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grignion de montfort

  • St Louis-Marie Grignion de Montfort : Oraison à la Vierge Marie

    Épouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre.
    Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplait à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira.
    Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de sa présence ; que l'incendie de la charité de votre coeur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n'aie point d'autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous.

    Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels. C'est à vous de voir clairement sans ténèbres ; c'est à vous de goûter pleinement, sans amertume ; c'est à vous de triompher glorieusement à la droite de votre Fils dans le ciel, sans aucune humiliation ; c'est à vous de commander absolument aux anges et aux hommes et aux démons, sans résistance, et enfin de disposer, selon votre volonté, de tous les biens de Dieu, sans aucune réserve.
    Voilà, divine Marie, la très bonne part que le Seigneur vous a donnée et qui ne vous sera jamais ôtée ; et ce qui me donne une grande joie. Pour ma part, ici-bas, je n'en veux point d'autre que celle que vous avez eue, savoir : de croire purement, sans rien goûter ni voir ; de souffrir joyeusement, sans consolation des créatures ; de mourir continuellement à moi-même sans relâche ; et de travailler fortement jusqu'à la mort, pour vous, sans aucun intérêt, comme le plus vil de vos esclaves. La seule grâce que je vous demande, par pure miséricorde, c'est que, tous les jours et moments de ma vie, je dise trois fois Amen : Ainsi soit-il, à tout ce que vous avez fait sur la terre, lorsque vous y viviez ; Ainsi soit-il, à tout de que vous faites à présent dans le ciel ; Ainsi soit-il, à tout ce que vous faites en mon âme, afin qu'il n'y ait que vous à glorifier pleinement Jésus en moi pendant le temps et l'éternité. Ainsi soit-il. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Le Secret de Marie (68-69), in "Œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort", Éditions du Seuil, Paris, 1966.
    Les œuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort sont disponibles en lecture et téléchargement ici.

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  • Méditation - Prions pour les vocations sacerdotales

    « Oui, elle sera exaucée, la prière de tant d'âmes, suppliant et s'offrant pour que nous soient donnés des saints prêtres. Elle sera exaucée, la pressante supplication de Marthe Robin, qui, dans son immense passion pour les prêtres, suppliait saint Louis-Marie Grignion de Montfort de donner à l’Église ces prêtres de feu pour le Règne de Jésus et le Règne de Marie. Et lorsque Marthe Robin était plongée dans les affres de la Passion, on l'entendait dire : « Dans ces abîmes sans fond de miséricorde, de pardon et d'amour du Cœur de Jésus, je noie l'iniquité, la haine et l'impureté... J'emporte tous les prêtres et futurs prêtres dans ces demeures réservées à eux seuls » (4 juin 1937). Et plus tard : « Mon Jésus, multipliez les saints parmi vos prêtres pour que, par eux, les saints se multiplient aussi dans le monde. » Et au début de la fondation du Foyer de Charité, le Seigneur lui confie : « Je voudrais amener mes prêtres à la sainteté primitive de mes apôtres... Je voudrais réaliser la conversion des prêtres. »

    Et que dire de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus ? Un jour, elle déclare à sa sœur Céline : « Je sens que Jésus nous demande de désaltérer sa soif en lui donnant des âmes de prêtres surtout... Oui, prions pour les prêtres, que notre vie entière leur soit consacrée. » La veille de sa profession, elle déclare : « Je suis venue au Carmel pour sauver les âmes et prier pour les prêtres. »

    A chaque époque où le sacerdoce a vécu une crise, l'Esprit Saint a suscité des saints qui fondèrent des communautés nouvelles et des évêques audacieux et surnaturels qui donnèrent de nouvelles vocations à l’Église. Avec un aspect nouveau, l'Esprit Saint peut encore nous donner des Grignion de Montfort, des saints Curé d'Ars et des monsieur Olier pour notre temps.

    Dieu peut encore nous donner des saints prêtres et des saints évêques, de vrais « pères » qui exerceraient leur paternité avec simplicité et courage. Pour une « nouvelle évangélisation », nous avons besoin de « nouveaux évangélisateurs », de « nouvelles vocations sacerdotales ». »

    André Daigneault, Le chemin de l'imperfection. La sainteté des pauvres (ch. 7), Anne Sigier, Sillery (Québec), 2000.

