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  • Acte de consécration au Sacré-Coeur de Jésus

    « O Cœur adorable de mon divin Rédempteur, source féconde de toutes grâces, Roi de tous les cœurs, je vous consacre aujourd'hui le mien avec tous ses mouvements et le dévoue entièrement à votre service. Venez donc y régner, ô mon Dieu, venez y commander en Souverain, bannissez-en tout ce qui vous déplaît, redressez ses inclinations, corrigez ses dérèglements, purifiez ses intentions, imprimez en lui l'amour de vos saintes lois. Faites que la douceur, la patience, l'humilité, le mépris et le détachement des biens de la terre, et toutes les vertus qui ont fait vos délices fassent aussi les délices de mon cœur. Soyez son guide dans les routes dangereuses de ce monde, son consolateur dans ses misères, son asile dans les persécutions et son défenseur contre les portes de l'enfer. Mais surtout je vous conjure par le sang précieux que vous avez répandu pour moi d'embraser au plus tôt mon cœur de ce feu sacré que vous avez apporté sur la terre. J'ai tout à craindre de sa fragilité, mais je mets en vous toute ma confiance, et j'espère tout de votre bonté.
    Consumez donc en moi tout ce qui vous déplaît, éloignez de moi tout ce qui peut vous résister, imprimez si avant votre amour dans mon cœur que jamais je ne puisse ni vous offenser ni vous oublier, ni être séparé de vous. Que mon nom soit écrit en votre Cœur, et que mon cœur soit semblable au vôtre afin qu'en vous et par vous il aime Dieu éternellement.
    Ainsi soit-il. »

    Cet Acte de consécration au Sacré-Cœur de Jésus figurait dans le "Livre des Heures d'Adoration en Union avec le sanctuaire du Sacré-Cœur de Montmartre", et était récité 3 fois par heure par les fidèles en adoration (Paris, Bureaux de la Basilique, 1897).

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  • Méditation - Promesses du Sacré Coeur de Jésus à Ste Marguerite-Marie

    « Si vous saviez, ma bonne mère, combien je me sens pressée d'aimer le Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Il me semble que la vie ne m'est donnée du tout que pour cela, et cependant je fais tout le contraire ; il me fait de continuelles faveurs et je ne le paie que d'ingratitude. Il m'a gratifiée d'une visite qui m'a été extrêmement favorable pour les bonnes impressions qu'elle a laissées dans mon cœur. Alors il m'a confirmé que le plaisir qu'il prend d'être aimé, connu et honoré de ses créatures est si grand, que, si je ne me trompe, il m'a promis que tous ceux qui lui auront été dévoués et consacrés ne périront jamais ; et que, comme il est la source de toutes bénédictions, il les répandra avec abondance dans tous les lieux où sera posée et honorée l'image de son divin Cœur ; qu'il réunira les familles divisées et protégera et assistera celles qui seraient en quelque nécessité et qui s'adresseront à lui avec confiance ; qu'il répandra la suave onction de son ardente charité sur toutes les communautés qui l'honoreront et se mettront sous sa spéciale protection ; qu'il en détournera tous les coups de la divine Justice, pour les remettre en grâce lorsqu'elles en seront déchues. Il m'a donné à connaître que son sacré Cœur est le Saint des saints, le Saint d'amour ; qu'il voulait qu'il fût connu à présent pour être le Médiateur entre Dieu et les hommes, car il est tout-puissant pour faire leur paix, en détournant les châtiments que nos péchés ont attirés sur nous, nous obtenant miséricorde. »

    Sainte Marguerite-Marie, Lettre XXXVII à la Mère Greyfié, à Semur (1685), in "Œuvres Complètes", Tome deuxième, Troisième édition refondue par les soins de Mgr Gauthey, Paris, Poussielgue, 1915.

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  • Méditation - La Miséricorde Divine

    « Que les plus grands pécheurs mettent leur espoir en ma miséricorde. Ils ont droit avant tous les autres, à la confiance en l’abîme de ma miséricorde. Ma fille, écris sur ma miséricorde pour les âmes tourmentées. Les âmes qui s’adressent à ma miséricorde me réjouissent. A de telles âmes, j’accorde des grâces bien au-dessus de leurs désirs. Je ne peux punir même le plus grand pécheur s’il invoque ma pitié, mais je l’excuse en mon insondable et inconcevable miséricorde. Écris : Avant de venir comme Juge équitable, j’ouvre d’abord toutes grandes les portes de ma miséricorde. Qui ne veut pas passer par la porte de ma miséricorde, doit passer par la porte de ma justice… »

