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sainte famille

  • Dimanche 7 janvier 2018

    Fête de la Sainte Famille
    (Premier dimanche après l’Épiphanie)

     En France, comme au nouveau calendrier :
    Solennité de l’Épiphanie

    A Rome, l’Épiphanie ayant été célébrée hier 6 janvier, ce dimanche 7 marque la Fête du Baptême du Seigneur – dans d’autres pays (dont la France) elle sera célébrée demain lundi 8.

  • Dimanche 31 décembre 2017

    Dimanche dans l’Octave de la Nativité
     
    Au nouveau calendrier :
    Fête de la Sainte Famille

  • Dimanche 8 janvier 2017

    Premier dimanche après l’Épiphanie
    Fête de la Sainte Famille
     
     
    En France
    (et au nouveau calendrier) :
    Solennité de l'Épiphanie
    (Conformément aux rubriques codifiant l’année liturgique et l’ensemble de ses temps, si le 6 janvier ne tombe pas un dimanche, la solennité extérieure de l’Épiphanie doit être célébrée le dimanche entre le 7 et le 12.)

  • Méditation : Restons encore un peu devant la crèche

    « Considérons la vie de la Sainte Famille dans la pauvre étable de Bethléem.
    Jésus est là, pauvre, silencieux, solitaire ; il prie, il pleure, il souffre, il aime.
    Il se soumet à tous les besoins d'un petit enfant, à toutes les humiliations de cet état d'enfant qu'il a choisi parce qu'il l'a bien voulu.
    Marie est là pour le servir, l'adorer, l'aimer. Oh ! comme elle le regarde, comme elle le porte, comme elle lui donne son lait, et son cœur, et tout !

    -   -   -

    Joseph s'unit à Marie pour adorer Jésus, mais comme Marie est tout à Jésus, il semble que Joseph avait le soin de pourvoir aux besoins de la Sainte Famille.
    Mais dans cette famille, comme tout est bien ordonné, bien concordant, bien paisible ! L'unique règle est de servir Jésus ; l'unique bien c'est Jésus, l'unique amour c'est Jésus. Et Jésus suffit à tout.
    Ah ! que la Sainte Famille soit bien le modèle de la nôtre ! »

    Père Emmanuel André o.s.b. (1826-1903), Méditations pour tous les jours de l'année liturgique, Éditions Sainte-Madeleine, 2004.

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  • Angelus de ce dimanche 27 décembre 2015

    « La famille qui vit la joie de la foi la communique spontanément, elle est le sel de la terre et la lumière du monde, elle est le levain pour toute la société ». Ce dimanche 27 décembre 2015, le Pape François, depuis la fenêtre des appartements apostoliques, place Saint-Pierre, est revenu lors de l’Angélus sur l’Évangile de ce jour consacré à la Sainte Famille. Rappelant la Rencontre mondiale des Familles de Philadelphie à laquelle il a participé en septembre dernier lors de son voyage aux États-Unis, il a souligné, en ce temps de Noël, et alors qu’il venait de célébrer la Messe du Jubilé des Familles, que « l’Évangile d’aujourd’hui invite les familles à cueillir la lumière d’espoir venant de la maison de Nazareth ».

    « Le noyau familial de Jésus, Marie et Joseph est pour chaque croyant, et spécialement pour les familles, une école authentique de l’Évangile. Ici nous admirons l’accomplissement du dessein divin de faire de la famille une communauté spéciale de vie et d’amour. Ici nous apprenons que chaque noyau familial chrétien est appelé à être “église domestique” pour faire resplendir les vertus évangéliques et devenir le ferment du bien dans la société ».