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  • Méditation : Faire toutes ses actions par Marie

    « Afin que l'âme se laisse conduire par cet esprit de Marie, il faut :
    1° RENONCER à son propre esprit, à ses propres lumières et volontés avant de faire quelque chose : par exemple, avant de faire oraison, dire ou entendre la sainte Messe, communier, etc. ; parce que les ténèbres de notre propre esprit et la malice de notre propre volonté et opération, si nous les suivions, quoiqu'elles nous paraissent bonnes, mettraient obstacle au saint esprit de Marie.
    2° Il faut SE LIVRER à l'esprit de Marie pour en être mus et conduits de la manière qu'elle voudra. Il faut se mettre et se laisser entre ses mains virginales, comme un instrument entre les mains de l'ouvrier, comme un luth entre les mains d'un bon joueur. Il faut se perdre et s'abandonner en elle, comme une pierre qu'on jette dans la mer : ce qui se fait simplement et en un instant, par une seule œillade de l'esprit, un petit mouvement de la volonté, ou verbalement, en disant, par exemple : Je renonce à moi, je me donne à vous, ma chère Mère. Quoiqu'on ne sente aucune douceur sensible dans cet acte d'union, il ne laisse pas d'être véritable. [...]
    3° Il faut, de temps en temps, pendant son action et après l'action, RENOUVELER le même acte d'offrande et d'union ; et plus on le fera, et plus tôt on se sanctifiera, et plus tôt on arrivera à l'union à Jésus-Christ, qui suit toujours nécessairement l'union à Marie, puisque l'esprit de Marie est l'esprit de Jésus. »

    St Louis Marie Grignion de Montfort (1673-1716), 1ère règle de vie mariale, in "L'amour de la Sagesse éternelle" (Les quatre grandes règles de la vraie dévotion à la Très Sainte Vierge), M. Lescuyer et Fils - Imprimeurs à Lyon, 1962.

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  • Méditation : Consacrez-vous à Marie, Reine des coeurs !

    « Cette Mère de la belle dilection ôtera de votre cœur tout scrupule et toute crainte servile déréglée : elle l'ouvrira et l'élargira pour courir dans les commandements de son Fils, avec la sainte liberté des enfants de Dieu, et pour y introduire le pur amour, dont elle a le trésor ; en sorte que vous ne vous conduirez plus, tant que vous avez fait, par crainte à l'égard de Dieu charité, mais par le pur amour. Vous le regarderez comme votre bon Père, auquel vous tâcherez de plaire incessamment, avec qui vous converserez confidemment, comme un enfant avec son bon père. Si vous venez, par malheur, à l'offenser, vous vous en humilierez aussitôt devant lui, vous lui en demanderez pardon humblement, vous lui tendrez la main simplement et vous vous en relèverez amoureusement, sans trouble ni inquiétude, et continuerez à marcher vers lui sans découragement.

    La Sainte Vierge vous remplira d'une grande confiance en Dieu et en elle-même :
    1º parce que vous n'approcherez plus de Jésus-Christ par vous-même, mais toujours par cette bonne Mère ;
    2º parce que, lui ayant donné tous vos mérites, grâces et satisfactions, pour en disposer à sa volonté, elle vous communiquera ses vertus et elle vous revêtira de ses mérites, en sorte que vous pourrez dire à Dieu avec confiance : Voici Marie votre servante : qu'il me soit fait selon votre parole : Ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum verbum tuum ;
    3º parce que, vous étant donné à elle tout entier, corps et âme, elle qui est libérale avec les libéraux et plus libérale que les libéraux mêmes, se donnera à vous par retour d'une manière merveilleuse, mais véritable ; en sorte que vous pourrez lui dire hardiment : Tuus sum ego, salvum me fac : Je suis à vous, Sainte Vierge, sauvez-moi ; ou comme j'ai déjà dit, avec le Disciple bien-aimé : Accepi te in mea : Je vous ai prise, sainte Mère, pour tous mes biens. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge (215-216), in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.
    Texte intégral en ligne, à lire et / ou télécharger sur Totus Tuus.

