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  • Méditation - Appel à la vie intérieure

    « Pourquoi parler de la vie intérieure ? Parce que, de plus en plus, nous nous apercevons que c'est la vie cachée, intérieure, qui ne se voit pas aux yeux des hommes, c'est elle qui opère le déclenchement des grands événements de ce monde.

    Jésus-Christ a passé trente ans de vie cachée et personne ne savait qui il était, ce qu'il faisait. Pendant ce temps, il n'a pas prêché, il n'a pas missionné, il vivait en présence de son Père, il priait, il travaillait dans l'ombre de la face de Dieu. L'essentiel de notre vie, c'est d'être une braise sous la cendre ; mais l'on sait que la braise, lorsqu'elle chauffe, est capable de faire un incendie.

    La vie intérieure n'est pas un abri, ni un refuge. Elle est plutôt une rampe de lancement. Ce qui a déclenché la grande civilisation du Moyen Âge avec toutes ces œuvres de charité extraordinaires, c'est la contemplation de quelques grands saints qui les ont inspirées comme saint Bernard, saint Thomas d'Aquin et autres. La vie secrète qui se nourrit de contemplation, de prière, a son rayonnement jusque dans l'action, jusque dans l'action apostolique et jusque dans l'action temporelle. De telles actions ne peuvent naître que dans les cœurs profondément épris de Dieu.

    Depuis vingt siècles, les grands saints, les grands mystiques ne nous ont pas dit autre chose sinon qu'il y a une autre vie, un bien supérieur à tout ce que la vie terrestre peut nous proposer. Et ne croyez pas qu'il s'agit là simplement d'une spécialité pour "contemplatifs". Non, les hommes qui ont été le plus plongés dans la vie du siècle, dans l'action, par exemple un saint Vincent de Paul, un saint Jean Bosco qui vivait en permanence au milieu des enfants pour les faire grandir en Dieu, tous ces saints très actifs étaient des géants de prière et ils puisaient leur générosité et leur force dans la vie contemplative, dans la vie intérieure.

    Mère Teresa, un jour en entendant une personne lui dire : "Ah ! Mère Teresa, c'est affreux, pourquoi tant de désordres dans le monde, et même dans l'Église ?" Elle lui a répondu : "À cause de vous et à cause de moi". Une grande petite sainte, Mère Teresa. Quand nous parlons de la vie intérieure, souvent les gens disent : Ah! C'est beau, c'est grand, mais comment y arriver ? Disons premièrement qu'il y a de grands obstacles à la vie intérieure. D'abord, il y a des gens superficiels, qui ne s'intéressent qu'à ce qui bouge, qu'à ce qui se voit, qu'à ce qui se mange, qu'à la télévision et qui, ensuite, nous demandent : comment est-ce que vous faites pour être tellement tranquilles, tellement sereins, tellement heureux ? Blaise Pascal est un génie extraordinaire, en une phrase, on a l'impression qu'il a tout dit. Exemple : "Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre". Cela ressemble à une boutade, mais c'est vrai. On bouge, on parle, on aime le bruit, on aime renouveler tout, et toujours faire du nouveau. Impossible de se stabiliser, de rester tranquille. Il faut savoir s'arrêter, faire une retraite de temps en temps.

    Et puis, il y a un autre obstacle qui est beaucoup plus profond encore ; c'est l'amour-propre. Mais pas l'amour-propre au sens qu'a ce mot, lorsqu'une maîtresse d'école dit à un enfant : "Si vous aviez un peu d'amour-propre vous ne feriez pas tellement de taches sur votre cahier". Elle a raison, l'amour-propre sur les lèvres de cette maîtresse, signifie le respect de soi-même, la dignité de soi. L'amour-propre désordonné de soi-même, c'est la recherche du confort, son bien, son argent, sa puissance, ses affections, on ne peut pas se donner à Jésus-Christ, on ne peut pas s'offrir, on ne peut pas imiter Jésus qui a dit : "Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive !" Nous sommes tous invités, appelés à porter joyeusement la croix du Christ, chacun à sa mesure, chacun selon son état de vie et selon les dispositions de la Providence.

