pour lui" (Mt 3,16). Cela accomplit les prophéties. En effet, il y a une invocation que la liturgie nous fait répéter dans le Temps de l'Avent : "Si tu déchirais les cieux et descendais" (Is 63,19). Si les cieux restent fermés, notre horizon dans cette vie terrestre est sombre, sans espérance. En revanche, célébrant Noël, la foi encore une fois nous a donné la certitude que les cieux se sont ouverts avec la venue de Jésus. Et le jour du baptême du Christ nous contemplons encore les cieux ouverts. La manifestation du Fils de Dieu sur la terre marque le début du grand temps de la miséricorde, depuis que le péché avait fermé les cieux, élevant comme une barrière entre l'être humain et son Créateur. Avec la naissance de Jésus, les cieux s'ouvrent ! Dieu nous donne dans le Christ la garantie d'un amour indestructible. Depuis que le Verbe s'est fait chair il est donc possible de voir les cieux ouverts. C'était possible pour les bergers, pour les Mages d'Orient, pour le Baptiste, pour les Apôtres de Jésus, pour saint Étienne, le premier martyr, qui s'exclame : "Je contemple les cieux ouverts !" (Ac 7,56). Et c'est possible aussi pour chacun d'entre nous, si nous nous laissons envahir de l'amour de Dieu qui nous est donné pour la première fois dans le Baptême par le Saint-Esprit. Laissez-nous envahir par l'amour de Dieu ! C'est le grand temps de la miséricorde ! N'oubliez pas : c'est le grand temps de la miséricorde !

    Quand Jésus a reçu le baptême de repentance par Jean-Baptiste, en solidarité avec le peuple pénitent - Lui sans péché n'a pas besoin de conversion - Dieu le Père a fait entendre sa voix du ciel : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en Lui j'ai mis tout mon amour" (v.17). Jésus reçoit l'approbation du Père céleste, qui l'a envoyé justement pour qu'il accepte de partager notre condition, notre pauvreté. Partager est la véritable façon d'aimer. Jésus ne se dissocie pas de nous, il nous considère comme des frères et partage avec nous. Et il fait de nous des fils, avec Lui, de Dieu le Père. Voilà la révélation et la source de l'amour vrai. Et c'est le grand temps de la miséricorde !

    Ne pensez-vous pas que notre époque a besoin d'un supplément de partage fraternel et d'amour ? Ne pensez-vous pas que nous avons tous besoin d'un supplément de charité ? Pas celle qui se contente de l'aide occasionnelle qui n'implique pas, qui ne remet pas en question, mais la charité qui partage, qui prend en charge l'inconfort et la souffrance de nos frères. Quelle saveur exceptionnelle acquiert la vie, quand nous nous laissons inonder de l'amour de Dieu !

    Nous demandons à la Vierge Sainte de nous soutenir par son intercession en notre engagement à suivre le Christ sur le chemin de la foi et de la charité, cette voie tracée par notre baptême. »

    Le Pape François, au terme de l’Angélus de ce dimanche, a rendu public les noms des 16 prochains nouveaux cardinaux, qui seront créés lors du Consistoire du 22 février prochain. Ils nous viennent de 12 pays différents, et de tous les continents « pour représenter le profond rapport ecclésial entre l’Église de Rome et les autres Églises disséminées de par le monde. » Le 23 février, a annoncé le Pape, « je présiderai une messe solennelle avec les nouveaux cardinaux, alors que le 20 et le 21 février, je tiendrai un Consistoire avec tous les Cardinaux pour réfléchir sur le thème de la famille. »
    Le Pape a alors cité un par un les 16 nouveaux cardinaux :

    1 – Mgr Pietro Parolin, Secrétaire d’État

    2 – Mgr Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des Évêques

    3 - Mgr Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

    4 – Mgr Beniamino Stella, Préfet de la Congrégation pour le Clergé

    5 – Mgr Vincent Nichols, Archevêque de Westminster (Grande-Bretagne)

    6 – Mgr Leopoldo José Brenes Solórzano, Archevêque de Managua (Nicaragua)

    7 – Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec (Canada)

    8 – Mgr Jean-Pierre Kutwa, Archevêque d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

    9 – Mgr Orani João Tempesta, Archevêque de Rio de Janeiro (Brésil)

