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vendredi saint

  • Méditation et prière pour le Vendredi Saint

    « Et ayant dit cela, ayant incliné la tête, il rendit l'esprit (Joan. XIX, 30) Il incline la tête en signe d'acquiescement à la volonté de son Père : c'est le dernier acte de son sacrifice. Ainsi est mort le divin Jésus, nous montrant combien il est véritable qu'ayant aimé les siens, il les a aimés jusqu'à la fin (Joan. XIII, I). Ainsi est mort le divin Jésus, pacifiant par ses souffrances le ciel et la terre (Coloss. I, 20). Il est mort, et son dernier soupir a été un soupir d'amour pour les hommes.
    Jamais Jésus-Christ n'a été plus vivant que dans sa mort. Il nous invite à nous mettre avec lui : alors, nous ne craindrons plus la mort, nous la vaincrons comme lui.
    Si nous étions seuls, ce nous serait témérité de ne pas craindre la mort. Mais si nous sommes avec lui nous pouvons dire : Même au milieu des ombres de la mort, je n'aurai pas peur parce que vous êtes avec moi (Ps. XXII, 4). En inclinant la tête avec lui, en acquiesçant avec lui à la volonté divine, notre mort devient ce qu'a été la mort de Jésus-Christ, ou mieux la continuation du sacrifice de Jésus-Christ, c'est-à-dire ce qu'il y a de plus grand sur la terre.
    Il n'y a rien de plus grand dans l'univers que Jésus-Christ, il n'y a rien de plus grand dans Jésus-Christ que son sacrifice. Il n'y a rien de plus grand dans son sacrifice que son dernier soupir, et que le moment précieux qui sépara son âme très sainte de son corps adorable.
    La mort du chrétien unie à celle de Jésus-Christ devient glorieuse. La seule chose à faire au moment de la mort, c'est donc d'entrer dans les sentiments et l'acte de Jésus-Christ disant à son Père : Je remets mon âme entre vos mains.
    Si Jésus-Christ a tant souffert dans sa Passion, et s'il s'est montré si doux au milieu de toutes ses souffrances, c'était afin de nous attirer à nous jeter dans ses bras. Il avait dit : quand je serai exalté, c'est-à-dire quand je serai élevé sur la croix, j'attirerai tout à moi. Dans les bras du divin Crucifié il n'y a plus rien à craindre, et il fait lui-même en nous ce qu'il a fait sur la croix.

    Ô Jésus, donnez-moi, quand arrivera le terme de ma vie, de pouvoir dire avec confiance : Père, je remets mon âme entre vos mains. Vous qui avez fixé le terme de ma vie, donnez-moi de pouvoir dire après vous avec bonheur la parole que vous avez dite quand vous avez voulu exprimer que le terme de vos labeurs était arrivé : Tout est consommé.
    Daignez, Seigneur, avant de nous retirer de cette vie, nous donner cet amour dont vous consumez les âmes qui sont à vous. Qu'il sera doux pour nous, à l'heure de la mort, de voir que nous allons être jugées par Celui que nous aurons aimé par-dessus toutes choses ! Avec quelle confiance nous pourrons nous présenter devant lui, sûres d'entendre de sa bouche un arrêt favorable ! Quel ineffable bonheur de penser que nous n'allons pas à une terre étrangère, mais dans notre véritable patrie, puisque c'est celle de l’Époux céleste que nous aimons tant, et de qui nous sommes tant aimées ! »

    Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome II (Vendredi Saint), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

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    Gravure de Hieronymus Wierix (1553-1619) : Le Christ sur la Croix, 1619.

  • Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) : Première Leçon de Ténèbres du Vendredi Saint

    Il Seminario Musicale - Dir. Gérard Lesne

  • Vendredi 14 avril 2017

    TRIDUUM PASCAL
     
    Vendredi Saint

     

    17h00, Basilique Saint-Pierre : Célébration de la Passion du Seigneur, présidée par le Pape François

     
     
     
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    Sur notre site, mise en ligne d'un nouveau Chemin de Croix, en union avec le Sacré-Cœur (extrait du Manuel des Associations du Sacré-Cœur à l’usage de la jeunesse). Il rejoint les 9 versions déjà disponibles sur cette page.

     

    21h15, au Colisée : Chemin de Croix
     
     
    Texte intégral des méditations (rappel)
    sur le site internet du Vatican
    et sur Radio Vatican et Zenit.org
  • Chemin de croix au Colisée : texte intégral des méditations d’Anne-Marie Pelletier

    Les méditations du Chemin de Croix au Colisée, le Vendredi Saint, écrites par la française Anne-Marie Pelletier, ont été publiées ce samedi 8 avril par l'agence Zénith en français. Ces méditations sont confiées chaque année à des personnalités différentes. Anne-Marie Pelletier est la première femme laïque à se voir confier cette mission à titre individuel.

    Texte intégral des méditations sur Zenit.org et Radio Vatican.

  • Premier jour de la Neuvaine à la Miséricorde Divine

    L'intégralité de cette Neuvaine se trouve sur notre site Chemin d'Amour vers le Père

  • Rappel : Ostension de la Sainte Tunique d'Argenteuil du Vendredi Saint (25 mars) au Dimanche 10 avril 2016

    ostension-tunique-argenteuil_1a.jpg

    L’ostension de la Sainte Tunique du Christ commencera le Vendredi Saint 25 mars dans la basilique Saint-Denys d'Argenteuil (95), à l'issue du Chemin de Croix (vers 16h30), et sera ouverte tous les jours de 10h à 22h à partir du 26 mars, jusqu'aux vêpres du dimanche 10 avril (17h00).
    La confession sera possible en permanence. L’ostension ne s’interrompra que durant les messes.

