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sagesse

  • Prière pour la famille

    « Seigneur, Dieu de bonté et de miséricorde, qui, dans le monde du mal et du péché, avez offert la Sainte-Famille de Nazareth à la société des âmes rachetées, comme un très pur exemple de piété, de justice et d’amour, voyez combien la famille est aujourd’hui attaquée de toutes parts, et combien tout conspire à la profaner, en lui arrachant la foi, la religion et les bonnes mœurs.

    Secourez, Seigneur, l’œuvre de vos mains. Protégez dans nos foyers les vertus domestiques, elles sont l’unique garantie de concorde et de paix.

    Venez et suscitez les défenseurs de la famille. Suscitez les apôtres des temps nouveaux qui, en votre nom, grâce au message de Jésus-Christ et à la sainteté de leur vie, rappellent les époux à la fidélité, les parents à l’exercice de l’autorité, les enfants à l’obéissance, les jeunes filles à la modestie, les esprits et les cœurs de tous à l’estime et à l’amour de la maison bénie par vous.

    Que la famille chrétienne, restaurée en Jésus-Christ, suivant les exemples du divin Modèle de Nazareth, retrouve son visage ; que tout nid familial redevienne un sanctuaire ; que dans tout foyer se rallume la flamme de la foi qui aide à supporter les adversités avec patience et la prospérité avec modération, en même temps qu’elle dispose toutes choses dans l’ordre et dans la paix.

    Sous votre regard paternel, ô Seigneur, sous la garde de votre Providence et sous l’heureux patronage de Jésus, de Marie et de Joseph, la famille sera un asile de vertus, une école de sagesse. Elle sera un repos dans les rudes fatigues de la vie, un témoignage des promesses du Christ. A la face du monde, elle vous rendra gloire, à vous, Père, et à votre Fils Jésus, jusqu’au jour où, avec tous ses membres, elle chantera vos louanges dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »

    Prière composée par Pie XII, et donnée le 31 octobre 1954 en la fête du Christ-Roi.

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  • Méditation - Remède contre la tentation du désir immodéré de savoir

    « Le premier remède contre la tentation du désir immodéré de savoir et d'étudier, est de considérer combien la vertu est plus excellente que la science, et combien la sagesse divine surpasse la sagesse humaine, afin que l'homme voie par là avec combien plus de cœur il doit travailler et s'exercer à acquérir l'une plutôt que l'autre. Que la science du monde ait toute la gloire et toutes les couronnes qu'elle peut souhaiter ; à la fin, cette gloire et ces couronnes s'en vont avec la vie. Qu'y a-t-il donc de plus misérable que d'acquérir, au prix d'un si grand labeur, ce dont on doit jouir si peu de temps ? Tout ce que tu peux savoir ici-bas n'est rien. Et si tu t'exerces dans l'amour de Dieu, tu iras bientôt le contempler face à face, et en lui tu verras toutes choses. Au jour du jugement, on ne nous demandera pas ce que nous avons lu, mais ce que nous avons fait ; ni si nous avons bien parlé ou prêché, mais si nous avons fait de bonnes actions. »

    St Pierre d'Alcantara (1499-1562), Traité de la Dévotion (Ch. IV, Huitième avis), in "Œuvres spirituelles de S. Pierre d'Alcantara" par le P. Marcel Bouix, Ve Régis Ruffet et Cie, Paris - Lille, 1872.

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  • Prière du matin

    « Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,
    Je viens te demander la paix, la sagesse, la force.
    Je veux regarder aujourd'hui le monde
    Avec des yeux tout remplis d'amour,
    Être patient, compréhensif, doux et sage.
    Voir au-delà des apparences
    Tes enfants comme Tu les vois Toi-même,
    Et ainsi ne voir que le bien en chacun.
    Ferme mes oreilles à toute calomnie,
    Garde ma langue de toute malveillance,
    Que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit,
    Que je sois si bienveillant et si joyeux
    Que tous ceux qui m'approchent sentent ta présence.
    Revêts-moi de ta beauté, Seigneur,
    Et qu'au long de ce jour je te révèle. »

    Imprimatur Malines, 30 juin 1959.
    + L.J. Suenens, V. gen.