    10 – Mgr Gualtiero Bassetti, Archevêque de Perugia-Città della Pieve (Italie)

    11 – Mgr Mario Aurelio Poli, Archevêque de Buenos Aires (Argentine)

    12 – Mgr Andrew Yeom Soo jung, Archevêque de Séoul (Corée)

    13 – Mgr Ricardo Ezzati Andrello, Archevêque de Santiago du Chili (Chili)

    14 – Mgr Philippe Nakellentuba Ouédraogo, Archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso)

    15 – Mgr Orlando B. Quevedo, Archevêque de Cotabato (Philippines)

    16 – Mgr Chibly Langlois, Evêque de Les Cayes (Haïti)

    Le Pape François a décidé d’unir au Membres du Collège Cardinalice 3 archevêques émérites, qui se sont distingués par leur service au Saint-Siège et à l’Église.

    1 – Mgr Loris Francesco Capovilla, Archevêque titulaire de Mesembria

    2 – Mgr Fernando Sebastián Aguilar, Archevêque émérite de Pampelune

    3 – Mgr Kelvin Edward Felix, Archevêque émérite de Castries.

    « Prions pour les nouveaux cardinaux, a ajouté le Pape, afin que revêtus des vertus et des sentiments du Seigneur Jésus, le Bon Pasteur, ils puissent aider plus efficacement l’Évêque de Rome dans son service à l’Église Universelle. »

    Parmi les nouveaux électeurs en cas de conclave pour élire un nouveau pape, quatre seront Italiens, dont le nouveau secrétaire d’État Pietro Parolin, deux autres Européens (un Allemand et un Britannique), cinq Latino-Américains (Argentine, Chili, Brésil, Haïti, Nicaragua), un Nord-Américain (Canada), deux Africains (Côte d'Ivoire, Burkina Faso), et deux Asiatiques (Corée du Sud et Philippines).

    Source : Radio Vatican.

  • Entrée en conclave des Cardinaux

    Les 115 Cardinaux électeurs se sont rassemblés dans la Chapelle Sixtine à 16 h 15, heure de Rome, où le Doyen de l'ordre des évêques, le Cardinal Re a déclaré : "Le Seigneur, qui guide nos coeurs dans l'amour et la patience du Christ, soit toujours avec vous." Puis il a ordonné le départ en procession vers la Chapelle Sixtine à travers la Salle Royale : "Frères vénérés, après avoir célébré le divin mystère nous entrons en conclave pour élire le Souverain Pontife. L'Eglise toute entière nous est unie dans la prière, invoquant sans cesse la grâce de l'Esprit afin que soit élu parmi nous un pasteur digne pour le troupeau du Christ. Puisse-t-il guider nos pas dans la vérité afin qu'avec l'intercession de la Vierge Marie et des Apôtres Pierre et Paul, et de tous les saints, nous fassions toujours sa volonté."
    Au chant des litanies les Cardinaux électeurs et le Cardinal Prosper Grech non électeur chargé de la première méditation, accompagnés de l'Auditeur Genéral de la Chambre apostolique, du Maître des cérémonies, de deux protonotaires, de deux juges de la Rote, de deux prélats de la Chambre, du secrétaire du Cardinal Président, des huit cérémoniaires et de la chapelle musicale.
    Le cortège a été accueilli par le Préfet de la Maison pontificale, le Substitut de la Secrétairerie d'Etat, le Secrétaire pour les relations avec les états, le Commandant de la Garde suisse - dont un piquet a rendu les honneurs et assuré la garde de la porte -, et les divers assistants.
    Les Cardinaux ont pris la place qui leur était réservée selon leur ordre et préséance au chant du Veni Creator. Après quoi le Cardinal Re leur a lu la formule du serment, qu'ils ont ensuite prononcé un à un la main sur l'évangéliaire : "Nous tous et chacun de nous, Cardinaux électeurs présents à cette élection du Souverain Pontife, promettons, faisons le vœu et jurons d'observer fidèlement et scrupuleusement toutes les prescriptions contenues dans la constitution apostolique Universi Dominici Gregis du 22 février 1996. De même, nous promettons, nous faisons le voeu et nous jurons que quiconque d'entre nous sera, par disposition divine, élu Pontife Romain, s'engagera à exercer fidèlement le Munus Petrinum de Pasteur de l'Eglise universelle et ne cessera d'affirmer et de défendre avec courage les droits spirituels et temporels, ainsi que la liberté du Saint-Siège. Nous promettons et nous jurons surtout de garder avec la plus grande fidélité et avec tous, clercs et laïcs, le secret sur tout ce qui concerne d'une manière quelconque l'élection du Pontife Romain et sur ce qui se fait dans le lieu de l'élection et qui concerne directement ou indirectement les scrutins, de ne violer en aucune façon ce secret aussi bien pendant qu'après l'élection du nouveau Pontife, à moins qu'une autorisation explicite en ait été accordée par le Pape lui-même, de n'aider ou de ne favoriser aucune ingérence, opposition ni aucune autre forme d'intervention par lesquelles des autorités séculières, de quelque ordre et de quelque degré que ce soit, ou n'importe quel groupe, ou des individus voudraient s'immiscer dans l'élection du Pontife Romain. Et moi, N. Cardinal N., je le promets, j'en fais le voeu et je le jure... Que Dieu m'y aide ainsi que ces saints Evangiles que je touche de ma main".
    Après le serment du dernier Cardinal électeur James Michael Harvey, le Maître des cérémonies Mgr Guido Marini a prononcé l'Extra Omnes, fixant la clôture des portes de la Sixtine à 17 h 35. Resté parmi les électeurs aux côtés de Mgr Marini, le Cardinal Grech a prononcé une méditation destinée à encourager l'assemblée à agir avec rectitude dans le processus de désignation du Pape, en faisant la volonté de Dieu et le bien de l'Eglise. Après quoi le Cardinal Président a demandé au collège s'il désirait procéder à un premier scrutin, ce qui est facultatif en cette session d'entrée.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 12.3.13)

