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sérénité

  • Méditation - sérénité

    « Une âme pure, simple, ferme dans le bien, n'est jamais dissipée au milieu même des plus nombreuses occupations, parce qu'elle fait tout pour honorer Dieu, et que, tranquille en elle-même, elle tâche de ne se rechercher en rien. »

    Imitation de Jésus-Christ, L.I, chap.III, 3, Trad. Abbé de Lamennais, Mame, Tours, 1877.

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    (Crédit photo)

  • Supplique pour accéder au bon usage de l'œuvre

    « Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler, et à bien l'employer sans rien en perdre. Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.
    Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l'œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement. Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

    Aide-moi au départ de l'ouvrage là où je suis le plus faible. Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l'attention, et surtout comble Toi-même les vides de mon œuvre. Seigneur, dans tout labeur de mes mains, laisse une grâce de Toi pour parler aux autres, et un défaut de moi pour parler à moi-même.

    Garde en moi l'espérance de la perfection, sans quoi je me perdrais d'orgueil. Purifie mon regard : quand je fais mal, il n'est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n'est pas sûr que ce soit bien.
    Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain, sauf là où il y a travail, et que tout travail est vide, sauf là où il y a amour, et tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi.

    Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces. Rappelle-moi que l'ouvrage de mes mains t'appartient et qu'il m'appartient de te le rendre en te l'offrant. Que si je le fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l'automne. Que si je le fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l'herbe je fanerai au soir. Mais si je le fais pour l'amour du bien, je demeurerai dans le bien.
    Et le temps de faire bien et à ta gloire, c'est tout de suite.

    Amen. »

    (Anonyme)

    (Texte mis en ligne il y a vingt ans sur notre site internet, avec plusieurs autres, tous disponibles en téléchargement et prêts pour l'impression, ICI.)

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  • Méditation - Sérénité

    « La joie dans la vie est comme l'huile dans la lampe.
    Quand l'huile commence à manquer, la mèche se consume, répandant une noire vapeur et laissant apercevoir une lueur rougeâtre qui n'éclaire pas.
    La vie, elle aussi, sans un peu de joie, s'use sans profit répandant autour d'elle l'affaissement et la tristesse.
    Si, chaque matin, par une prière simple et résignée, - par ce petit quart d'heure de méditation qui ne paraît difficile que lorsqu'on ne le fait pas – nous ouvrions notre cœur à Dieu, comme on ouvre sa fenêtre au soleil et à l'air, Dieu y mettrait, pour la journée, cette joie douce et calme qui élève l'âme, l'empêche du moins de sentir le poids de la douleur et lui fait éprouver le besoin de s'épancher en bonté.
    On n'est jamais aussi bon que lorsqu'on a le cœur joyeux.

    Mais la joie n'est pas le rire ; ce n'est pas les bons mots, les reparties… c'est la sérénité habituelle.
    Ce mot dit beaucoup et dit bien.
    L'atmosphère sereine laisse toujours voir le ciel ; elle est plus légère et semble soulever de terre les corps qu'elle remplit ;
    Le ciel serein est toujours pur… Des nuages peuvent passer sur son azur mais ils ne le salissent pas.
    Ainsi du cœur qui s'est ouvert le matin à la joie de Dieu. »

    [Abbé Sylvain (1826-1914)], Paillettes d'Or, Première série (LVII), in Recueil des années 1868-69-70, Avignon, Aubanel Frères, 1880.

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  • Méditation : "Si tu veux que ta conduite soit haute et belle..."

