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elisabeth de la trinité

  • Méditation avec Ste Elisabeth de la Trinité : « sanctifions-nous pour les âmes » !

    « Puisque Notre-Seigneur demeure en nos âmes, sa prière est à nous, et je voudrais y communier sans cesse, me tenant comme un petit vase à la source, à la fontaine de vie afin de pouvoir ensuite la communiquer aux âmes, laissant déborder ces flots de charité infinie. « Je me sanctifie pour eux afin qu'eux aussi soient sanctifiés dans la vérité » (saint Jean). Cette parole de notre Maître adoré, faisons-la nôtre ; oui, sanctifions-nous pour les âmes, et puisque nous sommes tous les membres d'un seul corps, dans la mesure où nous aurons abondamment la vie divine, nous pourrons la communiquer au grand corps de l’Église. »

    Ste Elisabeth de la Trinité (1880-1906), canonisée le 16 octobre dernier. In Sr Elisabeth de la Trinité, "Souvenirs publiés par le Carmel de Dijon" (ch. IX, p. 133), 1927. Cf. "Dans le Ciel de notre âme. Sœur Elisabeth de la Trinité 1880-1906", Par une Carmélite, 1958.

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  • Sainte Messe célébrée par le Pape François place Saint-Pierre avec rite de canonisation

    (cf. notre rappel du 14 octobre dernier)
     

    Le Pape François a présidé, ce dimanche 16 octobre place Saint-Pierre, la messe de canonisation de sept bienheureux, dont deux Français, Salomon Leclercq, des Frères des écoles chrétiennes et Elisabeth de la Trinité, carmélite originaire de Dijon, en France.

    Quelque 80 000 fidèles, parmi lesquels de nombreux Français ont assisté à cette célébration. Présentes également 5 délégations officielles : espagnole, mexicaine, italienne, française et argentine. La France était représentée par la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal ; l’Argentine par le président de la République, Mauricio Macri qui avait été reçu par le Saint-Père ce samedi. Dans son homélie, le Pape a insisté sur la force de la prière qui était « au centre des lectures bibliques de ce dimanche ».

    Le compte rendu de Blandine Hugonnet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

    Lire la suite

  • Méditation - L'unique nécessaire

    « Une âme qui discute avec son moi, qui s'occupe de ses sensibilités, qui poursuit une pensée inutile, un désir quelconque, cette âme disperse ses forces, elle n'est pas toute ordonnée à Dieu ; sa lyre ne vibre pas à l'unisson, et le Maître, quand Il la touche, ne peut en faire sortir des harmonies divines. Il y a encore trop d'humain, c'est une dissonance.
    L'âme qui se garde encore quelque chose de son royaume, dont toutes les puissances ne sont pas « encloses » en Dieu, ne peut être une parfaite louange de gloire ; elle n'est pas en état de chanter sans interruption le « canticum magnum », dont parle saint Paul parce que l'unité ne règne pas en elle ; et, au lieu de poursuivre sa louange à travers toutes choses dans la simplicité, il faut qu'elle réunisse sans cesse les cordes de son instrument un peu perdues de tous côtés.
    Combien elle est indispensable cette belle unité intérieure à l'âme qui veut vivre ici-bas de la vie des bienheureux, c'est-à-dire des êtres simples, des esprits. Il me semble que le Maître regardait à cela lorsqu'il parlait à Madeleine de « l'Unum necessarium » (Luc 10, 42). Comme la grande sainte l'avait compris ! L'œil de son âme éclairé par la lumière de la foi, avait reconnu son Dieu sous le voile de l'humanité, et, dans le silence, dans l'unité de ses puissances, « elle écoutait la parole qu'Il lui disait » (Luc 10, 39), elle pouvait chanter : « Mon âme est toujours entre mes mains », et encore ce petit mot : « Nescivi ! (*) »
    Oui, elle ne savait plus rien sinon Lui. On pouvait faire du bruit, s'agiter autour d'elle : « Nescivi ! » On pouvait l'accuser : « Nescivi ! » pas plus son honneur que les choses extérieures ne peuvent la faire sortir de ce silence sacré.
    Ainsi en est-il de l'âme entrée dans la forteresse du saint recueillement. L'œil de son âme ouvert sous les clartés de la foi, découvre son Dieu présent, vivant en elle. A son tour, elle demeure si présente à Lui, dans la belle simplicité, qu'Il la garde avec un soin jaloux. Alors peuvent survenir les agitations du dehors, les tempêtes du dedans ; on peut atteindre son point d'honneur : « Nescivi ! » Dieu peut se cacher, lui retirer sa grâce sensible : « Nescivi ! » Et encore avec saint Paul : « Pour son amour, j'ai tout perdu. » (Ph 3, 8)
    Alors le Maître est libre, libre de s'écouler, de se donner, « à sa mesure » (Eph 4, 7), et l'âme ainsi simplifiée, unifiée, devient le trône de l'Immuable, puisque l'unité est le trône de la sainte Trinité. »