    Le Pape François a ainsi dressé une liste de conseils que la Sainte Famille peut apporter aux familles contemporaines. Marie et Joseph montrent ainsi comment « accueillir les enfants comme don de Dieu, à les générer et à les éduquer en coopérant merveilleusement à l’œuvre du Créateur et donnant au monde, en chaque enfant, un nouveau sourire ». C’est dans la famille, enfin, que chaque parent fait l’expérience « significative et efficace de l’amour gratuit, de la tendresse, du respect réciproque, de la compréhension mutuelle, du pardon et de la joie. »

    Appel pour les migrants cubains

    Après un lancer de ballons multicolores au-dessus de la place Saint-Pierre et dans le ciel bleu de Rome, et la récitation de la prière de l’Angélus, le Pape a lancé un appel aux pays centro-américains pour qu’ils renouvellent « tous les efforts nécessaires pour trouver une solution rapide au drame humanitaire » que vivent de nombreux migrants cubains. « Ils se trouvent en difficulté en Amérique centrale » a expliqué le Pape, précisant que « ils sont nombreux à être victimes du trafic d’êtres humains ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Angélus du dimanche 28 décembre 2014, Fête de la Sainte Famille de Nazareth

    Lors de l’Angélus de ce dimanche matin, le Pape François a souligné que « la Famille de Nazareth est sainte » car « elle est centrée sur Jésus » : « Quand les parents et les enfants respirent ensemble ce climat de foi, ils possèdent une énergie qui leur permet d’affronter même les épreuves difficiles », a-t-il affirmé.

    « Comme la présence des grands-parents est importante », s’est-il ensuite exclamé. « Et comme le bon rapport entre les jeunes et les personnes âgées est déterminant pour la vie de la communauté civile et ecclésiale ». Et le Pape d’inviter alors toutes les personnes présentes Place Saint-Pierre à applaudir tous les grands-parents du monde, évoquant comme nous le raconte l’Évangile du jour, Anne et Siméon, connues pour la sagesse de leur grand âge, qui rencontrent la Sainte Famille au Temple.

    Mais la catéchèse du Pape s’est aussi faite plus grave lorsqu’il a évoqué toutes les familles qui vivent actuellement des situations plus difficiles, à cause des maladies, le manque de travail, la nécessité d’émigrer. Ou encore des problèmes de désunion. Le Pape a demandé de prier pour elles en silence.

    Enfin, il a appelé à une solidarité concrète « à l’égard des familles qui vivent des situations plus difficiles à cause de maladies, de manque de travail, de discriminations, de la nécessité d’émigrer… ».

    Au terme de l’Angélus, le Pape a fait part de son inquiétude au sujet de la disparition, cette nuit, d’un avion de la compagnie malaisienne AirAsia, avec 162 passagers à son bord. « Ma pensée va, en ce moment, aux passagers de l’avion malaisien disparu entre l’Indonésie et Singapour », a-t-il déclaré. Les recherches entreprises pour retrouver cet avion ont été suspendues pour la nuit, et reprendront lundi matin.

    Autre sujet de préoccupation pour le Pape, l’incendie d’un ferry italien au large de la Grèce, avec 478 passagers à son bord.  « Mes pensées vont aussi aux passagers du navire en transit ces dernières heures en mer Adriatique ». Les opérations de sauvetage se déroulent encore à l’heure actuelle, dans des conditions « particulièrement difficiles et compliquées », avec des vents violents, des pluies torrentielles et de la grêle.

    « Je suis proche par l’affection et la prière aux familles et à tous ceux qui vivent avec appréhension et souffrance ces situations difficiles et à tous ceux impliqués dans les opérations de secours », a encore déclaré Le Pape.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : la Sainte Famille, modèle de tout foyer

    « Regardez la Sainte Famille, le modèle de tout foyer : Saint Joseph en est bel et bien le chef et nul doute que la Sainte Vierge en est le cœur. L’époux à l’image de Saint Joseph à le devoir de guider et de protéger son foyer des attaques qui peuvent se présenter. Et nous savons que ces attaques sont nombreuses de nos jours. Le mari doit être à l’image du roc sur lequel et contre lequel les membres de son foyer pourront s’appuyer. Guide de sa famille, il doit être l’ennemi des compromissions et des lâchetés. L’épouse, elle, sera le cœur. Ayant porté ses enfants en elle pendant neuf mois et les ayant mis au monde, elle conservera avec chacun d’entre eux un lien privilégié. Si le père est le chef et le guide de la famille, la mère devra en être la source de vie, à la fois spirituelle et naturelle, en en étant à chaque instant l’âme, le cœur. C’est elle qui bien souvent fera faire leur premier pas vers l’amour de Dieu aux enfants tout en leurs faisant également faire leurs premiers pas dans l’ordre naturel. Par sa sensibilité, elle imprimera le désir de Dieu dans son foyer. Si l’homme est le rempart extérieur du foyer, la femme en est le rempart intérieur, elle est l’attrait du foyer, car elle en est le cœur et la joie. Les deux sont indispensables car les deux sont complémentaires. »

    Abbé Jean-Marie Robinne du diocèse de Sens, FSSP, extrait de "Petites réflexions sur le mariage" - IHS News.