    Durant l'ostension, la messe sera célébrée tous les jours dans la basilique d’Argenteuil :
    - à 19h en semaine
    - à 12h le lundi de Pâques et les samedis 2 et 9 avril
    - à 11h les dimanches 27 mars, 3 et 10 avril

    Ostension 2016 - Site officiel
    Photo Club-PFA Argenteuil

    En direct depuis la Basilique Saint-Denys d'Argenteuil, la rédaction de KTO vous fait découvrir la Sainte Tunique du Christ. Conservée en Orient et vénérée par les premiers chrétiens, elle aurait été offerte au début du IXème siècle à Charlemagne qui la confia au monastère d'Argenteuil. Cette relique précieuse de la Passion du Christ est présentée exceptionnellement à la vénération des fidèles à partir du Vendredi Saint, le 25 mars, et jusqu'au 10 avril 2016 dans le cadre de l'Année de la Miséricorde et du Jubilé des 50 ans du diocèse de Pontoise. Dans cette "Édition spéciale" du 20 mars 2016 : histoire, dévotion à travers les siècles et intérêt pastoral de la Sainte Tunique du Christ.

  • "Dieu est miséricorde", thème des méditations du Chemin de Croix du Colisée

    « Dieu est miséricorde » : c’est le titre général des méditations du Chemin de Croix écrites cette année par le Cardinal Gualtiero Bassetti, Archevêque de Pérouse, en Italie. La cérémonie sera présidée vendredi 25 mars par le Pape François au Colisée à Rome. Le texte sera publié ce mardi par la LEV (Libreria Editrice Vaticana).

    Dans ces méditations qui accompagneront toutes les stations de la Via Crucis, le Cardinal Bassetti montre que la miséricorde est le canal par lequel la grâce de Dieu parvient à chaque homme qui expérimente la peur, la douleur, la persécution et la violence.

    Au cours des quatorze stations, l’Archevêque de Pérouse montre que « la justice de Dieu transforme la souffrance la plus atroce dans la lumière de la résurrection ». Mais, de même que Pilate, il y a ceux qui ont peur de perdre leur propre sécurité et ne choisisse pas la vérité de Dieu et ceux qui craignent l’étranger, le migrant et n’aperçoivent pas le visage du Christ.

    Le prélat aborde la souffrance, souvent vécue comme absurde et adresse des prières pour « les juifs morts dans les camps d’extermination, pour les chrétiens tués en haine de la foi, pour les victimes de toute persécution ».

    Parmi les divers thèmes abordés, la famille, « cellule inaliénable de la vie commune », et « pilier inchangeable des relations humaines ». Le Cardinal Bassetti évoque ainsi les souffrances des familles éclatées, de ceux qui n’ont plus de travail, des jeunes précaires, et adresse une supplique à Dieu pour ceux qui « sont à terre » à cause de l’échec de leur mariage, de drames ou de l’angoisse du futur. La question des « enfants profanés dans leur intimité » n’a pas été oubliée.

    Évoquant les deux larrons qui entourent le Christ sur la croix, le Cardinal italien montre que le premier, qui propose de s’échapper et d’éliminer la souffrance, représente « la logique de la culture du déchet », tandis que le second, qui accepte la volonté de Dieu, se voue à la « culture de l’amour et du pardon ».

    Au terme de ce Chemin de croix, le Cardinal Bassetti rend hommage aux « vrais apôtres du monde contemporain », comme Maximilien Kolbe et Edith Stein. Il montre également le contraste entre les obsèques simples et sobres du Christ par Joseph d’Arimathie, et celles des « puissants de ce monde » marquées par « l’ostentation, la banalisation et le faste ».

    Source : Radio Vatican (XS).

  • Collecte du Vendredi Saint en faveur des chrétiens de Terre-Sainte

    Le Préfet de la Congrégation pour les Églises orientales dit toute son inquiétude pour la Terre-Sainte qui « continue à vivre un temps infini de violence ». Le Cardinal Leonardo Sandri s’exprimait à l’occasion de la traditionnelle collecte du Vendredi Saint en faveur des chrétiens de la région.

    Dans une lettre adressée aux évêques du monde entier et publiée jeudi 11 février 2016, il exhorte « en cette année jubilaire, plus que jamais à manifester notre miséricorde et notre proximité à nos frères du Moyen-Orient ». « Les réfugiés, les personnes âgées, les enfants et les malades ont besoin de nous », souligne t-il.

    « Dans cette terre d’Orient, on est tué, on meurt, on est enlevé, on vit dans l’angoisse pour les êtres chers, on souffre quand la famille est dispersée par l’émigration et par les exodes. On expérimente la peur de l’abandon, de la solitude et de l’incompréhension : temps d’épreuves et de défis, temps du martyr ». Le Cardinal Leonardo Sandri souligne donc le « devoir » de participer à cette collecte annuelle. Un « devoir antique que l’histoire de ces dernières années a rendu plus urgent ».

    Source : Radio Vatican (HD).

    Texte intégral de la Lettre du Cardinal Sandri, Collecte "pro Terra Sancta" et Rapport sommaire de la Custodie de Terre Sainte sur les projets et travaux réalisés avec la Collecte 2014/2015, en Salle de Presse du Saint-Siège (en italien et en anglais).