    Dieu est là avec nous, un Dieu qui ne va pas nous tromper, qui va nous secourir tous les jours, qui va nous faire avancer, sur lequel nous pouvons donc nous reposer. C'est toute la spiritualité de la confiance, de l'abandon dans les mains de Dieu, dans l'amour divin. Sainte Marguerite Marie disait : "Le Cœur de Jésus est un trésor dont la confiance est la clé". "Seigneur Jésus, donnez-moi le chemin pour aller à vous, aidez-moi, secourez-moi, je désire entrer en Vous". La vie intérieure est une vie éternelle commencée. »

    Dom Gérard (1927-2008), extraits de la Conférence prononcée au Grand Séminaire de Montréal, 11 mars 1999.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Se mettre à l'école du Cœur de Jésus, à la suite de saint Jean et de tant de saints et de saintes, c'est entrer dans la voie royale de l'amour. Toute notre vie sur la terre n'est finalement rien d'autre qu'une école de l'amour, où nous sommes appelés à devenir disciples de Jésus : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Pour que le cœur humain puisse ainsi se dilater à l'infini, Dieu lui donne d'accueillir le Cœur de son Fils : « Rends mon cœur semblable au tien. » Si nous recevons la douceur et l'humilité du Cœur de Jésus (Mt 11, 29), nous recevrons tout le reste en plus. Nous serons heureux, parce que nous serons entrés dans l'amour que l'Esprit Saint répand en nos cœurs (Rm 5, 5). Cet appel touche tous les domaines de notre vie. Dans la spiritualité du Cœur de Jésus, comme l'ont écrit deux papes, se trouve « le résumé de toute la religion ». Et le sens de toute vie humaine. »

    P. Martin Pradère.

    Le Père Martin Pradère, prêtre de la Communauté de l'Emmanuel, met généreusement à disposition des lecteurs, avec l'accord de l'éditeur, de nombreux chapitres du livre "Jésus doux et humble de cœur" édité en 2005 aux Éditions de l'Emmanuel : c'est ICI (pdf)

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  • Méditation - Le repos en Dieu

    « Etre croyant signifie travailler avec générosité, mais savoir aussi se reposer en Dieu. Il y a un "shabbat de l'âme", un repos du cœur que Dieu a préparé pour ses fils, dans lequel il nous est absolument indispensable d'entrer, sinon notre vie sera déséquilibrée. Nous risquons de nous laisser envahir par l'activisme et le stress, de perdre de vue que le monde est d'abord un don à accueillir avant d'être une matière à transformer, de prendre la place de Dieu en oubliant que nous sommes des serviteurs inutiles, de perdre le sens de la gratuité, de l'émerveillement et de la contemplation. C'est un problème aujourd'hui ; pour des raisons multiples (pression de la productivité, inquiétude pour demain, orgueil de la réussite, invasion des technologies de communication), certains deviennent des drogués du travail et ne savent plus prendre de vrais temps de coupure et de repos, qu'il soit physique, psychologique ou spirituel. Il est, par exemple, néfaste pour une société de perdre le sens du jour de repos hebdomadaire, où l'on s'abstient de tout travail productif pour mettre au premier plan les valeurs de la gratuité, de l'action de grâce, de la prière, de l'accueil de la vie comme un don de Dieu, des relations familiales, etc. La tradition juive affirme que ce n'est pas l'homme qui garde le shabbat, c'est le shabbat qui garde l'homme, qui protège et sauvegarde les valeurs essentielles de l'existence humaine. Sans shabbat, l'homme est livré aux idoles de la productivité et se déshumanise. [...]

    C'est le Fils par excellence, Jésus, qui nous introduit dans le repos de Dieu. Il porte à son accomplissement le mystère du Shabbat. Il est notre paix véritable, car, en lui, l'homme se réconcilie avec Dieu, avec lui-même, avec ses frères, avec l'existence. [...]