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  • Méditation : La Bienheureuse Vierge Marie, modèle d'humilité

    « Marie a été très cachée dans sa vie... Son humilité a été si profonde qu'elle n'a point eu sur la terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être connue que de Dieu seul... Dieu le Père a consenti qu'elle ne fasse point de miracle dans sa vie, du moins qui ait eu de l'éclat... Dieu le Fils a consenti qu'elle ne parle presque point, quoiqu'il lui ait communiqué sa sagesse. Dieu le Saint Esprit a consenti que ses apôtres et ses évangélistes n'en parlent que très peu et qu'autant qu'il était nécessaire pour faire connaître Jésus Christ, quoiqu'elle ait été son Épouse fidèle.

    Marie est l'excellent chef-d’œuvre du Très-Haut, dont il s'est réservé la connaissance et la possession... Marie est la fontaine scellée et l’Épouse fidèle du Saint Esprit, où il n'y a que lui qui entre. Marie est le sanctuaire et le repos de la Sainte Trinité, où Dieu est plus magnifiquement et divinement qu'en aucun lieu de l'univers, sans excepter sa demeure sur les chérubins et les séraphins ; et il n'est pas permis à aucune créature, quelque pure qu'elle soit, d'y entrer sans un grand privilège.

    Je dis avec les saints : Marie est le paradis terrestre du nouvel Adam... C'est le grand et le divin monde de Dieu, où il y a des beautés et des trésors ineffables. C'est la magnificence du Très-Haut, où il a caché, comme en son sein, son Fils unique, et en lui tout ce qu'il a de plus excellent et de plus précieux. Oh ! que de choses grandes et cachées ce Dieu puissant a faites en cette créature admirable, comme elle est elle-même obligée de le dire, malgré son humilité profonde : « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. » Le monde ne les connaît pas, parce qu'il en est incapable et indigne. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge (2-6), in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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  • Méditation : l'intercession de Marie

    « Quand Marie écoute, c'est toujours Dieu qui répond. Même quand la prière est imparfaite. Car c'est vrai, parfois, nous ne savons pas très bien quoi demander. Mais quand la prière est imparfaite, Marie rectifie. Elle aide à ajuster la demande à la volonté de Dieu. Saint Louis Grignion de Montfort a une très belle parabole pour nous le faire comprendre. Il donne l'exemple d'un roi qui visite sa bonne ville. Pendant que le cortège du roi, avec toute sa suite, tous ses courtisans, entre dans la ville, voilà un paysan, très humble, qui voudrait, lui aussi, offrir les plus beaux produits de son jardin au roi. Or, devant les cadeaux splendides que les bourgeois de la bonne ville offrent au roi, il a un peu honte, il se sent un peu ridicule avec ses fruits et ses légumes. Mais, dit Saint Grignion de Montfort, la reine a vu l'ennui du paysan. Elle a vu qu'il était dans une situation un peu difficile. Alors, c'est elle qui va voir ce paysan. Elle prend tous les fruits et les légumes qu'il a apportés dans un panier et elle les dispose sur un plateau d'or, avec des rubans, avec des fleurs. Quelque chose qui prend tout de suite une autre allure. Puis c'est la reine elle-même qui offre au roi ce que le paysan voulait lui offrir. Et le roi, avec un grand sourire, reçoit ce que lui offre ainsi le paysan de son royaume.
    Voilà bien ce que Marie accomplit, chaque fois que nous prions et que nous prions avec elle. Parfois, nous ne savons pas quoi demander. Il y a certaines demandes - j'en rencontre parfois - qui, si le Seigneur les exauçaient, seraient un grand malheur pour la personne, ou pour la famille. Mais la personne ne le sait pas. Le demande peut être imparfaite. Aussi Marie vient-elle à notre aide pour que notre prière, chacune de nos prières, reste agréable aux yeux de Dieu. »

    Père Raymond Halter (1925-1998), Le disciple la prit chez lui, La Consécration à Marie (Deuxième Partie, ch.9), F.X. de Guibert, Paris, 1992.

