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  • Prière à Saint Joseph

    « Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen. »

    St Pie X, Prière au glorieux Saint Joseph, modèle des travailleurs, 23 novembre 1906.

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  • Méditation - La dévotion mariale

    « Marie est votre Mère. Faites toutes vos actions par sa grâce, dans son aimable compagnie et sous sa douce influence. Pensez-y au commencement et renoncez à vos manières de voir et de vouloir pour adopter les siennes. Essayez. Persévérez. Priez Marie de vous donner Jésus et de vous donner à Jésus.
    [...]
    Il y a tout à gagner à développer sa dévotion envers Marie. Quel beau modèle et quelle bonne Mère ! Elle ne tient à rien en ce monde. Elle est toute transformé en Jésus et par Jésus qui lui communique ses vertus et sa vie.
    Et cette vie est une vie toute cachée en Dieu. Elle ne voit que Lui, ne veut que Lui. Son âme l'aspire et le respire à chaque instant. Elle ne fait au fond qu'un avec Lui. Qui adhaeret Domino, unus spiritus est (Celui qui est uni au Seigneur ne fait qu'un esprit avec Lui. I Cor VI, 17). Dieu vit en elle. Elle vit en Lui. Tout cela est vrai. Tout cela est caché. »

    Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], La vie cachée en Dieu, Coll. "La vigne du Carmel", Ed. du Seuil, 1947.

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  • Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph, modèle des travailleurs

    « Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l’œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen. »

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    Georges de La Tour (1593-1652), Saint Joseph charpentier
    Musée du Louvre, Paris

  • Méditation - De la tendresse

    « La sainte enfance de Jésus nous prêche la tendresse ; la tendresse est partout, dans la Passion, dans le Saint-Sacrement, dans le Sacré-Cœur. Mais jetez les yeux sur la vie de Jésus parmi les hommes, et vous verrez plus clairement ce que c'est que cette tendresse. D'abord la tendresse était répandue sur toute la personne intérieure de Notre-Seigneur. Le récit du dimanche des Rameaux en est un exemple. Voyez ensuite la manière dont il traitait ses disciples, les pécheurs, et ceux que l'affliction ou le chagrin jetait sur son chemin. Il n'éteignait pas la lampe mourante, il n'écrasait pas le roseau brisé. Tel était le véritable portrait du Sauveur. Il y avait de la tendresse jusque dans ses regards, comme lorsqu'il regarda un jeune homme et se prit à l'aimer ; saint Pierre fut aussi converti par un regard. Toutes ses paroles étaient pleines de tendresse. Le ton de ses paraboles, ses sermons, d'où la terreur est bannie, enfin l'abîme de pardons qu'ouvrent ses enseignements, tout le prouve. Il ne mettait pas moins de tendresse en répondant aux questions, comme en ce jour où il fut accusé d'être possédé du démon, et lorsqu'il fut frappé au visage. Il n'est pas jusqu'à ses reproches qui ne respirassent la tendresse, témoin la femme adultère, Jacques et Jean, et la Samaritaine, et Judas. Son zèle n'était pas moins tendre, lorsqu'il reprenait les deux frères qui auraient voulu faire descendre le feu du ciel sur un village de Samarie, et lorsque, saisi d'une divine indignation, il purifia le temple des voleurs qui le déshonoraient.
    Maintenant, si Notre-Seigneur est notre modèle, si son esprit est le nôtre, la tendresse chrétienne doit naturellement faire une profonde impression sur notre vie spirituelle, et, pour parler proprement, en constituer le principal caractère. Sans tendresse, nous ne posséderons jamais cet esprit de générosité avec lequel nous devons servir Dieu. Elle est aussi nécessaire à notre vie intérieure et à nos rapports avec Dieu qu'à notre vie extérieure et à nos rapports avec les autres hommes ; or, il y a un don du Saint-Esprit, la piété, qui a pour objet spécial de conférer cette tendresse. »

    R.P. F.W. Faber (1814-1863), Progrès de l'âme dans la vie spirituelle (chap.V), traduit de l'anglais par M. F. de Bernardt, nouvelle édition, Paris, Téqui, 1928 (Ed. or. 1856).