    Si nous nous laissons pacifier par Dieu en grandissant dans la foi, l'espérance, l'amour, l'amitié avec Jésus le Prince de la Paix, alors nous serons des artisans de paix, nous pourrons offrir notre cœur comme un lieu de paix et de repos à ceux que le Seigneur met sur notre route. »

    P. Jacques Philippe, Le bonheur où on ne l'attend pas, Méditation sur les Béatitudes, Édition des Béatitudes, 2017.

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  • Méditation - « La tendresse de Dieu révélée dans le Sacré-Cœur de Jésus »

    « En cette Fête du Sacré-Cœur de Jésus, j’attire votre attention sur deux représentations du Sacré-Cœur de Jésus dans l’iconographie chrétienne. Il y a l’image du Sacré-Cœur où Jésus pointe son doigt vers son cœur sur sa poitrine ouverte. [...] Elle nous rappelle que notre Dieu a un cœur et qu’il souhaite entretenir une relation d’amour avec nous. Jésus ne désigne pas son cerveau, ni ses pieds, mais son cœur. Notre Dieu est un Dieu à cœur ouvert, qui nous aime et que nous pouvons aimer.

    La deuxième représentation du Sacré-Cœur est celle de Jésus avec les bras grands ouverts. [...] Cette image nous révèle un Dieu toujours prêt à accueillir, qui invite à la rencontre, qui nous redit : « Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi, je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Cette représentation du Sacré-Cœur nous rappelle sans cesse que dans les bras de notre Dieu, dans son cœur, il y a toujours de la place pour nous. Nous sommes toujours attendus et désirés, car il nous aime.

    Dans toutes les civilisations du monde, le cœur a toujours été associé à l’amour, à la tendresse, à l’intimité. La Bible n’a pas échappé à cette symbolique. Dans la mentalité juive de l’Ancien Testament, le mot hébreu « néfesh » veut dire cœur, esprit et il réfère à la globalité de la personne, à son intégralité. Pour le Juif, le cœur, l’esprit, le souffle signifient la vie et englobent toute la personne.

    Le Nouveau Testament et la prédication de Jésus s’insèrent dans cette dynamique, mais en la propulsant d’une manière vertigineuse dans la relation amoureuse que Jésus entretient avec Dieu, son Père. Nous sommes capables de Dieu. Nous sommes faits pour Dieu. Dieu veut nous insérer au Cœur de son Amour ! [...]

    La Solennité du Sacré-Cœur de Jésus célèbre la Vie à qui rien ne résiste. Le Sacré-Cœur de Jésus anime le monde à la manière du ferment dans la pâte et de la semence dans la terre. Le Sacré-Cœur de Jésus bat au cœur du monde. Le Sacré-Cœur de Jésus dénoue les impasses, ouvre les portes, même les plus verrouillées et il fait surgir la Vie, plus vivante que jamais ! Telle est notre foi ! Telle est la Bonne Nouvelle ! Telle est la Joie de l’Évangile ! »

    Mgr Gérald Cyprien Lacroix, Extraits de l'homélie pour la Solennité du Sacré-Coeur de Jésus, Eglise de Saint-Félicien, Lac Saint-Jean, Québec, 12 juin 2015.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Je vous salue, ô Cœur sacré de Jésus, source vive et vivifiante de la vie éternelle, trésor infini de la Divinité, fournaise ardente du divin amour. Vous êtes mon asile et le lieu de mon repos. O mon divin Sauveur, embrasez mon cœur de l'ardent amour dont le vôtre est tout enflammé. Répandez dans mon cœur les grandes grâces dont le vôtre est la source et faites que mon cœur soit tellement uni au vôtre que votre volonté soit la mienne et que la mienne soit éternellement conforme à la vôtre, puisque je désire désormais que votre sainte volonté soit la règle de tous mes désirs et de toutes mes actions. »

    Ste Gertrude (1256-1302), Héraut de l'Amour divin.