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  • Lundi 8 juin 2015

    En certains endroits : Notre-Dame de la Sagesse (*)

     Calendrier liturgique et sanctoral

    (*) : St Louis-Marie Grignion de Montfort, fondateur des Filles de la Sagesse, aimait invoquer la Vierge Marie sous ce vocable ; il plaça sa congrégation sous son patronage. (Abbaye du Barroux) 
  • Méditation : se jeter en Marie

    « Un sculpteur peut faire une figure ou un portrait au naturel de deux manières : 1° se servant de son industrie, de sa force, de sa science et de la bonté de ses instruments pour faire cette figure en une matière dure et informe ; 2° il peut la jeter en moule. La première est longue et difficile et sujette à beaucoup d'accidents. [...] La seconde est prompte, facile et douce, presque sans peine et sans coûtage, pourvu que le moule soit parfait et qu'il représente au naturel ; pourvu que la matière dont il se sert soit bien maniable, ne résistant aucunement à sa main.

    Marie est le grand moule de Dieu, fait par le Saint-Esprit, pour former au naturel un Homme Dieu par l'union hypostatique, et pour former un homme Dieu par la grâce. Il ne manque à ce moule aucun trait de la divinité ; quiconque y est jeté et se laisse manier aussi, y reçoit tous les traits de Jésus-Christ, vrai Dieu, d'une manière douce et proportionnée à la faiblesse humaine, sans beaucoup d'agonie et de travaux ; d'une manière sûre, sans crainte d'illusion, car le démon n'a point eu et n'aura jamais d'accès en Marie, sainte et immaculée, sans ombre de la moindre tache de péché.

    Oh ! chère âme, qu'il y a de différence entre une âme formée en Jésus-Christ par les voies ordinaires de ceux qui, comme les sculpteurs, se fient en leur savoir-faire et s'appuient sur leur industrie, et entre une âme bien maniable, bien déliée, bien fondue, et qui, sans aucun appui sur elle-même, se jette en Marie et s'y laisse manier à l'opération du Saint-Esprit ! Qu'il y a de taches, qu'il y a de défauts, qu'il y a de ténèbres, qu'il y a d'illusions, qu'il y a de naturel, qu'il y a d'humain dans la première âme ; et que la seconde est pure, divine et semblable à Jésus-Christ ! »

    St Louis Marie Grignion de Montfort, Le secret de Marie (16, 17), in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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  • Anniversaire de la fondation de la Légion de Marie à Dublin (1921)

    La Légion de Marie est née le 7 septembre 1921, aux vêpres de la célébration de la Nativité de la Vierge Marie. A Dublin (Irlande), une quinzaine de personnes se réunirent autour de Frank Duff (1889-1980, cause de béatification ouverte en juillet 1996 par l'archevêque de Dublin, Mgr Desmond Connell), pour entendre parler du « Traité de la Vraie dévotion à la Vierge Marie » de St Louis-Marie Grignion de Montfort.
    Ils ont invoqué le Saint-Esprit, médité le Chapelet, et ont créé une forme d’apostolat en commençant par visiter, deux par deux, à l’exemple des apôtres, des malades et des personnes dans la détresse. Ils exprimèrent aussi le désir de se retrouver la semaine suivante.
    Dès le début, les lignes du mouvement étaient ainsi fixées : la prière en commun, le travail apostolique et la réunion hebdomadaire à laquelle tous les membres actifs ont le devoir de participer.
    La Légion de Marie a toujours le désir de travailler en étroite relation avec les autorités ecclésiastiques, et a bénéficié depuis sa fondation du soutien des Papes qui se sont succédé.

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  • Méditation : Marie, "paradis de Dieu"

    « Il n'y a point et il n'y aura jamais créature où Dieu soit plus grand, hors de lui-même et en lui-même, que dans la divine Marie, sans exception ni des bienheureux, ni des chérubins, ni des plus hauts séraphins, dans le paradis même...