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  • Méditation - « Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ » (Rm 13, 14)

    « Qu'est-ce que se revêtir de Jésus-Christ ? C'est conformer nos pensées à ses pensées, nos jugements à ses jugements, nos désirs à ses désirs, nos affections à ses affections, notre conduite à sa conduite : en un mot, c'est conformer tout notre intérieur et notre extérieur, à son intérieur et à son extérieur : c'est l'imiter d'une manière si parfaite, demeurer uni à lui d'une manière si étroite, nous rendre si dociles à toutes ses volontés, que nous puissions dire, avec l'Apôtre : Ce n'est plus moi qui vis,
    c'est Jésus-Christ qui vit en moi.


    Pour parvenir à ce but désirable, nous devons nous accoutumer à sa divine présence, et avoir sans cesse les yeux fixés sur lui. Que fait le peintre, lorsqu'il veut tirer une copie de quelque tableau, chef-d’œuvre d'un maître habile ? il en étudie soigneusement toutes les parties ; puis, il cherche à les reproduire fidèlement sur la toile : sans cesse, ses regards se portent de sa toile sur l'original, et de l'original sur sa toile, et il poursuit son travail sans relâche, jusqu'à ce que la ressemblance lui paraisse parfaite : voilà ce que nous devons faire, relativement à Jésus-Christ. Nous devons l'étudier, dans toutes les parties de son intérieur et de son extérieur ; puis, retracer en nous tout ce que nous apercevons en lui d'imitable ; portant sans cesse nos regards, de lui sur nous-mêmes, et de nous-mêmes sur lui ; poursuivant notre travail avec une courageuse persévérance, jusqu'à ce que la ressemblance soit devenue parfaite.

    Mais Jésus-Christ n'étant plus sur la terre, comment pouvons-nous ainsi l'étudier ? Dans ses actions, et dans ses oracles consignés dans l'Évangile, et au moyen desquels il demeure, en quelque sorte, au milieu de nous, et continue de nous instruire : c'est là qu'il est notre modèle, notre docteur et notre guide. Aussi, a-t-il chargé ses apôtres et leurs successeurs de publier l'Évangile par toute la terre, et d'enseigner ainsi à tous les peuples ce qu'il leur avait enseigné lui-même en personne, soit par ses exemples, soit par ses oracles.

    L’Évangile, voilà donc le grand tableau mis sous les yeux de tous les hommes : tableau fidèle, où Jésus-Christ est peint trait pour trait, où chacun peut librement et à loisir contempler la sublimité de ses exemples et la sagesse de ses oracles. C'est là, surtout, que Dieu le Père nous dit à tous : Voici mon Fils bien-aimé, dans lequel j'ai mis mes complaisances, écoutez-le. »

    Abbé Alexandre Leguay, La voie de la véritable et solide vertu (Troisième partie chapitre premier), Paris, Debécourt, 1840.

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  • Méditation - Tout avec Marie

    « Marie est votre Mère. Faites toutes vos actions par sa grâce, dans son aimable compagnie et sous sa douce influence. Pensez-y au commencement et renoncez à vos manières de voir et de vouloir pour adopter les siennes. Essayez. Persévérez. Priez Marie de vous donner Jésus et de vous donner à Jésus.
    [...]
    Il y a tout à gagner à développer sa dévotion envers Marie. Quel beau modèle et quelle bonne Mère ! Elle ne tient à rien en ce monde. Elle est toute transformé en Jésus et par Jésus qui lui communique ses vertus et sa vie.
    Et cette vie est une vie toute cachée en Dieu. Elle ne voit que Lui, ne veut que Lui. Son âme l'aspire et le respire à chaque instant. Elle ne fait au fond qu'un avec Lui. Qui adhaeret Domino, unus spiritus est (Celui qui est uni au Seigneur ne fait qu'un esprit avec Lui. I Cor VI, 17). Dieu vit en elle. Elle vit en Lui. Tout cela est vrai. Tout cela est caché. »

    Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], "La vie cachée en Dieu", Coll. "La vigne du Carmel", Ed. du Seuil, 1947.