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  • Méditation - Confiance et abandon

    « Il est écrit dans l'Évangile que beaucoup de mystères sont cachés aux sages et aux savants, qui seront révélés aux petits enfants. Le génie de l'enfance est tout intuition. Il n'a ni science ni prétention pour le déformer. Par sa simplicité, la fraîcheur de ses impressions, l'enfant a les clés du royaume de la poésie. Car la poésie, c'est d'entrer naïvement dans le jeu du monde, de découvrir les merveilles cachées à ceux qui croient tout savoir et tout expliquer. Le mystère dont parlait notre Seigneur n'est pas le mystère poétique, mais le grand, le seul vrai mystère, celui de la sagesse de Dieu. Il se révèle aux enfants à cause de certaines dispositions qui leur sont propres et qui les ouvrent aux plus hautes vérités.

    Les enfants jouissent un instant de ce qui passe, mais sans attachement, sans exigence. Et puis, les petits sont humbles. Un vrai enfant respecte ce qui est au-dessus de lui. Quand on ne le déforme pas par une tendresse excessive, il est indépendant, forme son petit monde à lui tout seul et ne prétend pas s'imposer. Enfin les petits sont confiants et abandonnés, à cause justement de leur faiblesse. Un enfant vous donne la main, lève vers vous son regard limpide, vous accompagne dans votre propre chemin sans demander où il aboutit. »

    Madeleine Daniélou (1880-1956)

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  • Méditation - Total abandon

    « Vivre au jour la journée, heure à heure, moment à moment, sans m'embarrasser de tout l'avenir, ni du jour de demain. Demain aura soin de lui-même : le même qui nous soutient aujourd'hui nous soutiendra demain par sa main invisible. La manne du désert n'était donnée que pour le jour présent : quiconque, par défiance ou par une fausse sagesse, en ramassait pour le lendemain, la trouvait corrompue (Ex 16, 19-20). Ne nous faisons pas, par notre industrie et par notre prévoyance inquiète et aveugle, une providence aussi fautive que celle de Dieu est éclairée et pleine d'assurance. Comptons uniquement sur ses soins paternels, abandonnons-nous-y entièrement pour tous nos intérêts temporels, spirituels et même éternels.
    Voilà le vrai et total abandon qui engage Dieu à avoir soin de tout, à l'égard de ceux qui lui abandonnent tout pour honorer ainsi en esprit et en vérité son souverain domaine, sa puissance, sa sagesse, sa bonté, sa miséricorde et toutes ses infinies perfections. Amen, amen. »

    Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), Lettre 19, in "Lettres spirituelles", Desclée, Collection "Christus" n°8, Paris, 1962.

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    « Regardez les oiseaux du ciel... » (Mt 6,26)
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  • Prière du matin

    « Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,
    je viens Te demander la paix, la sagesse, la force.
    Je veux regarder aujourd'hui le monde
    avec des yeux tout remplis d'amour,
    être patient, compréhensif, doux et sage,
    voir au-delà des apparences Tes enfants
    comme Tu les vois Toi-même
    et ainsi ne voir que le bien en chacun.
    Ferme mes oreilles à toute calomnie,
    garde ma langue de toute malveillance ;
    que seules les pensées qui bénissent
    demeurent dans mon esprit.
    Que je sois si bienveillant et si joyeux
    que tous ceux qui m'approchent sentent Ta présence.
    Revêts-moi de Ta beauté, Seigneur,
    et qu'au long de ce jour je Te révèle. »

    St Bruno Le Chartreux (1030-1101) (*)
    Texte extrait du Recueil de prières composé par Claude Jeukens s.j.
    pour les Groupes de Jeunes de Verviers (Belgique).

    (*) : cette prière est attribuée par erreur à st François d'Assise ou ste Thérèse d'Avila.
    Un grand merci à Monique et Gisèle qui m'ont permis de lui donner sa juste paternité !

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  • Mardi 17 décembre 2019

    1er jour des Grandes Antiennes
    17 décembre : O Sapiéntia

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    Cantuale Antonianum

    O Sapientia, quæ ex ore Altissimi prodisti, attingens a fine usque ad finem, fortiter suaviter disponensque omnia: veni ad docendum nos viam prudentiæ.

