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célébration

  • Célébration de l'Epiphanie dans le désert d'Optina

  • 09h30, Basilique Saint-Pierre : Sainte Messe célébrée par le Pape François avec Ordinations sacerdotales

    Livret de la célébration

    Retransmission en direct sur KTO

    Ce 22 avril 2018, Dimanche du Bon Pasteur et 55e Journée mondiale de prière pour les vocations, le Pape a présidé, en la Basilique St Pierre, la messe d’ordination de 16 nouveaux prêtres.

    Compte rendu de Manuella Affejee à lire sur Vatican.News.

    Texte intégral de l'homélie du Pape traduite en français sur Zenit.org.

  • 17h00, Basilique Saint-Pierre : Célébration de la Passion du Seigneur

     
     
    En ce Vendredi Saint 30 mars, le Pape François a présidé la Liturgie de la Passion du Christ en la Basilique Saint-Pierre. Comme à l’accoutumée, l’homélie de la Passion a été prononcée par le père capucin Raniero Cantalamessa, prédicateur de la maison pontificale. Il s’est longuement arrêté sur le mystère théologique, philosophique et spirituel que représente la Croix.
     
    Compte rendu de Delphine Allaire sur Vatican.News.

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.
    (Traduction française par les Frères Mineurs Capucins de Lourdes)

  • « Marie Mère de l'Eglise » célébrée le lundi après la Pentecôte

    Conformément à la volonté du Pape François, la mémoire de Marie Mère de l’Église est désormais obligatoire pour toute l’Église de rite romain, le lundi après la Pentecôte. La Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements a publié ce samedi 3 mars un décret en ce sens, signé le 11 février 2018, date du cent-soixantième anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes.

    Explications de Marie Duhamel sur Vatican.News.

    Texte intégral du Décret en français sur le site internet du Vatican.

  • Pas de célébration à Rome en ce jeudi de la Fête-Dieu

    « Que fêtons-nous, aujourd’hui ? Le nom le dit : Festum Sanctissimi Corporis Christi — la fête du Très Saint Corps de Jésus-Christ. C’est donc la fête du Corps du Christ dans l’Eucharistie ou, plus précisément, la fête de l’institution de l’Eucharistie, ce qu’indique bien notre désignation française : la fête du Saint-Sacrement. Cette fête est, en même temps, un hommage au Christ qui, par l’institution de l’Eucharistie, a fait à son Église le plus grand présent. A vrai dire, le jour de l’institution de l’Eucharistie est le Jeudi-Saint. Mais le souvenir de la Passion du Christ ne permet pas une joie festive ce jour-là. C’est pourquoi une fête spéciale du Saint-Sacrement nous permet de célébrer l’aspect joyeux du Jeudi-Saint. On a choisi, pour cette célébration, le jeudi qui suit la conclusion du cycle pascal. »

    Dom Pius Parsch (1884-1954), Le Guide dans l’année liturgique, Salvator - Casterman, 1936.

    C'est ainsi que le jeudi de la Fête-Dieu à Rome, était traditionnellement célébrée la Messe du "Corpus Domini", suivie de la procession et de l'adoration du Saint-Sacrement, en présence du Souverain Pontife.

    Cette année, le Pape François en a décidé autrement. Pour la première fois depuis le XVe siècle, la Messe et la procession auront lieu le dimanche 18 juin, à partir de 19h.

    Tournant le dos à la Tradition de toute l’Église.

    « Avoir normalisé sa célébration avec le calendrier de toutes les autres Églises particulières (1) est l’occasion de renforcer la participation des fidèles à cet acte public et solennel d’adoration de la Sainte Eucharistie par toute l’Église de Rome », a expliqué le cardinal Vallini dans une lettre datée du 1er mai, adressée à l’ensemble du clergé et des fidèles du diocèse, et publiée sur le site Internet diocésain. Il invite en conséquence les paroisses à ne pas organiser de processions ou à célébrer la messe à cette heure-là.

    (1) : en France, comme en Italie depuis 1977, la solennité - et non la fête - du Très Saint-Sacrement est célébrée le dimanche suivant. [ndlr]

  • Vendredi 14 avril 2017

    TRIDUUM PASCAL
     
    Vendredi Saint

     

    17h00, Basilique Saint-Pierre : Célébration de la Passion du Seigneur, présidée par le Pape François

     
     
     
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    Sur notre site, mise en ligne d'un nouveau Chemin de Croix, en union avec le Sacré-Cœur (extrait du Manuel des Associations du Sacré-Cœur à l’usage de la jeunesse). Il rejoint les 9 versions déjà disponibles sur cette page.

     

    21h15, au Colisée : Chemin de Croix
     
     
    Texte intégral des méditations (rappel)
    sur le site internet du Vatican
    et sur Radio Vatican et Zenit.org
  • Célébration pénitentielle présidée par le Pape François, avec confession et absolution individuelles

     
     
    Le Pape a présidé ce vendredi 17 mars en fin d’après-midi en la Basilique Saint-Pierre une célébration pénitentielle. Une semaine avant l’initiative 24H pour le Seigneur, que le Pape François a lui-même instaurée, la liturgie pénitentielle veut proposer aux fidèles le sacrement de la réconciliation et de la confession, en cette période de Carême.
     
    Pour cette immense célébration du pardon dans toute la Basilique Saint-Pierre, c’est le silence qui a régné pendant plusieurs minutes pour permettre à chacun d’examiner sa conscience. Près de 90 confessionnaux ont été ouverts pour donner le sacrement de la réconciliation.

    C’est d’ailleurs le Pape le premier qui s’est avancé vers le confessionnal, et s’est mis à genoux sous les chants du chœur pour se confesser. Un geste qui rappelle celui de mars 2014. Le Saint-Père avait donné l’exemple en allant se confesser devant la foule pour lancer les 24H pour le Seigneur, une initiative où les portes des Églises restent ouvertes jour et nuit à tous. Depuis le début du pontificat, le Saint-Père encourage les fidèles, les prêtres ou encore les évêques à recevoir plus souvent le pardon de Dieu.