    « Écris, parle de ma miséricorde. Dis aux âmes où elles doivent chercher la consolation, c’est au tribunal de la miséricorde (1) ; c’est là qu’ont lieu les plus grands miracles qui se renouvellent sans cesse. Point n’est besoin, pour obtenir ce miracle de faire de lointains pèlerinages, ni de faire étalage d’un quelconque cérémonial, mais il suffit de se jeter avec foi aux pieds de celui qui tient ma place, de lui dire sa misère et le miracle de la miséricorde divine se manifestera dans toute sa plénitude. Même si cette âme était en décomposition comme un cadavre, et même si humainement parlant il n’y avait plus aucun espoir de retour à la vie, et que tout semblait perdu – il n’en est pas ainsi selon Dieu, le miracle de la miséricorde divine redonnera vie à cette âme dans toute sa plénitude. Ô malheureux, qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la miséricorde divine ; en vain vous appellerez, il sera déjà trop tard. »

    (1) : Cela veut dire dans le sacrement de pénitence.

    Ste Faustine, Petit Journal (1146 & 1448, juin et décembre 1937), Parole et Dialogue, Paris, 2002.

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    Eugène Burnand (1850-1921), Le retour de l'enfant prodigue

  • 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    « Ô Jésus, force divine, venez à mon aide ; c'est sur vous que je compte, c'est en vous que j'espère, c'est de vous que je recevrai l'énergie nécessaire pour ne pas faiblir, c'est avec vous que je combattrai, et avec vous que je triompherai.
    Ô Cœur Sacré, Cœur plein d'amour, je m'abandonne à vous ; comme un petit enfant entre les bras de sa mère, je me repose sur votre poitrine, ô mon Jésus.
    J'ai tant lutté contre le monde et le démon, je suis si lasse ! Un peu de repos dans votre amour, un peu de sommeil entre vos bras !
    Hélas ! je ne l'ai pas mérité ce divin repos ; courage ! encore quelques heures, encore quelques jours, encore quelques années de lutte et de souffrance, est-ce trop pour gagner la joie éternelle dans le Cœur de Dieu ? Ô mon âme, lève les yeux bien haut, et marche avec confiance dans la voie de Dieu.
    Cœur tout aimable et très maternel de ma très douce Mère, soyez mon aide et ma forteresse. Ô Marie, la plus pure des plus pures vierges, purifiez mon âme de ses souillures et préservez-moi de toute tache à l'avenir ; Mère de grâce, je me réfugie en vos bras, donnez-moi d'y trouver Jésus, mon unique amour ! »
    (Juin 1890)

    Vénérable Louise Marguerite Claret de La Touche (1868-1915), Au service de Jésus Prêtre. I. Les voies de Dieu (chap. III, IV), Turin - Rome, 1925.

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  • Jésus, Jésus, doux et humble de Coeur

    (Traditionnel)
     
    R. Jésus, Jésus, doux et humble de cœur
    (seuls les couplets 1, 2 & 3 sont chantés ici)

    1. Rendez mon Cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre (bis)
    2. Placez mon Cœur, placez mon cœur bien près du vôtre (bis)
    3. Prenez mon Cœur, prenez mon cœur qu'il soit bien vôtre (bis)
    4. Brûlez mon Cœur, brûlez mon cœur au feu du vôtre (bis)
    5. Changez mon Cœur, changez mon cœur avec le vôtre (bis)
    6. Gardez mon Cœur, gardez mon cœur, fidèle au vôtre (bis)
    7. Guidez mon Cœur, guidez mon cœur, au gré du vôtre (bis)
    8. A vous mon Cœur, à vous mon cœur, qu’il reste vôtre (bis)
  • Méditation - Prière : « Ô Jésus, doux et humble de Coeur, rendez mon coeur semblable au vôtre. »

    « Ô Jésus, très doux agneau, qui ne maudissiez pas ceux qui vous maudissaient, ne menaciez pas ceux qui Vous injuriaient, qui répondiez avec une divine douceur au cruel mépris dont on Vous couvrait, ou Vous taisiez dans un admirable silence, aidez-moi, afin qu'à votre exemple, je puisse réprimer la colère, embrasser la mansuétude et, armé de patience, souffrir volontiers toute peine, afin d'arriver à jouir avec Vous de l'éternel repos. » (Vén. L. Du Pont)