    O Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, qui enveloppez toutes choses d'un pôle à l'autre et les disposez avec force et douceur, venez nous enseignez le chemin de la prudence.

  • Méditation - « L'Esprit de Dieu repose sur moi... »

    « Quand on possède l'Esprit de Dieu, on fait bien toutes choses, car on les fait, non en crainte et en servitude, mais en amour et par amour. Alors rien ne coûte [...]. Alors on n'agit plus machinalement et sans but, par habitude et routine, encore moins par humeur et caprice, par légèreté et irréflexion, ou par la fausse sagesse du monde ; mais on se propose toujours les vues élevées de la foi ; et, pour y mieux atteindre, on réfléchit avant d'agir ; on consulte la lumière de l'oraison plutôt que les calculs de la sagesse humaine ; et dans le cours de l'action on procède mûrement, sans ces vivacités ou précipitations qui obscurcissent l'entendement et jettent dans l'imprudence. On agit en humilité, douceur et patience, aidé de la sagesse d'en haut, qui modère et conduit tout à bonne fin. C'est ainsi que, là où l’œil humain ne voit que ténèbres, la lumière de Dieu montre ce qu'il faut faire ; et avec elle, là où les sages du monde s'égarent, on fait des merveilles : témoin les Vincent de Paul, les Ignace, les Xavier, dont la sagesse suréminente a dépassé toute la sagesse du monde. C'est là enfin ce qui fait les hommes de Dieu propres à toute espèce de bien ; c'est là ce qui perfectionne tous les actes et rend la vie sainte. Aspirons de toute notre âme à porter en toutes choses l'Esprit de Dieu, et non point l'esprit de l'homme. »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année, Tome II (Mercredi de la Pentecôte, Méditation pour le matin, troisième point), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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  • Prière - la grande valeur du silence

    « Ô Marie ! ô ma sainte et bonne Mère ! donnez-moi, donnez à tous de comprendre la grande valeur du silence, dans lequel on entend Dieu ! Apprenez-moi à me taire pour écouter la Sagesse éternelle. Apprenez-moi à tirer du silence tout ce qu’il renferme de grand, de saint, de surnaturel, de divin ; aidez-moi à en faire une prière parfaite, une prière toute de foi, de confiance et d’amour ; une prière vibrante, agissante, féconde, capable de glorifier Dieu et de sauver les âmes ! Ma vie vaudra ce que vaudra mon oraison. »

    Marthe Robin (1902-1981), le 12 janvier 1930 (dimanche).
    Journal de Marthe Robin version numérique
    © Éditions Foyer de Charité

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    Clouds reflection, par (c) Maurizio Fecchio - Copyright © Maurizio51
    Photo reproduite avec la sympathique autorisation de son auteur
    Les magnifiques albums de Maurizio Fecchio sont en ligne sur Flickr et sur sa page Facebook.

  • Intention de prière du pape pour le mois de décembre

    Pour les personnes âgées :
    « Pour les personnes âgées afin que, grâce au soutien de leurs familles et des institutions, elles collaborent par leur sagesse et par leur expérience à l’éducation des nouvelles générations. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Méditation - « noverim Te, noverim me ! » (St Augustin)

    « Il est en notre pouvoir d'obtenir beaucoup de grâces, d'abord en nous efforçant d'acquérir la vertu d'humilité. Car il est écrit : « Dieu résiste aux prières des orgueilleux ; mais il accorde sa grâce aux prières des humbles » (1). Il ne s'agit pas ici de l'humilité extérieure dont les manifestations peuvent facilement devenir des actes d'orgueil. Il s'agit de l'humilité de cœur, c'est-à-dire intérieure, vertu sublime qui sort l'homme du mensonge et le met en plein au centre de la vérité. Car elle consiste à nous comparer souvent à Dieu pour reconnaître sa grandeur et notre petitesse, sa sainteté et notre indignité, sa sagesse et notre folie... Il est tout et nous ne sommes rien.