    Comment être un bon confesseur ? C’est la question à laquelle le Pape François a tenté de répondre ce vendredi matin, avec trois conseils : le confesseur est bon quand il est un véritable ami de Jésus. Il doit aussi un homme de l’Esprit Saint et donc de discernement. Car comme le rappelle le Pape, dans son dernier conseil, le confessionnal est véritablement le lieu même de l’évangélisation.

    L’an dernier, lors de la cérémonie, le Pape François avait appelé les confesseurs à bien s’investir dans l’accompagnement, pour que la rencontre avec le Seigneur soit personnelle, et intime. « Et après avoir reçu le pardon du Père, faisons la fête ! » avait ajouté le Pape.

    Source : Radio Vatican.

  • Célébration des Vêpres par le Pape François à Saint-Paul-hors-les-murs

    Retransmission en direct sur KTO

    Livret de la célébration

    Le Pape François a présidé ce mercredi soir 25 janvier les Vêpres clôturant la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Cette cérémonie œcuménique s'est comme chaque année tenue à la Basilique Saint-Paul Hors-les-Murs de Rome, accompagnée des chants du chœur de la Chapelle Sixtine et de celui de l’abbaye anglicane de Westminster en Grande-Bretagne.

    Cette année, le thème choisi pour cette semaine de prière était « Nous réconcilier, l’amour du Christ nous y presse », tiré de la deuxième Lettre de Saint Paul aux Corinthiens. « Comment proclamer cet Évangile de réconciliation après des siècles de divisions ? » a demandé le Pape François dans son homélie.

    Les précisions de Sarah Bakaloglou à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur le site internet du Vatican.

  • Programme du voyage apostolique du Pape François en Suède - 31 octobre/1er novembre

    Le Pape François se rendra en Suède à la fin du mois d’octobre. Le programme de la visite de deux jours a été rendu public ce vendredi. Le Saint Père participera à la commémoration commune, luthérienne et catholique, de la Réforme protestante amorcée par Martin Luther en 1517 (*).

    Le Pape sera reçu à son arrivée le 31 octobre par la famille royale en fin de matinée, avant une prière œcuménique dans la Cathédrale luthérienne de Lund, et une rencontre œcuménique dans un stade à Malmö, ville située à une vingtaine de kilomètres.

    Le 1er novembre à 9h30, le Saint Père célèbrera la Messe de la Toussaint à Malmö, avec la communauté catholique locale, avant de reprendre l’avion pour Rome, où il sera de retour vers 15h30.

    La Suède est peuplée d’environ 9 millions d’habitants. Les catholiques sont à peine plus de 110 000, soit environ de 3% de la population totale et beaucoup d’entre eux sont issus de l’immigration, notamment de pays du Moyen-Orient.

    Le Pape François sera le deuxième Souverain Pontife à se rendre en Suède, après Jean-Paul II qui était venu en 1989, dans le cadre d'une tournée en Scandinavie.

    Source : Radio Vatican (CV-JCP).

    (*) : on lira avec grand profit au sujet de cette "Réforme protestante amorcée par Martin Luther en 1517" le remarquable travail de Vincent Beurtheret : Frères réformés, si vous saviez... Éphéméride des guerres de religion, A.M.D.G. Éditions, Avril 2006. (NDR)

    Voir le programme détaillé de ce voyage ci-dessous.

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  • Célébration de la Passion du Seigneur par le Pape François en la Basilique Saint-Pierre

     
     
    Un Vendredi Saint placé sous le signe de la miséricorde à Rome. Au cours de la célébration de la Passion du Seigneur, dans la Basilique Saint-Pierre, le prédicateur de la Maison pontificale a appelé à « démythifier la vengeance ». Devant les cardinaux et les prélats, le clergé et les fidèles, les diplomates et les journalistes, le Père Raniero Cantalamessa a expliqué au cours d’un long développement le rapport entre miséricorde et justice : « L’heure est venue de nous rendre compte, a-t-il dit, que l’opposé de la miséricorde n’est pas la justice, mais la vengeance ».

    Une célébration sobre, animée par le chœur de la chapelle Sixtine, rythmée par la procession, la prostration, l’adoration, la vénération de la Croix et par l’Évangile de la Passion selon saint Jean chanté par trois diacres. Tous les ans depuis 1980, c’est le Père Cantalamessa qui prononce le prêche, et non le Pape lui-même.

    « Une des causes, peut-être la principale, de l’éloignement de l’homme moderne, de la religion et de la foi, a relevé le religieux franciscain, est l’image déformée que celui-ci a de Dieu, Inconsciemment, on relie la volonté de Dieu à tout ce qui est désagréable, douloureux, à ce qui porte atteinte à la liberté et au développement individuel. Un peu comme si Dieu était l’ennemi de toute fête, de toute joie et de tout plaisir. Un Dieu hargneux et inquisiteur », a-t-il regretté.

    « L’Année de la miséricorde est l’occasion pour ramener au jour la vraie image du Dieu biblique, un Dieu qui ne se limite pas à faire miséricorde, mais qui est miséricorde. Cela ne veut pas dire qu’il faille oublier ou sous-estimer la justice de Dieu : celle-ci est l’acte par lequel Dieu rend justes ceux qui croient en son Fils. Non seulement la justice de Dieu ne contredit pas sa miséricorde, mais c’est en cela qu’elle consiste ! » Le prédicateur a alors souligné que Luther avait eu « le mérite de ramener au jour cette vérité, après des siècles d’oubli, et c’est de cela que la chrétienté est surtout redevable à la Réforme. En pardonnant les péchés, Dieu ne renonce pas à la justice, mais à la vengeance. »

    Or, selon le Père Cantalamessa, « la vengeance est devenue un mythe envahissant qui contamine tout et tout le monde, à commencer par les enfants. Une grande partie des histoires portées à l’écran et des jeux électroniques sont des histoires de vengeance, que l’on fait parfois passer pour une victoire du gentil héros » Un contre-exemple regrettable a dit le franciscain, qui a considéré que « 50%, voire plus, de la souffrance présente dans le monde. vient du désir de vengeance, tant dans les relations interpersonnelles que dans les rapports entre États et peuples. »

    Et le Père Cantalamessa a évoqué la haine et la brutalité des attaques terroristes de cette semaine à Bruxelles : « elles nous aident à comprendre la force divine contenue dans les dernières paroles du Christ : "Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font" ». Le prédicateur a conclu en soulignant que « la miséricorde est la seule chose qui puisse vraiment sauver le monde et tout particulièrement, ce qu’il y a de plus précieux et de plus fragile en ce moment dans le monde : le mariage et la famille. »

    Source : Radio Vatican (CV-RF).
     