    « Ô Seigneur, avec votre aide, je veux m'exercer particulièrement à la douceur et à la résignation à votre volonté, moins dans les choses extraordinaires que dans les rencontres et les contrariétés quotidiennes.
    Dès que je m'apercevrai que la colère s'allume en moi, je recueillerai mes forces, non avec impétuosité, mais suavité, non avec violence, mais doucement, et je chercherai à rétablir mon cœur dans la paix. Mais, sachant bien que seul je ne pourrai rien faire, je prendrai soin de Vous appeler au secours, comme le firent les Apôtres, tourmentés par la tempête et ballotés par la mer en furie. Permettriez-Vous Seigneur, que je Vous invoque en vain ? En ces moments, daignez accourir à mon secours et commander aux passions de se taire, daignez lever votre main bénissante, et il s'en suivra un grand calme. Enseignez-moi à être doux avec tous, même avec ceux qui m'offensent ou me sont opposés, et jusqu'à moi-même, ne m'indisposant pas à cause de mes rechutes et de mes défauts. Quand je me retrouverai à terre, malgré mes efforts, je me reprendrai doucement et dirai : Allons ! mon pauvre cœur, nous voici de nouveau tombé dans cette fosse que nous nous étions proposé si souvent d'éviter. Relevons-nous et quittons-la pour toujours. Recourons à la miséricorde de Dieu, mettons notre espoir en elle et elle nous viendra en aide. Me confiant en Vous, Seigneur, je recommencerai, reprenant le chemin de l'humilité et de la mansuétude. » (cf. St François de Sales)

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine O.C.D., Intimité Divine - Méditations sur la vie intérieure pour tous les jours de l'année, Tome II (15e semaine après l'Octave de la Pentecôte, 10. Mansuétude, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Alost (Belgique) - Librairie du Carmel, Paris, 1962 (1ère éd. 1955).

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  • Méditation - L'exaltation de la Sainte Croix

    « Les leçons de cette fête.

    Elle nous dit le prix du signe de la croix. C'est le signe du salut. On le fait toujours avec profit, si on le fait avec respect, avec piété. Il nous préserve de bien des accidents ; il attire sur nous et sur nos travaux les bénédictions de Dieu. La croix parle à Dieu, elle lui représente tout ce que Notre-Seigneur a souffert pour nous.

    Mais la croix est aussi le symbole de la pénitence, de la réparation, du sacrifice. La croix était le couronnement de la vie de Notre-Seigneur, qui s'est passée tout entière dans l'humilité, le détachement, le mépris des jouissances terrestres et l'expiation de nos péchés. La croix parle à nos âmes, comme un signe sacré, comme un étendard éloquent. Elle est devenue le signe du chrétien. Elle indique le caractère de notre vie. Nous sommes des croisés, nous sommes marqués pour la lutte et le sacrifice. Une œuvre n'est vraiment chrétienne que si elle est marquée de la croix. Nos actions seront saintes si elles portent ce signe, si elles sont faites dans l'esprit d'humilité, de pénitence, de réparation. Nos entreprises seront bénies de Dieu, si elles sont marquées de la croix, et, au besoin, Dieu les en marquera lui-même par quelque épreuve, surtout s'il s'agit d'une œuvre importante.

    Divin Cœur de Jésus, vous avez aimé et voulu la croix, vous nous l'avez montrée dans les flammes de votre amour ; vous ne pouviez pas nous dire plus instamment qu'il faut l'aimer. J'embrasse votre croix. Je veux la porter aujourd'hui et tous les jours dans la pratique de la règle, de l'obéissance, du travail et dans le support des épreuves qui surviennent. »

    P. Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur - Méditations pour tous les jours de l'année, Tome II (14 septembre. L'exaltation de la Sainte Croix), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1910).

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    Adam Elsheimer (1578-1610), La Glorification de la Croix
    Musée Städel, Francfort-sur-le-Main (Allemagne)

    (Crédit photo)

  • 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Souvenez-vous...

    « Souvenez-vous, ô Divin Cœur de Jésus, de tout ce que vous avez fait pour sauver nos âmes et ne les laissez pas périr. Souvenez-vous de l'éternel et immense amour que vous avez eu pour elles ; ne repoussez pas ces âmes qui viennent à vous, défaillantes sous le poids de leurs misères, oppressées sous celui de tant de douleurs. Soyez touché de notre faiblesse, des dangers qui nous environnent de toutes parts, des maux qui nous font soupirer et gémir. Remplis de confiance et d'amour, nous venons à votre Cœur comme au cœur du meilleur des pères, du plus tendre et du plus compatissant des amis. Recevez-nous, ô Cœur Sacré, dans votre infinie tendresse, faites-nous ressentir les effets de votre compassion et de votre amour ; montrez-vous notre appui, notre médiateur auprès de votre Père, et, au nom de votre précieux Sang et de vos mérites, accordez-nous la force dans nos faiblesses, la consolation dans nos peines, la grâce de vous aimer dans le temps et celle de vous posséder dans l’Éternité. Ainsi soit-il. »

    Imprimatur :
    Nil obstat : Prunier, censor - Sagii, die 8a Junii 1912. F.-J. Girard, V. G.
    Imprim. Bauer. Marchet C. Dijon.