    Notre-Seigneur nous exhortait à cette humilité quand il disait : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (2). Dociles à son exhortation, les saints, dans leurs prières, n'ont pas cessé de dire à Dieu : - « Seigneur, qui êtes-vous et qui suis-je ? - Ah ! faites que je vous connaisse et que je me connaisse !... (3) - Vous qui m'avez créé, ayez pitié de moi... »

    Cette humilité exerce sur le Cœur de Dieu une puissance irrésistible et fait tomber sur nous avec abondance les trésors de sa miséricorde. Quand l'homme s'élève, s'exalte en présence de Dieu, Dieu monte infiniment plus haut et le regarde de loin avec dédain : Alta a longe cognoscit (4). Au contraire, l'homme a-t-il le bon sens de s'humilier ? Dieu s'abaisse jusqu'à lui. Il le regarde de près avec amour et il le comble de ses faveurs. Humilia respicit (4). Notre-Seigneur disait à une sainte : « Si je trouvais une âme plus humble que celle de François d'Assise, je la traiterais plus magnifiquement que je n'ai traité ce grand saint. »

    1. Jac. IV, 6. - 2. Matth. XI, 29. - 3. "noverim Te, noverim me", Saint Augustin (Soliloquia II,1,1 ; cf. Conf. 1,X). - 4. Ps. 137, 6 : "quoniam excelsus Dominus et humilia respicit et alta a longe cognoscit" : Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ; de loin, il reconnaît l'orgueilleux.

    P. Ludovic de Besse (1831-1910), La science de la Prière (Chap. IV), Troisième édition, Coll. « Il Poverello » 1ère série XXXII, Société et Librairie S. François d'Assise, Paris - Librairie J. Duculot, Éditeur, Gembloux (Belgique), 1903.

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    (Photo : Adi ALGhanem / Flickr - Source)

  • Méditation - Nativité de la Sainte Vierge

    « Quelle joie, en ce beau jour de septembre, quelle consolation, ô Vierge Marie, vous nous apportez ! Le monde entier exulta, jadis, en saluant votre Nativité ; cette joie n'a pas cessé, puisque toujours, ô Médiatrice de toutes les grâces, votre fête reste pour nous l'aurore du salut.

    C'est de vous, en effet, que naquit le Soleil de Justice, le Christ, notre Dieu, notre Sauveur Jésus, le seul en qui il faut espérer pour arriver à la gloire. C'est Lui qui, détruisant la malédiction qui condamne, apporta à nos âmes la bénédiction qui répare, qui sauve, qui couronne ; c'est Lui qui a confondu la mort, Lui qui nous accorda la Vie éternelle.

    Joie sans pareille ! Réjouis-toi, ô terre, puisqu'un rayon est descendu de la Face du Dieu de gloire, un rayon qui ranime les hommes, et les réchauffe. C'est aujourd'hui la fête qui est le commencement du salut de tout le genre humain.

    La maison dans laquelle le Verbe, Roi céleste, doit descendre, est bâtie ; oui, la Sagesse s'est bâti une demeure ; cette demeure s'appuie sur sept colonnes ; car la Mère de Dieu apparaît, ornée des sept dons de l'Esprit-Saint, son Sanctificateur et son Époux. La Sagesse éternelle qui atteint d'une extrémité à l'autre, avec force et suavité, et dispose toutes choses, a construit sa maison ; il fit sa Mère digne de recevoir en Elle son Dieu et de l'engendrer dans les entrailles de sa chair sans tache. Le lit nuptial de Celui qui descend pour célébrer les noces divines de son Église, est là.

    Réjouissons-nous donc, tressaillons d'allégresse, aujourd'hui est née la Reine du monde, la Porte du ciel, le Tabernacle de Dieu, l’Étoile de la mer, l’Échelle par laquelle ce Roi béni va descendre sur terre, par laquelle l'homme, jusqu'ici gisant par terre, peut enfin remonter au ciel. »

    Dom Eugène Vandeur (1875-1967), Élévations sur la Messe de chaque jour. Temps après la Pentecôte II (Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie), Éditions de Maredsous, Namur, 1950.