    Marie est le paradis de Dieu et son monde ineffable, où le Fils de Dieu est entré pour y opérer des merveilles, pour le garder et s'y complaire. Il a fait un monde pour l'homme voyageur, c'est celui-ci ; il a fait un monde pour l'homme bienheureux et c'est le paradis ; mais il en a fait un autre pour lui, auquel il a donné le nom de Marie ; monde inconnu presque à tous les mortels ici-bas et incompréhensible à tous les anges et bienheureux, là-haut dans le ciel, qui, dans l'admiration de voir Dieu si relevé et si reculé d'eux tous, si séparé et si caché dans son monde, la divine Marie, s'écrient jour et nuit : Saint, Saint, Saint. (Is 6, 3)

    Qu'on ne s'imagine donc pas, avec quelques faux illuminés, que Marie, étant créature, elle soit un empêchement à l'union au Créateur : ce n'est plus Marie qui vit, c'est Jésus-Christ seul, c'est Dieu seul qui vit en elle. Sa transformation en Dieu surpasse plus celle de saint Paul et des autres saints, que le ciel ne surpasse la terre en élévation.

    Marie n'est faite que pour Dieu, et tant s'en faut qu'elle arrête une âme à elle-même, qu'au contraire elle la jette en Dieu et l'unit à lui avec d'autant plus de perfection que l'âme s'unit davantage à elle. Marie est l'écho admirable de Dieu, qui ne répond que : Dieu, lorsqu'on lui crie : Marie, qui ne glorifie que Dieu, lorsque, avec sainte Elizabeth, on l'appelle bienheureuse. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le secret de Marie (19 & 21), in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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    William-Adolphe Bouguereau (1825-1905), La Vierge avec des Anges
    Musée du Petit-Palais, Paris (Source et crédit photo)

  • Méditation : consoler le Coeur de Jésus

    « Ce qui plaît à Dieu avant tout c'est l'accomplissement de ses desseins éternels en nous, par l'usage des moyens qu'Il choisit pour nous, selon l'ordre fixé par Lui de toutes les destinées et de tous les événements. "Il vaut mieux, s'écriait saint François de Sales, n'être qu'un tout petit moucheron, par la volonté divine, qu'un séraphin par sa volonté propre." Dieu s'est choisi pour moi des instruments qu'Il manie Lui-même, qu'Il exerce contre mes défauts et mes faiblesses, qu'Il donne comme un renfort ou un stimulant à ma vertu, dont Il fait pour ma vie surnaturelle tout à la fois un remède, un préservatif et un tonique ; il y a tant à faire en moi, et il est si bon que Dieu le fasse pour mon mérite et pour sa Gloire, que Dieu n'a pas trop de toute mon existence, ni de tout ce qu'Il peut y trouver de personnes exerçantes ou d'événements pénibles, pour me façonner comme Il veut, et me purifier comme il faut, au creuset de la patience. C'est donc à cela que tient tout ce qui touche le plus l'Amour de Dieu pour nous : "c'est avec la chaîne des souffrances patiemment supportées que le Christ forme l'anneau nuptial par lequel Il épouse une âme" (1).

    Qu'il est donc consolant et souvent nécessaire de penser, dans nos difficultés et nos peines, qu'elles sont, par l'amour que nous y mettons et que nous y trouvons, la meilleure consolation que nous puissions donner au Cœur de Jésus, parce que c'est le meilleur moyen de nous unir à ses souffrances et de les rendre fécondes en nous ; "ceux qui sont piqués de la Sainte Couronne, disait saint François de Sales, ne sentent pas les autres piqûres." Louis Veuillot, qui avait vu mourir sa femme, après huit ans de mariage, et qui, sur six enfants, en avait perdu quatre, dont trois en quarante jours, "ne pouvait plus reposer son cœur que sur la pierre d'un tombeau" ; et pourtant il demandait à Dieu de "lui laisser ce baume amer et purifiant" (2). Faisons nôtre cette pierre si aimante et si humaine tout à la fois, en nous souvenant d'ailleurs, avec le Bienheureux Grignion de Montfort, que c'est la très sainte Vierge qui nous aide à bien porter toutes nos croix "en les faisant confire dans le sucre de sa douceur maternelle, et dans l'onction du pur amour (3). »

