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  • 18h, à Ostie : Sainte Messe célébrée par le Pape François suivie de la procession eucharistique et de la bénédiction

    Le Pape a présidé la Messe en l’église Sainte-Monique, avant de participer à la procession eucharistique jusqu’à l’église Notre-Dame-de-Bonaria (dont le culte est à l’origine du nom de la capitale argentine, Buenos Aires), d’où il a donné sa bénédiction.
    Environ 850 enfants qui viennent de faire leur Première Communion ont participé à la fête du Saint-Sacrement : il leur a été demandé de porter une aube blanche. Il y avait aussi 150 adolescents des “oratori” (patronages), identifiables par leur tee-shirt jaune, et 350 jeunes confirmands avec un tee-shirt rouge.
     
     
     
    Compte rendu sur Vatican.News.
     
    Texte intégral de l'homélie du Pape traduite en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 3 juin 2018

    En cette solennité du Corpus Domini, célébrée aujourd'hui dans de nombreux pays, dont l’Italie, le Pape François est revenu sur le mystère Eucharistique lors de l’Angélus du dimanche 3 juin.

    « Chaque fois que nous célébrons l'Eucharistie, à travers ce sacrement si sobre et solennel, nous faisons l'expérience de la Nouvelle Alliance, qui réalise pleinement la communion entre Dieu et nous », a d’emblée assuré le Souverain Pontife.

    Par la logique de l’Eucharistie, « nous sommes assimilés au Christ, nous recevons son amour en nous, non pas pour le garder jalousement, mais pour le partager avec les autres », a-t-il poursuivi.

    Par conséquent, la fête du Corpus Domini est « un mystère d'attraction pour le Christ ». Son sacrifice nous enseigne à devenir plus accueillants et disponibles pour ceux qui sont en quête de compréhension, d'aide, d'encouragement, et ceux qui sont marginalisés et seuls, a souligné le Pape.

    La présence de Jésus vivant dans l'Eucharistie devient alors, selon lui, « une porte ouverte entre le temple et la rue », « entre la foi et l'Histoire », « entre la cité de Dieu et la cité de l'homme ».

    Enfin, le Saint-Père a rappelé combien cette solennité de la Fête-Dieu, selon son acception française, exprimait « une piété eucharistique populaire » par les nombreuses processions du Saint-Sacrement, dans de nombreux pays. Le Pape lui-même participera à la procession du Saint-Sacrement à Ostie, près de Rome, à partir de 18h00 ce dimanche 3 juin, « comme le fit le Bienheureux Paul VI il y a 50 ans ».

    Source : Vatican.News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Après l'Angélus, le Pape a salué la béatification de Mère Maria Crocefissa dell’Amore Divino (Maria Gargani, 1892-1973) fondatrice des Apôtres du Sacré Cœur, qui a eu lieu hier à Naples (Italie).

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    « Hier, à Naples, a été proclamée Bienheureuse Sœur Maria Crocefissa dell’Amore Divino, au siècle Maria Gargani, fondatrice des Sœurs Apôtres du Sacré Cœur. Fille spirituelle de Padre Pio, elle a été une vraie apôtre dans le domaine scolaire et paroissial. Que son exemple et son intercession soutiennent ses filles spirituelles et tous les éducateurs. Un applaudissement pour la nouvelle bienheureuse, tous : saluons-la ! »

  • Poésie - Processions

    « Je rêve d'un petit village, endimanché
    Pour les processions du Christ et de la Vierge :
    Les chemins sont de lis et de glaïeuls jonchés,
    Chaque fenêtre, chaque niche a ses deux cierges,
    Et les cloches battent d'amour dans le clocher.

    Les seuils de pierre bleue et les trottoirs de brique
    Reluisent ; les volets sont repeints en vert clair,
    Et l'on a ratissé les jardinets rustiques ;
    L'amer parfum des buis taillés rafraîchit l'air
    Où bientôt vont planer l'encens et les cantiques.

    Et voici que, vers la blancheur du reposoir,
    Le dais marche, escorté des enfants de l'école,
    Et des vierges en blanc, et des chantres en noir :
    - Le soleil avivant le bleu des banderoles,
    Le brocart de la chape et l'or de l'Ostensoir.

    Puis le Saint-Sacrement, bénissant les chaumières
    Et les courtils fleuris de jaunes tournesols,
    Trace dans le silence une croix de lumière
    Sur le hameau, dont la foi simple orne le sol
    D'un doux effeuillement de fleurs et de prières...

    Mon âme est ce village un jour de Fête-Dieu :
    Sur mes pensers le Ciel déverse à flots sa joie !
    Voici leur blanc cortège enrubanné de bleu ;
    Leurs noms, brodés en or sur bannières de soie
    Parlent de clairs bonheurs et d'espoirs radieux.

    Mon âme connaîtra l'hiver et la tempête
    Et les glas sanglotant sur des espoirs brisés.
    Ah ! puisse, après les cris ou les larmes muettes,
    Reparaître bientôt, dans le ciel apaisé,
    L'azur ensoleillé de la pieuse Fête ! »

    Camille Melloy, Le soleil sur le village, La Jeunesse nouvelle, Bruxelles,
    in "Louange de l'Hostie - Anthologie de poèmes modernes en l'honneur du Très Saint Sacrement",
    Préface de Charles Grolleau, Coll. "Ars et Fides", Librairie Bloud et Gay, Paris, 1929.

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  • FÊTE-DIEU

    Hosannah sur les blés ! Voici la Fête-Dieu,
    Et la procession marche sous le ciel bleu.

    Le soleil est encor très haut. Il est trois heures.
    Des draps blancs sont tendus aux portes des demeures.