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  • Méditation - Nativité de Saint Jean-Baptiste

    « Que pensez-vous que sera un jour cet enfant ?
    Car la main du Seigneur était avec lui. »

    (Lc 1, 66)

    « Ce que vous serez, ô Jean-Baptiste ? Mais, depuis vingt siècles, l’Église le chante chaque jour : Vous serez et vous resterez, à jamais, le Prophète du Très-Haut, le plus grand de tous les prophètes, celui qui a la gloire de tous ceux qui furent et seront à jamais, celui qui a montré du doigt Notre Seigneur Jésus-Christ.
    Ce que vous serez ? Nous le répétons, chaque jour, dès le matin de nos journées : vous êtes celui qui révèle la Science du salut, la Science des saints, ce même Seigneur et Dieu, Jésus-Christ, la Science du Père, la Sagesse infinie, celui en qui sont tous les trésors de la sagesse et de la science, l'Ineffable Don de Dieu.
    Ce que vous serez ? Vous êtes celui qui annoncez Celui qui vient. Celui qui est l'Agneau de Dieu, Celui qui remet les péchés dans le Feu, c'est-à-dire dans le Saint-Esprit.
    A tous les pécheurs du monde qui ont été, qui sont et seront, vous criez toujours : Je suis la voix de Celui qui clame dans le désert : préparez les voies du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Voici Celui qui vient, il est à votre porte ; il demande d'entrer dans votre cœur pour le ravir à Lui, pour le transformer dans le sein, et l'emporter, quelque jour, dans sa gloire.
    Oui, la main du Seigneur était avec vous, Zacharie, illustre prêtre du Très-Haut. Le nom de Jean-Baptiste est une révélation magnifique de ses grandeurs. Lorsque, sur la tablette, vous l'écriviez, tremblant, vous deviniez sans doute le mystère de votre enfant, le plus grand des enfants des hommes, après Jésus.
    C'est aujourd'hui la fête de la joie, de la vôtre, notre joie à tous ; car, Jean est un message vivant de joie, de la joie suprême, qu'est Jésus-Christ, notre Dieu. »

    Dom Vandeur, Élévations sur la Messe de chaque jour, Temps après la Pentecôte I (Saint Jean Baptiste, Précurseur), Éditions de Maredsous, Namur, 1950.

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    Domenico Ghirlandaio (1449-1494), Le nom du Baptiste
    Fresque de la chapelle Tornabuoni, église Santa Maria Novella, Florence (Italie)

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  • Méditation - « Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage » (Mt 5,4)

    « Ayons donc, frères, des sentiments humbles, rejetons toute jactance, tout orgueil, tout excès, tout emportement et accomplissons ce qui est écrit. En effet, le Saint-Esprit a dit : « Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, ni le fort de sa force, ni le riche de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie dans le Seigneur de le chercher et de pratiquer le droit et la justice. » (Jr 9, 22-23).

    Souvenons-nous surtout des paroles de Notre-Seigneur par lesquelles il nous enseignait l'équité et la magnanimité : « Soyez miséricordieux afin d'obtenir miséricorde, pardonnez afin d'être pardonnés : selon que vous agirez, on agira envers vous ; comme vous donnerez, on vous donnera ; comme vous jugerez, on vous jugera ; selon que vous faites le bien on vous en fera ; de la mesure dont vous mesurerez, on mesurera pour vous en retour » (Mt 6, 14-15 ; 7, 1-2, 12 ; Lc 6, 31, 36-38).

    Puisons dans ce commandement et dans ces préceptes la force de marcher dans la soumission à ses paroles saintes en toute humilité. La sainte parole dit en effet : « Sur qui jetterai-je les yeux, sinon sur l'homme doux, pacifique, qui tremble à ma parole ? » (Is 66, 2). »

    St Clément de Rome († v.101), Épitre aux Corinthiens, §13-14. Cf "Les Pères apostoliques", Cerf, 2006, et SC n°167, Cerf, 1971.
    Pour approfondir : Sur la Lettre aux Corinthiens de Saint Clément de Rome.

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  • Méditation - Elévation sur la prière de la Bse Elisabeth de la Trinité (*)

    « O mon Dieu, Trinité que j'adore... Tout le mystère est là, dans sa sublimité et sa profondeur, dans sa longueur et sa largeur ; et ce mystère adorable c'est Dieu, un en trois Personnes.