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    En ligne sur notre site : prières au Sacré-Cœur de Jésus
  • Mois du Sacré-Cœur de Jésus

    Notre dossier complet sur l'histoire de la dévotion au Sacré-Coeur
     
    La version corrigée, largement complétée et mise à jour
    (décembre 2019)
    est en vente aux Editions Téqui

  • Intention de prière du pape pour le mois de juin

    Le chemin du cœur :
    « Pour que ceux qui souffrent trouvent des chemins de vie en se laissant toucher par le Cœur de Jésus. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Méditation - Pentecôte

    « Dieu, qui ne cherche qu'à se communiquer, ne sait, pour ainsi dire, où poser le pied dans ces âmes pleines d'elles-mêmes et trop nourries de leur sagesse et de leurs vertus. Mais son entretien familier, comme dit l’Écriture, est avec les simples (Pr III,32)... Dieu les voit ; c'est en eux qu'Il se plaît à habiter : Mon Père et moi, dit Jésus-Christ, Nous y viendrons, et Nous y ferons notre demeure (Jn XIV,23). "Faites-moi connaître votre voix ; qu'elle sonne à mes oreilles" (Ct II,14).
    [...] Taisez-vous, mon âme : parlez, ô mon amour. Je dis qu'alors on sait tout sans rien savoir. Ce n'est pas qu'on ait la présomption de croire qu'on possède en soi toute vérité. Non, non : tout au contraire, on sent qu'on ne voit rien, qu'on ne peut rien et qu'on est rien.
    On le sent et on en est ravi. En cet état, l'Esprit enseigne toute vérité ; car toute vérité est éminemment dans ce sacrifice d'amour où l'âme s'ôte tout pour donner tout à Dieu. »

    Fénelon (1651-1715), Divers sentiments et avis chrétiens, Pierre Didot, Paris, 1792.

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  • Méditation - « Je vous donne une loi nouvelle, c'est de vous aimer comme je vous ai aimés. » (Jn 13,34)

    « Si vous m’aimez, vous obéirez à mes commandements, et moi, je prierai le Père. Et il vous donnera quelqu’un d’autre pour vous aider, quelqu’un qui sera avec vous pour toujours : c’est l’Esprit de vérité. » (Jean 14,15-17a)

    « Jésus invite à entrer dans une merveilleuse aventure où le verbe « aimer » se conjugue sous toutes ses formes. Une véritable ronde d'amour : aimer, être aimé, s'aimer les uns les autres.

    Comment y entrer ? Est-il ardu, ce commandement nouveau ? L'étonnant, c'est qu'il ne nous appartient pas d'y entrer. C'est Jésus qui vient à notre rencontre, qui se fait le mendiant de notre amour. Saint Jean est explicite à ce sujet : « En ceci consiste l'amour de Dieu, non pas que nous aimions Dieu, mais que lui nous ait aimés le premier » (1 Jn 4,10). Le « Si vous m'aimez », dans la bouche de Jésus, signifie alors : « Si vous vous êtes laissés aimer par moi, si vous avez pu découvrir mon amour. » C'est d'ailleurs la condition évidente pour garder le commandement nouveau, qui consiste précisément à aimer les autres comme Jésus nous as aimés. Comment le faire, si nous n'avons jamais senti à quel point nous sommes aimés de lui ?

    Face à cette expérience, Jésus ne nous a pas laissés seuls. Il vient de nous promettre un Consolateur, l'Esprit Saint de vérité. C'est lui qui est l'amour et la douceur de Jésus en nous. [...]