    (*) : Nescivi (Ct 6, 12) : 1ère personne singulier parfait indicatif actif (Nescio, is, ire) : "Je n'ai plus rien su".

    Ste Élisabeth de la Trinité (1880-1906, canonisée ce jour), Testament spirituel, n°140, Éditions du Seuil, 1948.

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  • Rappel : les sept nouveaux saints canonisés ce dimanche 16 octobre 2016

    Rappel des informations données sur ce blog le 20 juin dernier.
    Seront canonisés par le Pape François ce dimanche 16 octobre 2016 :

    Deux Français :
    - Salomon Leclercq, Frère des écoles chrétiennes, mort en martyr de la Révolution française en 1792
    - Élisabeth de la Trinité (Élisabeth Catez), carmélite, morte en 1906 à l’âge de 26 ans

    Deux prêtres italiens :
    - le P. Lodovico Pavoni (1784-1849), fondateur des Fils de Marie Immaculée
    - le P. Alfonso Maria Fusco (1839-1910), fondateur des Sœurs de Saint Jean-Baptiste

    Ainsi que :
    - Jose Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), prêtre argentin, surnommé le « curé gaucho »
    - José Sanchez del Rio (1926-1939), jeune martyr mexicain de la guerre civile des « Cristeros »
    - Mgr Manuel Gonzalez y Garciades (1877-1940), évêque espagnol, fondateur des Missionnaire Eucharistiques de Nazareth, surnommé « l’Apôtre des tabernacles abandonnés »

  • Programme liturgique du Pape en cette fin d'année

    Le Bureau des célébrations liturgiques du Saint-Siège a rendu public le mardi 6 septembre le calendrier liturgique des célébrations qui seront présidées par le Pape François jusqu’à la fin de l’Année jubilaire, le 20 novembre prochain.

    Le prochain rassemblement concernera le Jubilé des catéchistes, avec une Messe qui sera célébrée par le Pape François  le dimanche 25 septembre à 10h30 sur la Place Saint-Pierre.

    Le week-end suivant, du vendredi 30 septembre au dimanche 2 octobre, le Pape se rendra en Géorgie et en Azerbaïdjan pour la seconde étape de sa tournée dans le Caucase, après son voyage en Arménie en juin dernier.

    Le Jubilé marial, le week-end des 8 et 9 octobre, donnera lieu à deux rassemblements sur la Place Saint-Pierre, en présence du Pape François : une veillée le samedi soir à 17h30, et la Messe le dimanche matin à 10h30.

    Le dimanche suivant, 16 octobre, à 10h15 sur la Place Saint-Pierre, le Pape présidera la Messe de canonisation de sept nouveaux saints, parmi lesquels deux Français : la carmélite Élisabeth de La Trinité (1880-1906), et le Frère des Écoles chrétiennes Salomon Leclercq (1745-1792), tué durant la Révolution française.

    Les autres futurs saints sont l’adolescent mexicain José Sanchez del Rio (1913-1928), martyr de la guerre des Cristeros, le prêtre argentin Jose Gabriel del Rosario Brochero (1840-1914), qui deviendra la premier saint originaire du pays du Pape actuel, l’évêque espagnol Manuel Gonzalez Garcia (1877-1940), fondateur des Missionnaires eucharistiques de Nazareth, et enfin deux prêtres italiens du XIXe siècle : Alfonso Maria Fusco (1839-1910), fondateur de la Congrégation des Sœurs de Saint-Jean-Baptiste, et Lodovico Pavoni (1784-1849), fondateur des Fils de Marie Immaculée.