    D'un seul coup d'aile, l'âme qui croit, qui espère et qui aime, s'élève à Dieu et s'immerge en l'océan insondable du mystère de l'unité dans la trinité, de la trinité dans l'unité.

    Elle pénètre et demeure dans les profondeurs de Dieu (1) ; et, consciente aussitôt de son néant sans nom, elle se prosterne, elle adore, elle jette sa couronne devant la majesté sainte qu'elle sent si près d'elle.
    [...]
    « L'adoration, ah ! c'est un mot du ciel ; il me semble qu'on peut le définir : l'extase de l'amour. C'est l'amour, écrasé par la beauté, la force, la grandeur immense de l'objet aimé ; il tombe dans une sorte de défaillance, dans un silence profond, plein ; ce silence dont parlait David, lorsqu'il s'écriait : Le silence est ta louange ! (2) »

    O mon Dieu, Trinité que j'adore, avec avidité j'entre dans votre sanctuaire, ô Saint des saints, où Père, Fils, Saint-Esprit vous vous exprimez et vous rendez une mutuelle gloire.
    [...]
    Père, source de la divinité d'où s'écoulent le Fils et, avec lui, l'Esprit-Saint, vous, source de ce qu'ils sont, de ce qu'ils ont d'être, sans les précéder ! Ce qu'il y a de plus foncier en vous, c'est que vous êtes Père ; votre relation personnelle fait la première Lumière, la première Pensée, la première Beauté, le premier Amour... Et dire que vous êtes aussi mon Père, et que je suis votre enfant ! Je vous adore à cause de vous !

    Fils du Père, Sagesse incréée, Vérité sans limites ! Que mon ignorance s'efface devant votre visage de gloire ; qu'elle disparaisse et chante, en adorant, votre toute-science !
    [...]
    Esprit-Saint, Esprit-Amour du Père et du Fils, brasier inextinguible de la Trinité dans l'Unité, mon cœur s'abîme devant vous et se liquéfie, adorant l'Amour de mon Dieu Un et Trine !
    [...]
    Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées. Le ciel et la terre sont remplis de sa gloire. Hosannah au plus haut des cieux !
    [...]
    O mon Dieu, Trinité que j'adore ! Unité de la Trinité, Trinité de l'Unité ! »

    (*) Un décret de la Congrégation pour la cause des saints, approuvé le 3 mars dernier par le Pape François, a ouvert la voie vers sa canonisation prochaine.
    1. I Cor. II, 10. - 2. Bse Elisabeth de la Trinité, Souvenirs. Ps. LXV, 2, trad. d'Eyragues.

    Dom Eugène Vandeur (1875-1967), O mon Dieu Trinité que j'adore - Élévations (Troisième élévation), Duculot, Gembloux (Belgique), 1923.

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    Luca Valentino Rossetti (1708–1770), La Sainte Trinité
    fresque de l'église San Gaudenzio à Ivrea (Turin, Piémont italien)

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  • Méditation - Sachons rire de nous-mêmes !

    « C'est un art difficile que celui de rire de soi-même et d'accepter que Dieu rit avec nous. Un art difficile qui ne s'acquiert que peu à peu, à force d'humilité et à force de vérité.
    Or ce que m'a enseigné la vie, c'est qu'il n'y a pas de « grand homme » sur la terre, ni à plus forte raison de surhomme, et que les saints ont été, ont et seront eux aussi des êtres limités, chétifs, instables, confrontés au mal et au Malin, et nullement des confirmés en grâce dès le sein de leur mère ou des êtres sans peur et sans reproche.
    La vie m'a révélé (une révélation de bonheur !) que tout homme est un être blessé et combien profondément... Ce sont ces fameuses convoitises dont parle saint Jean en sa première lettre (2, 16). Il ne faut pas vivre tellement longtemps pour les découvrir en soi comme chez les autres, en son intelligence, en son vouloir, comme en son cœur, en sa chair.
    Mais malgré tout cela, c'est une telle grâce que de ne pas se mettre en colère contre soi-même ni contre les autres, mais de croire à l'Amour fidèle et fou de ce Dieu qui vient sauver ce qui était perdu, donner la vue aux aveugles et la liberté aux prisonniers.
    C'est vraiment une heure bénie dans sa vie lorsqu'on s'accepte enfin, lorsqu'on enlève la cravate, lorsqu'on commence à rire de soi et des autres comme un enfant et que l'on sait que Dieu rit avec nous. Admirable leçon des choses, de l'âge et de la grâce. C'est le début de la sagesse. »

    Louis-Albert Lassus (1916-2002), La prière est une fête, Éditions du Cerf, Paris, 1978.