    Cette ronde de l'amour ne prendra jamais fin. Le Père aussi finira par y entrer, car « celui qui m'aime, assure Jésus, mon Père l'aimera, et moi je l'aimerai et je me manifesterai à lui ». Ce dévoilement final de Jésus intégral est la seule chose qui nous manque encore ici-bas. Nous aimons Jésus, mais sans le voir encore. Joie et souffrance en même temps. De temps à autre, une liturgie, ou un visage, ou la splendeur spirituelle d'une icône, soulève un coin du voile, jusqu'à nous faire pleurer de tendresse, et jusqu'à souhaiter de voir se déchirer sans trop tarder le voile qui empêche encore la rencontre, pour connaître enfin tout l'amour dont il nous aime. »

    Dom André Louf (1929-2010), Heureuse faiblesse, Homélies pour les Dimanches de l'Année A, Paris, Desclée de Brouwer, 1998.

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  • Méditation - Le Nom de Jésus

    « Jésus met en garde ses disciples contre la multiplication des vaines paroles dans la prière. Il y a des heures où un tel besoin de simplification et d'unification s'empare de nous que même la prière parfaite, celle que le Seigneur enseigna à ses disciples, nous semble trop longue. Besoin d'exprimer notre prière en un seul mot. Ce mot nous a été donné. "Jésus ! Jésus !..." Il s'agit de le redire, - non mécaniquement, mais en esprit et en vérité.
    Dans le nom de Jésus se trouvent, résumés et agissant, tous les mystères de notre salut. Si nous répétons ce nom, la réalité de Jésus, à travers lui, peut nous pénétrer, nous emplir, nous imbiber de telle sorte que la parole se fasse chair en nous (non l'incarnation, au sens unique du mot, mais une participation par grâce).
    Le nom de Jésus pénètre l'âme, comme la tache d'huile silencieusement s'étend.
    [...]
    Seigneur Jésus, prie en moi, toi-même. Que je me taise, et que ta voix seule s'élève ! Si ta prière devient la mienne, si je te laisse prier en moi, tous les événements et toutes les créatures du monde entreront dans ma prière et seront portées par elle.
    Seigneur, deviens toi-même ma prière ! »

    Un moine de l’Église d'Orient [Lev Gillet (1893-1980)], Jésus - Simples regards sur le Sauveur, Éditions de Chevetogne, Coll. Irénikon, 1959.

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    Icône du Christ Pantocrator, VIe siècle
    Monastère Sainte-Catherine du Sinaï

  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Le chemin du divin Cœur

    « La louange ne supprime pas la demande. Dieu veut être loué, Il veut qu'en face de sa grandeur le premier cri de nos âmes soit un cri d'admiration. Mais Il aime aussi que nous nous rappelions notre faiblesse et que nous lui exposions nos besoins. En définitive, sa plus grande grandeur est sa bonté : Il est « le bon Dieu », l’Être qui se donne, se communique, répand sur d'autres - et le plus possible - ses richesses et sa joie.
    C'est reconnaître les anciens bienfaits que d'en implorer de nouveaux. Et c'est trouver le chemin du divin Cœur que de faire appel à sa bonté. »

    [Dom Augustin Guillerand, Op Cart (1877-1945)], Harmonie Cartusienne, Roma, Benedettine di Priscilla, 1954.

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  • Méditation - pauvres plaisirs et vraie Joie

    « Mon Dieu, voici l'heure du silence revenue... La nuit enveloppe la terre, le ciel est noir et couvert de nuages. On n'entend d'autre bruit qu'un chant lointain. Qu'il est triste ce chant qui sort de quelque maison mondaine et qu'apporte le vent ! Comme il est faux ! C'est bien le cri que pousse la nature humaine quand elle n'est pas divinisée par vous, mon Sauveur... Ce chant qui voudrait être un chant de joie et qui est si plaintif, c'est le son des plaisirs humains qui, plus ils font d'efforts pour être joyeux, plus ils sont gros de larmes. Oh ! que nous sommes heureux, mon Seigneur Jésus, d'être loin de ce triste monde dont nous arrive avec les rafales du vent un écho lointain ! Qu'il fait bon se serrer près de vous dans cette chambre close, entre votre Mère, sainte Magdeleine et vos apôtres, à vous regarder, vous contempler, vous écouter et, maintenant que la nuit s'avance, à prier à vos pieds entre ces saintes âmes en se perdant avec elles dans votre contemplation. »

    Bx Charles de Foucauld, Nazareth, 17 mars 1898.