    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.
     
    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Le Pape François durant la Semaine Sainte 2016

    MERCREDI SAINT
    23 mars 2016
    10h00 : Audience générale - Direct sur KTO

    JEUDI SAINT
    24 mars 2016
    09h30 : Messe Chrismale
    ----- : Messe de la Cène du Seigneur (Sur KTO : ND de Paris, Messe de la Cène du Seigneur à 21h00)

    VENDREDI SAINT
    25 mars 2016
    17h00 : Passion du Seigneur - Direct sur KTO
    21h15 : Chemin de Croix au Colisée - Direct sur KTO

    SAMEDI SAINT
    26 mars 2016
    21h15 : Veillée pascale (Sur KTO : ND de Paris, Vigile Pascale à 21h00)

    DIMANCHE DE PÂQUES
    27 mars 2016
    10h00 : Messe de la Résurrection - Direct sur KTO
    12h00 : Bénédiction Urbi et Orbi - Direct sur KTO

    Sources : site internet du Vatican - KTO.

  • Basilique Saint-Pierre - Célébration pénitentielle présidée par le Pape François

    Le Pape François a présidé en ce vendredi soir, 4 mars 2016, une célébration pénitentielle, tradition qu’il a personnellement instaurée dans le cadre du Carême. C’est d’ailleurs dans le cadre de cette célébration que le Saint-Père avait annoncé, l’an dernier, l’organisation du Jubilé de la Miséricorde.

    60 prêtres, essentiellement des franciscains et des dominicains, se sont tenus à la disposition des fidèles qui voulaient se confesser, marquant ainsi le début de l’opération "24 heures pour le Seigneur". Il ne s’agissait pas d’une messe mais le Pape a prononcé une homélie, dans laquelle il s’est arrêté sur l’épisode de la guérison de Bartimée, dans l’Évangile, pour inviter à sortir de l’aveuglement en se laissant guérir par la miséricorde du Seigneur.

    Pour le Pape François, l’acceptation de la miséricorde de Dieu nous permet de retrouver la vue. « La cécité de Bartimée l’avait conduit à la pauvreté, et à une vie en marge de la ville, dépendant des autres en tout, a-t-il rappelé. Le péché aussi a cet effet : il nous appauvrit et nous isole. Il est une cécité de l’esprit, qui empêche de voir l’essentiel, de fixer le regard sur l’amour qui donne la vie. »

    Le Pape s’est une nouvelle fois arrêté sur les mauvaises tentations du monde contemporain : « Combien de tentations ont la force de brouiller la vue du cœur et de le rendre myope ! Combien il est facile et faux de croire que la vie dépend de ce que l’on a, du succès ou de l’admiration qu’on reçoit ; de croire que l’économie est faite seulement de profit et de consommation ; que les envies individuelles doivent prévaloir sur la responsabilité sociale ! En regardant seulement notre moi, nous devenons aveugles, éteints et repliés sur nous-mêmes, sans joie ni vraie liberté. »

    « Reconnaissons que nous sommes tous mendiants de l’amour de Dieu. » Le Pape s’est particulièrement adressé aux prêtres, appelés à « écouter le cri, peut-être caché, de tous ceux qui désirent rencontrer le Seigneur ». « Nous avons le devoir de revoir ces comportements qui parfois n’aident pas les autres à s’approcher de Jésus », « nos rigidités qui pourraient maintenir loin de la tendresse de Dieu ».

    Le Pape appelle donc les confesseurs à bien s’investir dans l’accompagnement, pour que « la rencontre avec le Seigneur soit personnelle, intime, et pour que le cœur puisse s’ouvrir sincèrement et sans crainte au Sauveur ». « Et après l’étreinte du Père, le pardon du Père, faisons fête dans notre cœur ! Parce que Lui fait la fête ! »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie (traduite en français) ci-dessous.

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  • "24 heures pour le Seigneur" - Au Vatican et à Rome

    A 17h00, Basilique vaticane : Célébration pénitentielle avec le Pape François

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    Vidéo KTO et homélie mises en ligne dès que disponibles
     
    Cette célébration est le premier événement des "24 heures pour le Seigneur", initiative jubilaire organisée par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Dans le cadre de cette célébration pénitentielle, le Saint-Père confessera en la Basilique vaticane.

    21h00 : Début des confessions et adoration eucharistique dans les églises :
    – Nostra Signora del Sacro Cuore (Place Navone) ;
    – Santa Maria in Trastevere (Place Santa Maria in Trastevere) ;
    – Sacre Stimmate di S. Francesco (Largo Argentina).
    Les églises resteront ouvertes et des prêtres seront présents pour les confessions jusque tard dans la nuit.

    Samedi 5 mars dès 10h00, les confessions et l’adoration eucharistique se poursuivront en l’église Nostra Signora del Sacro Cuore. L’église restera ouverte et des prêtres seront présents pour les confessions jusqu’à 16h00.

    17h00 : Célébration conclusive d'action de grâces, présidée par Mgr Rino Fisichella, dans l’église de Santo Spirito in Sassia, sanctuaire de la Miséricorde divine, à deux pas de la place Saint-Pierre.

    Source : Jubilé de la Miséricorde.
  • Syrie - Mgr Jeanbart : « voilà 5 ans que nous célébrons Noël sous les bombes »

    Nous publions ci-dessous les vœux émouvants que Mgr Jeanbart, archevêque d’Alep, vient d’adresser à l’AED et tous ses bienfaiteurs pour Noël 2015.