  • Le Conclave débutera le mardi 12 mars

    Le conclave pour l'élection du successeur de Benoît XVI débutera le mardi 12 mars. C'est ce qu'annonce un bref communiqué de la Salle de presse du Vatican, alors que la huitième congrégation était toujours en cours dans la nouvelle Salle du Synode au Vatican.

    "La huitième congrégation générale des cardinaux a décidé que le conclave pour l'élection du pape débutera le mardi 12 mars 2013. La messe +pro eligendo Pontifice+ sera célébrée dans la matinée dans la basilique Saint-Pierre et dans l'après-midi les cardinaux entreront en conclave", précise le communiqué.

    Source : Radio Vatican.

  • Message des cardinaux à l'adresse du Saint-Père

    Au nom des Cardinaux présents, le Cardinal Doyen Angelo Sodano a tenu à réagir à l'annonce du Pape : "C'est avec stupeur et incrédulité que nous venons de l'écouter. Vos paroles étaient remplies de tout l'attachement que vous avez toujours porté à l'Eglise, à la sainte Eglise de Dieu que vous aimez tant. Permettez moi de dire pour ce cénacle apostolique comme au nom de tous vos collaborateurs que nous vous sommes plus que jamais proches, comme nous l'avons été au long de ces huit années d'un pontificat lumineux".

    "Je me souviens du 19 avril 2005, lorsque je vous ai demandé à l'issue du conclave su vous acceptiez votre élection canonique au pontificat suprême, et de acceptation à la grâce du Seigneur et sous les auspices de Marie, la mère de l'Eglise. Ce jour ci, comme elle, vous avez dit oui et ouvert ce beau pontificat dans la continuité de l'histoire de l'Eglise dont vous avez tant parlé, et dans le sillage de vos 265 prédécesseurs...de l'apôtre Pierre, le simple pêcheur de Galilée, jusqu'aux grands Papes du siècle passé, de saint Pie X au bienheureux Jean-Paul II".

    "Très Saint-Père, avant le 28 février, jour que vous avez fixé pour terme d'un ministère pétrinien fait de tant d'amour et accompli avec tant d'humilité, nous aurons l'occasion de mieux vous exprimer notre attachement, à l'instar de tant de pasteurs et de fidèles, de tant de personnes de bonne volonté et de responsables de par le monde. Et puis nous aurons encore la joie d'entendre votre voix de père et de pasteur ce mercredi des Cendres, le lendemain lors de la rencontre avec le clergé romain, aux prochains angélus dominicaux".