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    Sagrada Familla 'del Pajarito', Bartolomé Murillo (1617-1682)
    Analyse du tableau (espagnol)

  • Dimanche 28 décembre 2014

    Dimanche dans l'octave de la Nativité

    Au nouveau calendrier : Fête de la Sainte Famille

     Calendrier liturgique et sanctoral

  • Mois de mars : mois de Saint Joseph

    « Saint Joseph m’a toujours exaucée au-delà de mes prières et de mes espérances. »
    Ste Thérèse d’Avila (1515-1582)
     
    « Ô bienheureux Joseph, nous recourons à vous dans notre tribulation, et après avoir imploré le secours de votre très Sainte Épouse, nous sollicitons aussi, en toute confiance, votre patronage. Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice sur l’héritage acquis par Jésus-Christ, au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

    Ô gardien très vigilant de la Sainte famille, protégez la famille privilégiée de Jésus-Christ.

    Père très aimant, préservez-nous de toute contagion de la corruption et de l’erreur ; protecteur très puissant, soyez-nous secourable, et assistez-nous, du haut du ciel, dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres. Et, de même qu’autrefois, vous avez arraché l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous tous de votre constante protection, afin que nous puissions,à votre exemple et par votre assistance, vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l’éternel félicité dans le ciel. Amen. »

    Léon XIII

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  • Mois de mars : mois de Saint Joseph

    « Saint Joseph m’a toujours exaucée au-delà de mes prières et de mes espérances. »
    Ste Thérèse d’Avila (1515-1582)
     
    « Prosterné à vos pieds, je vous révère, ô bienheureux Joseph ! comme le père de mon Seigneur et de mon Dieu, comme le chef de cette sainte Famille qui est l'objet des complaisances et des délices du Père éternel. Quelle gloire pour vous d'être ainsi le père et le guide du Fils unique de Dieu ! Mais quel bonheur pour nous de penser que vous êtes aussi notre père et que nous sommes vos enfants, puisque nous sommes les frères de Jésus-Christ, qui a voulu être appelé votre Fils ; et en cette qualité nous avons droit à la tendresse de votre cœur paternel. Recevez-nous donc favorablement ; prenez-nous sous votre protection, et soyez notre refuge et notre asile dans toutes nos peines et dans tous nos besoins, pendant la vie et à notre dernier moment. Amen.»

    R.P. Huguet, in "Pouvoir de Saint Joseph" (Huitième jour), 15e édition, Librairie Catholique de Perisse Frères, Paris - Bruxelles, 1865.

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  • Dimanche 12 janvier 2014

    Baptême du Seigneur

    Au calendrier traditionnel : La Sainte Famille

    (En France : Solennité de l’Épiphanie de Notre Seigneur)

    La fête de la Sainte Famille : pour s'y retrouver un peu...
    voir au 29 décembre 2013

     Calendrier liturgique

  • Angélus de ce dimanche 29 décembre 2013

    « Dieu a voulu naître dans une famille humaine. Il a voulu avoir une mère et un père, comme nous. » Le Pape François a consacré le dernier Angélus de l'année à la famille, à l’occasion de la fête de la Sainte Famille de Nazareth, célébrée le dimanche qui suit Noël. Une famille que l’Évangile présente sur la « route douloureuse de l’exil, à la recherche d’un refuge en Egypte. »

    Les exilés, les réfugiés, autant de maux qui touchent encore les familles d’aujourd’hui. Joseph, Marie et Jésus « expérimentent la condition dramatique des réfugiés, marquée par la peur, l’incertitude, l’inconfort », a expliqué le Pape François. Une « triste » réalité dans laquelle aujourd’hui des millions de familles peuvent « malheureusement » se reconnaître, a complété le Saint-Père ; « presque tous les jours, les médias nous apprennent que des réfugiés fuient la faim, la guerre et d’autres graves dangers, à la recherche de sécurité et d’une vie digne pour soi et pour sa famille. »