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    rappel : notre dossier sur la dévotion au Cœur Sacré de Jésus

  • Méditation - La communion : union à Jésus, union aux âmes

    « Si une âme me dit : J'ai vu Dieu aujourd'hui, je lui demanderai : Eh bien ! comment vous trouvez-vous vous-même, à présent que Dieu est si près de vous, est entré en vous ? Il faudra qu'elle me réponde, si elle est pénétrée de Celui qu'elle a reçu : Combien je me trouve petite, je descends de bien haut ! La confusion est le premier devoir, la première impression de l'âme qui a vu passer Dieu avec sa grandeur, disons plus, avec l'effrayante bonté dont l'apôtre chéri s'épouvantait.

    « J'ai vu Dieu ; je me suis approché du Sauveur à la table sainte », - oh ! âme qui parlez ainsi, prouvez-le moi en agissant, vous dont la vie si tiède est une suite d'oublis et de lacunes, vous dont la vie consiste à ne pas vivre. Dieu est action et vie, un esprit toujours actif. Vous qui avez vu Dieu, Dieu vit-il en vous ? Si vous vous êtes approchée du Christ, prouvez-le par vos actes ; êtes-vous dévouée comme Jésus était dévoué ? Alors qu'Il trouve le repos de son Cœur dans le don de Lui-même : son amour inquiet, délicat pour les hommes, n'est satisfait qu'à ce prix.

    Où est votre dévouement, votre charité ? Prouvez-moi qu'au moment où Il entrait en vous, vous cherchiez à être humble. En voyant sa vie agissante, si vous n'êtes pas dévouée, c'est que le sacrifice de Dieu n'a pas pénétré dans votre âme, l'esprit de Jésus n'est pas entré dans votre coeur. La présence de Dieu se prouve par la confusion de la créature et par le désir qu'elle a, si petite qu'elle soit, de faire quelque chose pour Celui qui a tout fait ; la bonté qui s'est communiquée, doit agir par une diffusion de bonté, d'amour et de dévouement, parce que, mes Frères, l'effet de la Sainte Eucharistie est non seulement de nous unir à Dieu, de nous mettre en contact avec Lui, mais d'unir les âmes entre elles, en même temps qu'à Jésus. »

    Abbé Henri Huvelin (1838-1910), L'Amour de Notre-Seigneur, Tome second, L'Eucharistie, La Passion (III. L'action de l'Eucharistie dans nos âmes, 13 janvier 1878), Cinquième édition, Librairie Victor Lecoffre, J. Gabalda Éditeur, 1925.

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    Fête du Saint Nom de Jésus, janvier 2015
    Église Saint Joseph de Macon, Géorgie (USA)

    (Crédit photo)

  • Méditation - 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Dévotion au Cœur de Jésus enfant

    « Quand nous pensons à Jésus-Christ, si nous voulons tirer un grand profit de nos méditations, il est sage de les pousser jusqu'au plus intime de son Cœur adorable, source de toute sa conduite. Toujours il nous jettera dans une profonde admiration et nous remplira d'amour et de reconnaissance en nous inspirant le désir de l'imiter dans la mesure de nos forces. L'imitation ne sera pas facile, si nous contemplons Jésus dans les grandes œuvres de sa vie où il fait éclater sa toute-puissance divine. Comment nous élever à la sublimité des sentiments qui l'animaient au moment de sa passion et même durant son ministère évangélique ? Mais la difficulté diminue si nous contemplons le cœur de Jésus pendant les années de son enfance et de sa jeunesse. Alors il ne faisait rien d'extérieur qui puisse effrayer notre courage. Son action était purement intérieure. Il adorait son Père, il le priait, il l'aimait d'un amour filial. Sans doute, en prenant un tel modèle, nous ne pouvons guère penser à la réforme de nos défauts extérieurs : nous devons nous concentrer dans le travail de réforme intérieure, qui rendra notre cœur conforme au cœur de l'enfant Jésus. Mais la réforme du cœur est-elle donc si peu de chose ? Est-ce que tout ne part pas de là ? Le Saint-Esprit n'a-t-il pas dit : « Gardez votre cœur par toutes sortes de voies ; car c'est de lui que vient la vie » (1). Et Jésus-Christ énumérant les crimes dont nous pouvons nous rendre coupables, ne les fait-il pas sortir uniquement du cœur ? (2) Par là, ne nous a-t-il pas indiqué suffisamment que la réforme du cœur doit précéder toutes les autres et qu'elle les rend ensuite très faciles ? Du reste, il y a un temps pour tout ; et après nous être exercés à la piété filiale, rien ne nous empêchera de nous livrer à d'autres exercices spirituels.

    Cette dévotion au Cœur de Jésus enfant est accessible à tout le monde. Mais elle est surtout à la portée de la jeunesse. En l'insinuant de bonne heure aux enfants, on réussira sans peine à leur conserver une simplicité, qu'ils perdent beaucoup trop vite, quand on s'occupe surtout à développer leur intelligence. »

    1. Prov. IV, 23. - 2. Matth. XV, 19.

    P. Ludovic de Besse OFM Cap (1831-1910), La Science du Pater (Première Partie, XII), Nouvelle édition, Société et Librairie S. François d'Assise, Paris - J. Duculot, Éditeur, Gembloux (Belgique), 1929.