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  • Dimanche de la Divine Miséricorde

    « L'humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde. »

    Jésus à Sainte Faustine, Petit Journal, 1934 (I.130) & 1936 (II.139).

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  • Audience générale de ce mercredi 15 avril 2020

    Lors de l’audience générale de ce mercredi 15 avril 2020, tenue dans la bibliothèque du Palais apostolique, le Pape François est revenu sur le sens de la septième béatitude : « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9). Il a expliqué que la paix du Christ est le fruit de sa mort et de sa résurrection, et qu’œuvrer pour la paix impose de chercher des « voies toujours nouvelles pour aimer ».

    Compte rendu à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de la catéchèse du pape traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Chers frères et sœurs, la catéchèse d’aujourd’hui est consacrée à la septième béatitude : Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Je me réjouis qu’elle arrive juste après Pâques, parce que la paix du Christ est le fruit de sa mort et de sa résurrection. Quand Jésus affirme : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne » (Jn 14,27), il nous dit que sa paix est différente de la paix humaine. Comment le monde donne-t-il la paix ? Si nous pensons aux conflits, ils se terminent soit par la défaite d’une des parties, soit par des traités de paix. Aujourd’hui, dans une guerre “ par morceaux ”, dans le cadre d’une mondialisation faite surtout d’intérêts économiques, la “ paix ” des uns correspond à la “ guerre ” des autres. Ce n’est pas cela la paix du Christ ! Par contre, comment le Seigneur Jésus nous donne-t-il sa paix ? Saint Paul nous a dit que la paix du Christ c’est d’annuler l’inimitié et de réconcilier. Et la route pour réaliser cette œuvre de paix c’est son corps. En effet, il réconcilie toutes choses et établit la paix par le sang de sa croix. Qui sont alors les artisans de paix ? Sont appelés fils de Dieu ceux qui ont appris l’art de la paix et l’exercent, ils savent qu’il n’y a pas de réconciliation sans don de sa propre vie, et que la paix doit être cherchée toujours et partout. Ce n’est pas le fruit de notre propre capacité, c’est la manifestation de la grâce reçue du Christ, qui nous a rendus fils de Dieu. Cette paix vient de sa croix et génère une humanité nouvelle. »

    « Je salue cordialement les personnes de langue française ! Alors que nous célébrons la Résurrection du Seigneur, demandons-lui de faire de nous des artisans de paix et de réconciliation, afin qu’en ces temps d’épreuve nous nous reconnaissions tous enfants d’un même Père ! De nouveau bonne fête de Pâques à tous, dans la paix du Christ. Et que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Mon fils, donne-moi ton cœur ! [...] En s’approchant du Cœur de son Dieu, le pauvre cœur humain se dépouille de ses faiblesses, des ses misères, de son amour propre. Un cœur livré à Jésus n’est plus un cœur égoïste, le divin amour en le faisant sa proie, le dilate, l’ennoblit, le dédie et le consacre à toutes les affections légitimes. Agrandi, épuré, surélevé, il devient apte à tous les dévouements. Témoin le cœur des saints, c’est parce qu’ils ont transformé leur cœur en le consacrant au divin amour, qu’ils sont devenus magnanimes, admirables, héroïques.

    Pour posséder le cœur de l’homme, Dieu le poursuit de ses tendres avances, d’amoureuses provocations et au besoin il l’abreuve d’amers désenchantements ou d’indicibles douleurs ! Mais une fois le vide fait, Il se précipite dans ce cœur meurtri et dépouillé pour le rassasier et le béatifier. Bien heureux les cœurs devenus ainsi la conquête du divin amour. [...] Sacré-Cœur de Jésus, donnez-moi pour partage, de vous aimer toujours et toujours davantage. »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial
    Heure de Présence au Cœur de Jésus