    Une fois partis, ces réfugiés font face à une autre difficile réalité : ils ne rencontrent pas toujours un « vrai accueil », le respect, l’appréciation des valeurs qu’ils portent. « Leurs attentes, ajoute le Souverain Pontife, font face à des situations complexes et à des difficultés qui semblent parfois insurmontables ». Le Pape a donc invité les dizaines de milliers de personnes réunies place Saint-Pierre à penser « aux drames de ces migrants et réfugiés, victimes du refus et de l’exploitation, du travail d’esclave. »

    Jusqu'à l’intérieur même des familles

    Il est un autre type de victime, que François qualifie « d’exilé » à l’intérieur de la famille même : « les personnes âgées par exemple, sont parfois traitées comme une présence encombrante ». Comment se porte une famille ? Il suffit de voir « comment sont traités les enfants et les plus âgés », répond le Pape.

    Toutes ces difficultés, Jésus a voulu les expérimenter pour que personne ne se sente exclu de la proximité affectueuse de Dieu. « La fuite en Egypte à cause des menaces d’Hérode, a souligné le Pape François, nous montre que Dieu se trouve là où l’homme est en danger, là où il souffre, là où il fuit, là où il fait face au refus et à l’abandon. Mais il est aussi présent où l’homme rêve, où il espère rentrer dans sa patrie en toute liberté, où il peut choisir vie et dignité pour lui et sa famille. »

    Pour conclure, le Pape a tenu à encourager les familles, voulant leur faire prendre conscience de l’importance qu’elles ont dans l’Église et dans la société : « l’annonce de l’Évangile passe avant tout à travers les familles pour ensuite rejoindre les divers aspects de la vie quotidienne. »

    Prière à la Sainte Famille

    A l'issue de la prière de l'Angélus, et à l’occasion de la fête liturgique de la Sainte famille célébrée ce dimanche, le Pape a récité une prière destinée aux familles du monde entier, en invoquant notamment la Sainte famille pour que les familles soient des "petites Églises domestiques". Voici le texte de la prière du Pape :

    "Jésus, Marie et Joseph,
    en vous nous contemplons
    la splendeur de l’amour véritable,
    à vous nous nous adressons avec confiance.

    Sainte Famille de Nazareth,
    fais aussi de nos familles
    des lieux de communion et des cénacles de prière,
    des écoles authentiques de l’Évangile
    et des petites Églises domestiques.

    Sainte Famille de Nazareth,
    que jamais plus dans les familles on fasse l’expérience
    de la violence, de la fermeture et de la division :
    que quiconque a été blessé ou scandalisé
    connaisse rapidement consolation et guérison.

    Sainte Famille de Nazareth,
    que le prochain Synode des Évêques
    puisse réveiller en tous la conscience
    du caractère sacré et inviolable de la famille,
    sa beauté dans le projet de Dieu.

    Jésus, Marie et Joseph
    écoutez-nous, exaucez notre prière."

    Pape François

    Source : Radio Vatican.