    Les 31 octobre et mardi 1er novembre, le Pape François effectuera un voyage en Suède à l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme protestante. Pour la première fois de son pontificat, le Pape ne célèbrera pas la Messe de la Toussaint à Rome, mais sur place avec la petite communauté catholique locale.

    Le vendredi 4 novembre à 11h30, il présidera comme chaque année à l’autel de la Chaire, au fond de la basilique Saint-Pierre, la Messe en mémoire des cardinaux et évêques décédés dans le cours de l’année.

    Suivront deux Jubilés exceptionnels : le dimanche 6 novembre à 10h à la basilique Saint-Pierre, la Messe du Jubilé des prisonniers, et le dimanche 13 novembre au même lieu et à la même heure, le Jubilé des personnes sans domicile fixe.

    Enfin, le dimanche 20 novembre à 10h, en la Solennité du Christ-Roi qui marque la fin de l’Année liturgique (*), le Pape présidera la Messe de clôture du Jubilé de la Miséricorde, qui avait été ouvert en deux temps : le 29 novembre 2015 à Bangui (République centrafricaine), et le 8 décembre 2015 à Rome, en la Fête de l’Immaculée Conception.

    Naturellement, ce programme ne tient pas compte des activités du Pape ne relevant pas de la compétence du Bureau des célébrations liturgiques : audiences générales et jubilaires, audiences privées, et déplacements ne donnant pas lieu à une messe, comme sa participation à un rassemblement interreligieux à Assise, le mardi 20 septembre prochain.

    Source : Radio Vatican (CV).

    (*) : au nouveau calendrier liturgique. La fête du Christ Roi est placée au calendrier traditionnel au dernier dimanche d'octobre (donc le 23 octobre cette année).

  • Consistoire pour quelques causes de canonisation : deux français seront canonisés le 16 octobre

    Le Pape François a annoncé lundi 20 juin 2016, lors d'un Consistoire ordinaire public, que cinq bienheureux seront canonisés le dimanche 16 octobre 2016. Parmi eux, les Français Salomon Leclercq et Elisabeth de la Trinité. Salomon Leclercq (1745-1792) est une victime de la Révolution française, mort en martyr pour avoir refusé de prêter le serment de constitution civile du clergé. Elisabeth de la Trinité (1880-1906) avait choisi de s’abandonner à l’amour trinitaire.

    Née en juillet 1880, Elisabeth Catez entre au Carmel de Dijon en 1901. Elle choisit de faire de sa vie une louange de gloire à Dieu et de s’abandonner à l’amour trinitaire. Prenant l'habit sous le nom d'Elisabeth de la Trinité, elle développe une doctrine centrée sur "l’habitation de Dieu dans la personne humaine". En 1960, le grand théologien suisse Hans Urs von Balthasar a salué « la structure de son univers spirituel, le contenu et le style de sa pensée théologique d’une densité et d’une consistance sans défaut ». Elisabeth de la Trinité a été béatifiée en 1984 par le pape Jean-Paul II.

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    Né en novembre 1745, Guillaume-Nicolas-Louis Leclerq reçoit le prénom de Salomon en entrant chez les frères des écoles chrétiennes en 1767. Professeur puis maître des novices, il refuse de prêter le serment de constitution civile du clergé qui, après le renversement de la monarchie, donnait à l’Etat le contrôle sur l’Eglise de France. Le religieux vit dans la clandestinité à Paris avant d’être arrêté en août 1792 et enfermé à la prison des Carmes. C’est là qu’il est exécuté à coups d’épée lors des massacres de septembre, avec 190 autres ecclésiastiques. Salomon Leclercq a été béatifié en 1926 par le Pape Pie IX.

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    Outre ces deux Français, Manuel González García, fondateur des Sœurs Missionnaires eucharistiques de Nazareth (1877-1940), Lodovico Pavoni, fondateur de l'Institut des fils de Marie Immaculée (1784-1849), et Alfonso Maria Fusco, fondateur de la Congrégation des Sœurs de Saint-Jean-Baptiste (1839-1910), seront également canonisés le 16 octobre 2016.