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Soyez attentifs à demeurer au dedans de vous-mêmes, pour entendre le Maître qui vous appelle (1). Nos Écritures nous le disent : Lui n'est pas turbulent ; Il n'emploie pas les discours véhéments et les cris aigus pour nous inviter à l'écouter (2). Tout au contraire, ses invitations se font presque à demi-voix de sa part (2), et elles sont d'autant plus pénétrantes et persuasives. Mais pour n'en rien perdre, il faut, au milieu même des inévitables tumultes, maintenir le silence intérieur. N'oublions pas (je cite Bossuet) que « nous sommes toujours dans un temple ; ou plutôt, pour dire quelque chose de plus énergique et aussi de plus véritable, nous sommes nous-mêmes un temple. N'allez pas chercher bien loin (nous dit St Augustin) le lieu d'oraison. Vous voulez prier dans un temple ? Recueillez-vous en vous-mêmes ; priez en vous-mêmes (4)... Que le silence, que le respect, que la paix, que la religion établissent leur domicile dans ce temple ! Ô trop heureuses créatures, si nous savions comprendre notre bonheur d'être la maison de Dieu, et la demeure de Sa Majesté (5). »

    Là, dans ce sanctuaire intime dont nous sommes les gardiens et même les prêtres, suivant l'enseignement formel de St Pierre (6), il faut que nos hommages et nos adorations soient à l'unisson de la parole très harmonieuse et très douce de Celui qui nous invite à nous plonger sans cesse dans les mystérieux abîmes de son Cœur. Si dociles à son appel, nous allons à Lui, nous serons relevés de nos langueurs et de nos accablements, soulagés et consolés dans nos peines, fortifiés dans nos bonnes résolutions (7).

    Nous aurons part à cette vie « abondante et plus abondante » qu'Il est venu nous communiquer (8), et que nous irons ensuite répandre autour de nous, dans nos patries respectives, dans nos cités, dans nos familles, où par nos bons exemples, par nos vertus modelées sur celles mêmes de ce divin Cœur, nous contribuerons à le faire mieux connaître, aimer davantage et servir avec un plus entier dévouement. Qu'il en soit ainsi. Amen ! »

    1. Jn XI, 28. - 2. Is. XLII, 4. - 3. Jn IV, 16. - 4. Bossuet, Sermon pour le jour de Pâques, 17 avril 1661. - 5. St Augustin, Tract. XV in Joann, n°25. - 6. I P II, 5. - 7. Mt XI, 28.

    Cardinal Perraud (1828-1906), évêque d'Autun, Le Cœur de Jésus et le Pèlerinage de Paray-le-Monial, extrait de l'Allocution prononcée dans la basilique de Paray-le-Monial le vendredi 22 juin 1900, Charolles, 1900.

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  • Méditation - Chandeleur

    « Malgré les nombreuses lumières qui brillent au chœur et les chants de la procession, la note dominante de la journée est grave. Dans l'atmosphère sereine et joyeuse des fêtes du temps de Noël elle apparaît comme un trait sombre qui laisse présager la Passion du Sauveur. Si, dans la vie du Christ, la Passion correspond à l'immolation de la victime, la Chandeleur en constitue l'offrande : la victime est préparée, consacrée, et, par les mains de Marie, offerte au Père céleste. Jésus et Marie sont maintenant prêts pour le sacrifice de la Croix que le prêtre Siméon annonce solennellement, ce sacrifice qui, suivant l'expression du vieillard, va percer d'un glaive le coeur de la Mère des douleurs...

    Combien la Mère de Dieu nous apparaît aujourd'hui digne de toutes les louanges ! Elle élève dans ses mains le Très Saint, l'hostie vivante Jésus, son bien, le fruit de ses entrailles ; elle Lui a préparé un corps capable de souffrir, un corps qui pourra subir d'une façon méritoire les souffrances de la Passion. Après la Présentation elle rachète l'enfant de ses propres moyens, à la seule fin de le nourrir, de l'élever jusqu'à l'âge d'homme pour en faire une victime parfaite...