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  • Méditation - Marie, modèle de tous les chrétiens

    « Avant tout, vous pratiquerez vous-mêmes les vertus de Marie : la délicatesse de son Cœur immaculé ; le recueillement et l'esprit de prière, dont parle l’Évangile, quand il rappelle par deux fois qu'elle conservait dans son cœur le souvenir des grâces de Dieu et des actions de l'Enfant Jésus (Lc 2, 19 et 51), l'amour de Dieu, humble, ardent et joyeux, qui éclate dans le Magnificat ; l'amour des autres également, de tous les autres, de ses parents, de ses amis, de tous les hommes, cette charité incomparable qui la fait voler au service de sa cousine Élisabeth, dès qu'elle apprend sa prochaine maternité ; qui la rend attentive à la gêne des époux, quand le vin vient à manquer aux noces de Cana ; qui l'unit enfin de façon si douloureuse et si profonde aux souffrances de son divin Fils pour le salut du genre humain. Oui, la très sainte Vierge, dont la condition fut si humble, dont l’Évangile ne rapporte que si peu de chose, dont le silence remplit presque toute la vie, la Sainte Vierge a vu Dieu accomplir en elles les plus grandes choses sans perdre cette étonnante modestie qui remplit d'admiration. Et c'est pourquoi elle reste le modèle de tous les chrétiens. Avec le Sauveur lui-même elle est demeurée cachée à Nazareth, unie à lui dans la douceur et l'humilité, dans l'accomplissement du devoir quotidien et des travaux domestiques, dans la patience et la prière. On ne connaît d'elle aucun miracle, aucune action extraordinaire, mais elle a aimé Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit et de toute sa force. C'est là le premier commandement. Et elle a aimé le prochain comme soi-même. « De plus grand que ceux-là il n'est aucun autre commandement. » (Mc 12, 30) »

    Pie XII, RM aux pèlerins de Sainte-Anne-d'Auray, 26 juillet 1954, in "La Vierge Marie dans l'enseignement des Papes" (ch.3), Solesmes, 1981.

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  • Prières à Saint Joseph

    Prière de Saint Pie X
    au Glorieux Saint Joseph modèle des travailleurs
     
    Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'œuvre de Dieu.
    Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph !
    Telle sera ma devise à la vie à la mort.
    Amen.
     
    Prière à Saint Joseph artisan
    composée et indulgenciée par Pie XII
    (11 mars 1958)
     
    Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l'exemple d'une vie parfaite dans le travail constant et dans l'admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d'être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.
    Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l'égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.
    Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.
    Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n'éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.
    Ainsi soit-il.
     
    Ces 2 prières peuvent être téléchargées au format pdf ICI.

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  • Méditation : La Bienheureuse Vierge Marie, modèle d'humilité

    « Marie a été très cachée dans sa vie... Son humilité a été si profonde qu'elle n'a point eu sur la terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être connue que de Dieu seul... Dieu le Père a consenti qu'elle ne fasse point de miracle dans sa vie, du moins qui ait eu de l'éclat... Dieu le Fils a consenti qu'elle ne parle presque point, quoiqu'il lui ait communiqué sa sagesse. Dieu le Saint Esprit a consenti que ses apôtres et ses évangélistes n'en parlent que très peu et qu'autant qu'il était nécessaire pour faire connaître Jésus Christ, quoiqu'elle ait été son Épouse fidèle.