    "Ceci dit, votre mission se poursuivra puisque vous nous avez assurés de votre proximité et de votre témoignage dans la prière. Comme les étoiles du ciel, celle de votre pontificat continuera donc à briller parmi nous. Nous restons près de vous et attendons votre bénédiction".

    Source : Vatican Information Service.

  • Benoît XVI : Messe ce matin en la solennité du Christ Roi de l’Univers

    « Un Royaume de justice, d’amour et de paix »

    « Le Royaume de Dieu est un royaume totalement différent des royaumes terrestres. » Benoît XVI, entouré par les six cardinaux qu’il a créés samedi lors du cinquième consistoire de son pontificat, a célébré la messe en la basilique Saint-Pierre en la solennité du Christ Roi de l’Univers, qui clôt l’année liturgique. Cette fête a été instituée par Pie XI en 1925 et affirme la domination du Christ sur toute la création. Pie XI souhaitait ainsi rappeler que toutes les nations ont un seul Roi : Jésus.

    En présence des délégations officielles qui ont accompagné les six nouveaux cardinaux, et des fidèles venus des Philippines, d’Inde, du Liban, de Colombie ou du Nigéria, Benoît XVI est revenu dans son homélie sur ce que signifie Royaume de Dieu, celui dont parlait Jésus à Pilate qui l’interrogeait.

    « Il ne se fonde pas sur les armes et sur la violence »

    Benoît XVI clôt l’année liturgique avec un rappel clair et net : « le Royaume de Dieu est un Royaume totalement différent des royaumes terrestres. » « Il ne se fonde pas sur les armes et sur la violence. » Jésus, en répondant à Pilate qui lui demande s’il est le roi des Juifs, explique que son « règne, n’est pas un pouvoir mondain mais un amour qui sert. » Il précise que « son règne ne doit absolument pas être confondu avec un règne politique quelconque. »

    Le Pape souligne bien la dimension pacifique de ce Royaume : « Jésus ne veut pas être défendu par les armes, mais il veut accomplir jusqu’au bout la volonté de son Père et établir son royaume non pas par les armes et la violence, mais par la faiblesse apparente de l’amour qui donne la vie ».

    Les cardinaux appelés à témoigner de ce Royaume

    Car « Dieu est amour » et « veut établir un royaume de justice, d’amour et de paix. Celui qui est ouvert à l’amour, écoute ce témoignage et l’accueil avec foi, pour entrer dans le royaume de Dieu » poursuit Benoît XVI. « La Royauté annoncée par Jésus est la Royauté de la vérité, l’unique qui donne à toute chose sa lumière et sa grandeur ».

    Le Pape rappelle ensuite aux fidèles que « nous aussi nous participons à la Royauté du Christ. » « Etre disciple de Jésus signifie donc ne pas se laisser séduire par la logique mondaine du pouvoir, mais apporter au monde la lumière de la vérité et de l’amour de Dieu. » Une invite adressée également aux nouveaux cardinaux qui sont appelés par Benoît XVI à « rendre témoignage au règne de Dieu, à la vérité. Cela fait émerger toujours la priorité de Dieu et de sa volonté face aux intérêts du monde et à ses puissances. »

    C’est une « invitation pressante » que nous a envoyé le Christ alors même qu’il s’engageait sur le chemin de la Passion et que la foule ne le comprenait pas. Une invitation valable pour tous les croyants.

    Source : Radio Vatican.
    Texte intégral (et vidéo) sur le site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 24 octobre 2012

    Lors de l’audience générale ce mercredi matin place Saint-Pierre, Benoît XVI a poursuivi son nouveau cycle de catéchèse sur la foi. Le Pape a voulu poser quelques questions élémentaires. « Qu’est-ce-que la foi ? La foi a-t-elle encore un sens à une époque où la science et la technique ont ouvert des horizons impensables il y a encore peu ? Que signifie croire aujourd’hui ? ». Benoît XVI a ensuite affirmé « qu’à notre époque il est nécessaire de renouveler l’éducation à la foi », « qui nait d’une vraie rencontre avec Dieu en Jésus Christ ».