    Les terres, cette année, ont de si beaux froments
    qu'ils empêchent de voir les hommes par moments,

    Et que les saints patrons brodés sur les bannières
    Ont l'air de cheminer tout seuls dans la lumière.

    Quatre grands paysans, vétérans des labours,
    Soutiennent le dais d'or qui tangue à leurs pas lourds ;

    L'ostensoir que le prêtre appuie à sa poitrine
    Comme un autre soleil vers le soleil chemine.

    Des enfants bruns, vêtus d'écarlate et de blanc,
    D'encensoirs balancés embaument l'air brûlant ;

    D'autres, qui ont les mains encor toutes petites,
    Jettent des roses, des bleuets, des marguerites...

    Et, du même gosier robuste et rocailleux
    Dont ils chantaient, hier, en marchant près des boeufs,

    Des chantres laboureurs disent, sans la comprendre,
    La louange du Sacrement splendide et tendre.

    Voici la Bénédiction !
    Vers les quatre vents de l'espace,
    L'ostensoir dans le soleil trace
    Une croix lente de rayons.

    Autour du reposoir en flammes
    Les fidèles sont prosternés ;
    L'on voit sur les front inclinés
    Passer la lumière des âmes.

    Il règne un silence divin :
    Comme il n'est pas de langue humaine
    Qui ne soit, à cette heure, vaine,
    Les voix cessent, le chant s'éteint.

    Même, dans le clocher rustique,
    Les cloches, avec tremblements
    Retiennent les beaux battements
    De leur coeur ivre de cantiques.

    Mais un souffle puissant et doux
    Se lève au large, et sur la foule
    Des épis frémissants, déroule
    La rumeur d'un léger remous.

    Seuls, les blés, enfants de lumière,
    Les blés très purs, les blés très saints,
    Au Dieu qui s'est fait notre pain
    Osent adresser leur prière ! »

    Louis Mercier, L’Église des blés, Calmann-Lévy,
    in "Louange de l'Hostie - Anthologie de poèmes modernes en l'honneur du Très Saint Sacrement",
    Préface de Charles Grolleau, Coll. "Ars et Fides", Librairie Bloud et Gay, Paris, 1929.

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  • Méditation - De la tendresse

    « La sainte enfance de Jésus nous prêche la tendresse ; la tendresse est partout, dans la Passion, dans le Saint-Sacrement, dans le Sacré-Cœur. Mais jetez les yeux sur la vie de Jésus parmi les hommes, et vous verrez plus clairement ce que c'est que cette tendresse. D'abord la tendresse était répandue sur toute la personne intérieure de Notre-Seigneur. Le récit du dimanche des Rameaux en est un exemple. Voyez ensuite la manière dont il traitait ses disciples, les pécheurs, et ceux que l'affliction ou le chagrin jetait sur son chemin. Il n'éteignait pas la lampe mourante, il n'écrasait pas le roseau brisé. Tel était le véritable portrait du Sauveur. Il y avait de la tendresse jusque dans ses regards, comme lorsqu'il regarda un jeune homme et se prit à l'aimer ; saint Pierre fut aussi converti par un regard. Toutes ses paroles étaient pleines de tendresse. Le ton de ses paraboles, ses sermons, d'où la terreur est bannie, enfin l'abîme de pardons qu'ouvrent ses enseignements, tout le prouve. Il ne mettait pas moins de tendresse en répondant aux questions, comme en ce jour où il fut accusé d'être possédé du démon, et lorsqu'il fut frappé au visage. Il n'est pas jusqu'à ses reproches qui ne respirassent la tendresse, témoin la femme adultère, Jacques et Jean, et la Samaritaine, et Judas. Son zèle n'était pas moins tendre, lorsqu'il reprenait les deux frères qui auraient voulu faire descendre le feu du ciel sur un village de Samarie, et lorsque, saisi d'une divine indignation, il purifia le temple des voleurs qui le déshonoraient.
    Maintenant, si Notre-Seigneur est notre modèle, si son esprit est le nôtre, la tendresse chrétienne doit naturellement faire une profonde impression sur notre vie spirituelle, et, pour parler proprement, en constituer le principal caractère. Sans tendresse, nous ne posséderons jamais cet esprit de générosité avec lequel nous devons servir Dieu. Elle est aussi nécessaire à notre vie intérieure et à nos rapports avec Dieu qu'à notre vie extérieure et à nos rapports avec les autres hommes ; or, il y a un don du Saint-Esprit, la piété, qui a pour objet spécial de conférer cette tendresse. »

    R.P. F.W. Faber (1814-1863), Progrès de l'âme dans la vie spirituelle (chap.V), traduit de l'anglais par M. F. de Bernardt, nouvelle édition, Paris, Téqui, 1928 (Ed. or. 1856).

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  • Méditation - Silencieuse puissance du Saint-Sacrement