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    Chers amis,

    Voilà cinq ans que nous célébrons la fête de la Nativité sous les bombes. Je ne sais si beaucoup d’entre vous ont pu vivre cette expérience déprimante et bien triste ? Mais je dois vous l’assurer, il est pénible de devoir passer ces beaux jours, tant attendus chaque année, dans la disette et l’insécurité, sans eau ni électricité et pour comble, coupés du reste du monde par un boycott strict et bien serré. Une raison de plus pour moi de sortir de cet enclos, ne serait-ce que quelques instants pour avoir une bouffée d’air frais et agréable en vous écrivant ces mots qui sortent de mon cœur et que je voudrai charger de toute l’affection que je nourri à votre égard !

    Faut-il le dire, j’ai eu beaucoup de peine sachant le grand malheur qui a frappé nos frères innocents en France et je demande au Seigneur d’épargner à l’Europe cette épreuve infernale, l’expérience que nous vivons chez nous, à cause des terroristes, est terrible pour ne pas dire cuisante et insupportable. Nous ne la souhaitons à personne, même pas à nos ennemis, ce sont toujours les innocents qui payent. Que le Seigneur tout-puissant aie pitié de nous tous et qu’Il fasse régner l’amitié parmi les hommes la pitié dans les cœurs et la paix entre les peuples de la terre.

    AED,Syrie,Mgr Jeanbart,célébration,Noël,bombesMalgré tout, nous continuons encore et dans cette situation plus difficile que jamais à braver la tempête qui frappe nos pauvres fidèles, réduits à l’indigence et je dirai même à la misère. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour les soutenir et les aider dans cette adversité qui les meurtrit impitoyablement. Nous nous efforçons de nous tenir à leur coté pour alléger leur souffrance et leur donner courage. Nos programmes d’aide Humanitaire vont de l’avant. En plus des subventions financières, des bourses scolaires, des soins médicaux et des paniers de provisions alimentaires et de produits sanitaires, que nous offrons à des milliers de personnes. Nous avons lancé cette année un service de fourniture d’eau dans les maisons et pour un bon nombre de familles moins favorisées, nous avons pu installer trois cents citernes de 500 litres leur permettant d’avoir une réserve d’eau à disposition et en plus, une équipe de jeunes gens a été chargée d’assurer à domicile de l’eau potable aux plus anciens. Bon nombre de familles pauvres ont pu en même temps être raccordées aux circuits des générateurs qui distribuent de l’énergie électrique aux abonnés. Nous venons de lancer tout dernièrement un centre de formation professionnel pour les métiers du bâtiment et entrepris la restauration de nombreuses maisons endommagées suite aux bombardements. Mille familles ont pu profiter cette année de l’aide que nous avons pu leur offrir pour acheter du gazole pour se réchauffer.
    Si je devais continuer l’énumération serait longue, je préfère donc m’arrêter là pour dire que c’est grâce à vous et à la générosité des bienfaiteurs que, mes collaborateurs et moi, nous avons pu faire tout ce qui a été fait pour soulager la souffrance de ces milliers de chrétiens pris en otage chez eux.

    En ces jours bénis, nous ne manquerons pas de penser à vous et à la bonté que vous manifestez continuellement à notre égard en ces temps de grande épreuve. De tout cœur nous vous souhaitons un Joyeux Noël et une très bonne Année 2016 paisible et pleine de santé et de joie !
    +Jean-Clément JEANBART

    Source : Aide à l'Eglise en Détresse (AED).

  • Voyage apostolique du Pape : Célébration des Vêpres en la Cathédrale de La Havane

    Galerie photographique

    Le Pape François a présidé dans l’après-midi de dimanche la célébration des Vêpres à la cathédrale de La Havane, en présence des religieux et religieuses, prêtres, diacres et séminaristes. Il a salué la foule réunie sur le parvis de la cathédrale, puis dans la cathédrale, il est entré en saluant personnellement prêtres religieux âgés et handicapés, assis au premier rang.

    Dans son discours d’accueil, le Cardinal Jaime Ortega, Archevêque de La Havane a notamment souligné la présence de « prêtres jeunes et anciens, cubains ou venus de divers pays du monde comme missionnaires qui nous prêtent un appui inestimable dans l’évangélisation. »

    « L’Église qui vit à Cuba est une Église pauvre, et le témoignage de pauvreté de nos prêtres diocésains et religieux, des diacres et des personnes consacrées, est admirable. Peut-être que c’est justement la pauvreté qui contribue de façon singulière à la solidarité et la fraternité entre tous. Nous espérons que votre témoignage personnel nous stimulera tous à aimer cette pauvreté belle et fructueuse de l’Église dans notre terre. »

    Puis une jeune religieuse, Sœur Yaileny Ponce Torres, Fille de la Charité, a livré, très émue son témoignage sur son service auprès de l’Âge d’Or, une institution publique pour personnes souffrants de pathologies en relation avec des encéphalopathies chroniques. Elle a évoqué sa peur, ses larmes en apprenant son affectation dans ce lieu difficile, mais aussi le soutien d’une Sœur qui qui lui avait dit « Tu vas à la maison de la miséricorde, celle qui exige le plus de ta part, mais la plus grande exigence sera que tu n’arrêtes pas de fixer ton regard sur Jésus. Remplie de Dieu, tu sauras embrasser la misère humaine, c’est cela, être miséricordieuse, et surtout tu sauras être la mère des pauvres. »

    « La vie religieuse à Cuba, avec ses différents charismes, dans l’action et la contemplation, cherche à se rapprocher avec "amour de miséricorde", des malades, enfants, personnes âgées et handicapées, comme une reconnaissance de la dignité de chaque personne et comme une partie inséparable et de la Bonne Nouvelle de l’Évangile, de laquelle, avec tous, comme Église, nous sommes témoins au milieu de notre peuple, en nous confiant toujours à Jésus-Christ, le Bon Pasteur, et à Marie notre Mère », a conclu la Sœur.