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  • Méditation : Confiance en Dieu

    « Je vois avec peine que votre âme n'embrasse pas assez ce sentiment de confiance inébranlable qui seul reste aux malheureux, honore le plus Dieu, est puissant sur son Cœur et fait tant de bien ! Combattez en vous toute opposition à ce sentiment ! En vérité, vous voudriez votre cœur autrement que Dieu ne l'a fait, et une perfection éloignée de ses desseins. Prenons-nous tels que nous sommes, et puis faisons des efforts, quelques efforts. Si nous tombons, portons les yeux en haut d'où nous vient le salut ; essayons de nous relever, pour retomber peut-être, et nous relever encore. Je viens de peindre la vie dans ses tristes réalités ; quoi qu'il en soit, pourvu que le courage ne nous manque pas et que les eaux mortelles de la défiance ne gagnent pas notre cœur, nous arriverons sûrement au terme.

    Ayez une grande bonne volonté au fond du cœur d'être fidèle à Dieu ; il faut se confier en lui et espérer que dans les circonstances difficiles, il vous inspirera ce que vous devez faire ou dire.

    On ne saurait trop se confier en la miséricorde de Dieu. Une mère oublierait plutôt son fils que Dieu n'oublierait l'âme qui se jette dans ses bras. Quand vous êtes entourée de ténèbres et de troubles suscités par le démon, jetez-vous dans les bras de la divine miséricorde. Ne craignez pas qu'elle vous laisse tomber. Le matin, remettez entre les mains de Dieu, votre esprit, votre cœur, toutes vos facultés, priez-le de vous diriger et d'être l'âme de votre âme, la vie de votre vie, votre sagesse, votre prudence... Dieu veut que nous recourions à lui dans nos besoins, d'abord pour nous les faire mieux connaître, ensuite pour nous rapprocher de lui. »

    Avis spirituels pour servir à la sanctification des âmes (CCLV), Seconde édition, Nancy, 1863.

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  • Méditation : La Bienheureuse Vierge Marie, modèle d'humilité

    « Marie a été très cachée dans sa vie... Son humilité a été si profonde qu'elle n'a point eu sur la terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être connue que de Dieu seul... Dieu le Père a consenti qu'elle ne fasse point de miracle dans sa vie, du moins qui ait eu de l'éclat... Dieu le Fils a consenti qu'elle ne parle presque point, quoiqu'il lui ait communiqué sa sagesse. Dieu le Saint Esprit a consenti que ses apôtres et ses évangélistes n'en parlent que très peu et qu'autant qu'il était nécessaire pour faire connaître Jésus Christ, quoiqu'elle ait été son Épouse fidèle.

    Marie est l'excellent chef-d’œuvre du Très-Haut, dont il s'est réservé la connaissance et la possession... Marie est la fontaine scellée et l’Épouse fidèle du Saint Esprit, où il n'y a que lui qui entre. Marie est le sanctuaire et le repos de la Sainte Trinité, où Dieu est plus magnifiquement et divinement qu'en aucun lieu de l'univers, sans excepter sa demeure sur les chérubins et les séraphins ; et il n'est pas permis à aucune créature, quelque pure qu'elle soit, d'y entrer sans un grand privilège.

    Je dis avec les saints : Marie est le paradis terrestre du nouvel Adam... C'est le grand et le divin monde de Dieu, où il y a des beautés et des trésors ineffables. C'est la magnificence du Très-Haut, où il a caché, comme en son sein, son Fils unique, et en lui tout ce qu'il a de plus excellent et de plus précieux. Oh ! que de choses grandes et cachées ce Dieu puissant a faites en cette créature admirable, comme elle est elle-même obligée de le dire, malgré son humilité profonde : « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. » Le monde ne les connaît pas, parce qu'il en est incapable et indigne. »

    St Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge (2-6), in "Œuvres complètes", Éditions du Seuil, Paris, 1966.