  • Méditation : la Sainte Famille

    « Une famille pas comme les autres :
    un enfant sans père, un époux qui ne possède pas sa femme. Et pourtant la densité humaine de la vie en famille peut y être reconnue avec, en plus, un éclairage sur ce qui s'y cache en profondeur. Marie est fécondée par une parole reçue dans la foi, sans semence d'homme. Et Joseph apprend en rêve qu'il peut devenir époux et père en acceptant de n'y être pour rien. Ces récits heurtent notre logique. Il est bon qu'ils continuent de faire problème. Comment dire l'Esprit dans le langage des hommes charnels ? Nos relations avec l'Esprit de Dieu sont de l'ordre de la parole, non de la chair.
    Le Fils de Dieu ne peut pas naître parmi nous si l'homme prétend pouvoir l'engendrer. Ce n'est pas la rencontre charnelle d'un homme et d'une femme qui peut faire que leur enfant, Jésus, incarne et révèle Dieu parmi les hommes. Les Évangiles effacent donc le rôle de la chair pour souligner celui de la parole dans la génération humaine du Fils de Dieu. L'homme croit en sa puissance. Il est fier de son sexe. Voici un homme, Joseph, qui accepte d'être passif et de recevoir pour fils un enfant qui vient de l'Esprit. On dit que la femme est passive. En voici une, Marie, impuissante à concevoir seule un enfant, mais intensément active pour croire à la parole qui fait fructifier en elle le fruit de l'Esprit.
    Histoire unique, comme est unique celle de Jésus Fils de Dieu. Histoire éclairante pourtant, révélatrice de toute histoire d'hommes et de femmes qui deviennent pères et mères. Il ne suffit pas de faire un enfant pour qu'il soit enfant de l'amour. Le fruit de l'amour naît de la parole donnée et reçue qu'échangent les parents. Et les géniteurs ne deviennent père et mère qu'au terme d'un long détachement où chacun renonce à posséder l'autre. La famille est le lieu charnel où se mûrit l'expérience de relations qui dépassent les liens de la chair et du sang. Cela ne va pas sans conflits. Il est nécessaire qu'ils se disent, qu'ils s'éclatent, comme on dit, en éclats de langage, pour qu'ils soient dépassés, et que naissent, entre époux comme entre parents et enfants, des rapports fondés sur la confiance et la liberté de la parole donnée et tenue. »

    Jean Delorme, exégète, cité in Mgr Raymond Bouchex, Il a habité parmi nous - Entrer dans le mystère de l'Incarnation, Parole et Silence, 2006.

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    « La famille de Jésus nous révèle que, pour être vrai et durable, l'amour entre les époux, et entre les parents et les enfants, doit être bâti sur la parole donnée, échangée, partagée, gardée. Le foyer de Marie et de Joseph nous dit que l'amour ne s'épuise pas dans le sexe, mais qu'il réside tout autant dans la parole donnée, reçue, gardée, et sans cesse approfondie en fidélité. Marie et Joseph se sont mariés en réponse à la Parole de Dieu. Il est dit à Joseph : "Ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse... Il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse" (Mt 1, 20 ; 24). Le foyer de Marie et de Joseph est bâti sur la Parole de Dieu. Jamais nous ne pourrons connaître et dire la tendresse qui a uni Marie et Joseph. Ce qui les a unis, c'est la Parole de Dieu reçue, gardée, partagée et devenue leur propre parole.
    [...]
    Les familles sont un des premiers champs de l'apostolat et parmi les premiers acteurs de la mission. La famille est la communauté où la Parole de Dieu commence à être transmise, accueillie et priée. Par là elle est une "petite Église", une Église domestique, ouverte sur la "grande Église". Telle est la raison pour laquelle nous devons promouvoir et soutenir les mouvements dont l'objectif est la promotion et le soutien de la qualité chrétienne des familles. L'attitude de l’Église catholique au sujet de l'unité, de la fidélité et de l'indissolubilité dans le mariage n'est pas d'abord disciplinaire. Elle a pour fondement la conviction que l'amour véritable réside dans la parole donnée, reçue et gardée. »

    Mgr Raymond Bouchex, Il a habité parmi nous - Entrer dans le mystère de l'Incarnation, Parole et Silence, 2006.

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  • Dimanche 29 décembre 2013

    La Sainte Famille

    Calendrier liturgique


    (Dimanche dans l’Octave de la Nativité au calendrier traditionnel)

    La fête de la Sainte Famille : pour s'y retrouver un peu...

    Le culte de la sainte Famille se développa particulièrement au XVIIe siècle, sous la forme de pieuses associations ayant pour fin la sanctification des familles chrétiennes sur le modèle de celle du Verbe incarné. Cette dévotion, introduite au Canada par les Pères de la Compagnie de Jésus, ne tarda pas à s’y propager rapidement.

    Deux siècles plus tard, devant les manifestations croissantes de la piété des fidèles à l’égard du mystère de Nazareth, le Pape Léon XIII, par le Bref « Neminem fugit » du 14 juin 1892, établissait à Rome l’association de la Sainte Famille, dans le but d’unifier toutes les confréries instituées sous le même vocable.

    L’année suivante (1893), le même Souverain Pontife, dans son encyclique sur le mariage chrétien, voulut offrir aux familles catholiques un modèle à imiter et une céleste protection à qui elles devraient se confier ; il institua donc la fête de la sainte Famille de Nazareth, avec un appareil liturgique solennel d’hymnes et de lectures, et il la fixa au IIIe dimanche après l’Épiphanie.