    « La dévotion au Saint-Sacrement est la reine de toutes les dévotions. C'est un centre autour duquel toutes les autres viennent converger et se grouper comme autant de satellites : en effet, celles-ci sont destinées à rappeler ses mystères, tandis que l'Eucharistie a pour objet de célébrer Jésus lui-même.
    C'est la dévotion universelle. Nul ne saurait s'en dispenser s'il veut être chrétien : comment pourrait-il l'être, celui qui ne rend point hommage à la présence vivante de Jésus-Christ ?
    C'est la dévotion de tous les pays, de tous les siècles, de tous les âges. [...] Elle demeure en dehors de toute influence de contrée, de sang ou de gouvernements ; elle convient également à tous les rangs, à tous les états, à toutes les professions, à tous les sexes, à tous les tempéraments individuels. Et il doit en être ainsi ; car c'est le culte de Dieu converti en dévotion par l'addition des voiles sacramentels. De plus, c'est notre dévotion quotidienne. Tous nos instants lui appartiennent. Comme sacrifice, l'Eucharistie est une expiation journalière ; comme sacrement, c'est le pain quotidien des fidèles.
    [...]
    Tant dans notre hémisphère qu'à nos antipodes, si nous embrassons dans nos pieux calculs toute l'étendue de la terre, nous trouverons que les messes se succèdent sans interruption durant les vingt-quatre heures de la journée. Que dirai-je des innombrables préparations qui précèdent la messe ou la sainte communion, et des actions de grâces qui la suivent ? Si, à une heure donnée, il nous était possible de contempler le monde entier à la fois, nous verrions des multitudes sans fin dont le Saint-Sacrement absorbe le cœur et les pensées.
    [...]
    Rien ne saurait briser l'alliance qui existe entre le Saint-Sacrement et la vie toute spirituelle des âmes intérieures : il les conduit vers ces hauteurs où l'on apprend le renoncement à soi-même et les merveilles de la prière surnaturelle. Quant au monde ordinaire, au monde moral, social, politique, littéraire, dévot, ecclésiastique et mystique, le Saint-Sacrement plane au-dessus d'eux depuis dix-huit siècles avec sa puissance féconde, pacifique et créatrice. Ô tourbillon silencieux du divin amour ! avec quelle force à la fois calme et irrésistible vous attirez vos créatures dans le sein de votre aimable influence et dans les cercles intérieurs où elle s'exerce ! Ah ! dans votre miséricorde, daignez nous attirer par la voie la plus courte et la plus sûre dans les profondeurs de l'amour éternel, dans ces abîmes que remplit la vision béatifique de la sainte Trinité ! Oui, votre nom est Jésus ; car vous sauverez votre peuple de ses péchés ! »

    R.P. F. W. Faber (1814-1863), Le Saint-Sacrement ou Les Œuvres et les Voies de Dieu, Trad. F. de Bernhardt, Tome II (Livre IV, ch. VII), Paris, Téqui, 1920 (dixième éd.).

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  • 19h00, Place Saint-Jean de Latran : Messe célébrée par le Pape François

    suivie de la procession à Sainte-Marie-Majeure et de la bénédiction eucharistique

     

     

    Texte intégral de l'homélie traduite en français sur Zenit.org.

  • Vendredi 2 décembre 2016 : 1er vendredi du mois dédié au Sacré Cœur de Jésus

    Consécration au Sacré Cœur du Bx Padre Pio, devant le Saint-Sacrement

    « Seigneur Jésus-Christ, qui, par amour pour les hommes, demeurez nuit et jour en ce Sacrement, attendant, appelant, accueillant tous ceux qui viennent vous visiter, je crois que vous êtes réellement présent dans ce Tabernacle ; je vous adore, abîmé que je suis dans mon néant, et je vous remercie pour tant de grâces que vous m'avez faites, spécialement de vous y être donné à moi, de m'avoir donné pour avocate Marie, votre très sainte Mère, et de m'avoir appelé à vous visiter dans cette église.

    Je salue aujourd'hui votre Cœur adorable, et j'entends le saluer pour une triple fin : premièrement, en remerciement pour ce don magnifique ; deuxièmement, en compensation de toutes les injures que vous font vos ennemis dans ce Sacrement ; troisièmement, j'entends, par cette visite, vous adorer en tous lieux de la terre, où votre présence eucharistique est le moins révérée et le plus abandonnée.

    Mon Jésus, je vous aime de tout mon cœur, je regrette d'avoir, par le passé, tant de fois offensé votre bonté infinie. Je me propose avec votre grâce de ne plus vous offenser à l'avenir, et, pour le présent, malgré ma misère, je me consacre entièrement à vous ; je renonce à ma volonté et je vous la donne tout entière ainsi que mes affections, mes désirs et tout ce qui m'appartient. Faites désormais de moi et de mes biens tout ce qu'il vous plaira. Je ne demande et ne désire que votre saint amour, la persévérance finale et le parfait accomplissement de votre volonté.

    Je vous recommande les âmes du purgatoire, spécialement celles qui ont été les plus dévotes au Saint Sacrement et à la très Sainte Vierge. Je vous recommande aussi tous les pauvres pécheurs.

    J'unis enfin, ô mon Sauveur, toutes mes affections à celles de votre Cœur adorable et je les offre ainsi au Père Éternel, le priant de les accepter et de les exaucer pour votre amour.

    Ainsi soit-il. »

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  • Méditation - Les pratiques de la dévotion au Sacré-Coeur 2. Communion et amende honorable

    « Une des demandes de Jésus à Marguerite-Marie est de communier aussi souvent qu'elle pourra. C'est là le véritable esprit de l’Évangile, remis en honneur par Pie X.
    Dans la vie de Marguerite-Marie, la dévotion au Saint-Sacrement est étroitement unie avec la dévotion au Sacré-Cœur. C'est devant le Saint-Sacrement qu'elle a ses principales révélations. C'est à l'autel qu'elle voit Jésus outragé, qu'elle lui fait amende honorable et lui offre ses hommages et ses réparations. Elle aime et recommande l'adoration du Saint-Sacrement ; elle désire se consumer comme un cierge qui brûle devant l'autel.
    L'amende honorable tient une grande place dans la vie de Marguerite-Marie et dans ses recommandations. C'est la meilleure forme de réparation amoureuse pour l'amour outragé. C'est ainsi que Notre-Seigneur la présente dans la grande apparition. Il demande que le jour de la fête future on honore son Cœur « en communiant ce jour-là et en lui faisant réparation par une amende honorable pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels. »
    L'amende honorable est un acte précis, déterminé, mais c'est en même temps une tendance générale de l'âme dévote, jalouse de l'honneur de celui qu'elle aime. Cet esprit de réparation est partout dans la vie de Marguerite-Marie et dans ses écrits. Elle demandait aussi la communion réparatrice. Aux prêtres, elle eût demandé la messe réparatrice. « Vous ferez, disait-elle à ses novices, une communion pour faire amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus-Christ et lui crier miséricorde pour toutes les mauvaises communions qui se font et se sont faites par nous et les mauvais chrétiens. » »

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (22 juin, IIe Point p. 667), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

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    Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus
    prescrite par
    S.S. le Pape Pie XI (8 mai 1928)
     
    Très doux Jésus, vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n'y répond que par l'oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.
     
    Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes dans le passé rendus coupables d'une si indigne conduite, et pénétrés d'une profonde douleur, nous implorons d'abord pour nous-même votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s'obstinent dans leur infidélité, refusant de vous suivre, vous, leur Pasteur et leur Chef, ou, secouant le joug si doux de votre loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.

    Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d'elles : désordres de la conduite, indécence des modes, scandales, corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l'autorité de votre Église.

    Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d'offenses ! Du moins, pour réparer votre honneur outragé, nous vous présentons cette même satisfaction que vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont vous renouvelez l'offrande, chaque jour, sur l'autel ; nous vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles.

    Nous vous promettons, de tout notre cœur, autant qu'il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l'indifférence à l'égard d'un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l'Évangile, à celui surtout de la charité.

    Nous vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d'âmes possible.

    Agréez, nous vous en supplions, ô très bon Jésus, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d'expiation ; gardez-nous, jusqu'à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles.

    Ainsi soit-il.

    Texte intégral en libre téléchargement sur notre site (format pdf).
  • Méditation - Le Sacré-Coeur et l'Eucharistie

    « Pendant que les anges et les saints contemplent, admirent, adorent et chantent l'amour du Cœur divin, dans les splendeurs de la gloire, les hommes sont appelés à l'honorer, à l'aimer, de préférence, dans sa vie eucharistique. C'est ordinairement dans l'Eucharistie qu'il se manifeste à Paray-le-Monial, pour solliciter notre amour.
    « Un de mes plus rudes supplices, dit Marguerite-Marie, c'était lorsque ce divin Cœur m'était représenté avec ces paroles : J'ai soif, mais d'une soif si ardente d'être aimé des hommes au Très Saint Sacrement, que cette soif me consume ; et je ne trouve personne qui s'efforce, selon mon désir, de me désaltérer, en rendant quelque retour à mon amour. ».
    C'est devant le Saint-Sacrement que Marguerite-Marie a reçu ses grandes révélations. [...]
    « Étant devant le Saint-Sacrement, un jour de son octave, mon Dieu, me découvrant son divin Cœur, me dit : Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer, pour leur témoigner son amour. ».
    [...] La dévotion au Sacré-Cœur est surtout eucharistique. Où cherchons-nous le Cœur de Jésus mieux que dans l'Eucharistie ? Les abaissements de la crèche et les angoisses de la Passion ne sont qu'un souvenir ; la gloire du ciel n'est qu'une espérance ; Jésus ne nous est accessible que dans l'Eucharistie. Là son Cœur bat auprès de nous.

    Résolutions. - Bon Maître, je veux unir ces deux dévotions, comme vous me l'avez enseigné vous-même dans vos manifestations à Marguerite-Marie. Dans l'Eucharistie se trouve votre Cœur vivant, aimant et offensé. Je le visiterai souvent, je me tournerai souvent vers lui, comme faisait votre fidèle servante. »

    - dossier sur le Sacré-Coeur de Jésus
    - dossier sur le Très Saint Sacrement

    Vénérable Léon Dehon (1843-1925), L'année avec le Sacré-Cœur, Tome I (15 juin pp. 643-644), Établissements Casterman, Tournai - Paris, s.d. (1909).

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    1er vendredi du-mois, octobre 2014, Saint-Sulpice
    (Crédit photo)

  • Fête-Dieu à Rome

    Messe sur le parvis du Latran célébrée par le Pape François
    suivie de la procession eucharistique jusqu'à Sainte-Marie Majeure

    Ce jeudi 26 mai 2016, le Pape François s’est rendu comme chaque année à la Basilique Saint-Jean-de-Latran où il a célébré en fin de journée la Messe à l’occasion de la solennité du Corps et du Sang du Christ. Il a présidé la procession traditionnelle le long de la longue avenue Merulana jusqu’à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, où il a donné sa bénédiction eucharistique.

    « Prenez le pain, rendez grâce, et rompez-le ». Dans son homélie, le Pape a commenté le récit de la Dernière Cène par saint Paul (1Co 11, 24.25). Jésus commande à ses disciples de « répéter le geste » par lequel il a institué le mémorial de sa Pâque. Aujourd’hui, comme l’a fait le Christ pour nous et en mémoire de ce sacrifice, le Pape a demandé aux fidèles « de se donner », « de se rompre pour les autres ».

    Comme les disciples lors de la multiplication des pains (Lc 9, 13), il faut faire passer « dans nos pauvres mains » le pain rompu des mains de Jésus pour donner, avec lui, à manger à la foule.

    Le Pape évoque ces saints et saintes - célèbres ou anonymes - qui se sont rompus eux-mêmes pour donner à manger à leurs frères, mais aussi ces pères et ces mères qui en coupant du pain sur la table du foyer, « ont rompu leur cœur pour faire grandir leurs enfants ». Il parle également de ces chrétiens, « citoyens responsables » qui ont rompu leur propre vie « pour défendre la dignité de tous ».