    Source : Radio Vatican.

  • Béatification prochaine du P. Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, et canonisation de la Bse Elisabeth de la Trinité

    C’est une journée importante pour le Carmel de France, suite à la promulgation d’un décret autorisant la canonisation d’une carmélite française, Élisabeth de la Trinité, et la béatification d’un carme français, le Père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus, fondateur de l’Institut Notre Dame de Vie. Leurs noms figurent dans la liste des 12 décrets de la Congrégation pour la cause des saints (voir ci-dessous), approuvés jeudi soir par le Pape François. Ils sont unis par leur nationalité, leur appartenance au Carmel, mais aussi par la figure de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

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    Jeune carmélite, née près de Bourges et morte en 1906 à l’âge de 26 ans, après une longue agonie, Élisabeth Catez a fait l’expérience fulgurante de la vie trinitaire. Ses biographes la décrivent comme une enfant au tempérament vif, puis comme une jeune fille au caractère sensible, fascinée par le silence de la prière. Premier prix de piano, elle a découvert son amour pour Jésus à l’occasion de sa première communion. Poussée par sa soif d’infini, cette grande contemplative a choisi la vie cachée du carmel à Dijon, pour être comme elle disait « la louange de Dieu ».

    Depuis son couvent, elle écrivit de nombreuses lettres à sa famille et ses amis, gardant le souci du monde et de l’Église. « Même au milieu du monde, écrivait-elle, on peut écouter Dieu dans le silence d'un cœur qui ne veut être qu'à Lui. » Sa prière de louange et d’offrande au Dieu Trinité a été traduite en une trentaine de langues. Auteur de quatre traités spirituels et de 125 poésies, souvent comparée à sa contemporaine Thérèse de Lisieux, Élisabeth de la Trinité a été béatifiée par Jean-Paul II en 1984.

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    Le fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie, Henri Grialou, plus connu sous son nom de religion, Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, est mort en 1967. Prédicateur, directeur spirituel, grand interprète des maitres du carmel, auteur d’une somme de théologie mystique, il s’était donné pour mission de « conduire à Dieu ». Toute ma vie, expliquait-il, a été basée sur la découverte de l’Esprit Saint. Il disait aussi avoir compris la miséricorde : sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus en a senti la douceur, j’en sens la puissance.

    Fondé en 1932 dans le Vaucluse, l’Institut séculier Notre-Dame de Vie a essaimé sur la terre entière. Ses membres, laïcs et prêtres, veulent témoigner du Dieu vivant et le révéler aux hommes de notre temps, pour leur ouvrir dans la vie ordinaire, les chemins de la contemplation et de la sainteté. Les laïcs consacrés partagent leur vie entre oraison et travail. La cause de béatification du Père Marie Eugène avait été ouverte en 1984 dans le diocèse d’Avignon. Elle a donc abouti.

    Source : Radio Vatican (CV-RF).

  • Promulgation de décrets de la Congrégation pour les causes des saints

    A la suite de l'audience accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape François a ordonné la promulgation des décrets relatifs :

    au MIRACLE attribué

    au Bx Manuel González García (1877-1940), évêque espagnol fondateur de l’Union Eucharistique Réparatrice et des Missionnaires Eucharistiques de Nazareth.

    à la Bse Elisabeth de la Trinité (Elisabeth Catez 1880-1906), carmélite française.

    au Vénérable Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (Henri Grialou 1894-1967), prêtre carme français, fondateur de l’Institut séculier Notre-Dame de Vie.

    de la Vénérable María Antonia de San José (María Antonia de Paz y Figueroa 1730-1799), argentine, fondatrice de la Maison d'exercices spirituels de Buenos Aires.

    aux VERTUS HEROÏQUES

    du serviteur de Dieu Stefano Ferrando (1895-1978), salésien italien évêque en Inde, fondateur des Missionnaires de Marie Auxiliatrice des chrétiens.

    du serviteur de Dieu Enrico Battista Stanislao Verjus (1860-1892), religieux italien du Sacré-Coeur, évêque missionnaire en Nouvelle Guinée.