    La réforme de Pie X en partie abrogea, en partie transféra à des dates fixes, toutes les solennités mobiles annexées au dimanche.

    Benoît XV la fixa au dimanche dans l’octave de l’Épiphanie et l'étendit à l’Église universelle.

    Elle fut rendue obligatoire dans toute l’Église par Pie XI en 1921.

    La fête de la Sainte Famille empêche donc la célébration du « 1er dimanche après l’Épiphanie » ou « Dimanche dans l’Octave de l’Épiphanie » qui utilisait le même évangile mais comportait, conformément au temps liturgique en cours, la lecture d’un passage de St Paul aux Romains comme Épître.

    Aujourd’hui, au calendrier traditionnel, la messe du 1er dimanche après l’Épiphanie n’est plus dite qu’en semaine, les jours qui suivent la fête de la Sainte Famille.
    En France, la messe de la Sainte Famille n’est célébrée le dimanche que dans les églises qui ont plusieurs messes : en effet, la solennité de l’Épiphanie, qui n’est pas fériée, prime.

    Depuis le Concile Vatican II et dans la réforme du missel romain, cette fête a été avancée au premier dimanche après la fête de la Nativité.

  • Pèlerinage des Familles - Messe et Angélus

    Le pèlerinage des familles à Rome en l'Année de la foi s'est conclu ce matin par une Messe célébrée par le Saint-Père sur une Place St Pierre bondée, de même que la Via della Conciliazione et les rues adjacentes. Nous publions le texte intégral de l'homélie papale :

    "Les lectures de ce dimanche nous invitent à méditer sur quelques caractéristiques fondamentales de la famille chrétienne. La première : la famille qui prie. Le passage de l’Évangile met en évidence deux façons de prier, une qui est fausse, celle du pharisien, et l’autre qui est authentique, celle du publicain. Le pharisien incarne un comportement qui n’exprime pas l’action de grâce à Dieu pour ses bienfaits et sa miséricorde, mais plutôt l’autosatisfaction. Le pharisien se sent juste, il se sent correct, il se rengorge de cela et il juge les autres du haut de son piédestal. Le publicain, au contraire, ne multiplie pas les paroles. Sa prière est humble, modeste, empreinte de la conscience de son indignité, de ses misères. Cet homme vraiment admet qu’il a besoin du pardon de Dieu, de la miséricorde de Dieu. La prière du publicain est celle du pauvre, c’est la prière qui plaît à Dieu et, comme le dit la première lecture, qui parvient jusqu’au ciel, alors que celle du pharisien est alourdie par le poids de la vanité.

    A la lumière de cette Parole, je voudrais vous demander, chères familles si vous priez parfois en famille ? Certaines oui, je le sais. Mais beaucoup me disent : Mais comment fait-on ? Mais, on fait comme le publicain, c’est clair, humblement, devant Dieu. Que chacun, avec humilité, se laisse regarder par le Seigneur et demande sa bonté, pour qu’elle vienne à nous. Mais, en famille, comment on fait ? Parce que la prière semble être une affaire personnelle, et puis il n’y a jamais un moment favorable, tranquille, en famille… Oui, c’est vrai, mais c’est aussi une question d’humilité, de reconnaître que nous avons besoin de Dieu, comme le publicain ! Et toutes les familles ! Nous avons tous besoin de Dieu. Nous avons besoin de son aide, de sa force, de sa bénédiction, de sa miséricorde, de son pardon. Et il faut de la simplicité : prier en famille, il faut de la simplicité ! Prier ensemble le Notre Père, autour de la table, n’est pas quelque chose d’extraordinaire : C’est facile. Et récite le chapelet ensemble, en famille, c’est très beau, ça donne beaucoup de force. Et aussi prier les uns pour les autres : l’époux pour l’épouse, l’épouse pour l’époux, tous les deux pour les enfants, les enfants pour les parents, pour les grands-parents… Prier les uns pour les autres. C’est prier en famille, et cela renforce la famille.

