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  • Méditation - Offrande

    « L'action ne vaut que par la méditation qui l'a préparée et par le don que nous en faisons à Dieu. »

    Élisabeth Leseur (1866-1914), Journal et pensées de chaque jour, 13 Avril 1905, J. de Gigord, Paris, 1920 (1ère éd. 1917).

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  • Prière

    « ... Ce que je ne peux dire, mon Dieu, ce qu'on saura dans l'éternité seulement, c'est la grandeur de votre amour, les grâces admirables dont Vous m'avez favorisée et que rien de ma part ne justifiait ; c'est aussi l'étendue de mes misères et tant de faiblesses dont votre Cœur a le secret. Soyez béni de tout : des fautes mêmes, puisqu'elles ont servi à m'humilier et me transformer, de vos dons, et de votre miséricorde inouïe. Soyez béni de toutes les tendresses que Vous avez mises sur ma route ; béni des épreuves, qui ont été peut-être encore vos meilleures grâces. Recevez le don renouvelé que je Vous fais de moi-même, de mon âme et de ma vie, voulant Vous aimer et Vous servir uniquement, joyeusement, partout, toujours, de tout mon être ; voulant faire entièrement votre volonté "dans la santé ou la maladie, la pauvreté ou la richesse, le bonheur ou la souffrance, la vie ou la mort", et Vous demandant seulement de m'employer comme le plus humble des instruments, pour le bien des âmes et votre gloire. Qu'à travers moi, la douleur, la joie surnaturelle, toute ma vie et la mort même affirment hautement la grandeur de l'amour divin, la sainteté de l’Église, la tendresse et la douceur du Cœur de Jésus, l'existence et la beauté de la vie surnaturelle, la réalité de nos espérances chrétiennes. Je crois, j'adore, je me place sous la protection spéciale de la Sainte Vierge, et j'ai la douce confiance que, offerte par elle, mon humble oblation servira, par la grâce divine, à l’Église, aux âmes et à celles qui me sont si pleinement chères ici-bas. »

    Élisabeth Leseur (1866-1914), Journal et pensées de chaque jour (19 octobre 1911), J. de Gigord, Paris, 1920 (1ère éd. 1917)

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  • Méditation - Prière et travail

    « Mets-toi à l’œuvre avec courage, cherchant à discerner sans cesse la tâche vraie et le bien possible, te disant que partout, quelle que soit ta vocation, il y a des misères matérielles ou morales à soulager, des esprits à pacifier, des cœurs à guérir, voyant en tous ceux que tu croiseras sur ta route l'âme qui est en eux et t'efforçant d'agir sur cette âme par tes exemples et par ton influence. Durant toute cette période active de ton existence, que ta devise soit encore toujours la même : Orare et laborare.

    Sois fidèle à ta prière du matin et du soir, à ce loyal examen de conscience qui assure et discipline la vie morale ; malgré d'absorbantes occupations, ménage-toi chaque jour quelques instants de recueillement, de forte méditation qui te retremperont pour la lutte. Surtout communie souvent, dans un esprit de simple et confiant amour, allant au Sauveur sans trouble ni contention d'esprit comme à l'Ami qui peut tout comprendre et partager, à qui tu diras tes joies, tes tristesses, les tentations subies, les doutes même qu'Il saura dissiper, tes projets humains et tes espoirs surnaturels. Ne t'imagine pas, comme certaines personnes, qu'il faut attendre pour communier d'être "bien disposé" ou digne de la visite divine ; c'est méconnaître le but et l'action du sacrement eucharistique ; lorsque notre corps tombe en faiblesse, nous courons au pain qui répare, à l'aliment qui ranime : faisons de même pour notre âme. Fussions-nous des saints, le même abîme existerait entre Dieu et nous ; puisqu'Il le comble par son amour, allons à Lui comme des amis que n'effraye pas sa grandeur et qu'attire sa bonté. »

    Elisabeth Leseur (1866-1914), La vie spirituelle, extrait du "Petit Traité de la vie chrétienne de l'homme composé par Elisabeth Leseur pour son neveu André D. à l'occasion de sa première communion (*)", J. de Gigord, Paris, 1920.
    (*) : Elle eut lieu le 17 mai 1906 (Note de l’Éditeur).