    Marie est l'excellent chef-d’œuvre du Très-Haut, dont il s'est réservé la connaissance et la possession... Marie est la fontaine scellée et l’Épouse fidèle du Saint Esprit, où il n'y a que lui qui entre. Marie est le sanctuaire et le repos de la Sainte Trinité, où Dieu est plus magnifiquement et divinement qu'en aucun lieu de l'univers, sans excepter sa demeure sur les chérubins et les séraphins ; et il n'est pas permis à aucune créature, quelque pure qu'elle soit, d'y entrer sans un grand privilège.

    Je dis avec les saints : Marie est le paradis terrestre du nouvel Adam... C'est le grand et le divin monde de Dieu, où il y a des beautés et des trésors ineffables. C'est la magnificence du Très-Haut, où il a caché, comme en son sein, son Fils unique, et en lui tout ce qu'il a de plus excellent et de plus précieux. Oh ! que de choses grandes et cachées ce Dieu puissant a faites en cette créature admirable, comme elle est elle-même obligée de le dire, malgré son humilité profonde : « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. » Le monde ne les connaît pas, parce qu'il en est incapable et indigne. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge (2-6), in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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  • Méditation : Restons encore un peu devant la crèche

    « Considérons la vie de la Sainte Famille dans la pauvre étable de Bethléem.
    Jésus est là, pauvre, silencieux, solitaire ; il prie, il pleure, il souffre, il aime.
    Il se soumet à tous les besoins d'un petit enfant, à toutes les humiliations de cet état d'enfant qu'il a choisi parce qu'il l'a bien voulu.
    Marie est là pour le servir, l'adorer, l'aimer. Oh ! comme elle le regarde, comme elle le porte, comme elle lui donne son lait, et son cœur, et tout !

    -   -   -

    Joseph s'unit à Marie pour adorer Jésus, mais comme Marie est tout à Jésus, il semble que Joseph avait le soin de pourvoir aux besoins de la Sainte Famille.
    Mais dans cette famille, comme tout est bien ordonné, bien concordant, bien paisible ! L'unique règle est de servir Jésus ; l'unique bien c'est Jésus, l'unique amour c'est Jésus. Et Jésus suffit à tout.
    Ah ! que la Sainte Famille soit bien le modèle de la nôtre ! »

    Père Emmanuel André o.s.b. (1826-1903), Méditations pour tous les jours de l'année liturgique, Éditions Sainte-Madeleine, 2004.

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  • Méditation : Marie, parfait modèle des vierges

    « Comment devons-nous donc regarder Marie ? Comme ce buisson mystérieux (a) et ardent que les flammes ne consument point, parce que Dieu est lui-même dans ce buisson ; comme l'Arche sacrée (b) où se repose le Seigneur, mais qui est incorruptible ; comme l'Urne précieuse (c) qui renferme la vraie Manne, mais qui jamais ne servit à d'autres usages. Marie est cette Verge d'Aaron (d) qui fleurit par miracle, mais qui conserve toujours sa fleur et son fruit ; Elle est la Toison de Gédéon (e) qui ne reçoit que la rosée du Ciel, et qui en tire toute sa plénitude et toute sa fécondité ; Elle est cette terre bénie (f), qui ne porte que les fruits du Ciel. Elle est ce Chandelier (g) précieux, qui donne une lumière toute divine, mais qui ne contracte aucune souillure. Elle est cette nuée légère dont parle Isaïe (h), nuée qui porte le Seigneur, mais qui est incapable d'aucune tache.
    Quels respects ne devons-nous point à cette Vierge si pure ! Quelles admirations, quelles louanges ne devons-nous point à cette mère de la pureté même, comme l'appelle l’Église ? Quelle religieuse vénération ! La piété l'exige de nous, et nous ne pouvons y excéder tant que nous ne rendons à la Mère de Dieu que ce qui peut convenir à une créature, et que nous ne révérons en elle que les dons de Dieu. Mais avec quel zèle ne devons-nous point honorer sa pureté, en l'imitant, puisque Marie n'a pas été seulement la Vierge la plus parfaite, mais qu'elle a été le plus parfait modèle des Vierges ? »

    (a) Exod. 3, 3. (b) Ibid. 25, 10. (c) Ibid. 16, 33. (d) Num. 17, 8. (e) Jud. 6, 33. (f) Ps. 66, 7 & 84, 23. (g) Zach. 4, 2.