    La deuxième lecture nous suggère un autre point : La famille garde la foi. L’apôtre Paul, au déclin de sa vie, fait un bilan fondamental, et dit : J’ai gardé la foi. Mais comment l’a-t-il gardée ? Pas dans un coffre-fort ! Il ne l’a pas enfouie dans la terre, comme ce serviteur un peu paresseux. Saint Paul compare sa vie à un combat et à une course. Il a gardé la foi parce qu’il ne s’est pas contenté de la défendre, mais il l’a annoncée, diffusée, il l’a portée loin. Il s’est fermement opposé à ceux qui voulaient conserver, fossiliser le message du Christ dans les limites de la Palestine. C’est pourquoi il a fait des choix courageux, il s’est rendu dans des territoires hostiles, il s’est laissé provoquer par ceux qui sont loin, par diverses cultures, il a parlé franchement, sans peur. Saint Paul a conservé la foi, car, comme il l’a reçue, il l’a donnée, en allant dans les périphéries, sans se retrancher dans des positions défensives. Ici aussi, nous pouvons nous demander, de quelle façon, en famille, nous gardons notre foi ? La retenons-nous pour nous, dans notre famille, comme un bien privé, comme un compte en banque, ou savons-nous la partager par le témoignage, l’accueil, et l’ouverture aux autres ? Tous nous savons que les familles, en particulier celles qui sont jeunes, sont souvent pressées, très affairées ; mais parfois pensez-vous que cette course peut aussi être la course de la foi ? Les familles chrétiennes sont des familles missionnaires. Mais, hier nous avons écouté, ici, sur cette place, le témoignage de familles missionnaires. Elles sont missionnaires aussi dans la vie de chaque jour, en faisant les choses de tous les jours, en mettant en tout le sel et le levain de la foi ! Garder la foi en famille et mettre le sel et le levain de la foi dans les choses de tous les jours.

    Et nous tirons un troisième aspect de la Parole de Dieu : La famille qui vit la joie. Dans le Psaume responsorial on trouve cette expression : 'Que les pauvres entendent et soient en fête'. Tout ce Psaume est une hymne au Seigneur, source de joie et de paix. Et quelle est la raison de cette joie ? Ceci : le Seigneur est proche, il écoute le cri des humbles et les délivre du mal. Saint Paul l’écrivait aussi : Soyez toujours dans la joie… le Seigneur est proche. Il me plairait de poser une question, aujourd’hui. Mais, que chacun la porte dans son cœur, chez soi, comme un devoir à faire. Et on répond seul. Comment va la joie, chez toi ? Comment va la joie dans ta famille ? Eh, donnez la réponse. Chères familles, vous le savez bien : la vraie joie que l’on goûte en famille n’est pas quelque chose de superficiel, elle ne vient pas des choses, des circonstances favorables… La vraie joie vient d’une harmonie profonde entre les personnes, que tout le monde ressent en son cœur, et qui nous fait sentir la beauté d’être ensemble, de nous soutenir mutuellement sur le chemin de la vie. Mais à la base de ce sentiment de joie profonde, il y a la présence de Dieu, la présence de Dieu dans la famille, il y a son amour accueillant, miséricordieux, respectueux envers tout le monde. Et surtout, un amour patient : la patience est une vertu de Dieu et elle nous enseigne, en famille, à avoir cet amour patient, l’un envers l’autre. Avoir de la patience entre nous. Amour patient. Seul Dieu sait créer l’harmonie des différences. S’il manque l’amour de Dieu, la famille aussi perd son harmonie, les individualismes prévalent, et la joie s’éteint. En revanche, la famille qui vit la joie de la foi la communique spontanément, elle est sel de la terre et lumière du monde, elle est levain pour toute la société. Chères familles, vivez toujours avec foi et simplicité, comme la sainte famille de Nazareth. La joie et la paix du Seigneur soient toujours avec vous".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 28.10.13).

    Texte intégral de l'homélie également sur le site internet du Vatican.