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  • Méditation : Prière à la Sagesse divine

    « Divine Sagesse, de qui procèdent toutes les œuvres par lesquelles nous pouvons être agréables à Dieu, venez en nous ; agissez en nous, demeurez en nous, prenez racine dans notre cœur, afin de nous faire porter des fruits de salut ; conduisez-nous à vous par vous-même, puisque vous n'êtes pas seulement la voie par laquelle nous devons marcher, mais encore le terme où nous devons tendre, et la vie bienheureuse que nous devons espérer. Et vous, Vierge sainte, apprenez-nous par votre exemple, à être les temples spirituels de cette divine Sagesse, en lui rendant, comme vous, le culte intérieur d'une charité humble et fervente, en lui soumettant notre esprit et notre cœur, en renonçant à nous-mêmes, pour n'être plus éclairés, conduits, poussés et animés que par elle. Vous êtes maintenant affranchie des liens et des faiblesses de cette vie ; vous vivez et régnez dans le Ciel avec celui que vous avez enfanté et servi sur la terre ; vous êtes élevée comme les cèdres et les cyprès dans la bienheureuse Sion, au-dessus même des Esprits célestes ; vous recevez dans le sein de Dieu la récompense des humiliations et des croix que vous avez portées aux yeux des hommes : obtenez-nous par votre puissante intercession la grâce d'être de dignes membres de Jésus-Christ votre Fils, par l'observation fidèle de sa loi, et par la participation de sa gloire. »

    [Louis de Bonnaire (1679-1752)] La Religion chrétienne, méditée dans le véritable esprit de ses maximes, Tome 6 (15 août), Paris, Chez Froullé, Libraire, 1784.

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    Rubens (1577-1640), Assomption de la Divine et Sainte Vierge Marie (détail)

  • Prière pour obtenir les sept dons du Saint-Esprit

    « Esprit saint et sanctificateur, Dieu tout-puissant, amour essentiel du Père et du Fils, adorable lien de l'Auguste Trinité, je vous adore et je vous aime de tout mon cœur. Source inépuisable de lumière, de grâces et d'amour, éclairez mon esprit, sanctifiez mon âme, et embrasez mon cœur. Dieu de bonté et de miséricorde, venez à moi, visitez-moi, remplissez-moi, demeurez en moi, et faites de mon cœur un temple et un sanctuaire où vous receviez mes adorations et mes hommages, et où vous preniez vos délices. Source d'eau vive qui rejaillissez jusqu'à la vie éternelle, arrosez-moi et désaltérez mon âme, qui a soif de la justice. Feu sacré, purifiez-moi, faites-moi brûler de vos divines flammes, et ne vous éteignez jamais en moi.
    [...]
    Esprit adorable, guérissez mon orgueil et ma présomption par le don d'une crainte filiale qui ne soit jamais destituée d'amour. Réveillez ma paresse et ma langueur par le don d'une piété ardente et sincère. Instruisez mon ignorance par le don de la science des saints, qui éclaire mon esprit et qui sanctifie mon âme ; soutenez ma faiblesse par le don de la force chrétienne, qui fait le vrai caractère des élus ; dirigez-moi dans toutes mes voies ; éclaircissez tous mes doutes par le don d'un bon conseil, qui ne peut venir que de vous seul ; dissipez les ténèbres qui m'environnent par le don d'entendement, accompagné d'une vraie docilité d'esprit et de cœur ; et couronnez en moi tous ces dons par celui d'une sagesse chrétienne, qui vous connaisse, qui vous aime, et qui s'affectionne à toutes les vérités que vous lui enseignerez ; mais surtout, ô Esprit Saint, soyez en moi le gardien de vos dons, de peur que je ne les perde ; faites à mon cœur une douce violence pour l'engager à vous désirer, à vous chercher, à vous obéir, à vous aimer et à vous posséder dans le temps et l'éternité.
    Ainsi soit-il. »

    Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome cinquième (Lundi de la onzième semaine, contemplation), Desclée, De Brouwer, Lille - Paris - Bruges, 1917.

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