    Suite à ces deux interventions, le Pape François a totalement délaissé le texte de l'homélie qui était prévue, pour livrer une longue et ample méditation spontanée sur les thèmes abordés par le Cardinal et la Sœur, qu'il a qualifié de « prophètes » : la pauvreté, et la miséricorde. « La pauvreté est un mot inconfortable, qui va contre toutes les structures culturelles du monde, Le Cardinal Jaime (Ortega, ndlr) l'a répété plusieurs fois, je pense que le Seigneur voulait que nous le recevions dans le cœur. L’esprit mondain ne l’aime pas, la cache, non par pudeur, mais par mépris. Et s’il doit pécher pour y échapper, il pèche. L’esprit mondain n’aime pas le chemin du Fils de Dieu qui s’est humilié pour nous. »

    Le Pape François a évoqué la parabole du jeune homme riche qui a eu peur de la pauvreté, en mettant en garde les personnes consacrées contre la tentation du confort matériel. Il a repris une expression de Saint Ignace de Loyola ( « et ceci n’est pas une propagande publicitaire de famille », a précisé le Pape jésuite, faisant rire l'assemblée) : « La pauvreté est le mur et la mère de la vie consacrée, car elle la protège de toute vie mondaine. »

    « Combien de vie qui commencent bien, d'âmes généreuses, se perdent dans l’amour pour cette vie mondaine, riche, et qui se terminent mal, sans amour. (...) La richesse appauvrit » a-t-il regretté.

    « Quand une communauté religieuse commence à compter l’argent à épargner, Dieu est bon de lui donner un économe désastreux pour la mener à la ruine, pour la rendre pauvre ! Dieu veut notre Église pauvre ! » a insisté le Pape invitant chaque personne consacrée à se demander : « Comment est mon esprit de pauvreté ? ».

    Le Pape s'est ensuite adressée à la Sœur qui venait de témoigner sur son engagement auprès de personnes malades et handicapées. « Vous avez pleuré… vous étiez jeune. Une jeune femme, pleine d’illusions, commence sa vie religieuse en faisant vivante la tendresse de Dieu, sa miséricorde. Vous êtes allée là où la tendresse et la miséricorde de Dieu se font "caresse". Combien de religieuses "brûlent" en caressant ceux que le monde rejette », s'est exclamé le Pape François.

    « Ce que tu as fait au plus petit de tes frères, tu l’as fait à moi. Quand quelqu’un recherche le plus petit, celui qui personne n’aime, il suit Jésus de façon absolue. Jésus, pour parler de la miséricorde du Père, s’est anéanti ! », a insisté le Saint-Père, reprenant les paroles de Saint-Paul aux Philippiens.

    S'adressant aux prêtres, il leur a rappelés qu'il y a un lieu privilégié pour faire vivre la miséricorde, pour rencontrer les plus petits, « c’est le confessionnal ! Quand un homme et une femme te montre sa misère, s’il te plait, ne l’arrête pas, ne le punis pas ! Si tu n’as pas de péché, jette la première pierre ! Sinon, pense que toi, à ce moment, tu tiens un trésor dans la main, la miséricorde du Père... Ne vous fatiguez pas de pardonner, comme le faisait Jésus ! »

    Avec un mélange d'humour et de gravité, le Pape François a cité Saint Ambroise : « Là où il y a la miséricorde, il y a l’esprit de Jésus. Là ou il y a de la rigidité, il n’y a que ses ministres. »

    « Là où sont les plus petits, resplendit Jésus. Là où sont la pauvreté et la miséricorde, il y a Jésus », a conclu le Pape François.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie qui était prévue, traduite en français, ci-dessous.

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  • Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création

    A 17h00, à Saint-Pierre de Rome : Liturgie de la Parole présidée par le Pape François


     Livret de la célébration

    Pour la liturgie de la Parole en la basilique Saint-Pierre, présidée par le Pape François, l’homélie a été confiée au Père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison Pontificale. Il s’agit d'un signe de l’importance accordée par le Saint-Père à cette célébration. Le prédicateur est revenu sur le sens des paroles de la Genèse et sur l’enseignement de St François d’Assise, déjà présent dans l’encyclique Laudato Si’ du Souverain Pontife.

    La sauvegarde de la création dans la Genèse ; Dieu confiant à l’homme la tâche de veiller à la création. Le P. Cantalamessa précise un mot qui se trouve dans ce passage de la Bible : « dominer ». « Dominer » ne signifie pas exploiter pour l’homme, de manière indiscriminée, le reste de la nature, mais bien en être le gardien. Il répond ainsi à certaines critiques qui attribuent à ces paroles bibliques un autre sens : celui « d’une domination indiscriminée de l’homme sur le reste de la nature » qui serait à « l’origine de l’actuelle crise écologique ».

    « La domination de Dieu sur les créatures » en effet « ne trouve pas sa finalité dans son propre intérêt, mais dans les créatures qu’Il crée et sauvegarde », poursuit le prédicateur. « La foi dans un Dieu créateur et dans l’homme fait à l’image de Dieu n’est donc pas une menace, mais plutôt une garantie pour la création, et la plus forte de toute. Elle dit que l’homme n’est pas le patron absolu des autres créatures ; il doit rendre compte de ce qu’il a reçu ».

    Certes, le récit biblique « met en lumière une hiérarchie d’importance », une « hiérarchie de la vie et inscrite dans toute la nature », mais celle-ci est « pour la vie, pas contre elle ». Mais elle est « violée, poursuit le P. Cantalamessa, quand par exemple de folles dépenses sont faites pour des animaux alors que nous laissons mourir de faim et de maladie sous nos propres yeux des millions d’enfants ».

    La pollution, le saccage de la nature, ne coïncident pas avec la diffusion de la Bible ou d’autres religions, précise le prédicateur, mais avec une « industrialisation sauvage, vouée seulement au profit, et avec la corruption ».