    « C'est en vain, mon frère, que tu cherches ton bonheur dans les faux plaisirs : ils sont, dit saint Augustin, des semences de douleurs et d'amertumes qui fatiguent à n'en pouvoir plus. […]
    Sache le reconnaître : l'état d'effervescence dans lequel nous vivons est meurtrier de la joie. La multiplication insensée des lieux de plaisir, les ravages causés par les vices ne prouvent-ils pas qu'on ne trouve plus la joie dans la vie normale ? On se crée des joies artificielles, des dérivatifs au besoin inné de joie.
    Les plaisirs tranquilles sont méprisés ; on veut des jouissances plus raffinées pour oublier au moins pendant quelques heures, les tristesses de la vie réelle.
    Quitte, mon frère, quitte tous tes désirs pleins d'âpreté. Comprends toute la joie du dépouillement.
    Oh ! Sache te renoncer pour mettre de plus en plus Dieu au principe de toutes tes visées et tes aspirations et tu trouveras le repos pour ton âme.
    Si tu veux que ta conduite soit haute et belle il faut que ton monde intérieur soit baigné dans une atmosphère de sérénité et d'idéal. Conserve tes pensées toujours pures et élevées, écarte toute pensée vulgaire, garde tes désirs et tes sentiments au-dessus du terre à terre, que ta volonté toujours nette et orientée vers le bien, le beau et le vrai maintienne fermement ton intérieur à ce niveau d'idéale beauté. Et cette élévation resplendira dans ta conduite tout entière. »

    Dom Idesbald Van Houtryve, o.s.b. (1886-1964), Dans l'Esprit du Christ (Introduction à La Vie dans la Paix), Abbaye du Mont César – Louvain, L’Édition Universelle, S.A., Bruxelles, 1939.

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    Maurizio Fecchio, Pink carpet - © Maurizio51
    Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur

  • Méditation : « Vous êtes ressuscités avec le Christ. » (Col. III, 1)

    « Même dans les heures sombres, garde toujours ta volonté de joie, ta volonté d'optimisme, non l'optimisme satisfait qui croit que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais l'optimisme surnaturel et viril. Aie confiance dans la vie ; combats tout ce qui mène à être sceptique, désabusé, fatigué de l'existence. Les événements extérieurs sont heureux ou malheureux selon la qualité de l'âme sur laquelle ils font impression. Pour toi, il faut que tout contribue à ton bien. Il faut que tu saches sourire à la lutte, à l'adversité comme à la prospérité. Aime à te baigner dans ce qu'il y a de beau et de bon dans la vie ; fuis tout ce qui est malsain, démoralisant ; aime le travail, sois généreux et bon ; et tu ne manqueras pas d'envisager de plus en plus la vie avec confiance, sérénité et joie. Que la conscience de ta condition de ressuscité éveille et ranime en toi l'amour et la valeur de la vie, l'enthousiasme pour tout ce qu'il y a de grand et de noble ! »

    Dom Idesbald Van Houtryve, o.s.b. (1886-1964), La Vie dans la Paix Tome II (Livre dixième chap.4), Abbaye du Mont César, Louvain, 1944.

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    Maurizio Fecchio, Dusk afternoon - © Maurizio51
    Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur

  • Méditation : soyons patients envers nous-mêmes

    « Être patient envers soi-même est une grâce dont on ne peut assez apprécier les fruits. C'est le plus court chemin qui mène à l'amélioration, c'est le moyen le plus prompt de former en nous un esprit intérieur, après ces transformations immédiates que la main de Dieu opère tout d'un coup dans les âmes. La patience envers nous-mêmes nous porte à nous montrer doux et indulgents envers les autres, et nous détourne de l'esprit de critique, en nous rappelant sans cesse le souvenir de nos imperfections. Elle ravive en nous le sentiment de la complète dépendance où nous sommes par rapport à Dieu et à la grâce, et produit en même temps une grande sérénité et une parfaite égalité d'humeur, parce qu'elle est un effort, mais aussi un effort tranquille et soutenu. Elle est la source constante de mille actes de la plus véritable humilité. En un mot, à l'aide de cette vertu, nous exerçons sur nous-mêmes une action qui semble venir du dehors, comme si nous n'étions plus nous-mêmes, mais les maîtres ou les anges gardiens de nous-mêmes. Et quand on a obtenu de pareils résultats dans la vie extérieure comme dans la vie intérieure, que reste-t-il pour arriver à la perfection ?... »

    R.P. Frédéric-William Faber (1814-1863), Progrès de l'âme dans la vie spirituelle (ch. IX), Trad. M. F. de Bernhardt, Paris, Pierre Téqui, 1928 (Nouvelle édition).