    (1) : Cf. Mgr Ullathorne o.s.b., évêque de Birmingham, Humilité et patience, Collection Pax vol. IX, Lethielleux/ DDB/ Abbaye de Maredsous, Paris, 1923, p. 111
    (2) : Ce n'est d'ailleurs pas manquer à l'esprit de cette patience forte et aimante que de chercher à soulager les maux dont on souffre, soit pour mieux accomplir les devoirs de son état, soit même simplement pour en atténuer l'effet ou en éviter le retour. Tout cela est dans l'ordre, puisque la souffrance est un mal et qu'il faut se défier de sa faiblesse. Les plus grands saints nous en ont montré l'exemple. Le séraphique saint François faisait renouveler chaque jour, en dehors du vendredi et du samedi, par le bon frère Léon, des compresses d'eau fraîche sur ses plaies sanglantes ; et c'est sainte Thérèse qui, sans oublier sa devise : "ou souffrir ou mourir", mandait à la prieure du Carmel de Séville de lui envoyer "un peu d'eau de fleur d'orange", en "prenant bien garde qu'elle ne se répande pas en chemin" pour calmer ses "grands maux de cœur".
    (3) : Cf. Abbé Antonin Lhoumeau, Élévations mariales, A. Mame, 1919, p. 245.


    Abbé Paul Thône, Sur le Cœur de notre Sauveur (ch. II, II), Desclée de Brouwer et Cie, Éditeurs, Paris, 1934.

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    Icône Akhtyr de la Très Sainte Mère de Dieu
    (Histoire de l'icône, en anglais)
  • Méditation avec St Louis-Marie Grignion de Montfort (fêté ce jour) : louanges à Marie, Mère de Dieu

    « Tous les jours, d'un bout de la terre à l'autre, dans le plus haut des cieux, dans le plus profond des abîmes, tout prêche, tout publie l'admirable Marie. Les neuf chœurs des anges, les hommes de tous sexes, âges, conditions, religions, bons et mauvais, jusqu'aux diables, sont obligés de l'appeler bienheureuse, bon gré mal gré, par ]a force de la vérité. Tous les anges, dans les cieux, lui crient incessamment, comme dit saint Bonaventure : Sancta, sancta, sancta Maria, Dei Genitrix et Virgo (1) ; et lui offrent des millions de millions de fois tous les jours la Salutation des anges : Ave, Maria, etc., en se prosternant devant elle, et lui demandant pour grâce de les honorer de quelques-uns de ses commandements. Jusqu'à saint Michel [qui], dit saint Augustin (2), quoique le prince de toute la cour céleste, est le plus zélé à lui rendre et à lui faire rendre toutes sortes d'honneurs, toujours en attente pour avoir l'honneur d'aller, à sa parole, rendre service à quelqu'un de ses serviteurs.

    Toute la terre est pleine de sa gloire, particulièrement chez les chrétiens, où elle est prise pour tutélaire et protectrice en plusieurs royaumes, provinces, diocèses et villes. Plusieurs cathédrales consacrées à Dieu sous son nom. Point d'église sans autel en son honneur : point de contrée ni canton où il n'y ait quelqu'une de ses images miraculeuses, où toutes sortes de maux sont guéris, et toutes sortes de biens obtenus. Tant de confréries et congrégations en son honneur ! tant de religions (3) sous son nom et sa protection ! tant de confrères et sœurs de toutes les confréries, et tant de religieux et religieuses de toutes les religions qui publient ses louanges et qui annoncent ses miséricordes ! Il n'y a pas un petit enfant qui, en bégayant l'Ave Maria, ne la loue ; il n'y a guère de pécheurs qui, en leur endurcissement même, n'aient en elle quelque étincelle de confiance ; il n'y a pas même de diable dans les enfers qui, en la craignant, ne la respecte.

    Après cela, il faut dire, en vérité, avec les saints :

    De Maria nunquam satis.

    On n'a point encore assez loué, exalté, honoré, aimé et servi Marie. Elle mérite encore plus de louanges, de respects, d'amours et de services.

    Après cela, il faut dire avec le Saint-Esprit : Omnis gloria ejus filiae Regis ab intus (4) : Toute la gloire de la fille du Roi est au-dedans : comme si toute la gloire extérieure que lui rendent à l'envi le ciel et la terre n'était rien, en comparaison de celle qu'elle reçoit au-dedans par le Créateur, et qui n'est point connue des petites créatures, qui ne peuvent pénétrer le secret des secrets du Roi.