    « Personne ne peut servir sérieusement la cause de la sauvegarde de la création s’il n’a pas le courage de pointer le doigt contre l’accumulation de richesses exagérées dans les mains de peu de personne et contre l’argent qui en est la mesure », lance-t-il encore. « Jésus n’a jamais condamné la richesse en soi. Il condamne la richesse malhonnête, la richesse accumulée au dépend de son prochain, fruit de corruption et de spéculation, la richesse sourde aux besoins du pauvre ».

    François d'Assise et Laudato Si'

    Le Père Cantalamessa est ensuite revenu sur l’enseignement de François d’Assise, notamment à travers le Cantique des Créatures. Enseignement largement repris par le Pape François dans son encyclique Laudato Si' : le saint peut « jouir de toutes les choses, parce qu’il a renoncé à n'en posséder aucune ».

    Le premier péché contre la création est de ne pas écouter sa voix comme disait le Saint d’Assise. Et au capucin de poursuivre : Saint François nous montre le chemin vers un changement radical de notre rapport avec la création. Il s'agit de remplacer la possession par la contemplation. Comme la paix, conclut le P. Cantalamessa, la sauvegarde de la création se fait en commençant par changer nos comportements.

    Le prédicateur de la Maison Pontificale, pour conclure son homélie, se permet d’ajouter une strophe au Cantique de Saint François d’Assise : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour tous ceux qui travaillent pour protéger notre sœur et mère la Terre, les scientifiques, les politiciens, les chefs de toutes les religions et les hommes de bonne volonté ».

    Source : Radio Vatican.

  • Message au Président du Conseil pontifical pour la Culture à l'occasion de la célébration solennelle du 750e anniversaire de la naissance du poète Dante Alighieri

    Ce matin, ont débuté par une commémoration au Sénat italien les manifestations du 750e anniversaire de la naissance de Dante Alighieri, l'auteur de la Divine Comédie. Le Pape a participé à cet événement avec un message confié au Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la Culture. Etaient présents à la cérémonie présidée par le Président du Sénat le Président de la République, le Ministre des affaires culturelles et l'acteur Roberto Benigni qui a lu le Chant XXXIII du Paradis.

    "Je désire m'unir au chœur de ceux qui considèrent Dante Alighieri comme un artiste de très haute valeur universelle, qui a encore beaucoup à dire et à donner, à travers ses œuvres immortelles, à ceux qui sont désireux de parcourir la voie de la vraie connaissance, de l'authentique découverte de soi, du monde, du sens profond et transcendant de l'existence". Le Saint-Père souligne ensuite que nombre de ses prédécesseurs ont célébré les anniversaires de Dante avec des documents de grande importance, dans lesquels la figure de Dante se présentait dans toute son actualité et sa grandeur non seulement artistique, mais aussi théologique et culturelle. Il a cité parmi eux Benoît XV qui lui consacra pour le sixième centenaire de sa mort l'encyclique En Praeclara Summorum (1921) dans laquelle il souligne l'union intime de Dante avec la Chaire de Pierre. Pour sa part, Paul VI a consacré à Dante, à la clôture du Concile Vatican II, la lettre apostolique Altissimi Cantus où il affirmait : "Dante est nôtre ! Nôtre, c'est-à-dire de la foi catholique." Saint Jean-Paul II et Benoît XVI ont aussi souvent fait référence aux œuvres du grand poète et l'ont mentionné à de nombreuses occasions. Le Pape François affirme que dans sa première encyclique Lumen Fidei, il s'est lui-même servi de "l'immense patrimoine d'images, de symboles et de valeurs que constitue l'œuvre de Dante".

    A la veille du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, le Saint-Père souhaite qu'au long de cette année Dante et son œuvre accompagnent aussi notre parcours personnel et communautaire : "En effet la Divine Comédie peut être lue comme un grand itinéraire, voire comme un pèlerinage, personnel et intérieur, communautaire, ou ecclésial, social et historique. Elle représente le paradigme de tout voyage authentique où l'humanité est appelée à laisser ce que Dante définit comme "cet humble nid dont l'homme est si fier", pour atteindre une nouvelle condition, marquée par l'harmonie, la paix et le bonheur. Voilà quel est l'horizon de tout authentique humanisme. Dante est donc un prophète d'espérance, annonciateur d'un possible rachat, de la libération, du changement profond de tout homme et toute femme, de toute l'humanité. Il nous invite encore une fois à retrouver le sens perdu et brouillé de notre parcours humain et à espérer revoir l'horizon lumineux où brille en plénitude la dignité de la personne humaine. En honorant Dante, comme nous a invité à le faire Paul VI, nous pourrons nous enrichir de son expérience pour traverser les nombreuses forêts obscures encore disséminées sur notre terre et accomplir heureusement notre pèlerinage dans l'histoire, pour atteindre au but rêvé et désiré par tout homme, l'amour qui meut le jour et les étoiles, Dieu".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 4.5.15).

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

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    Le texte intégral de La Divine Comédie (traduction de Lamennais) est en ligne à l'Abbaye Saint-Benoît de Port-Valais (Suisse) et sur Wikisource.

  • Sainte Messe célébrée par le Pape François pour les fidèles de rite arménien

    Salutation du Saint-Père au début de la Messe

    « Chers frères et sœurs Arméniens, chers frères et sœurs,

    En des occasions diverses j’ai défini cette époque comme un temps de guerre, une troisième guerre mondiale « par morceaux », où nous assistons quotidiennement à des crimes atroces, à des massacres sanglants, et à la folie de la destruction. Malheureusement, encore aujourd’hui, nous entendons le cri étouffé et négligé de beaucoup de nos frères et sœurs sans défense, qui, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, sont publiquement et atrocement tués – décapités, crucifiés, brulés vifs –, ou bien contraints d’abandonner leur terre.

    Aujourd’hui encore nous sommes en train de vivre une sorte de génocide causé par l’indifférence générale et collective, par le silence complice de Caïn qui s’exclame : « Que m’importe ? », « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4, 9 ; Homélie à Redipuglia, 13 septembre 2014).