    M. Joseph Lambert (1654-1722), Instructions courtes et familières sur le symbole (Instruction XXIV), Troisième année, Tome I, A Paris, Chez Ph. N. Lottin, 1728.
    (Prêtre, docteur de Sorbonne, prieur de Saint-Martin de Palaiseau, près de Versailles, il y fonda en 1714 une école de charité.)

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    Adalbert Begas (1836-1888), Madonna mit gesenktem Blick, 1881
    (Begas Haus, Museum für Kunst und Regionalgeschichte Heinsberg)

  • Méditation : Marie, vie cachée en Dieu

    « Marie est votre Mère. Faites toutes vos actions par sa grâce, dans son aimable compagnie et sous sa douce influence. Pensez-y au commencement et renoncez à vos manières de voir et de vouloir pour adopter les siennes. Essayez. Persévérez. Priez Marie de vous donner Jésus et de vous donner à Jésus.
    [...]
    Il y a tout à gagner à développer sa dévotion envers Marie. Quel beau modèle et quelle bonne Mère ! Elle ne tient à rien en ce monde. Elle est toute transformé en Jésus et par Jésus qui lui communique ses vertus et sa vie.
    Et cette vie est une vie toute cachée en Dieu. Elle ne voit que Lui, ne veut que Lui. Son âme l'aspire et le respire à chaque instant. Elle ne fait au fond qu'un avec Lui. Qui adhaeret Domino, unus spiritus est (Celui qui est uni au Seigneur ne fait qu'un esprit avec Lui. 1Cor VI, 17). Dieu vit en elle. Elle vit en Lui. Tout cela est vrai. Tout cela est caché. »

    Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], La vie cachée en Dieu, Coll. "La vigne du Carmel", Ed. du Seuil, 1947.

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  • Méditation : de la pureté de nos intentions

    « Ô la belle vie qui se passe tout entière dans l'exercice de l'amour de Dieu ! Il ne dépend que de vous de vous enrichir pour l'éternité, vous pouvez amasser des trésors toujours plus abondants, chacun de vos instants peut vous procurer un gain plus considérable que l'univers entier avec toutes ses richesses : il n'est pas nécessaire pour cela de faire des choses extraordinaires, mais de faire avec amour, avec une intention bien pure vos actions ordinaires et même les plus indifférentes. Oh ! si vous saviez ce que c'est que l'intention ! Ne vous bornez pas cependant à vous proposer dans vos actions des intentions bonnes et même surnaturelles, mais agissez avec les motifs les plus parfaits à l'exemple de votre divin Modèle. Pour cela vous avez besoin de vous dégager de tout intérêt privé, de vous renoncer complètement vous-même pour ne chercher que Dieu seul et sa plus grande gloire. C'est l'exemple que vous donne Jésus. Unissez-vous à ce divin Maître dans les intentions qu'il se proposa. Il est le médiateur par lequel nous devons aller au Père, c'est par cette union seulement que nos actions seront agréables à Dieu. Prières, travaux, souffrances, jouissances même, tout, en un mot, doit recevoir son excellence et sa valeur des mérites infinis de Jésus et de l'amour qui embrasa son sacré Cœur : "Per Dominum nostrum Jésum Christum", voilà notre ressource, notre espérance et notre richesse. C'est à lui proprement qu'il appartient de marquer toutes vos actions du cachet divin qui porte son effigie. Mon Dieu ! quel vide je trouve dans ma vie en considérant les défauts de mes intentions ! mais quel moyen puissant de m'enrichir et de vous glorifier si je sais en user ! c'est ce qui me console. Prenez l'habitude de diriger votre intention non seulement le matin mais au commencement de toutes vos actions. »

    P. F.-X. Gautrelet (1807-1886), Le premier Vendredi de chaque mois sanctifié par la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, Périsse Frère, Lyon - Paris, 1855.