    Prière à la Sainte Famille

    « Jésus, Marie et Joseph, à vous, Sainte Famille de Nazareth, aujourd'hui je veux vous regarder avec admiration et confiance, en vous nous contemplons la beauté de la communion dans l'amour vrai. A vous, je recommande toutes nos familles, pour qu'elles soient renouvelées dans les merveilles de la grâce.
    Sainte Famille de Nazareth, école du Saint Évangile, enseigne-nous à imiter tes vertus avec une sage discipline spirituelle, donne-nous un regard limpide pour reconnaître l’œuvre de la Providence dans les réalités quotidiennes de la vie.
    Sainte Famille de Nazareth, garde les fidèles dans le mystère du Salut, fais renaître en nous l'estime du silence, rends nos familles comme des cénacles de prière et transforme-les en petites Églises domestiques, renouvelle le désir de la sainteté, soutiens le noble effort du travail, de l'éducation, de l'écoute, de la compréhension réciproque et du pardon.
    Sainte Famille de Nazareth, réveille dans notre société la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille, bien inestimable et irremplaçable. Que chaque famille demeure un lieu d'accueil, de bonté et de paix, pour les enfants comme pour les plus âgés, pour les malades comme pour les isolés, pour les pauvres comme tous ceux qui sont dans le besoin.
    Jésus, Marie et Joseph, nous vous prions avec confiance, à vous avec joie nous nous confions. »

    Pape François, 27 octobre 2013.

  • Dimanche 13 janvier 2013

    Calendrier liturgique

  • Angélus de ce dimanche 30 décembre

    Benoît XVI invite à se mettre à l'école de la Sainte Famille

    Les parents « ne sont pas les maîtres de la vie de leurs enfants, mais les gardiens de ce don incomparable de Dieu » : c'est ce qu'a déclaré Benoît XVI lors de l’Angélus qu’il présidait de la fenêtre de son bureau, place Saint-Pierre, ce 30 décembre 2012.

    En la fête de la sainte Famille, le pape est revenu sur l’Evangile du jour, où Jésus, âgé de 12 ans, est retrouvé par ses parents dans le Temple de Jérusalem après trois jours de recherches.
    « L’amour, la fidélité et le dévouement de Marie et Joseph sont un exemple pour tous les époux chrétiens, qui ne sont pas les maîtres de la vie de leurs enfants, mais les gardiens de ce don incomparable de Dieu », a déclaré Benoît XVI.
    Le pape a élevé une prière « pour que tout enfant soit accueilli comme don de Dieu », et qu’il soit « soutenu par l’amour d’un père et d’une mère, pour pouvoir grandir comme le Seigneur Jésus "en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes." (Lc 2,52) ».
    En somme, a-t-il fait remarquer, « la préoccupation de Marie et Joseph pour Jésus est la même que celle de tout parent qui éduque un enfant, qui l’introduit à la vie et à la compréhension de la réalité ».
    Ainsi, il a souhaité que les parents, « en imitant la sainte Famille de Nazareth », se « préoccupent sérieusement de la croissance et de l’éducation de leurs enfants », afin que ces derniers « mûrissent en tant qu’hommes responsables et honnêtes citoyens ».
    Les parents, a-t-il ajouté, ne doivent pas oublier par ailleurs « que la foi est un don précieux », qu’ils transmettent à leurs enfants « par l’exemple personnel ».
    Contemplant le « mystère plein de foi et d’humanité de la Sainte Famille », Benoît XVI s’est arrêté sur « le silence de Joseph, homme juste (cf. Mt 1,19), et l’exemple de Marie, qui gardait toutes choses en son coeur (cf. Lc 2,51) ».
    Pour conclure, il a souhaité « à toutes les familles chrétiennes de vivre en présence de Dieu avec le même amour et la même joie que la famille de Jésus, Marie et Joseph ».

    Message aux pèlerins francophones :

    « Chers pèlerins francophones, nous célébrons aujourd’hui la Sainte Famille que Dieu a donnée à l’humanité pour modèle des valeurs humaines et familiales. Le Fils de Dieu a voulu naître dans une famille, lui donnant ainsi sa noble signification et sa place irremplaçable pour la personne et pour la société. La famille est le berceau naturel de l’enfant. Elle est le terreau premier et indispensable où s’enracinent et se construisent la personne et les liens humains. Que la Vierge Marie et saint Joseph aident les parents à éduquer leurs enfants et à leur transmettre la foi ! Je vous bénis tous de grand cœur ainsi que vos familles ! »

    Sources : Radio Vatican et Zenit.org

  • Dimanche 30 décembre 2012

    La Sainte Famille

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