    Custodia Terrae Sanctae.

  • Célébrations du Vendredi Saint à Rome

    17h00 : Basilique Vaticane - Célébration de la Passion du Seigneur

    Livret de la célébration


    C'est dans un silence total dans une basilique Saint-Pierre pourtant noire de monde, que le Pape est entré, tout de rouge vêtu cet après-midi, pour la célébration de la Passion. Comme le veut la tradition, François s'est ensuite prosterné, allongé à terre pendant plusieurs minutes, pour se recueillir et symboliser le don de soi.

    Dans cette célébration du Vendredi Saint qui se déroule en trois temps - liturgie de la Parole, adoration de la Croix puis communion - ce n'est pas le Pape qui a prononcé l’homélie, mais le prédicateur de la Maison Pontificale, le père Raniero Cantalamessa.

    « ne devenons pas des Ponce Pilate » pour les chrétiens persécutés

    « Les vrais martyrs ne meurent pas les poings fermés, mais les mains jointes », comme ces 21 chrétiens coptes tués par les djihadistes de l’Etat islamique en Libye, à qui « Dieu a donné la force de mourir sous les coups, murmurant le nom de Jésus ». Ou encore les victimes de l’attaque du campus universitaire de Garissa, au Kenya, tués par « la furie djihadiste des extrémistes somaliens ». Dans sa méditation, le Père Raniero Cantalamessa a rappelé ces mots de Jésus à ses disciples, rapportés dans l’Evangile de Jean : « L’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu » (Jn, 16, 2). « Jamais ces paroles n’ont probablement été si vraies qu’en ce moment de l’histoire » a estimé le prédicateur de la Maison pontificale.

    Dans un contexte où les violences contre les chrétiens ne faiblissent pas, où certains sont persécutés au seul motif de leur croyance en Jésus, le Père Cantalamessa a voulu réfléchir sur la violence dont l’homme est capable envers son semblable. Plutôt que de penser à des fléaux collectifs comme la faim ou la pauvreté, « pensons aux souffrances des individus, a-t-il conseillé, celles de personnes avec un nom et une identité précise ; aux tortures décidées froidement et infligées volontairement, en ce moment même, par des êtres humains à d’autres êtres humains, voire à des enfants. Que de Ecce homo dans le monde ! s’est-il exclamé, que de prisonniers se trouvant dans les mêmes conditions que Jésus dans le prétoire de Ponce Pilate : seuls, menottés, torturés, à la merci de grossiers militaires pleins de haine se laissant aller à toute sorte de cruauté physique et psychologique, s’amusant à les voir souffrir ».

    « Jésus vainc la violence car il en est victime et lui oppose le pardon »

    Face à ce mal, le Père capucin appelle chacun à se mobiliser : « il ne faut pas dormir ! (…) Nous risquons tous – institutions et individus du monde occidental – de devenir des Ponce Pilate qui se lavent les mains » a-t-il averti, dénonçant au passage « l’inquiétante indifférence des institutions mondiales et de l’opinion publique face à tout cela ».

    Pour parvenir à lutter contre tous ces « Ecce homo », le Père Cantalamessa préconise de suivre l’exemple du Christ, qui « a vaincu la violence, non en lui opposant une violence plus grande, mais en la subissant et mettant à nu tout l’injustice et l’inutilité qui la caractérise ». Selon la définition de Saint Augustin, Jésus est « vainqueur parce que victime ». « Au Calvaire il prononce un « Non ! » définitif à la violence, a souligné le prédicateur de la Maison pontificale, opposant à celle-ci, non seulement la non-violence, mais plus encore, le pardon, la douceur et l’amour. Et s’il devait encore y avoir de la violence, celle-ci ne pourrait plus, même à distance, recourir à Dieu et se couvrir de son autorité. Le faire serait faire reculer l’idée de Dieu à des stades primitifs et grossiers, dépassés par la conscience religieuse et civile de l’humanité ».

    Sur la Croix, Jésus-Christ a fait preuve « d’une générosité infinie » et d’un grand pardon a relevé le Père Cantalamessa : « au lieu d’accuser ses adversaires, ou de pardonner en confiant au Père céleste le soin de le venger, il les défend ». Le pardon que nous sommes tous appelés à mettre en œuvre « doit s’inspirer d’une charité qui excuse le prochain, sans fermer pour cela les yeux devant la vérité, mais en cherchant au contraire à stopper les méchants afin qu’ils ne fassent plus de mal aux autres et à eux-mêmes » a exhorté le Père franciscain. Comme Jésus crucifié qui a crié juste avant de mourir « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34), le prédicateur de la Maison pontificale a invoqué l’aide de Dieu « pour vaincre le mal par le bien, sur la grande scène du monde, mais aussi dans la vie quotidienne, entre nos murs domestiques ».

    Source : Radio Vatican.