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     Fresque de la Basilique Saint-Sophie

  • Audience générale de ce mercredi 19 mars 2014

    Saint-Joseph, un modèle pour tous les pères

    « Tous mes vœux à tous les pères » C’est en ces termes que le Pape François s’est adressé aux pères du monde entier, en ce jour de la Saint Joseph , époux de la Bienheureuse Vierge Marie. Des vœux exprimés devant plus de 80 000 personnes réunies Place Saint-Pierre au Vatican pour l’audience générale du mercredi. Le Pape a dès lors parlé durant sa catéchèse de la figure de Joseph comme modèle « d'éducateur » encore de nos jours.

    « Regardons-le comme le modèle de l’éducateur qui garde et accompagne Jésus sur son chemin de croissance « en sagesse, en taille et en grâce » comme dit l’évangile de Luc (2, 52). Ce sont là trois dimensions de l’éducation de Jésus. La première, nous montre qu’avec Marie, Joseph a « élevé » Jésus de sorte que rien ne lui manque pour un sain développement. Une autre dimension est celle de la sagesse. Jésus en est rempli parce qu’il est le Fils de Dieu. Mais le Père céleste s’est servi de la collaboration de Joseph, afin que son Fils puisse grandir 'rempli de sagesse '(Lc 2, 40). Enfin, la dimension de la grâce. L’action éducative de Joseph consistait ici à seconder l’action de l’Esprit dans le cœur et dans la vie de Jésus, en union avec Marie. Joseph a éduqué Jésus d’abord par l’exemple : l’exemple d’un « homme juste » qui se laisse guider par la foi et qui sait que le salut vient de Dieu, de son amour et de sa fidélité. »

    Le Pape remerciait alors tous les pères pour tout ce qu’il font « pour les jeunes », demandant que « Saint Joseph les bénisse et les accompagne ». Le Pape a tenu ensuite de manière plus grave à souligner que ce serait « une grave erreur de penser qu’un père et une mère ne puissent rien faire pour éduquer leurs enfants à grandir dans la grâce de Dieu ». Ce n’est pas la première fois que le Pape François dénonce le fait que de nombreux enfants ne sont plus éduqués dans la foi. « Nous sommes nombreux, a ajouté alors le Pape, à avoir perdu notre père. Prions donc pour ceux qui sont encore vivants et ceux qui nous ont quitté. Pour nos pères, prions ensemble notre Père à tous ». Et le Pape a invité alors son auditoire à réciter ensemble le Notre-Père.

    Source : Radio Vatican.

  • Méditation avec Ste Elisabeth de la Trinité

    « "Si tu savais le don de Dieu", disait un soir le Christ à la Samaritaine.
    Mais quel est-il ce don de Dieu si ce n'est Lui-même ?
    [...]
    Il est une créature qui connut ce don de Dieu, une créature qui n'en perdit pas une parcelle, une créature qui fut si pure, si lumineuse qu'elle semble être la Lumière elle-même. "Speculum justitiæ" (1), une créature dont la vie fut si simple, si perdue en Dieu que l'on ne peut presque rien en dire. "Virgo fidelis" (2) : c'est la Vierge fidèle, celle "qui gardait toutes choses en son cœur". Elle se tenait si petite, si recueillie en face de Dieu, dans le secret du temple, qu'elle attira les complaisances de la Trinité Sainte : "Parce qu'il a regardé la bassesse de sa servante désormais toutes les générations m’appelleront bienheureuse !..."
    [...]
    Il me semble que l'attitude de la Vierge durant les mois qui s'écoulèrent entre l'Annonciation et la Nativité, est le modèle des âmes intérieures, des êtres que Dieu a choisis pour vivre "au-dedans", au fond de l'abîme sans fond. Dans quelle paix, dans quel recueillement Marie se rendait et se prêtait à toutes choses ! Comme celles qui étaient les plus banales étaient divinisées par elle, car à travers tout la Vierge restait l'adorante du don de Dieu. »