    du serviteur de Dieu Giovanni Battista Quilici (1791-1844), prêtre séculier italien, fondateur des Filles du Crucifié.

    du serviteur de Dieu Bernardo Mattio (1845-1914), prêtre séculier italien.

    du serviteur de Dieu Quirico Pignalberi (1891-1982), prêtre franciscain italien.

    de la servante de Dieu Teodora Campostrini (1788-1860), italienne, fondatrice des Minimes de la Charité de Notre-Dame des Douleurs.

    de la servante de Dieu Bianca Piccolomini Clementini (1875-1959), italienne, fondatrice de la Compagnie de Sainte Angèle Merici.

    de la servante de Dieu María Nieves de la Sagrada Familia (María Nieves Sánchez y Fernández 1900-1978), religieuse espagnole des Ecoles Pies.

    Source : Vatican Information Service.

  • Méditation : la Bienheureuse Vierge Marie

    « Après Jésus-Christ, sans doute à la distance qu'il y a de l'Infini au fini, il est une créature qui fut aussi la grande louange de la gloire de la Sainte Trinité. Elle répondit pleinement à l'élection divine, dont parle l'Apôtre : elle fut toujours « pure, immaculée, irrépréhensible (1) » aux yeux du Dieu trois fois saint. Son âme est si simple. Les mouvements en sont si profonds que l'on ne peut les surprendre. Elle semble reproduire sur la terre cette vie qui est celle de l’Être divin, l’Être simple. Aussi elle est si transparente, si lumineuse qu'on la prendrait pour la lumière, pourtant elle n'est que le « miroir » du Soleil de justice : « Speculum justitiae (2) ! »...
    « La Vierge conservait ces choses en son cœur (3) » : toute son histoire peut se résumer en ces quelques mots ! C'est en son coeur qu'elle vécut et en une telle profondeur que le regard humain ne peut la suivre. Quand je lis en l’Évangile « que Marie parcourut en toute diligence les montagnes de Judée (4) » pour aller remplir son office de charité près de sa cousine Élisabeth, je la vois passer si belle, si calme, si majestueuse, si recueillie au-dedans avec le Verbe de Dieu. Comme Lui sa prière fut toujours celle-ci : « Ecce, me voici ! » Qui ? « La servante du Seigneur (5) », la dernière de ses créatures ; elle, sa Mère ! Elle fut si vraie en son humilité, parce qu'elle fut toujours oublieuse, ignorante, délivrée d'elle-même. Aussi elle pouvait chanter : « Le Tout-Puissant a fait en moi de grandes choses, désormais les nations m'appelleront bienheureuse (6) ». »

    1. Col 1, 22 - 2. « Miroir de justice » : de la Litanie de Lorette - 3. Lc 2, 19 et 51 - 4. Lc 1, 39 - 5. Lc 1, 38 - 6. Lc 1, 49, 48.

    Bse Élisabeth de la Trinité (fêtée ce jour), Dernière Retraite (Août 1906, Quinzième Jour, 40), in "Œuvres complètes", Éditions du Cerf, Paris, 1991.

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  • Samedi 8 novembre 2014

    Les Quatre Saints Couronnés

    En certains endroits : Bse Elisabeth de la Trinité, religieuse
    (dies natalis demain)

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    Calendrier liturgique

  • Méditation : livrés à l'Amour...

    « Vivons d'amour, soyons simples comme elle (*), livrées tout le temps, nous immolant de minute en minute en faisant la volonté du bon Dieu sans rechercher des choses extraordinaires. Et puis faisons-nous toutes petites, nous laissant porter, comme l'enfant dans les bras de sa mère, par Celui qui est notre Tout. Oui, ma petite sœur, nous sommes bien faibles, je dirais même nous ne sommes que misère, mais Il le sait bien, Il aime tant nous pardonner, nous relever, puis nous emporter en Lui, en sa pureté, en sa sainteté infinies ; c'est comme cela qu'Il nous purifiera par son contact continuel, par des attouchements divins. Il nous veut si pures, mais Lui-même sera notre pureté : il faut nous laisser transformer en une même image avec Lui, et cela tout simplement, en aimant tout le temps cet amour qui établit l'unité entre ceux qui s'aiment !