  • Méditations de la Semaine Sainte - Le Coeur de Jésus ouvert par la lance

    (1er Vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur)

    « « Ils verront au-dedans de celui qu'ils ont percé. » - C'est le mot du prophète Zacharie, rappelé par saint Jean. Le prophète n'a pas dit : « Ils verront qui ils ont percé », mais « ils verront au-dedans de celui qu'ils ont percé : Videbunt in quem transfixerunt. » (Saint Jean 19, 38.) Saint Jean applique ces paroles à l'ouverture du côté de Jésus ; il a du penser à l'intérieur de Jésus, au Cœur même de Jésus qu'il a pu entrevoir par la plaie béante du côté, au moment de l'embaumement.
    Cette blessure nous livre et nous ouvre le Cœur de Jésus. Spirituellement, nous y lisons l'amour qui a tout donné, même la vie. Dans cet amour même, nous reconnaissons le motif et la fin de toutes les œuvres divines : Dieu nous a créés, rachetés, sanctifiés par amour. Dans le Cœur de Jésus, c'est donc le fond même de la nature divine que nous pénétrons en sa plus merveilleuse manifestation. « Dieu est amour. » Saint Jean a lu cela dans le Cœur de Jésus.
    J'ai besoin de contempler cette blessure pour voir combien je suis aimé et combien je dois aimer à mon tour. J'apprendrai là comment un cœur aimant doit agir, souffrir, tout donner, jusqu'à la mort, pour Dieu et pour les âmes.
    Allons plus profondément encore, et voyons tout ce qu'a souffert le plus délicat des cœurs : les mépris, les calomnies, les trahisons, les abandons, les délaissements. Toutes les douleurs sont réunies dans ce Coeur et en débordent. Il les a toutes ressenties, il les a toutes sanctifiées. Dans nos peines, si extrêmes qu'elles soient, ayons confiance dans la sympathie et la compassion de ce Cœur, qui a voulu nous ressembler dans la souffrance, pour être plus compatissant et plus miséricordieux. (Aux Hébr. 2, 17.)
    Commençons nous-mêmes par plaindre cet amour qui n'est pas aimé et par compatir à ses douleurs.

    Résolutions - L'ouverture du Cœur de Jésus nous rappelle son amour, sa bonté, sa souffrance. Il attend de moi l'amour de retour, la reconnaissance, la compassion. Me voici, Seigneur, pour vivre avec Vous et en Vous. Ne permettez plus que je me sépare de Vous et que je Vous oublie. »

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (Vendredi Saint), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

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    Le coup de lance, James Tissot (1836-1902)

  • La Neuvaine - Neuf mois de prière pour la France (Vendredi Saint)

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    Vendredi Saint - Méditation de Mgr Aillet

    Disponible également en téléchargement ici.

  • « Chemin de Croix du Vendredi Saint en prière pour la paix » pour l’Archevêque de Manille

    Célébrer un Chemin de Croix dans les rues de Manille, pour réfléchir sur la Passion du Christ, se réconcilier avec le Seigneur et renouveler sa vie en priant intensément « pour les catastrophes naturelles et pour la paix » : c’est ce qu’a demandé aux fidèles l’Archevêque de Manille, S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, les encourageant à participer au Chemin de Croix organisé par l’Eglise locale, qui verra les fidèles défiler en procession dans la ville. Ainsi que l’indique une note envoyée à Fides, le Cardinal a expliqué : « Il faut demander pardon au Seigneur et aider les personnes défavorisées non seulement celles qui sont paralysées par des événements tels que les typhons mais aussi celles qui sont opprimées par la corruption, l’injustice, le manque de vérité, l’égoïsme et l’insensibilité ». « Ouvrons nos yeux et nos cœurs. Faisons quelque chose pour réduire l’impact des catastrophes. Changeons nos styles de vie de manière à diminuer les catastrophes causées par l’homme » a indiqué l’Archevêque de Manille.

    Prêtres, religieux et fidèles de tous les Vicariats du Diocèse vivront un Chemin de Croix dans les rues de la capitale, qui se déroulera sur un parcours de sept kilomètres. Il s’agira d’un « chemin pénitentiel » qui se conclura dans la Cathédrale de l’Immaculée Conception, indique la note.

    Citant les problèmes des familles et des enfants qui vivent dans les rues parce qu’évacués, l’Archevêque a souhaité qu’au travers du chemin pénitentiel, « chaque fidèle catholique soit illuminé et inspiré à aider les personnes qui souffrent souvent suite aux catastrophes naturelles » ou à cause des effets des conflits qui, encore actuellement, agitent la nation. (PA)

    Source : Agence Fides (31/03/2015)

  • Méditations du Chemin de Croix présidé par le Saint-Père au Colisée le Vendredi Saint, 3 avril 2015

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    LA CROIX,
    SOMMET LUMINEUX DE L’AMOUR DE DIEU
    QUI NOUS GARDE

    Appelés à être, nous aussi, gardiens par amour

     [Anglais, Français, Italien, Portugais]

  • Vendredi Saint : une collecte pour les chrétiens d'Orient

    A l'occasion de la Collecte annuelle pour la Terre Sainte, la Congrégation pour les Églises orientales a envoyé, comme d'habitude, une Lettre aux Évêques du monde entier pour soutenir la Terre Sainte. Ces derniers mois, le Pape François a multiplié les appels en faveur des chrétiens de cette région du monde, dont « la souffrance crie vers Dieu ».

    Dans cette lettre, le Cardinal Leonardo Sandri brosse un tableau dramatique de la situation en Irak et en Syrie :
    "Ils sont actuellement des millions les réfugiés en provenance d’Irak et de Syrie, pays où le bruit des armes ne s’arrête pas et la voie du dialogue et de la concorde semble complètement perdue, quand prévaut la haine aveugle qui tue, le désespoir de qui a été arraché de la terre de ses pères et a tout perdu. Si les chrétiens de Terre Sainte ont été encouragés à résister dans la mesure du possible à toute tentative de fuite, il est demandé aux fidèles du monde entier de compatir à leur sort. Cette démarche englobe nos frères des autres confessions dans cet œcuménisme du sang qui concourt au triomphe de l’unité". La collecte 2015 "est plus que jamais une occasion pour être des pèlerins de la foi à l’exemple du Saint-Père, qui a visité en mars dernier ce pan de terre si cher aux chrétiens, aux juifs et aux musulmans et promouvoir le dialogue par la concorde. Une occasion de la prière et de partage avec nos frères dans le Christ".