    Notre humanité a vécu, le siècle dernier, trois grandes tragédies inouïes : la première est celle qui est généralement considérée comme « le premier génocide du XXème siècle » (Jean-Paul II et Karekin II, Déclaration commune, Etchmiadzin, 27 septembre 2001) ; elle a frappé votre peuple arménien – première nation chrétienne –, avec les Syriens catholiques et orthodoxes, les Assyriens, les Chaldéens et les Grecs. Des évêques, des prêtres, des religieux, des femmes, des hommes, des personnes âgées et même des enfants et des malades sans défense ont été tués. Les deux autres ont été perpétrées par la nazisme et par le stalinisme. Et, plus récemment, d’autres exterminations de masse, comme celles au Cambodge, au Rwanda, au Burundi, en Bosnie. Cependant, il semble que l’humanité ne réussisse pas à cesser de verser le sang innocent. Il semble que l’enthousiasme qui est apparu à la fin de la seconde guerre mondiale soit en train de disparaître et de se dissoudre. Il semble que la famille humaine refuse d’apprendre de ses propres erreurs causées par la loi de la terreur ; et ainsi, encore aujourd’hui, il y en a qui cherchent à éliminer leurs semblables, avec l’aide des uns et le silence complice des autres qui restent spectateurs. Nous n’avons pas encore appris que « la guerre est une folie, un massacre inutile » (cf. Homélie à Redipuglia, 13 septembre 2014).

    Chers frères arméniens, aujourd’hui nous rappelons, le cœur transpercé de douleur mais rempli d’espérance dans le Seigneur ressuscité, le centenaire de ce tragique événement, de cette  effroyable et folle extermination, que vos ancêtres ont cruellement soufferte. Se souvenir d’eux est nécessaire, plus encore c’est un devoir, parce que là où il n’y a plus de mémoire, cela signifie que le mal tient encore la blessure ouverte ; cacher ou nier le mal c’est comme laisser une blessure continuer à saigner sans la panser !

    Je vous salue avec affection et je vous remercie pour votre témoignage.

    Je salue et je remercie pour sa présence Monsieur Serž Sargsyan, Président de la République d’Arménie.

    Je salue aussi cordialement mes frères Patriarches et Évêques : Sa Sainteté Karekin II, Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens ; Sa Sainteté Aram Ier, Catholicos de la Grande Maison de Cilicie ; Sa Béatitude Nerses Bedros XIX, Patriarche de Cilicie des Arméniens Catholiques ; les deux Catholicossats de l’Église Apostolique Arménienne, et le Patriarcat de l’Église Arméno-Catholique.

    Avec la ferme certitude que le mal ne vient jamais de Dieu infiniment Bon, et enracinés dans la foi, affirmons que la cruauté ne peut jamais être attribuée à l’œuvre de Dieu, et en outre ne doit absolument pas trouver en son Saint Nom une quelconque justification. Vivons ensemble cette célébration en fixant notre regard sur Jésus-Christ, vainqueur de la mort et du mal. »

    Sources : site internet du Vatican - Salle de presse du Saint-Siège.

    Texte original en italien sur le site internet du Vatican.

     

    Homélie du Pape François

    « Saint Jean, qui était présent au Cénacle avec les autres disciples le soir du premier jour après le sabbat, rapporte que Jésus vint au milieu d’eux et dit : « Paix à vous », et « il leur montra ses mains et son côté » (20, 19-20), il montra ses plaies. Ils reconnurent ainsi que ce n’était pas une vision, c’était vraiment lui, le Seigneur, et ils furent remplis de joie.

    Huit jours plus tard, Jésus vint de nouveau au Cénacle et montra les plaies à Thomas, pour qu’il les touche comme il le voulait, afin de pouvoir croire et devenir lui aussi un témoin de la résurrection.

    Nous aussi, aujourd’hui, en ce dimanche que saint Jean-Paul II a voulu appeler de la Divine Miséricorde, le Seigneur montre ses plaies, par l’’intermédiaire de l’Évangile. Ce sont des plaies de miséricorde. C’est vrai : les plaies de Jésus sont des plaies de miséricorde. « Par ses blessures nous sommes guéris » (Is 53, 5).

    Jésus nous invite à regarder ces plaies, il nous invite à les toucher, comme il l’a fait avec Thomas, pour guérir notre incrédulité. Il nous invite surtout à entrer dans le mystère de ces plaies, qui est le mystère de son amour miséricordieux.

    A travers elles, comme par une brèche lumineuse, nous pouvons voir tout le mystère du Christ et de Dieu : sa passion, sa vie terrestre – pleine de compassion pour les petits et les malades – son incarnation dans le sein de Marie. Et nous pouvons remonter toute l’histoire du salut : les prophéties – spécialement celle du Serviteur de Yahvé –, les psaumes, la Loi et l’alliance, jusqu’à la libération d’Égypte, à la première Pâque et au sang des agneaux immolés ; et aussi aux Patriarches, jusqu’à Abraham, et ensuite dans la nuit des temps, jusqu’à Abel et à son sang qui crie de la terre. Nous pouvons voir tout cela à travers les plaies de Jésus crucifié et ressuscité, et, comme Marie dans le Magnificat, nous pouvons reconnaître que « sa miséricorde s’étend d’âge en âge » (cf. Lc 1,50).

    Face aux événements tragiques de l’histoire humaine nous restons parfois comme écrasés, et nous nous demandons « pourquoi ? ». La méchanceté humaine peut ouvrir dans le monde comme des gouffres, de grands vides : vides d’amour, vides de bien, vides de vie. Et alors nous nous demandons : comment pouvons-nous combler ces gouffres ? Pour nous c’est impossible ; Dieu seul peut combler ces vides que le mal ouvre dans nos cœurs et dans notre histoire. C’est Jésus fait homme et mort sur la croix qui comble l’abîme du péché par l’abîme de sa miséricorde.