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    "Ô Jésus Roi d'Amour, j'ai confiance en votre Miséricordieuse Bonté"
    Dessin de Mère Yvonne Aimée
    Image en vente au couvent des Augustines de Malestroit.

  • Méditation - Prière avant la Communion

    « Saints martyrs, dont le sacrifice a glorifié Jésus-Christ, votre Roi, qui nous offre son Corps et son Sang à l'autel et à la croix, - priez pour moi, - afin que, par un martyre spirituel, avant de recevoir ces saints mystères, je m'immole moi-même comme une victime vivante et agréable.

    Saints pontifes, saints confesseurs, prêtres du Seigneur, ministres de Jésus-Christ, fidèles dispensateurs de ses mystères, qui vous êtes saintement acquittés des fonctions du sacerdoce, qui avez souvent offert à Dieu pour le peuple la victime de propitiation, dont vous l'avez nourri en même temps que vous le souteniez de la parole sainte, - priez pour moi, - afin que je m'acquitte de tous les devoirs d'un vrai chrétien, que je ne néglige pas les remèdes que Dieu m'accorde pour mon salut, et que je ne reçoive pas sa grâce en vain.
    [...]
    Tous les saints et toutes les saintes, tous les esprits bienheureux et tous les élus de Dieu, pour qui les cieux sont ouverts, qui vous nourrissez avec une sainte joie du pain sacré que nous ne voyons qu'en figure ; vous qui êtes déjà dans le port où nous allons péniblement au milieu des tempêtes, vous qui savez quel grand besoin nous avons d'un saint viatique, - priez pour moi, - afin que ce pain céleste nous soutienne dans cette vie, jusqu'à ce que nous ayons le bonheur d'en être rassasiés avec vous dans notre patrie bienheureuse.

    Seigneur, qui, dans ce Sacrement si admirable, nous avez laissé la mémoire de votre passion, faites que nous révérions de telle sorte les mystères sacrés de votre Corps et de votre Sang, que nous sentions continuellement en nous le fruit de votre rédemption, vous qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vivez et régnez dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

    Jacobus Merlo Horstius (1597-1644), extraits des Litanies de l'Eucharistie, in "Le Paradis de l’âme chrétienne contenant divers Exercices de Piété tirés de L’Écriture Sainte et des SS. Pères. Traduit du latin de Horstius, docteur de l'Université de Cologne, et Curé de la même ville" (Tome Premier, Quatrième Partie, Ch. II). Nouvelle édition revue et corrigée sur celle de 1715, par l'Auteur du Culte Public [Gaspard-Jean-André-Joseph Jauffret (1759-1823)], A Paris, Chez la Veuve Nyon, Libraire, 1802.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Prière enseignée à Sr Josefa Menendez (1890-1923) par la Très Sainte Vierge

    « Ô Très Doux et Très Aimé Jésus, si Vous n’étiez pas mon Sauveur, je n’oserais venir à Vous ! Mais Vous êtes mon Sauveur et mon Époux, et votre Cœur m’aime de l’amour le plus tendre et le plus ardent, comme aucun autre cœur n’est capable d’aimer.
    Je voudrais correspondre à cet amour que Vous avez pour moi, je voudrais avoir pour Vous qui êtes mon unique Amour, toute l’ardeur des séraphins, la pureté des anges et des vierges, la sainteté des bienheureux qui Vous possèdent et qui Vous glorifient dans le ciel. Si je pouvais Vous offrir tout cela, ce serait encore trop peu pour louer votre Bonté et votre Miséricorde. C’est pourquoi, je Vous présente mon pauvre cœur tel qu’il est, avec toutes ses misères, ses faiblesses et ses bons désirs. Daignez le purifier dans le sang de votre Cœur, le transformer et l’embraser Vous-même d’un amour pur et ardent. Ainsi cette pauvre créature que je suis, incapable de tout bien et capable de tout mal, Vous aimera et Vous glorifiera comme les séraphins les plus embrasés du ciel. Je Vous demande, enfin, ô mon Très Doux Jésus, de donner à mon âme la sainteté même de votre Cœur, ou plutôt de la plonger dans votre Cœur divin, afin qu’en Lui je Vous aime, je Vous serve, je Vous glorifie, et qu’en Lui je me perde pendant toute l’éternité !
    Je Vous demande cette grâce pour toutes les personnes que j’aime. Puissent-elles Vous rendre pour moi la gloire et l’honneur dont mes offenses Vous ont privé !... »

    Un Appel à l'Amour. Le Message du Cœur de Jésus au monde et sa Messagère Sœur Josefa Menendez. Religieuse coadjutrice de la Société du Sacré-Cœur de Jésus (16 mars 1923), Éditions de l'Apostolat de la Prière, Toulouse, 1944.