    « Où trouvent-ils la force pour faire tout cela ? Justement dans l’Eucharistie », répond le Pape François, « dans la puissance d’amour du Seigneur ressuscité ». Le pain rompu est, dit-il, une icône, le signe de reconnaissance du Christ et des chrétiens. Depuis le commencement, l’Eucharistie est « le centre et la forme de la vie de l’Eglise » assure le Pape.

    A l’issue de la célébration eucharistique, les fidèles ont pris part à la procession traditionnelle, derrière l’ostensoir contenant le Saint-Sacrement, placé sur un véhicule pourvu d’un dais. Le cortège précédé des membres des confréries et du clergé romain s'est dirigé vers la Basilique Sainte-Marie-Majeure.

    A la fin de son homélie, le Pape avait souhaité que le geste posé en prenant part à la procession eucharistique réponde au mandat de Jésus. Que ce soit « un geste pour faire mémoire de Lui ; un geste pour donner à manger à la foule d’aujourd’hui ; un geste pour rompre notre foi et notre vie comme signe de l’amour du Christ pour cette ville et pour le monde entier ».

    Comme les années précédentes, le Saint-Père a renoncé à suivre ce long trajet qui dure plus d’une heure pour se rendre en voiture jusqu'à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Ses prédécesseurs, Jean-Paul II et de Benoît XVI accompagnaient le cortège à genoux sur un prie-Dieu derrière le Saint-Sacrement.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

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  • Méditation : Oraison et silence

    « Dans l'oraison il y a plus à écouter qu'à parler : c'est à nous d'écouter le Fils de Dieu, et non de parler ; nous ne sommes pas dignes de parler devant lui ; laissons à Dieu le choix du discours, sans nous mettre en peine d'en chercher nous-mêmes. Dieu ne parle au cœur que dans le recueillement...
    Vous êtes à l'oraison, Dieu ne vous donne rien : ne sauriez-vous faire autre chose, adorez-le, adorez sa présence, ses voies, ses opérations ; il n'est pas besoin pour cela de grandes pensées, vous l'adorez mieux par le silence que par le discours... Tournez-vous vers la Sainte Vierge, ou quelques Saints ; priez-les de faire oraison pour vous, ou de vous donner part à celles qu'ils font continuellement au ciel... Quand vous ne feriez autre chose que de demeurer en la présence de Dieu et consumer devant lui votre vie, comme un cierge qui se consume devant le Saint-Sacrement, ne seriez-vous pas bienheureuse ? »

    Ste Jeanne de Chantal, Œuvres, t. III ; Cf. A. Saudreau, "L'oraison d'après sainte Jeanne de Chantal", Éditions de la Vie Spirituelle, Saint-Maximin, 1925.

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  • Méditation : L'adoration eucharistique

    « L'adoration eucharistique a pour objet la divine Personne de Notre-Seigneur Jésus-Christ présent au Très Saint Sacrement.
    Il y est vivant, il veut que nous lui parlions, et il nous parlera.
    Tout le monde peut parler à Notre-Seigneur. N'est-il pas là pour tous ? Ne nous dit-il pas : Venez tous à moi ?
    Et ce colloque, qui s'établit entre l'âme et Notre-Seigneur, c'est la vraie méditation eucharistique, c'est l'adoration.
    [...]
    Pour bien adorer, il faut se rappeler que Jésus-Christ, présent dans l'Eucharistie, y glorifie et y continue tous les mystères et toutes les vertus de sa vie mortelle.
    Il faut se rappeler que la sainte Eucharistie, c'est Jésus-Christ passé, présent et futur ; que l'Eucharistie est le dernier développement de l'Incarnation et de la vie mortelle du Sauveur ; que Jésus-Christ nous y donne toutes les grâces ; que toutes les vérités aboutissent à l'Eucharistie, et qu'on a tout dit en disant l'Eucharistie, puisque c'est Jésus-Christ.
    Que la très sainte Eucharistie soit donc votre point de départ dans la méditation des mystères, des vertus et des vérités de la religion. Elle est le foyer : ces vérités ne sont que des rayons. Partons du foyer, et nous rayonnerons.
    Quoi de plus simple que de trouver le rapprochement de la naissance de Jésus dans l'étable, avec sa naissance sacramentelle sur l'autel et dans nos cœurs ?
    Qui ne voit que la vie cachée de Nazareth se continue dans la divine Hostie du Tabernacle, et la Passion de l'Homme-Dieu sur le Calvaire se renouvelle au saint Sacrifice à chaque moment de la durée et dans tous les lieux du monde ?
    Notre-Seigneur n'est-il pas doux et humble au Sacrement comme pendant sa vie mortelle ?
    N'est-il pas là toujours le bon Pasteur, le Consolateur divin, l'Ami du cœur ?
    Heureuse l'âme qui sait trouver Jésus en l'Eucharistie, et en l'Eucharistie toutes choses ! »

    St Pierre-Julien Eymard (1811-1868), La Sainte Eucharistie, Première série, Société Saint Augustin - Desclée de Brouwer, 1928 (16e éd.).

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  • Procession, adoration et bénédiction Eucharistique à Rome

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  • Fête-Dieu : Sainte Messe célébrée par le Pape François à St Jean de Latran

    et procession Eucharistique et adoration jusqu'à Sainte Marie Majeure

     
    Ce jeudi soir, le Pape François a célébré la Messe sur le parvis de la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome, devant quelques milliers de fidèles, dont, au premier rang, de nombreuses personnes malades et handicapées.