    Après cela, il faut nous écrier avec l'Apôtre : Nec oculus vidit, nec auris audivit, nec in cor hominis ascendit (5) : Ni l’œil n'a vu, ni l'oreille n'a entendu, ni le coeur de l'homme n'a compris les beautés, les grandeurs et excellences de Marie, le miracle des miracles de la grâce, de la nature et de la gloire. Si vous voulez comprendre la Mère, dit un saint, comprenez le Fils. C'est une digne Mère de Dieu : Hic taceat omnis lingua : Que toute langue demeure muette ici. »

    (1) : "Sainte, sainte, sainte Marie, Mère de Dieu et Vierge" S. Bonaventura (inter opuscula), Psalt. majus, in Hymn. ad instar illius qui adscribitur Ambrosio et Augustino (Opera omnia, Vivès, Parisiis 1888, vol. 14, p. 222) C'est une adaptation mariale de Is 6, 3.
    (2) : Un texte du Speculum B.M.V., lect. 3 (Quaracchi 1904, t. 2, p. 39-40), que l'auteur Conrad de Saxe attribue explicitement à S. Augustin, a des traits communs avec ce passage.
    (3) : C'est-à-dire : tant d'Ordres ou Instituts religieux.
    (4) : Ps 44, 14.
    (5) : I Co 2, 9
    .


    St Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge (8 à 12), in Œuvres complètes, Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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    Tableau de Antonio Cortina Farinós (1841–1890)
    (Source et crédit photo)

  • En vue de la canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II - Conseils de lecture (2)

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    Voici une belle et vivante occasion de (re)découvrir saint Louis Marie Grignion de Montfort, évangélisateur de la Vendée, auteur bien connu du "Secret de Marie" et du "Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge", qui fut le "Maître spirituel" du bienheureux Jean-Paul II. Sous la forme d'un entretien imaginaire avec le "bon Père de Montfort", l'auteur Bertrand Lemaire (*), fin connaisseur de cet apôtre infatigable de l’Évangile, nous en brosse un portrait dynamique et original, en tout point fidèle à l'histoire de ce saint, et il nous semble suivre pas à pas notre héros dans chacun de ses déplacements, chacune de ses rencontres, avec les difficultés et les embûches qui ne manquèrent pas sur son chemin. Les témoignages de Jean-Paul II, du pape François, de Marthe Robin et d’un moine bénédictin que sa spiritualité a nourris profondément, complètent judicieusement ce vivant récit. Celui-ci est enfin harmonieusement illustré par les très beaux dessins de Yann Le Goaëc, réalistes et parfois non dénués d'humour.
    La forme nouvelle de cette biographie la rend tout à fait accessible aux jeunes, et j'invite chaleureusement les parents qui auront acquis ce livre à en faire lecture à leurs enfants : ce sera une belle initiation à la spiritualité mariale, à l'école de saint Louis-Marie !
    Et ce n'est évidemment pas une coïncidence : l’Église fête saint Louis-Marie Grignion de Montfort le 28 avril... soit cette année au lendemain de la canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II !

    (*) : Bertrand Lemaire anime bénévolement avec son épouse et une quinzaine de familles la Librairie-Médiathèque familiale et religieuse située juste à côté de la basilique de Saint-Laurent-sur-Sèvre (1 Place Grignion de Montfort - 85290 Saint-Laurent-sur-Sèvre).

    CCFO Editions - Distribution Pierre Téqui.
    272 pages - 16 x 23cm - 24 €

  • Méditation - Prière : "Je vous salue, Marie..."

    « Je vous salue Marie, Fille bien-aimée du Père Éternel ; je vous salue, Marie, Mère admirable du Fils ; je vous salue, Marie, Épouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre.
    Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplaît à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira.
    Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de votre présence ; que l'incendie de la charité de votre cœur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n'aie point d'autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort, Le Secret de Marie : Oraison à Marie, in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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  • 28 avril : Méditation - Prière

    Oraison à Marie

    « Je vous salue, Marie, Fille bien-aimée du Père Eternel ; je vous salue, Marie, Mère admirable du Fils ; je vous salue, Marie, Epouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon coeur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre.
    Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous apartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplait à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira.
    Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de sa présence ; que l'incendie de la charité de votre coeur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n'aie point d'autre coeur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous.