    Outre Jérusalem, l'aire intéressée par l'opération recouvre Israël, les territoires palestiniens, Chypre, la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Egypte, la Turquie, l'Iran, l'Irak, l'Ethiopie et l'Erythrée. Joint à la lettre, un document passe en revue des actions réalisées en 2014 par la Custodie de Terre Sainte grâce à la collecte précédente: bourses d'études, aides à l'artisanat (Jordanie), gestions de foyers, de centres de consultation familiale, de logements pour pauvres et jeunes, de dispensaires (Jérusalem), remise en état et entretien d'églises et restauration de monuments religieux (Lieux Saints), aides aux paroisses, aux écoles et aux familles en difficulté, soutien aux activités culturelles et universitaires comme la Faculté des sciences bibliques et d'archéologie du Studium franciscain de Jérusalem ou le Franciscan Media Center.

    Sources : Radio Vatican - Vatican Information Service.

    Texte intégral de la lettre en italien et en anglais : Bureau de Presse du Saint-Siège.

  • Neuvaine à la Miséricorde divine

    Elle débute le Vendredi Saint et se termine le Dimanche de la Miséricorde

    Texte de la Neuvaine

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    Jésus, j'ai confiance en Toi

  • Sermon de St Augustin pour le Vendredi Saint

    « 1. On lit solennellement et solennellement on honore la passion de Celui dont le sang a effacé nos péchés, afin que ce culte annuel ranime plus vivement nos souvenirs et que le concours même des populations jette plus d'éclat sur notre foi. [...] C'est sans doute afin de nous aider à faire notre salut et à traverser utilement cette vie, que le Seigneur a daigné nous donner un grand exemple de patience en souffrant ce qu'il a souffert de la part de ses ennemis, et afin de nous disposer à souffrir, s'il le voulait, de semblables douleurs pour l'honneur de l’Évangile. Cependant comme il n'y a pas eu de contrainte et que tout a été volontaire dans ce qu'il a enduré en sa chair mortelle, on croit avec raison que dans les circonstances de sa passion dont il a fait consigner le récit dans l’Évangile, il a voulu encore indiquer autre chose.

    2. D'abord, si après avoir été condamné à être crucifié, il a porté lui-même sa croix (1), c'était pour nous apprendre à vivre dans la réserve et pour nous montrer, en marchant en avant, ce que doit faire quiconque veut le suivre. Du reste il s'en est expliqué formellement. "Si quelqu'un m'aime, dit-il, qu'il prenne sa croix et me suive" (2). Or, c'est en quelque sorte porter sa croix que de bien gouverner cette nature mortelle.

    3. S’il a été crucifié sur le Calvaire (3), c'était pour indiquer que par sa passion il remettait tous ces péchés dont il est écrit dans un Psaume : "Le nombre de mes iniquités s'est élevé au-dessus des cheveux de ma tête" (4).

    4. Il eut à ses côtés deux hommes crucifiés avec lui (5) ; c'était pour montrer que des souffrances attendent et ceux qui sont à sa droite, et ceux qui sont à sa gauche ; ceux qui sont à sa droite et desquels il dit : "Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice" (6) ; ceux qui sont à sa gauche et dont il est écrit : "Quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien" (7).

    5. En permettant qu'on plaçât au-dessus de sa croix le titre où il était désigné comme "Roi des Juifs" (8), il voulait montrer que même en le mettant à mort les Juifs ne pouvaient empêcher qu'il fût leur Roi : aussi viendra-t-il avec une grande gloire et une puissance souveraine leur rendre selon leurs œuvres ; et c'est pourquoi il est écrit dans un Psaume : "Pour moi, il m'a établi Roi sur Sion, sa montagne sainte" (9).

    6. Ce titre fut écrit en trois langues, en hébreu, en grec et en latin (10) ; c'était pour signifier qu'il régnerait non seulement sur les Juifs mais encore sur les Gentils. Aussi après ces mots qui désignent sa domination sur les Juifs : "Pour moi, j'ai été établi Roi sur Sion, sa montagne sainte", il ajoute aussitôt, pour parler de son empire sur les Grecs et sur les Latins : "Le Seigneur m'a dit : Vous êtes mon Fils, je vous ai engendré aujourd'hui ; demandez-moi, et je vous donnerai les nations pour héritage et pour domaine jusqu'aux extrémités de l'univers" (11). Ce n'est pas que les Gentils ne parlent que grec et latin ; c'est que ces deux langues l'emportent sur les autres : la langue grecque, à cause de sa littérature ; la langue latine, à cause de l'habileté politique des Romains. Les trois langues annonçaient donc que toute la gentilité se soumettrait à porter le joug du Christ. Le titre néanmoins ne portait pas Roi des Gentils, mais Roi des Juifs : c'était afin de rappeler par ce nom propre l'origine même de la race chrétienne. "La loi viendra de Sion, est-il écrit, et de Jérusalem la parole du Seigneur" (12). Quels sont d'ailleurs ceux qui disent avec un Psaume : "Il nous a assujetti les peuples, il a mis à nos pieds les Gentils" (13) ; sinon ceux dont parle ainsi l'Apôtre : "Si les Gentils sont entrés en partage de leurs biens spirituels, ils doivent leur faire part à leur tour de leurs biens temporels" (14) ?