    Moi aussi, je veux être sainte, sainte pour faire son bonheur. Demandez-Lui que je ne vive plus que d'amour, « c'est ma vocation ». Et puis unissons-nous pour faire de nos journées une communion continuelle : le matin éveillons-nous dans l'Amour, tout le jour livrons-nous à l'Amour, c'est-à-dire en faisant la volonté du bon Dieu, sous son regard, avec Lui, en Lui, pour Lui seul. Donnons-nous tout le temps sous la forme qu'Il veut... Et puis, quand vient le soir, après un dialogue d'amour qui n'a pas cessé en notre cœur, endormons-nous encore dans l'Amour. Peut-être verrons-nous des fautes, des infidélités, abandonnons-les à l'Amour : c'est un feu qui consume, faisons ainsi notre purgatoire dans son Amour ! »

    (*) : "elle" désigne Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, à qui elle a recommandé sa correspondante à qui elle adresse cette lettre. Ce passage résume nombre d'aspects de la spiritualité de la sainte du Carmel de Lisieux.

    Bse Élisabeth de la Trinité, extrait de la Lettre à Germaine de Gemeaux [20 août 1903], in "Œuvres complètes", Éditions du Cerf, Paris, 1980.

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  • Méditation avec Ste Elisabeth de la Trinité

    « "Si tu savais le don de Dieu", disait un soir le Christ à la Samaritaine.
    Mais quel est-il ce don de Dieu si ce n'est Lui-même ?
    [...]
    Il est une créature qui connut ce don de Dieu, une créature qui n'en perdit pas une parcelle, une créature qui fut si pure, si lumineuse qu'elle semble être la Lumière elle-même. "Speculum justitiæ" (1), une créature dont la vie fut si simple, si perdue en Dieu que l'on ne peut presque rien en dire. "Virgo fidelis" (2) : c'est la Vierge fidèle, celle "qui gardait toutes choses en son cœur". Elle se tenait si petite, si recueillie en face de Dieu, dans le secret du temple, qu'elle attira les complaisances de la Trinité Sainte : "Parce qu'il a regardé la bassesse de sa servante désormais toutes les générations m’appelleront bienheureuse !..."
    [...]
    Il me semble que l'attitude de la Vierge durant les mois qui s'écoulèrent entre l'Annonciation et la Nativité, est le modèle des âmes intérieures, des êtres que Dieu a choisis pour vivre "au-dedans", au fond de l'abîme sans fond. Dans quelle paix, dans quel recueillement Marie se rendait et se prêtait à toutes choses ! Comme celles qui étaient les plus banales étaient divinisées par elle, car à travers tout la Vierge restait l'adorante du don de Dieu. »

    (1 & 2) : "Miroir de justice", "Vierge fidèle" : Litanies de Lorette.

    Ste Élisabeth de la Trinité (dies natalis le 9 nov., mais ce jour étant déjà une fête - Dédicace de St Jean de Latran - l'Ordre du Carmel a avancé la fête au 8 nov.), in Écrits spirituels (137), Éditions du Seuil, Paris, 1948.

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  • 9 novembre : Sanctoral

    Dédicace de la Basilique du Latran

    Bse Carmen de l'Enfant Jésus, veuve

    Fondatrice de la congrégation des Sœurs Franciscaines des Sacrés-Cœurs

    Bse Elisabeth de la Trinité
    (Elisabeth Catez, 18 juillet 1880 - 9 novembre 1906)

    « Aimez toujours la prière... et quand je dis la prière, ce n'est pas tant s'imposer quantité de prières vocales à réciter chaque jour, mais c'est cette élévation de l'âme vers Dieu à travers toutes choses qui nous établit avec la Sainte Trinité en une sorte de communion continuelle, tout simplement en faisant tout sous son regard. »
    Bse Elisabeth de la Trinité, Lettre 252 de fin décembre 1905 à Germaine de Gemeaux.


    Au calendrier traditionnel : Dédicace de l’Archibasilique du Très St Sauveur

    Mémoire de St Théodore, martyr († 1304)
  • "Ô mon Dieu, Trinité que j'adore" - Bienheureuse Élisabeth de la Trinité