    Je ne vous demande ni visions, ni révélations, ni goûts, ni plaisirs même spirituels. C'est à vous de voir clairement sans ténèbres ; c'est à vous de goûter pleinement, sans amertume ; c'est à vous de triompher glorieusement à la droite de votre Fils dans le ciel, sans aucune humiliation ; c'est à vous de commander absolument aux anges et aux hommes et aux démons, sans résistance, et enfin de disposer, selon votre volonté, de tous les biens de Dieu, sans aucune réserve.
    Voilà, divine Marie, la très bonne part que le Seigneur vous a donnée et qui ne vous sera jamais ôtée ; et ce qui me donne une grande joie. Pour ma part, ici-bas, je n'en veux point d'autre que celle que vous avez eue, savoir : de croire purement, sans rien goûter ni voir ; de souffrir joyeusement, sans consolation des créatures ; de mourir continuellement à moi-même sans relâche ; et de travailler fortement jusqu'à la mort, pour vous, sans aucun intérêt, comme le plus vil de vos esclaves. La seule grâce que je vous demande, par pure miséricorde, c'est que, tous les jours et moments de ma vie, je dise trois fois Amen : Ainsi soit-il, à tout ce que vous avez fait sur la terre, lorsque vous y viviez ; Ainsi soit-il, à tout de que vous faites à présent dans le ciel ; Ainsi soit-il, à tout ce que vous faites en mon âme, afin qu'il n'y ait que vous à glorifier pleinement Jésus en moi pendant le temps et l'éternité. Ainsi soit-il. »

    Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Le Secret de Marie (68-69), in "Oeuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort", Editions du Seuil, Paris, 1966.

    Les oeuvres complètes de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort sont disponibles en lecture et téléchargement ici.

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  • 28 avril : Sanctoral

    Saint Pierre Chanel, Prêtre mariste, martyr (1803-1841)

    Sainte Jeanne Beretta Molla (1922-1962) - canonisée le 16 mai 2004

    Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, confesseur (1673-1716)

    N.B. : On célèbre la fête de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort le 28 avril dans les diocèses bretons.

    « Saint Louis-Marie contemple tous les mystères à partir de l'Incarnation qui s'est accomplie au moment de l'Annonciation. Ainsi, dans le Traité de la vraie dévotion, Marie apparaît comme le "vrai paradis terrestre du Nouvel Adam", la "terre vierge et immaculée" dont Il a été formé (n. 261). Elle est également la Nouvelle Eve, associée au Nouvel Adam dans l'obéissance qui répare la désobéissance originelle de l'homme et de la femme (cf. ibid., n. 53 ; Saint Irénée, Adversus haereses, III, 21, 10-22, 4). A travers cette obéissance, le Fils de Dieu entre dans le monde. La Croix elle-même est déjà mystérieusement présente à l'instant de l'Incarnation, au moment de la conception de Jésus dans le sein de Marie. En effet, l'ecce venio de la Lettre aux Hébreux (cf. 10, 5-9) est l'acte d'obéissance primordial du Fils au Père, c'est déjà l'acceptation de son Sacrifice rédempteur "lorsqu'il entre dans le monde".

    "Toute notre perfection - écrit saint Louis-Marie Grignion de Montfort - consistant à être conformes, unis et consacrés à Jésus Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus Christ. Or, Marie étant la plus conforme à Jésus Christ de toutes ses créatures, il s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre Seigneur est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus Christ" (Traité de la vraie dévotion, n. 120). En s'adressant à Jésus, Saint Louis-Marie exprime combien est merveilleuse l'union entre le Fils et la Mère: "elle est tellement transformée en vous par la grâce qu'elle ne vit plus, qu'elle n'est plus ; c'est vous seul, mon Jésus, qui vivez et régnez en elle... Ah ! si on connaissait la gloire et l'amour que vous recevez en cette admirable créature... Elle vous est si intimement unie.... elle vous aime plus ardemment et vous glorifie plus parfaitement que toutes vos autres créatures ensemble" (n. 63). »

    Jean-Paul II, extrait de la Lettre aux religieux et religieuses des familles Montfortaines (4), 8 décembre 2003.

    Au calendrier traditionnel :

    Saint Paul de la Croix, confesseur (+ 1776)