    Il a bien sûr centré son homélie sur le sacrement de l'Eucharistie. « Lors de la dernière Cène, Jésus donne son Corps et son Sang, avec le pain et le vin pour nous laisser la mémoire de son sacrifice d’Amour infini. Avec ce viatique rempli de grâce, les disciples ont tout le nécessaire pour leur chemin à travers l’histoire, pour étendre le royaume de Dieu. Lumière et force seront pour eux le don que Jésus a fait de lui-même en s’immolant volontairement sur la croix. Et ce Pain de vie est parvenu jusqu’à nous », a-t-il dit.

    « Mais il y a un danger, une menace, de se désagréger, de s’avilir, a-t-il averti. Nous nous désagrégeons quand nous ne sommes pas dociles à la Parole du Seigneur, quand nous ne vivons pas la fraternité entre nous, quand nous nous mettons en compétition pour occuper les premières places, quand nous ne trouvons pas le courage de témoigner la charité, quand nous ne sommes pas capables d’offrir l’espérance. »

    « L’Eucharistie nous permet de ne pas nous désagréger, parce qu’elle est lien de communion, l’accomplissement de l’Alliance, le signe vivant de l’amour du Christ qui s’est humilié et anéanti pour que nous restions unis. En prenant part à l’Eucharistie et en nous nourrissant d’elle, nous sommes engagés sur un chemin qui n’admet pas les divisions. »

    « Et maintenant que signifie aujourd’hui pour nous "s’avilir" ?, a-t-il poursuivi. Cela signifie se laisser contaminer par les idolâtries de notre temps : paraître, consommer, se mettre soi-même au centre de tout, mais également être compétitif, faire de l’arrogance un comportement gagnant, ne pas reconnaître ses torts ou d’avoir besoin. Tout cela nous avilit, fait de nous des chrétiens médiocres, tièdes et insipides, païens. »

    Face à ces dérives et à ces tentations d'orgueil, le Pape François a donc voulu rappeler ce qui est à la racine de la foi chrétienne : « Jésus a versé son Sang comme prix pour que nous soyons purifiés de tous les péchés : pour ne pas nous avilir, regardons-Le, abreuvons-nous à Sa source, pour être préservés du risque de la corruption. Et alors nous expérimenterons la grâce d’une transformation : nous resterons de pauvres pécheurs, mais le Sang du Christ nous délivrera de nos péchés et nous restituera notre dignité. Sans notre mérite, avec une sincère humilité, nous pourrons porter aux frères l’amour de notre Seigneur et Sauveur. Nous serons ses yeux qui partent à la recherche de Zachée et Madeleine, nous serons sa main qui secourt les malades dans le corps et dans l’esprit ; nous serons son cœur qui aime ceux qui ont besoin de réconciliation, de miséricorde et de compréhension. »

    « Ainsi l’Eucharistie actualise l’Alliance qui nous sanctifie, nous purifie et nous unis en communion admirable avec Dieu. Ainsi nous verrons que l’Eucharistie n’est pas une récompense pour les bons, mais est la force pour les faibles, pour les pécheurs, a-t-il insisté, sortant de son texte. C'est le pardon, c’est le viatique qui nous aide à avancer, à cheminer. »

    « Aujourd’hui, fête du Corpus Domini, nous avons la joie non seulement de célébrer ce mystère, mais aussi de le louer et le chanter dans les rues de notre ville, a rappelé le Saint-Père. Que la procession que nous ferons à l’issue de la messe, puisse exprimer notre reconnaissance pour tout le chemin que Dieu nous a fait parcourir à travers le désert de nos pauvretés, pour nous faire sortir de la condition d’esclave, en nous nourrissant de son Amour à travers le Sacrement de son Corps et de son Sang. »

    Le Pape François a aussi voulu rappeler la condition tragique des chrétiens persécutés et martyrisés. « D’ici peu, alors que nous marcherons tout au long de la rue, sentons-nous en communion avec  nos frères et sœurs, nombreux, qui n’ont pas la liberté d’exprimer leur foi en le Seigneur Jésus. Sentons-nous unis à eux : chantons avec eux, louons avec eux, adorons avec eux. Et vénérons dans notre cœur ces frères et sœur auxquels a été demandé le sacrifice de la vie en raison de leur fidélité au Christ : que leur sang, uni à celui du Seigneur, soit un gage de paix et de réconciliation pour le monde entier. »

    « Et n’oublions pas : pour ne pas vous désagréger, mangez ce lien de communion. Pour ne pas vous avilir, buvez le prix de votre rachat », a conclu le Saint-Père, en improvisant.

    Ensuite s'est déroulée la procession traditionnelle le long de l'avenue Merulana jusqu’à la basilique Sainte-Marie-Majeure où le Pape, après un temps d'adoration accompagné par le Tantum ergo, a donné sa bénédiction eucharistique.

    Source : Radio Vatican.
     
    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.
     
    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.
  • Homélie de la Fête-Dieu par Benoît XVI

    « ...Avant tout, une réflexion sur la valeur du culte eucharistique, en particulier de l’adoration du Très Saint Sacrement. C’est l’expérience que nous vivrons aussi ce soir, après la messe, avant la procession, pendant son déroulement et à son terme. Une interprétation unilatérale du concile Vatican II avait pénalisé cette dimension en réduisant en pratique l’Eucharistie au moment de la célébration. En effet, il a été très important de reconnaître le caractère central de la célébration, à travers laquelle le Seigneur convoque son peuple, le rassemble autour de la double table de la Parole et du Pain de vie, le nourrit et l’unit à lui dans l’offrande du Sacrifice. Cette mise en valeur de l’assemblée liturgique dans laquelle le Seigneur agit et réalise son mystère de communion, demeure naturellement valable, mais elle doit être replacée dans un juste équilibre. En effet – comme c’est souvent le cas – pour souligner un aspect, on finit par en sacrifier un autre. Ici, l’accent mis sur la célébration de l’Eucharistie s’est fait aux dépens de l’adoration, en tant qu’acte de foi et de prière adressée au Seigneur Jésus, réellement présent dans le Sacrement de l’autel. Ce déséquilibre a aussi eu des répercussions sur la vie spirituelle des fidèles. En effet, si l’on concentre tout le rapport avec Jésus Eucharistie dans le seul moment de la Sainte Messe, on risque de vider de sa présence le reste du temps et de l’espace existentiels. Et ainsi l’on perçoit moins le sens de la présence constante de Jésus au milieu de nous et avec nous, une présence concrète, proche, au milieu de nos maisons, comme cœur battant de la ville, du pays, du territoire avec ses différentes expressions et activités. Le Sacrement de la Charité du Christ doit pénétrer toute la vie quotidienne... »