    7. Quand les princes des Juifs demandèrent à Pilate de ne pas mettre, dans un sens absolu, qu'il était Roi des Juifs, mais d'écrire seulement qu'il prétendait l'être (15), Pilate fut appelé à figurer comment l'olivier sauvage serait greffé sur lés rameaux rompus ; car Pilate appartenait à la gentilité et il écrivait alors la profession de foi de ces mêmes Gentils dont Notre-Seigneur avait dit lui-même : "Le royaume de Dieu vous sera enlevé et donné à une nation fidèle à la justice" (16). Il ne s'ensuit pas néanmoins que le Sauveur ne soit pas le Roi des Juifs. N'est-ce pas la racine qui porte la greffe sauvage et non cette greffe qui porte la racine ? Par suite de leur infidélité, ces rameaux sans doute se sont détachés du tronc ; mais il n'en faut pas conclure que Dieu ait repoussé le peuple prédestiné par lui. "Moi aussi, dit saint Paul, je suis Israélite" (17). De plus, quoique les fils du royaume se jettent dans les ténèbres pour n'avoir pas voulu que le Fils de Dieu régnât sur eux, beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident pour prendre place au banquet, non pas avec Platon et Cicéron, mais avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux (18).

    Pilate aussi écrivit Roi des Juifs, et non pas Roi des Grecs et des Latins, quoiqu'il dût régner sur les Gentils ; et ce qu'il écrivit, il l'écrivit sans consentir à le changer malgré les réclamations de ces infidèles (19) : c'est que bien longtemps auparavant il lui avait été dit au livre des Psaumes : "N'altère point le titre, tel qu'il est écrit" (20). C'est donc au Roi des Juifs que croient tous les Gentils ; il règne sur toute la gentilité, mais comme Roi des Juifs. Telle a donc été la sève de cette racine, qu'elle a pu communiquer sa nature au sauvageon greffé sur elle, sans que ce sauvageon ait pu lui ôter son nom d'olivier véritable.

    8. Si les soldats s'approprièrent ses vêtements, après en avoir fait quatre parts (21), c'est que ses sacrements devaient se répandre dans les quatre parties du monde.

    9. S'ils tirèrent au sort, au lieu de la partager entre eux, sa tunique sans couture et d'un seul tissu, depuis le haut jusqu'en bas (22), ce fut pour démontrer clairement que tous, bons ou méchants, peuvent recevoir sans doute les sacrements extérieurs, qui sont comme les vêtements du Christ ; mais que cette foi pure qui produit la perfection de l'unité et qui la produit par la charité qu'a répandue dans nos cœurs le Saint-Esprit qui nous a été donné (23), n'est pas le partage de tous, mais un don spécial, fait comme au hasard, par la grâce secrète de Dieu. Voilà pourquoi Pierre dit à Simon, qui avait reçu le baptême, mais non pas cette grâce : "Il n'y a pour toi ni part, ni sort dans cette foi" (24).

    10. Du haut de la croix il reconnut sa Mère et la recommanda au disciple bien-aimé (25) ; c'était au moment où il mourait comme homme, montrer à propos des sentiments humains ; et ce moment n'était pas encore arrivé, quand sur le point de changer l'eau en vin, il avait dit à cette même Mère : "Que nous importe, à moi et à vous ? Mon heure n'est pas encore venue" (26). Aussi n'avait-il pas puisé dans Marie ce qui appartenait à sa divinité, comme en elle il avait puisé ce qui était suspendu à la croix.

    11. S'il dit : "J'ai soif", c'est qu'il avait soif de la foi de son peuple ; mais comme "en venant chez lui il n'a pas été reçu par les siens" (27), au lieu du doux breuvage de la foi, ceux-ci lui présentèrent un vinaigre perfide, et le lui présentèrent avec une éponge. Ne ressemblaient-ils pas eux-mêmes à cette éponge, étant, comme elle, enflés sans avoir rien de solide, et, comme elle encore, ne s'ouvrant pas en droite ligne pour professer la foi, mais cachant de noirs desseins dans leurs cœurs aux replis tortueux ? Cette éponge était elle-même entourée d'hysope ; humble plante dont les racines vigoureuses s'attachent, dit-on, fortement à la pierre. C'est qu'il y avait parmi ce peuple des âmes pour qui ce crime devait être un sujet d'humiliation et de repentir. Le Sauveur les connaissait, en acceptant l'hysope avec le vinaigre ; aussi pria-t-il pour elles, au rapport d'un autre Évangéliste, lorsqu'il dit sur la croix : "Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (28).

    12. En disant : "Tout est consommé, et en rendant l'esprit après avoir incliné la tête" (29), il montra que sa mort n'était pas forcée, mais volontaire, puisqu'il attendait l'accomplissement de tout ce qu'avaient prédit les prophètes relativement à lui. On sait qu'une autre circonstance était prédite aussi dans ces mots : "Et dans ma soif ils m'ont donné à boire du vinaigre" (30). Ainsi montrait-il qu'il possédait, comme il l'avait affirmé lui-même, "le pouvoir de déposer sa vie" (31). De plus il rendit l'esprit avec humilité, c'est-à-dire en baissant la tête, parce qu'il devait le reprendre en relevant la tête à sa résurrection.