    Historiquement la présentation au Temple a eu lieu le quarantième jour après la naissance du Sauveur. Mais, mystiquement, elle se renouvelle aujourd'hui à la célébration de la Sainte Messe. Alors Jésus est offert au Père céleste, et en Jésus - en Jésus par Marie - toute la communauté paroissiale devient une offrande vivante faite à Dieu. L’Évangile lui-même, qui nous raconte la joie du vieillard Siméon, devient pour nous une réalité pleine de grâces lorsque, dans la sainte communion, nous avons le bonheur de posséder notre Rédempteur. Combien sont merveilleux les mystères de notre foi !

    A la Chandeleur, les fidèles emportent chez eux, dans leur famille, le cierge béni pendant l'office. Il est le signe des grâces reçues en ce jour. Il représente le Christ ; il est le symbole de la foi, de cette foi qui prend sa source dans le sacrifice de Jésus, et, de là, vient baigner notre vie toute entière. On l'allume au moment de la prière familiale. A la campagne, on le fait brûler souvent pendant les orages. Le lendemain de la Purification, à la fête de saint Blaise, allons à l’Église recevoir la bénédiction avec les cierges consacrés la veille, pour être protégés des maladies, en particulier du torticoli et des maladies de la gorge. Enfin, dans chaque maison chrétienne, on garde précieusement le cierge qu'on allume un jour à notre lit de mort, ce cierge dont la vertu et la lumière nous préservent des ténèbres de la perdition.

    Qu'une lumière éclaire et réchauffe notre vie et notre mort : Jésus-Christ ! »

    Toute l'année avec le Christ, par les Bénédictins de l'Abbaye de Notre-Dame d'Einsiedeln, Traduction des Bénédictins de l'Abbaye Ste-Marie de la Pierre-Qui-Vire, Comptoir Français du Livre, Paris / Bruxelles, 1936.

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    Tableau d'Andrey Shishkin, Siméon et Jésus
    (Crédit photo : Maher Art Gallery)

  • Méditation - confiance...

    « Si tu avais vraiment la foi, tu ne chercherais pas à savoir où Je te conduis et comment Je te mène. Tu te laisserais faire, ou plutôt tu adhérerais d'avance à tout ce que J'ai rêvé pour toi.
    Et tu t'apercevras un jour que c'est infiniment plus beau que tu ne pouvais l'imaginer.
    Si tu avais vraiment la foi, tu ne pourrais plus te passer de Moi. Tu oublierais plus facilement ce que tu es, pour penser à ce que Je suis. Je deviendrais davantage le centre de tes préoccupations. Tu pourrais dire en toute vérité : "Les intérêts de Jésus, voilà ma vie ; la croissance de son amour dans les cœurs, voilà ce qui me touche et me fait vibrer..."
    Si tu avais vraiment la foi, tu ne t'inquiéterais ni du passé ou de l'avenir, ni de ta santé ou de ta maladie, ni de tes succès ou de tes échecs, tu Me laisserais te guider à ma guise selon mon plan sur toi au service de tes frères. La seule chose qui t'inquiéterait, c'est ce que Moi Je pense, ce que Moi Je veux de toi. »

    P. Gaston Courtois (1897-1970), Cœur à cœur avec Jésus, 3ème série, Fleurus, Paris, 1955.

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  • « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (Lc 6,36)

    « Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
    Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
    Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.
    C'est Toi qui m'ordonnes de m'exercer aux trois degrés de la miséricorde ; le premier : l'acte miséricordieux - quel qu'il soit ; le second : la parole miséricordieuse - si je ne puis aider par l'action, j'aiderai par la parole ; le troisième - c'est la prière. Si je ne peux témoigner la miséricorde ni par l'action, ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J'envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement.
    Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout. »

    Ste Faustine (1905-1938), Petit journal, 163 (Exercice général, année 1937), Parole et Dialogue, Paris, 2002.

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    (Crédit photo)