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    Vitrail de l'église Saint-Gervais à Luçon (Vendée)
    (Source photo : diocèse de Luçon)

  • Méditation - La Paix en Jésus-Christ

    « Il n’y a rien de meilleur que la paix en Jésus Christ par laquelle sont détruits les assauts des esprits du mal.
    Les Pères, étant dans la paix et dans la grâce de Dieu, vivaient vieux. Quand un homme a atteint l’état de paix, il fait rayonner sur les autres la lumière qui éclaire son esprit. Auparavant il doit se souvenir de ces paroles du Seigneur : Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour ôter la paille de l’œil de ton frère.
    Cette paix, ce trésor inestimable, notre Seigneur Jésus Christ l’a laissée à ses disciples avant sa mort en disant : Je vous laisse ma paix, je vous donne la paix. L’Apôtre en parle aussi en ces termes : La paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. On doit s’efforcer de toute façon de garder la paix de l’âme et de ne pas être troublé par les offenses qui viennent du prochain. Pour en arriver là, il faut réprimer de toutes ses forces la colère et porter toute son attention à éloigner de l’esprit et du cœur les impulsions néfastes.
    Si l’homme ne méprise pas les biens du monde, il ne peut avoir la paix. La paix s’acquiert par des épreuves. Oui, celui qui veut plaire à Dieu doit traverser beaucoup d’épreuves. Il faut supporter les offenses avec indifférence et se créer une disposition de l’esprit, comme si ces offenses ne nous regardaient pas et concernaient d’autres personnes. Cet exercice peut assurer au cœur humain la tranquillité et en faire une demeure de Dieu. S’il est impossible de ne pas s’émouvoir, il faut chercher au moins à retenir la langue, selon le psalmiste : Dans mon agitation je ne puis parler.
    Pour garder la paix de l’âme, il faut bannir l’abattement, il faut tâcher d’avoir un esprit joyeux, et exempt de tristesse. Quand l’homme manque grandement de ce qui est nécessaire pour le corps, il lui est difficile de dominer le découragement ; cela concerne évidemment les âmes faibles.
    Pour conserver la paix intérieure, il faut aussi éviter soigneusement de blâmer les autres. On conserve la paix en ne jugeant pas le prochain, en gardant le silence. En cet état, l’esprit reçoit les révélations divines.
    Pour se défaire de l’habitude de critiquer, il faut porter son attention sur soi-même et ne pas recevoir, de qui que ce soit, des pensées étrangères ; il faut être mort à tout. Il faut souvent entrer en soi-même et se poser la question : Où en suis-je ?.
    L’homme qui s’est engagé à suivre la voie de l’attention intérieure, doit avant tout avoir la crainte de Dieu, qui est le commencement de la sagesse. Dans son esprit doivent toujours être gravées ces paroles prophétiques : Servez le Seigneur avec crainte, tressaillez de joie mais avec tremblement. »

    St Séraphim de Sarov (1759-1833)
    Source : Abbaye d'Oelenberg (68950 Reiningue), 6 avril 2014.

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    Forgotten lands, par (c) Maurizio Fecchio - Copyright © Maurizio51
    Photo reproduite avec la sympathique autorisation de son auteur
    Les magnifiques albums de Maurizio Fecchio sont en ligne sur Flickr et sur sa page Facebook.

  • Litanies du Sacré-Coeur de Jésus

    Plainchant du XVIIIe siècle - Cathédrale d'Auxerre
    Ensemble Organum - Dir. Marcel Pérès

  • Méditation - Le Coeur Sacré de Jésus au Très Saint Sacrement

    « S'il est bon d'aimer les images du Sacré Cœur, ses statues, ses scapulaires, les différents emblèmes qui le représentent, il est meilleur encore d'aimer la réalité vivante, ce divin Cœur lui-même. Or le Cœur de Jésus ne se trouve ni dans les livres, ni sur le papier, ni sur la toile, il est dans sa poitrine, sous l'hostie qui le dérobe à vos yeux. C'est là qu'il faut le chercher avant tout, parce qu'en définitive c'est là seulement que vous pourrez le trouver. [...]