    Saint Bernard, dans son commentaire du Cantique des Cantiques (Disc. 61, 3-5 ; Opera omnia 2, 150-151), s’arrête justement sur le mystère des plaies du Seigneur, en utilisant des expressions fortes, audacieuses, qu’il nous fait du bien de reprendre aujourd’hui. Il dit qu’ « à travers les blessures de son corps, l’amour caché du cœur [du Christ] se manifeste, le grand mystère de l’amour se révèle, les entrailles de la miséricorde de notre Dieu se montrent ».

    Voilà, frères et sœurs, la voie que Dieu nous a ouverte pour enfin sortir de l’esclavage du mal et de la mort, et entrer dans la terre de la vie et de la paix. Cette voie c’est lui, Jésus, crucifié et ressuscité, et ce sont particulièrement ses plaies pleines de miséricorde.

    Les saints nous enseignent que le monde se transforme par de la conversion du cœur, et cela se produit grâce à la miséricorde de Dieu. Pour cette raison, que ce soit devant mes péchés ou que ce soit devant les grandes tragédies du monde, « ma conscience sera troublée mais elle n’en sera pas ébranlée, parce que je me souviendrai des blessures du Seigneur. En effet “il a été transpercé à cause de nos fautes” (Is 53, 5). Il n’y a rien qui soit mortel pour nous qui ne puisse être guéri par la mort du Christ » (ibid.).

    Le regard tourné vers les plaies de Jésus ressuscité, nous pouvons chanter avec l’Église : « Éternel est son amour » (Ps 117, 2) ; sa miséricorde est éternelle. Et avec ses paroles imprimées dans le cœur, marchons sur les routes de l’histoire, la main dans la main de notre Seigneur et Sauveur, notre vie et notre espérance. »

    Source : site internet du Vatican.

  • 9h00 : Messe célébrée par le Pape François pour les fidèles du rite arménien

    Saint Grégoire de Narek (v.950–1005) proclamé Docteur de l’Église

     
    Saint Grégoire de Narek (v.950–1005) sera proclamé Docteur de l’Église par le Pape François lors de cette Messe célébrée pour les fidèles du rite arménien dans la Basilique Saint-Pierre du Vatican. Cette célébration qui revêt une signification œcuménique et internationale, commémore aussi le million et demi de victimes du génocide arménien en l’année du centenaire de cet événement (1915-2015). Nersès Bédros XIX Tarmouni, patriarche de l’Église arménienne catholique dont le siège se trouve au Liban, ainsi que plusieurs cardinaux, évêques et prêtres du rite arménien concélébreront la Messe avec le Pape. Le président de la République d'Arménie, Serge Sarkissian devrait y être présent, ainsi que des représentants de milliers d'Arméniens. Une délégation de quelque 400 personnes venant du Liban est attendue à Rome.
    Saint Grégoire de Narek sera le 36e Docteur de l’Église après Sainte Hildegarde de Bingen et Saint Jean d'Avila, proclamés docteurs en 2012 par le Pape Benoît XVI.
  • Célébration des premières Vêpres du IIe Dimanche de Pâques ou de la Divine Miséricorde

    Homélie du Pape François - Texte intégral en français

    « Le salut de Jésus ressuscité à ses disciples, le soir de Pâques, résonne encore en nous tous : « Paix à vous ! » (Jn 20, 19). La paix, surtout durant ces semaines, demeure comme le désir de nombreuses populations qui subissent la violence inouïe de la discrimination et de la mort, seulement parce qu’elles portent le nom de chrétiens. Notre prière se fait encore plus intense et devient un appel à l’aide au Père riche en miséricorde, afin qu’il soutienne la foi de tant de frères et sœurs qui sont dans la douleur, alors que nous demandons de convertir nos cœurs pour passer de l’indifférence à la compassion.

    Saint Paul nous a rappelé que nous avons été sauvés dans le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus. Il est le Réconciliateur, qui est vivant au milieu de nous pour offrir le chemin de la réconciliation avec Dieu et entre les frères. L’Apôtre rappelle que, malgré les difficultés et les souffrances de la vie, grandit pourtant l’espérance dans le salut que l’amour du Christ a semé dans nos cœurs. La miséricorde de Dieu s’est répandue en nous, nous rendant justes, nous donnant la paix.

    Une question est présente dans le cœur de beaucoup : pourquoi, aujourd’hui, un Jubilé de la Miséricorde ? Simplement parce que l’Église, en ce moment de grands changements d’époque, est appelée à offrir plus fortement les signes de la présence et de la proximité de Dieu. Ce n’est pas le temps pour la distraction, mais au contraire pour rester vigilants et réveiller en nous la capacité de regarder l’essentiel. C’est le temps pour l’Église de retrouver le sens de la mission que le Seigneur lui a confiée le jour de Pâques : être signe et instrument de la miséricorde du Père (cf. Jn 20, 21-23). C’est pour cela que l’Année Sainte devra maintenir vivant le désir de savoir accueillir les nombreux signes de la tendresse que Dieu offre au monde entier et surtout à tous ceux qui sont dans la souffrance, qui sont seuls et abandonnés, et aussi sans espérance d’être pardonnés et de se sentir aimés du Père. Une Année Sainte pour éprouver fortement en nous la joie d’avoir été retrouvés par Jésus, qui comme Bon Pasteur est venu nous chercher parce que nous nous étions perdus. Un Jubilé pour percevoir la chaleur de son amour quand il nous charge sur ses épaules pour nous ramener à la maison du Père. Une Année pour être touchés par le Seigneur Jésus et transformés par sa miséricorde, pour devenir nous aussi témoins de miséricorde. Voilà le motif du Jubilé : parce que c’est le temps de la miséricorde. C’est le temps favorable pour soigner les blessures, pour ne pas nous lasser de rencontrer tous ceux qui attendent de voir et de toucher de la main les signes de la proximité de Dieu, pour offrir à tous, à tous, le chemin du pardon et de la réconciliation.

    Que la Mère de la Divine Miséricorde ouvre nos yeux, afin que nous comprenions l’engagement auquel nous sommes appelés ; et qu’elle nous obtienne la grâce de vivre ce Jubilé de la Miséricorde par un témoignage fidèle et fécond. »

    Source : site internet du Vatican.