    (1 & 2) : "Miroir de justice", "Vierge fidèle" : Litanies de Lorette.

    Ste Élisabeth de la Trinité (dies natalis le 9 nov., mais ce jour étant déjà une fête - Dédicace de St Jean de Latran - l'Ordre du Carmel a avancé la fête au 8 nov.), in Écrits spirituels (137), Éditions du Seuil, Paris, 1948.

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  • Méditation : Rosaire et sainteté

    "Le rosaire est une chaîne de prières qui t'associera à elle"

    « Pour devenir un saint, imite les petits enfants. Ils ne connaissent aucune théorie, mais ils se contentent de regarder leur mère et de faire comme elle : tu deviendras un saint.

    Le rosaire est une chaîne de prières qui t'associera à elle. C'est aussi le film qui te rappellera toutes les étapes du chemin de l'espérance qu'elle a parcouru : sa tendresse à Bethléem, son tourment durant la fuite en Égypte, le silence et le labeur de l'atelier de Nazareth, sa ferveur au temple, son émotion devant la prédication de son fils, de saint Jean ; en bref, l'histoire de deux vies qui n'en sont qu'une, car le Seigneur a vécu en elle, et elle en lui.

    Ne néglige pas le rosaire que ta mère, Marie, t'a confié en te recommandant de vivre comme elle, avec elle, par elle et en elle. »

    Cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan (1928-2002), Sur le chemin de l'espérance (Ch. 35 - Notre Mère Marie), Le Sarment / Fayard, 1991. (notules 918 et 922)

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  • Prière de saint Pie X au glorieux saint Joseph, modèle des travailleurs

    « Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Ainsi soit-il. »

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  • Méditation : le sacrifice et la Croix

    « Le christianisme repose sur la notion de sacrifice. Tout chrétien, à son heure, doit faire comme son Modèle et accomplir, dans le silence ou l'indifférence des hommes, le sacrifice qu'il joindra à celui du Maître. Il doit connaître Gethsémané ou le Calvaire, dans la faible mesure que ses forces peuvent supporter. Il doit s'offrir en oblation pour le salut de tous et tendre pour tous vers la Croix ses mains souvent lasses. Ses lèvres doivent prononcer l'adhésion sublime du Crucifié, et son âme doit donner le plus pur d'elle-même pour les pécheurs et les déshérités. »

    Elisabeth Leseur, Pensées de chaque jour (1905), J. de Gigord, Paris, 1917.

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    Oxford University - St Thomas More Chapel

  • 8 avril : Ecrits des Pères...

    Ave Maria, gratia plena...