    Benoît XVI, Jeudi 7 juin 2012.
    Texte intégral.

    A lire également cette autre homélie de la Fête-Dieu, prononcée six ans plus tôt par Benoît XVI, le jeudi 15 juin 2006.

  • Méditation : "Comment imiter les mages dans leur séjour à Bethléem"

    « Nous le pouvons :
    1. quand nous visitons le Saint-Sacrement ; car nous avons dans les tabernacles le même Homme-Dieu qui était dans la crèche, avec cette différence pleine d'amour que les mages n'arrivèrent à la crèche qu'à la suite d'un long voyage, tandis que les tabernacles, multipliés sur toute la terre, ne sont jamais loin de nous. Oh ! si nous portions dans ces visites la foi et la piété des mages, que de grâces nous en remporterions !

    Nous pouvons :
    2. imiter les mages quand nous communions ; car alors nous ne serrons pas seulement Notre-Seigneur dans nos bras comme le firent ces heureux voyageurs, mais nous le recevons dans notre cœur : nous nous l'incorporons, nous nous l'identifions pour ainsi dire ; bonheur que n'eurent pas les mages. Après nous l'être ainsi incorporé, nous pouvons, pendant l'action de grâces, converser avec lui, lui parler et l'écouter, prenant les mages à la crèche pour modèles d'actions de grâces après chaque communion.

    Nous pouvons :
    3. dans le cours du jour, imiter la vie sainte des mages hors de l'étable de Bethléem, par cet esprit de recueillement qui forme dans le cœur comme un sanctuaire où nous conversons avec Dieu, une aimable solitude où rien n'entre que Dieu et l'âme.

    Là, ainsi que les mages dans l'étable de Bethléem, nous jouissons de Dieu, nous pouvons le voir, lui parler, l'entendre, prendre conseil de lui dans les doutes, l'appeler à notre aide dans les difficultés ou les dangers, lui dire que nous l'aimons et lui demander de l'aimer toujours davantage, lui offrir nos actions, notre vie, nous consacrer à lui sans réserve, le remercier de ses bienfaits, éclater en adorations, en louanges, en bénédictions, en demandes et supplications.

    Là nous accueillons avec reconnaissance et amour les bonnes pensées qu'il nous envoie, les pieux sentiments qu'il nous suggère, les saintes résolutions qu'il nous met au cœur, et nous rendons toute notre vie sainte comme celle des mages. Heureuse l'âme qui comprend ces choses ! plus heureuse encore celle qui les met en pratique ! »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année (Tome I, Vie sainte des mages à Bethléem), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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    Francisco de Zurbarán (1598-1664), L’adoration des mages (1639-40)
    Musée des Beaux-Arts, Grenoble

  • Joan Pau Pujol (1570-1626) : Sacris Solemniis

    (Hymne de Matines au Saint-Sacrement)
    La Grande Chapelle & Schola Antiqua (Ángel Recasens)

    Sacris solemniis juncta sint gaudia,
    et ex præcordiis sonent præconia;
    recedant vetera, nova sint omnia,
    corda, voces, et opera.

    Noctis recolitur cœna novissima,
    qua Christus creditur agnum et azyma
    dedisse fratribus, iuxta legitima
    priscis indulta patribus.

    Post agnum typicum, expletis epulis,
    corpus Dominicum datum discipulis,
    sic totum omnibus, quod totum singulis,
    eius fatemur manibus.

    Dedit fragilibus corporis ferculum,
    dedit et tristibus sanguinis poculum,
    dicens: accipite quod trado vasculum;
    omnes ex eo bibite.

    Sic sacrificium istud instituit,
    cuius officium committi voluit
    solis presbyteris, quibus sic congruit,
    ut sumant, et dent ceteris.

    Panis angelicus fit panis hominum;
    dat panis cœlicus figuris terminum;
    o res mirabilis: manducat Dominum
    pauper, servus et humilis.

    Te, trina Deitas unaque, poscimus:
    sic nos tu visita, sicut te colimus;
    per tuas semitas duc nos quo tendimus,
    ad lucem, quam inhabitas.