    Cette mort et cette inclination de tête indiquaient donc en lui une grande puissance ; c'est ce qu'annonçait déjà le patriarche Jacob en bénissant Juda. "Tu es monté, lui dit-il, en t'abaissant ; tu t'es endormi comme un lion" (32) ; c'est que Jésus-Christ devait s'élever en mourant, c'est qu'il avait alors la puissance du lion.

    13. Pourquoi les jambes furent-elles rompues aux deux larrons et non pas à lui, qu'on trouva mort ? L’Évangile même l'explique. C'était une preuve qu'au sens prophétique il était bien question de lui dans la Pâque des Juifs, où il était défendu de rompre les os de la victime.

    14. Le sang et l'eau qui de son côté, ouvert par une lance, coulèrent à terre, désignent sans aucun doute les sacrements qui servent à former l’Église. C'est ainsi qu'Eve fut formée du côté d'Adam endormi, qui figurait le second Adam.

    15. Joseph et Nicodème l'ensevelissent. D'après l'interprétation de plusieurs, Joseph signifie "accru", et beaucoup savent que Nicodème, étant un mot grec, est composé de victoire, nikos, et de peuple, demos. Quel est donc Celui qui s'est accru en mourant, sinon Celui qui a dit : "A moins que le grain de froment ne meure, il reste seul ; mais il se multiplie, s'il meurt" (33) ? Quel est encore Celui qui en mourant a vaincu le peuple persécuteur, sinon celui qui le jugera après s'être ressuscité ? »

    1. Jn XIX, 17. — 2. Mt XVI, 24. — 3. Jn XIX, 17-18 - 4. Ps XXXIX, 13. — 5. Jn XIX, 18. — 6. Mt V, 10. — 7. I Co XIII, 3. — 8. Jn XIX, 19. — 9. Ps II, 6. — 10. Ib. 20. - 11. Ps II, 6,7. — 12. Is II, 3. — 13. Ps XLVI, 4. — 14. Rm XV, 27. — 15. Jn XIX, 21. — 16. Mt XXI, 43. — 17. Rm XI, 1,2,17. — 18. Mt VIII, 11. - 19. Jn XIX, 22. — 20. Ps LVI, 1 ; LVII, 2. — 21. Jn XIX, 23. — 22. Ib. 23, 24. — 23. Rm V, 5. — 24. Ac VIII, 21. — 25. Jn XIX, 26,27. — 26. Ib. II, 4. - 27. Jn I, 11. — 28. Lc XVIII, 34. — 29. Jn XIX, 30. — 30. Ps LXVIII, 22. — 31. Jn X, 18. - 32. Gn XLIX, 9. — 33. Jn XII, 24,25.

    St Augustin, Sermon CCXVIII pour le Vendredi Saint : Des mystères de la Passion (Jn XIX, 17-42), in "Œuvres complètes" Tome VII, Solennités et Panégyriques, Traduction sous la direction de M. l'abbé Raulx, Bar-Le-Duc, 1866 (Abbaye Saint-Benoît).

  • Méditation du Vendredi Saint

    « L'âme de Jésus avait une soif aussi ardente des âmes, que son corps de l'eau du puits. Sa pensée s'étendait sur tous les siècles à venir, et il désirait avec ardeur multiplier la multitude des âmes rachetées. Hélas ! nous pouvons mesurer approximativement le tourment de la soif physique ; mais nous n'avons pas même une ombre qui puisse nous donner une idée de la réalité du tourment qu'endurait son âme. Si l'amour du Créateur pour les créatures qu'il a tirées du néant ne ressemble à aucun amour des anges ni des hommes, si l'espèce en est unique, si le degré en dépasse la portée de notre intelligence, ainsi en est-il de l'amour spirituel pour les âmes que renferme l'âme du Sauveur du monde. L'amour sauveur reste sans terme de comparaison, comme l'amour créateur. [...] Le tourment de cette soif était incomparablement bien plus cruel que celui de l'autre soif. Marie le vit, et cette vue même la transporta aussitôt, pour ainsi dire, dans un monde nouveau et inconnu de douleurs. Elle vit que cette seconde soif serait presque aussi peu satisfaite que l'autre. Elle vit comment, à ce moment, Jésus contemplait dans son âme la procession sans fin des hommes qui s'avançaient chaque jour, sans interruption, d'une aurore à l'autre, en portant avec eux dans l'enfer le caractère du baptême et le sceau du précieux sang de leur Rédempteur. Voyez ! maintenant même, alors que le Sauveur est mourant de soif, le larron impénitent ne veut pas lui donner à boire son âme souillée ! Ainsi allait-il en être à jamais. Marie voyait tout cela. [...] Comme lui elle avait soif des âmes, et son cœur défaillait en voyant que la soif de Jésus ne serait pas étanchée. Ô malheureux enfants que nous sommes ! Combien de nos âmes n'avons-nous pas tenues éloignées, qui ce jour-là auraient consolé la Mère et le Fils ! »

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    Tableau de Pierre Paul Rubens (Source)