    « Mais voici cependant ce qui me cause une espèce de supplice qui me fut plus sensible que toutes les autres peines dont j'ai parlé : c'est lorsque cet aimable Cœur me fut présenté avec ces paroles : J'ai une soif ardente d'être honoré des hommes dans le Saint Sacrement et je ne trouve presque personne qui s'efforce selon mon désir de me désaltérer, usant avec moi de quelque retour. »
    (Vie de la bienheureuse Marguerite-Marie)

    Aussi la bienheureuse Marguerite-Marie nous a-t-elle laissé l'exemple de la plus constante, de la plus aimante dévotion à la sainte Eucharistie : « Son cœur était comme une lampe devant le Saint Sacrement. » [...] A l'exemple de la Bienheureuse, cherchez le Cœur de Jésus dans son Eucharistie, et votre amour ne restera plus longtemps une plaisanterie ni une affectation. Surnaturellement réconforté par Celui qui peut le rendre capable de tout, il essayera de rivaliser de générosité avec le Cœur même de son Dieu.

    Vous m'avez aimé, Jésus, je vous aimerai ; votre charité me presse : la mienne vous pressera bientôt ; vous m'avez aimé passionnément, je serai passionné d'amour pour vous ; vous m'avez aimé jusqu'à la folie de la Croix et du Tabernacle : je vous aimerai éperdument, d'une manière insensée aux regards du siècle. Vous m'avez aimé et vous vous êtes livré pour moi, je vous aimerai et je me livrerai pour vous. [...]

    Daigne le bon Maître, touché de vos protestations d'amour, vous répondre comme à la bienheureuse Marguerite-Marie : « J'ai choisi ton âme pour m'être un ciel de repos sur la terre et ton cœur sera un trône de délices à mon divin amour. » »

    La Bonté du Sacré Cœur de Jésus. Directoire dédié aux pèlerins de Paray-le-Monial et de Montmartre et à tous les amis du Sacré Cœur (Chap. VI, Article III, III), Approuvé par Monseigneur l’Évêque d'Autun, Lyon, Emmanuel Vitte - Paris, Jules Vic et Amat, 1892.

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    « Sacré Cœur de Jésus,
    Apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en Vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à Vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de Vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel Vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de Vous plaire, et une plus grande impuissance d’en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de Vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m’y opposer : c’est à Vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, Vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour Vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection.
    Ainsi soit-il. »

    St Claude La Colombière.

  • Vendredi 23 juin 2017

    Fête du Sacré-Cœur de Jésus

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    Journée mondiale pour la sanctification des prêtres
     
    Prière pour les prêtres

    Prière de sainte Faustine Kowalska
    proposée par la Congrégation pour le Clergé
     
    Ô mon Jésus, je te prie pour toute l’Église,
    accorde-lui l’amour et la lumière de ton Esprit,
    donne vigueur aux paroles des prêtres,
    de sorte que les cœurs endurcis
    s’attendrissent et reviennent à Toi, Seigneur.

    Ô Seigneur, donne-nous de saints prêtres ;
    conserve les Toi-même dans la sainteté.

    Ô Divin et Souverain Prêtre,
    que la puissance de ta miséricorde
    les accompagne partout et les défende
    des embûches et des lacets que le diable
    tend continuellement aux âmes des prêtres.

    Que la puissance de ta miséricorde,
    ô Seigneur, brise et anéantisse
    tout ce qui peut obscurcir la sainteté des prêtres,
    puisque Tu peux tout.

    Mon Jésus très aimé,
    je te prie pour le triomphe de l’Église,
    pour que Tu bénisses le Saint Père et tout le clergé ;
    pour obtenir la grâce de la conversion
    des pécheurs endurcis dans le péché ;
    pour une bénédiction et une lumière spéciales,
    je t’en prie, Jésus, pour les prêtres
    auprès de qui je me confesserai au cours de la vie
    Amen.

    Sainte Faustine
  • Angelus de ce dimanche 18 juin 2017

    En cette journée où nous célébrons le Corpus Domini, le sacrement du Corps et du Sang du Christ, le Pape François lors de l’Angélus, de ce dimanche 18 juin 2017, a insisté sur « la beauté de l’Eucharistie » instituée par Jésus lors de la dernière Cène, « mystère central de la foi ». Prenant appui sur le passage de l’Évangile du jour selon Saint Jean lorsque Jésus disait à la foule : “Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel”, le Saint-Père a invité les fidèles à « s’abandonner à Jésus avec confiance et à se laisser conduire par Lui ».

    « Qui se nourrit de l’Eucharistie demeure en Jésus et vit par Lui. Assimiler Jésus signifie être en Lui ». Le Pape rappelle que dans l’Eucharistie « le Christ s’offre lui-même comme force spirituelle pour nous aider à mettre en pratique son commandement » d’amour, « construisant des communautés accueillantes et ouvertes à tous en particulier aux plus fragiles et pauvres ».