    « Vous possédez, ô Marie, à un degré supérieur la plénitude de la grâce, et c'est pourquoi Gabriel vous dit : "Je vous salue, pleine de grâce." Vous êtes "pleine de grâce" en votre âme : car la grâce nous est donnée pour faire le bien et pour éviter le mal, et vous avez été en ces deux choses d'une perfection également absolue. Le péché est originel, et vous n'en avez pas été tributaire ; il est encore mortel ou véniel, et vous en avez été tout à fait exempte : saint Augustin le dit expressément. Quant aux vertus, ô Vierge bénie, tandis que les autres Saints ne nous sont proposés que comme un exemple spécial, vous nous êtes offerte comme le modèle de toutes. Donc vous avez été pleine de grâce en faisant le bien, et pleine de grâce en évitant le mal.
    Et vous n'avez pas seulement possédé dans votre âme cette plénitude de la grâce, mais aussi dans votre corps. Le "trop-plein" de la grâce avait débordé de votre âme en votre corps ; et il y avait encore, il y avait toujours "un trop-plein" qui déborda sur toute l'humanité.
    Les autres Saints ont assez de grâces pour le salut d'un grand nombre d'âmes ; mais le Christ et la Vierge en ont surabondamment pour sauver tous les hommes du monde entier. En tous leurs périls, les hommes peuvent vous invoquer, ô Vierge, et vous leur obtiendrez le salut. En toute oeuvre bonne, ils peuvent vous appeler à leur secours, et vous les sauverez. Voilà, voilà ce que que signifient ces deux mots gratia plena ! »

    Saint Thomas d'Aquin.

  • Angélus de ce dimanche 30 décembre

    Benoît XVI invite à se mettre à l'école de la Sainte Famille

    Les parents « ne sont pas les maîtres de la vie de leurs enfants, mais les gardiens de ce don incomparable de Dieu » : c'est ce qu'a déclaré Benoît XVI lors de l’Angélus qu’il présidait de la fenêtre de son bureau, place Saint-Pierre, ce 30 décembre 2012.

    En la fête de la sainte Famille, le pape est revenu sur l’Evangile du jour, où Jésus, âgé de 12 ans, est retrouvé par ses parents dans le Temple de Jérusalem après trois jours de recherches.
    « L’amour, la fidélité et le dévouement de Marie et Joseph sont un exemple pour tous les époux chrétiens, qui ne sont pas les maîtres de la vie de leurs enfants, mais les gardiens de ce don incomparable de Dieu », a déclaré Benoît XVI.
    Le pape a élevé une prière « pour que tout enfant soit accueilli comme don de Dieu », et qu’il soit « soutenu par l’amour d’un père et d’une mère, pour pouvoir grandir comme le Seigneur Jésus "en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes." (Lc 2,52) ».
    En somme, a-t-il fait remarquer, « la préoccupation de Marie et Joseph pour Jésus est la même que celle de tout parent qui éduque un enfant, qui l’introduit à la vie et à la compréhension de la réalité ».
    Ainsi, il a souhaité que les parents, « en imitant la sainte Famille de Nazareth », se « préoccupent sérieusement de la croissance et de l’éducation de leurs enfants », afin que ces derniers « mûrissent en tant qu’hommes responsables et honnêtes citoyens ».
    Les parents, a-t-il ajouté, ne doivent pas oublier par ailleurs « que la foi est un don précieux », qu’ils transmettent à leurs enfants « par l’exemple personnel ».
    Contemplant le « mystère plein de foi et d’humanité de la Sainte Famille », Benoît XVI s’est arrêté sur « le silence de Joseph, homme juste (cf. Mt 1,19), et l’exemple de Marie, qui gardait toutes choses en son coeur (cf. Lc 2,51) ».
    Pour conclure, il a souhaité « à toutes les familles chrétiennes de vivre en présence de Dieu avec le même amour et la même joie que la famille de Jésus, Marie et Joseph ».

    Message aux pèlerins francophones :

    « Chers pèlerins francophones, nous célébrons aujourd’hui la Sainte Famille que Dieu a donnée à l’humanité pour modèle des valeurs humaines et familiales. Le Fils de Dieu a voulu naître dans une famille, lui donnant ainsi sa noble signification et sa place irremplaçable pour la personne et pour la société. La famille est le berceau naturel de l’enfant. Elle est le terreau premier et indispensable où s’enracinent et se construisent la personne et les liens humains. Que la Vierge Marie et saint Joseph aident les parents à éduquer leurs enfants et à leur transmettre la foi ! Je vous bénis tous de grand cœur ainsi que vos familles ! »

    Sources : Radio Vatican et Zenit.org