    Alors que « croît autour de nous un certain désert spirituel », le Pape a regretté que « les idées de progrès et de bien-être montrent leurs ombres ». « Malgré la grandeur des découvertes des sciences et des succès de la technique, l’homme ne semble pas aujourd’hui plus libre, plus humain ; tant de formes d’exploitation, de manipulation, de violence, de vexation, d’injustice demeurent ». Et de dénoncer « une culture qui nous a éduqué à croire seulement en ce que l’on voit et touche de ses propres mains ».

    « Nous avons besoin non seulement du pain matériel, mais aussi d’amour, de sens et d’espérance, d’un fondement sûr, d’un terrain solide qui nous aide à vivre avec un sens authentique même dans la crise, dans l’obscurité, dans les difficultés et les problèmes quotidiens ». « La foi est un acte par lequel je me fie complètement à un Dieu qui est Père et qui m’aime », c’est « une adhésion à un Tu qui me donne espoir et confiance ».

    Benoît XVI a invité les fidèles à réfléchir aux paroles de Marc citant Jésus : « qui croit et sera baptisé sera sauvé, mais qui ne croit pas sera condamné ». Cette foi, rappelle le Pape, est « un don de Dieu », qui se vit non pas seul, mais au milieu de nos « frères ». La foi est aussi « un acte profondément libre et humain ». « Croire est se confier en toute liberté et avec joie au dessein providentiel de Dieu sur l’histoire, comme le fit le patriarche Abraham, comme le fit Marie de Nazareth ». « La foi est alors un assentiment avec lequel notre esprit et notre cœur disent « oui » à Dieu, confessant que Jésus est le Seigneur ». « C’est ce « oui » qui transforme la vie, lui ouvre la route vers une plénitude de sens, la rend si nouvelle, riche de joie et d’espoir confiant ».

    Extrait de son message aux pèlerins francophones :

    « Chers frères et sœurs, La foi est un acte d’abandon libre à Dieu le Père qui nous aime et s’est fait proche de chacun de nous dans son Fils incarné. Elle n’est pas une simple adhésion intellectuelle à des vérités particulières sur Dieu. Elle offre une certitude différente de celle de la technique et de la science. Croire, c’est rencontrer Dieu et s’abandonner à Lui comme un enfant. La foi est d’abord un don surnaturel. Nous ne pouvons pas croire tout seul, sans la grâce de l’Esprit Saint et sans les autres baptisés. La foi est aussi un acte profondément libre et humain qui implique la liberté et l’intelligence. Dans la foi, Dieu nous indique le vrai chemin qui conduit à la vraie liberté, à notre identité humaine, à la véritable joie du cœur et à la paix avec tous. La foi est un acte par lequel notre esprit et notre cœur disent ‘oui’ à Dieu. Ce ‘oui’ transforme la vie, lui donne une plénitude de sens et la renouvelle. Chers amis, laissons-nous saisir par le Christ ! Faisons croître notre foi grâce à une familiarité avec les Saintes Écritures et les Sacrements. Soyons comme des livres ouverts qui racontent l’expérience de notre vie renouvelée dans l’Esprit Saint.
    [...] Confiants dans l’action de l’Esprit Saint, puissiez-vous annoncer l’Évangile autour de vous et rendre toujours témoignage de votre foi. Vous porterez alors des fruits abondants de justice, de paix et d’amour. Bon pèlerinage ! »

    Consistoire le 24 novembre

    A l’issue de l’audience générale, Benoît XVI a annoncé officiellement et « avec grande joie » la convocation d’un consistoire le 24 novembre prochain au cours duquel il créera six nouveaux cardinaux :
    - Mgr James Harvey, préfet de la Maison Pontificale, qui sera nommé archiprêtre de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs
    - Sa Béatitude Béchara Raï, patriarche des Maronites d’Antioche et de tout l’Orient, au Liban
    - Mgr Baselios Thottunkal, archevêque majeur indien de Trivandrum
    - Mgr John Onaiyekan, archevêque d’Abuja au Nigeria
    - Mgr Ruben Salazar Gomez, archevêque de Bogota en Colombie
    - Mgr Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille aux Philippines

    Source : Radio Vatican.