  • Méditation : de la Présence réelle en la Très Sainte Eucharistie

    « Dans cet adorable Sacrement, Jésus réside en souverain, manifestant ses adorables perfections sous les dehors du plus total anéantissement. Il est le Dieu parfait et l'homme parfait ; l'infiniment grand et le Dieu de toute majesté, et s'il se réduit dans l'hostie aux proportions de l'atome, de l'infiniment petit, étant tout entier, dans chaque parcelle visible de l'hostie, il ne perd rien de sa souveraine grandeur, il appelle tous nos respects, nos dévouements et notre amour. Grâce à cette adorable petitesse, le plus petit de nos membres lui est un chemin spacieux pour arriver jusqu'au centre de nous-mêmes.
    L'hostie c'est le chef-d'œuvre entre tous les chefs-d'œuvre de l'art d'un Dieu ; osons le dire, c'est la miniature de la beauté éternelle, pour l'âme de foi qui sait percer les voiles et découvrir son éclat ! Quoi de plus simple à l'extérieur ? Quoi, ce semble, de plus ordinaire ? Un peu de pain ! Mais sous cette apparence vulgaire, résultat de l'humilité et de la simplicité du Verbe incarné, quoi de plus merveilleux, de plus transcendant, de plus sublime que l'union de deux choses si opposées, dans le plus étonnant des mystères ?
    […]
    Jésus au Très Saint Sacrement est tout à la fois grand et petit, riche et pauvre, triomphant et humilié, fort et faible, puissant et dépendant, libéral et indigent, immense et renfermé, immuable et changé, jouissant et souffrant d'une manière mystique, vivant et immolé, glorieux et dans l'ombre, beau et sans éclat, assis à la droite de son Père et enseveli dans le linceul des saintes espèces.
    […]
    Aussi faut-il nécessairement conclure qu'il n'y a qu'un amour infini qui ait pu former une pareille conception, et qu'une puissance infinie qui ait pu la mettre à exécution. Mais l'amour et la puissance de Dieu sont sans bornes comme tous ses attributs, et lui seul est l'auteur de cette merveille si justement appelée par le prophète : "le résumé de toutes ses autres merveilles (Ps CX, 4)." »

    Sœur Marie-Aimée de Jésus (1839-1874), N.-S. Jésus-Christ étudié dans le Saint Évangile – Sa vie dans l'âme fidèle, Tome VI, chap. 32, Carmel de Créteil, 1924 (3ème édition).

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    Procession de la Fête Dieu à Bamberg (Allemagne) (Source et crédit photo)

  • Célébration de la Solennité des Très Saints Corps et Sang du Christ à Rome

    Célébration de la Solennité des Très Saints Corps et Sang du Christ à Rome
    Solennità del Santissimo Corpo e Sangue di Cristo
     
    La fête du « Corpus Domini », du « Saint-Sacrement » ou « Fête-Dieu » est maintenue au Vatican à sa place originelle, le jeudi après l'octave de la Pentecôte, tandis que dans de nombreux diocèses italiens, elle est reportée au dimanche suivant pour des raisons pastorales.

    A Rome, c'est à la fin du XVe siècle, sous Nicolas V, que l'on commença à célébrer la fête par une procession de Saint-Jean à Sainte-Marie. Mais l'actuelle via Merulana ne fut praticable qu'à partir de 1575, date de la fin des travaux voulus par Grégoire XIII.

    La tradition s'est ensuite maintenue pendant trois siècles. En 1870, année de la prise de Rome, l'usage est tombé dans l'oubli jusqu'à ce qu'il soit repris par Jean-Paul II en 1979.

    Livret de la célébration

    À 19h, le Pape François a célébré la messe à la Basilique Saint Jean de Latran.
    À la fin de la célébration eucharistique a commencé la procession le long de la Via Merulana, jusqu'à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, où le Saint-Père a donné la bénédiction solennelle avec le Saint-Sacrement.

    À l'homélie de la célébration, le Saint-Père a rappelé que l'homme connaît aussi la faim spirituelle, d'amour et d'éternité, de la manne que Dieu accorda à Israël dans le désert, et qui préfigure l'Eucharistie. Puis le Pape a évoqué l'histoire du peuple choisi par Dieu pour sortir de l'esclavage égyptien et gagner la terre promise. L’Écriture fait mémoire de son séjour au désert, de cette période de faim et de découragement. L'invitation de Moïse est d'aller à l'essentiel, vers la dépendance totale de Dieu, lorsque la survie était laissée à la manne... Avec la faim physique, l'homme porte en lui l'autre faim... Jésus nous nous apporte la nourriture attendue, Lui-même sous les espèces eucharistiques, qui apporte la vie au monde... Le pain et le vin ne sont pas un simple aliment qui rassasie comme la manne. Le corps du Christ est le pain des derniers temps qui est en mesure d'offrir la vie éternelle. Sa substance est l'amour et l'Eucharistie communique l'amour du Seigneur pour nous, si grand qu'Il nous nourrit de Lui-même. Gratuit, cet amour est toujours à la disposition de la personne affamée qui a besoin de reprendre force. Vivre la foi signifie se laisser nourrir par le Seigneur et bâtir notre existence sur un bien qui ne périt pas, sur les dons de Dieu, sa parole et son corps. Autour de nous, il y a tant d'offres alimentaires qui ne viennent pas du Seigneur et qui, en apparence, sont plus satisfaisantes. Certains se nourrissent d'argent, de vanité, de pouvoir ou d'orgueil... La nourriture que nous assure le Seigneur est totalement différente. Elle peut nous sembler moins appétissantes que celles offertes par le monde". Alors retournons avec les hébreux au désert et refusons la nourriture de l'esclavage. N'ayons pas la mémoire sélective qui était la leur chaque fois qu'ils tombaient en tentation, n'ayons pas une mémoire malade. Dieu a dit : "Je t'ai nourri de la manne que tu ne connaissais pas ! Alors retrouvons notre bonne mémoire et apprenons à distinguer le pain faux, qui induit en erreur et corrompt, car fruit de l'égoïsme, de la suffisance et du péché... Notre manne est l'hostie. Adressons nous donc à Jésus avec confiance pour qu'il nous protège de la tentation des nourritures mondaines qui rendent esclaves. Qu'il purifie notre mémoire afin que nous ne restions pas les prisonniers de l'égoïsme sélectif et mondain".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 20.6.14)

    Texte intégral italien : site internet du Vatican.
    Traduction française : "Dieu ou le monde, choisir la bonne table pour être rassasié" - Agence Zenit.org