    Dans l’Eucharistie, souligne le Saint-Père, « Jésus est à nos côtés, pèlerins dans l’Histoire pour alimenter en nous la foi, l’espérance et la charité ; pour nous réconforter dans les épreuves et nous soutenir dans l’engagement en faveur de la justice et la paix ». Et cette « présence solidaire du Fils de Dieu est partout : dans les villes et dans les campagnes, au Nord et au Sud du monde, dans les pays de tradition chrétienne et dans ceux de première évangélisation ». Une exhortation du Pape à « accueillir Jésus à la place de notre propre moi » afin que « l’amour gratuit reçu du Christ dans la communion eucharistique (…) alimente notre amour pour Dieu » et pour notre prochain.

    Au terme le de l’Angélus, le Pape a rappelé qu’il présidera ce dimanche soir, en la solennité de la Fête-Dieu, une Messe sur le parvis de la Basilique Saint-Jean-de-Latran, suivie d’une procession jusqu’à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Le Saint-Père a invité tous les fidèles à y participer, « même spirituellement » aidés « par la radio et la télévision ». « Je pense en particulier, a-t-il dit, aux communautés de cloitrées, aux personnes malades et aux prisonniers ».

    Source : Radio Vatican (HD).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Méditation - « Venite adoremus ! »

    « Saint Paul nous dit qu'étant à Athènes, il trouva écrit sur un autel : « Au Dieu inconnu ». Je pourrais bien, hélas ! vous dire le contraire : je vais vous annoncer un Dieu que vous n'adorez pas et que vous savez être votre Dieu. Combien de chrétiens sont embarrassés de leur temps, et qui ne daignent pas seulement venir, quelques petits moments, visiter leur Sauveur. Oh ! quelle honte pour nous ! Arrive-t-il quelque nouveauté, l'on quitte tout et l'on court. Pour notre Dieu, nous le fuyons, le temps nous dure en sa sainte présence ! Oh ! quelle différence entre les premiers fidèles et nous ! Ils passaient des jours et des nuits entières dans les églises à chanter les louanges du Seigneur ou à pleurer leurs péchés ; mais aujourd'hui, ce n'est plus de même. Jésus est délaissé, abandonné » dans le Sacrement de son amour (1). Méditons quelques-uns des motifs que nous avons de le visiter.

    « Si nous aimions bien le bon Dieu, nous nous ferions une joie et un bonheur de venir passer quelques instants » auprès de lui « pour l'adorer et tenir compagnie à un si bon ami (2). »

    « Il est là dans le tabernacle... que fait-il, ce bon Jésus, dans le Sacrement de son amour ? Il nous aime. »

    « Si vous passez devant une église, entrez-y donc pour le saluer : pourrait-on passer à la porte d'un ami sans lui dire bonjour ? Et Notre-Seigneur est un ami qui nous a fait tant de bien ! Ce serait être ingrat que de ne pas lui faire visite (3). »

    « Venez lui témoigner votre amour. Il vous dira : Mon fils, donne-moi ton cœur. » Oh ! ouvrez alors le vôtre, dilatez-le, rendez-lui amour pour amour (4)

    « Il est là, dans le Sacrement de son amour, qui soupire et intercède auprès du Père pour les pécheurs et il demande qu'on le prie pour leur conversion. Il est si bon qu'il sort de son Cœur une transpiration d'amour et de miséricorde pour noyer les péchés du monde (5). »

    « Oh ! combien un petit quart d'heure que nous dérobons à nos occupations, à quelques inutilités, pour venir le consoler, lui est agréable ! Lorsqu'il voit venir avec empressement les âmes pures, il leur sourit. Elles viennent avec cette simplicité qui lui plaît tant, lui demander pardon des insultes de tant d'ingrats... (6) Venons donc, nous aussi, compatir à ses douleurs ! Ceux qui auront, à cause de lui, répandu des larmes sur la terre, se réjouiront dans le Ciel (7). »

    1. Sermons, II, 131. - 2. Id., 137, 138. - 3. Catherine, 42. - 4. Instruct. de onze heures, 73. - 5. Esprit, 128. - 6. Esprit, 128, 130. - 7. Instruct. de onze heures, 74.

    St Jean-Marie Vianney, curé d'Ars, in Mgr H. Convert "Méditations Eucharistiques extraites des Écrits et des Catéchismes de Saint Jean-Marie Vianney" (XXe Méditation, extraits), Emmanuel Vitte, Lyon - Paris, 1921.

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  • Litaniae de Sacratissimo Corde Iesu

  • Neuvaine préparatoire à la fête du Sacré-Coeur

    La fête du Sacré-Cœur sera célébrée cette année le vendredi 23 juin : la neuvaine est donc priée traditionnellement du mercredi 14 juin au jeudi 22 juin, et aujourd'hui plus communément du jeudi 15 juin au vendredi 23 juin.

    Neuvaine proposée par les Sanctuaires de Paray-le-Monial : Inscription (envoi par mail durant les 9 jours).

    Neuvaine proposée par la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre : textes en ligne.

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