    « Il ne faut pas que nous quittions la croix. Nous ne devons pas descendre du Calvaire avant d'être crucifiés, et que la croix et nous soyons devenus inséparables. Mais le Calvaire est le grand théâtre de l'impatience humaine. Beaucoup ont le courage de gravir la colline, portant bravement leur croix sur leurs épaules. Mais, quand ils arrivent au sommet, ils posent leur croix à terre et descendent dans la cité pour prendre part au reste de la fête avec le peuple. Quelques-uns se laissent dépouiller, mais ils se retirent alors, refusant de se laisser attacher à la croix. D'autres y sont cloués, mais se détachent avant l'élévation de la croix. Quelques-uns supportent le choc de l'élévation, puis descendent de la croix avant que les trois heures soient passées ; ceux-ci dès la première heure, ceux-là dans la seconde, d'autres, hélas ! au moment même où la troisième heure est près de sa fin. Hélas ! le monde est plein des déserteurs du Calvaire, et il en est tellement plein que la grâce prudente ou dédaigneuse semble peu s'inquiéter de les arrêter. Car la grâce ne crucifie nul homme malgré lui ; elle laisse ce travail au monde et il le fait traîtreusement ou tyranniquement. [...] Nous voulons bien que notre sanctification ressemble à une opération douloureuse, mais nous désirons que cette opération soit de courte durée ; nous ne pouvons attendre, si elle vient sous la forme d'une guérison graduelle... [...]

    C'est seulement à l'aide de la grâce du silence que les saints portent de si lourdes croix. Une croix pour laquelle nous avons reçu de la sympathie, est bien plus lourde qu'elle ne l'était auparavant, ou il peut arriver que la sympathie nous ait énervés de telle sorte que le poids semble plus grand et la plaie plus douloureuse sur nos épaules. Le silence est l'atmosphère propre de la croix, comme le secret natal. Les meilleures croix sont secrètes, et nous pouvons être silencieux sous celles qui ne sont pas secrètes. Le silence crée réellement pour nous une sorte de secret, même en public. Car du moins nous pouvons cacher combien nous souffrons, si nous ne pouvons cacher tout à fait que nous souffrons. [...] D'une manière ou d'une autre, la sympathie humaine profane les opérations de la grâce. Elle mêle un élément avilissant à ce qui est divin : le Saint-Esprit s'en éloigne parce que c'est une chose qui "venant de la terre, est tout terrestre." Le consolateur ne donne ses meilleures consolations qu'aux cœurs inconsolables... »

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    « Mais il y a une vraie consolation, profondément cachée, il est vrai, et cependant à notre portée, dans ce renoncement à toute consolation humaine. C'est dans les ténèbres de la nature que nous trouvons réellement le voisinage de Jésus. C'est lorsque les créatures sont absentes que nous sommes soutenus dans l'embrassement sensible du Créateur. Les créatures apportent l'obscurité avec elles, partout où elles s'introduisent. Elles nous gênent toujours, interceptent les grâces, cachent Dieu, nous privent des consolations spirituelles, nous rendent languissants et irritables. Elles remplissent tellement nos sens extérieurs, que les sens intérieurs de nos âmes sont incapables d'agir. Nous désirons souvent que notre vie soit plus divine. Mais elle l'est en réalité plus que nous ne le croyons. C'est la douleur qui nous révèle cela... [...] Nous sommes avec Dieu, notre Créateur, notre Sauveur. il est tout à nous ; il est tel que nous l'a fait l'éloignement des créatures. Il était toujours là, toujours le même dans nos âmes ; seulement il était éclipsé par le faux éclat des créatures. Il paraît enfin dans la nuit comme les étoiles. La lune blanche du midi ne nous séduit pas par sa beauté, c'est seulement dans la nuit qu'elle nous charme. De même c'est l'obscurité d'un Calvaire spirituel qui répand sur nos âmes la douce clarté de notre admirable Sauveur. »

    R.P. F.W. Faber (1814-1863), Le pied de la Croix ou les douleurs de Marie (ch. VI), Quatrième édition, Paris, Ambroise Bray, 1862.

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     Plusieurs Chemins de Croix sont proposés ICI.

  • Vendredi 18 avril 2014

    Semaine Sainte - Vendredi Saint

    (jeûne et abstinence)

    Calendrier liturgique

  • Célébrations de la Semaine Sainte présidées par le Pape François

    Le bureau des célébrations liturgiques pontificales a publié le programme des célébrations de la semaine sainte présidées par le Pape François à Rome.

    Le Dimanche des Rameaux, à 9h30, il présidera la procession et célèbrera la Messe de la Passion du Seigneur sur la place Saint-Pierre.

    Ce 13 avril sera également la XXIXe Journée mondiale de la Jeunesse 2014 sur le thème :
    « Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux » (Mt 5, 3)
    Rappel de son Message pour cette Journée sur le site internet du Vatican.

    Le Jeudi Saint, à 9h30, il célèbrera la Messe chrismale dans la basilique Saint-Pierre.
    Le communiqué n’indique pas où se déroulera la Messe in Cena domini.
    Pour mémoire, l'an dernier, le nouveau Pape l’avait célébrée dans une prison romaine, et lavé les pieds de plusieurs détenus.

    Le Vendredi Saint, à 17h00, il présidera la célébration de la Passion du Seigneur dans la basilique Saint-Pierre (Liturgie de la Parole, Adoration de la Croix et Sainte Communion).
    A 21h15, il présidera le Chemin de Croix au Colisée, suivi de sa Bénédiction Apostolique.
    Les méditations ont été confiées cette année à un évêque anti-mafia, Mgr Bregantini.

    Le Samedi Saint, à 20h30, célébration de la Veillée pascale dans la basilique Saint-Pierre.

    Le Dimanche de Pâques, à 10h15, il célèbrera la Messe sur la place Saint-Pierre, qui sera suivie à midi de la bénédiction Urbi et Orbi depuis la loggia de la basilique.

    Programme complet en italien sur le site internet du Vatican.