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  • 7 septembre : Méditation

    « Un homme présomptueux croit avoir acquis la défiance de lui-même et la confiance en Dieu ; mais c'est une erreur qu'on ne connaît jamais mieux que lorsqu'on vient à tomber en quelque péché ; car alors, si l'on se trouble, si l'on s'afflige, si l'on perd toute espérance d'avancer dans la vertu, c'est signe que l'on a mis sa confiance non pas en Dieu, mais en soi-même ; et plus la tristesse et le désespoir sont grands, plus on doit se juger coupable en ce point.
    Car, si celui qui se défie beaucoup de lui-même et qui se confie beaucoup en Dieu, commet quelque faute, il ne s'en étonne point, il n'en a ni inquiétude ni chagrin, parce qu'il voit bien que c'est l'effet de sa faiblesse, et du peu de soin qu'il a eu d'établir sa confiance en Dieu. Sa chute, au contraire, lui apprend à se défier davantage de ses forces, et à se fier davantage au secours du Tout-Puissant. Il déteste par-dessus toutes choses son péché ; il condamne la passion ou l'habitude vicieuse qui en a été la cause ; il conçoit une très vive douleur d'avoir offensé Dieu ; mais sa douleur, toujours tranquille, ne l'empêche pas de revenir à ses premières occupations, ni de poursuivre ses ennemis jusqu'à la mort. »

    R.P. Laurent Scupoli, Le combat spirituel (ch. IV), traduit en français par le P. J. Brignon, Nouvelle édition, Perisse Frères, Lyon - Paris, 1841.

    (NB : Saint François de Sales appelait cet ouvrage son "cher livre", son "livre favori", et en avait toujours un exemplaire qu'il portait avec lui.)

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  • 17 juillet : Méditation

    « L'Espérance est surnaturelle, force et don de Dieu. Elle nous fait comprendre et éclaire pour nous la vie, la souffrance, la mort qui n'est que la vie continuée et toutes les vérités d'au delà. Elle nous établit en union plus intime avec Dieu, élargit pour nous ce merveilleux domaine des âmes que la Foi nous entr'ouvre et dans lequel la Charité nous fait pleinement pénétrer, ce domaine dans lequel tant de gens n'entrent jamais qui vivent à la surface des êtres, et qui est pourtant le domaine de tout chrétien. - "Tôt ou tard, disait Lacordaire, on ne vit plus que pour les âmes." - Sachons les chercher, les deviner, aimons-les, toutes, depuis celle de l'humble servante qui vit à côté de nous, depuis celle que nous voile parfois une enveloppe ridicule ou une morose humanité, jusqu'aux âmes lointaines ou inconnues qu'atteindront toujours notre prière et notre souffrance et qui sauront seulement dans l'éternité que notre tristesse d'un jour ou notre sacrifice humblement consenti leur a obtenu la Vie.
    Mettons tous nos désirs, toutes nos tendresses, tous nos espoirs humains sous la garde de la surnaturelle Espérance et demandons-la chaque jour à Dieu pour nous, pour ceux que nous aimons et pour les âmes, afin qu'elle nous fasse à tous la vie plus féconde, l'âme plus sereine et douce, la mort même utile et belle, et ne nous abandonne qu'à ce seuil de l'Eternité où, dans l'Unité Vivante, ne subsistera plus que la rayonnante et divine Charité. "Les autres vertus passeront, mais la Charité demeurera éternellement."

    Prière pour demander à Dieu la vertu d'Espérance

    Mon Dieu, qui nous avez permis les espoirs humains, mais qui Seul donnez l'Espérance chrétienne et surnaturelle, accordez, je Vous en supplie, par votre grâce, cette vertu à mon âme, à toutes les âmes qui me sont chères et à celles de tous les chrétiens. Faites qu'elle illumine et transforme pour nous la vie, la souffrance et la mort même et qu'elle nous conserve, à travers les déceptions et les tristesses de chaque jour, une force intime et une inaltérable sérénité. »

    Elisabeth Leseur (1866-1914), extrait des Petits traités de l'Espérance et de la Paix chrétiennes in "La vie spirituelle", Paris, J. de Gigord, 1920.

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