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  • Méditation - Prière dans la souffrance

    « Mon Dieu, je dépose à vos pieds mon fardeau de souffrances, de tristesses, de renoncements ; j'offre tout par le Cœur de Jésus, et demande à votre Amour de transformer ces épreuves en joie et en sainteté pour ceux que j'aime, en grâce pour les âmes, en dons précieux pour votre Église. Dans cet abîme d'accablement physique, de dégoûts et de lassitude morale, de ténèbres où Vous m'avez plongé(e), laissez passer une lueur de votre triomphante clarté. Ou plutôt (car les ténèbres de Gethsémani et du Calvaire sont fécondes), faites servir tout ce mal au bien de tous. Aidez-moi à cacher le dépouillement intérieur et la pauvreté spirituelle sous la richesse du sourire et les splendeurs de la charité. Lorsque la Croix se fait plus lourde, mettez votre douce main sous le fardeau posé par Vous-même sur mon âme et sur mon corps endolori. Seigneur, je Vous adore et suis encore, toujours, votre débiteur (débitrice), puisqu'en divin contre-pied à mes souffrances Vous avez mis l'Eucharistie et le Ciel. Alleluia ! »

    Elisabeth Leseur (1866-1914), Journal et Pensées de chaque jour (18 juillet 1922), J. de Gigord, Paris, 1920.

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  • Méditation : la Paix chrétienne

    « Dieu Seul est « l'Auteur de toute paix », c'est donc à Lui qu'il faut la demander chaque jour. Si nous comptions sur nous pour cela, nous serions vite détrompés. L'existence de chaque jour est faite de petites complications, de soucis mesquins, de menus devoirs, et si nous ne mettons ordre à ce fatras, nous sommes rapidement débordés et vite l'équilibre moral est rompu. Ceci est encore plus vrai dans les périodes de tristesse ou de maladie. Il y a dans l'épreuve, physique ou morale, lorsqu'elle n'est pas « surnaturalisée », une force dissolvante inouïe ; elle brise l'énergie, ramène à terre notre esprit, aigrit notre caractère et dépouille de toute beauté et de tout charme les objets extérieurs et les faits quotidiens. Elle est la souffrance humaine, seule, et le fardeau est trop lourd pour nos épaules ; nous subissons, dans la révolte ou l'acceptation passive, nos maux et nos angoisses. Peu à peu notre être moral s'amoindrit, nous nous absorbons dans la contemplation de notre souffrance, et l'épreuve passe sur nous, stérile, nous laissant ensuite plus faibles et moins proches de Dieu.

    Que faut-il donc faire pour conserver, en dépit de la douleur, cette paix productrice de tout bien ? Prier d'abord, demander chaque jour à Dieu de nous garder paisibles et de nous donner la joie que rien ne détruit. Chercher sa grâce dans le Sacrement où Il la donne si généreusement : dans l'Eucharistie. Puis, mettre de l'ordre dans ses occupations, dans son âme, dans sa vie ; ne jamais laisser les irritations, les souffles mauvais du dehors, les mesquineries de l'existence faire irruption dans notre âme, au détriment des réalités spirituelles. Remplir tellement notre âme des choses qui, seules, sont dignes d'elles ; vivre dans une union si étroite avec Dieu, si proches du Cœur du Christ, si pleinement éclairés de l'Esprit-Saint, que notre être extérieur en soit transformé et que nos paroles, nos actes, notre attitude même ne soient que l'expression de nos plus intimes convictions, de notre vie spirituelle. Et enfin, faire de notre souffrance, devenue féconde par la libre acceptation et par le don que nous en faisons en faveur d'autrui, une œuvre vivante et rédemptrice ; nous tenir proche des âmes que Dieu nous mettra sur notre route et chercher à les comprendre et à les aimer. Voilà, par la grâce divine, les sources de la paix et le moyen de la posséder pleinement. »

    Elisabeth Leseur (1866-1914), La vie spirituelle (Petits traités de l'Espérance et de la Paix chrétienne), Paris, J. de Gigord, 1920.

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  • Méditation : Devenir chrétien

    « Ce n'est pas là peu de choses : devenir chrétien, pleinement, raisonnablement, surnaturellement chrétien ; nul ne sait avant de l'avoir entrepris ce que cela représente d'efforts accomplis, de sacrifices acceptés, de patient labeur. Mais nul ne sait aussi la douceur de cette lutte et la joie indicible du triomphe.
    Être chrétien, c'est d'abord s'efforcer de devenir un modèle de raison supérieure, de droiture et de bonté ; c'est réaliser en soi la perfection du type humain, c'est ne négliger aucune des vertus purement naturelles et, suivant le mot de Mme Swetchine, « avant d'être un saint être d'abord et superlativement un honnête homme. »
    Mais c'est plus et mieux que cela, et ces vertus naturelles elles-mêmes empruntent une perfection plus grande au mobile supérieur que leur fournit la vie surnaturelle.
    Cette vie est un don de Dieu ; elle commence en nous au jour et à l'heure voulue par Lui, quelquefois révélée soudainement, quelquefois préparée par un lent et mystérieux travail que nous comprenons seulement lorsqu'il est achevé ; elle nous ouvre le domaine de l'Infini, nous fait connaître Dieu, notre âme et les éternelles réalités ; elle nous apprend la prière, nous révèle le but de la vie et la féconde beauté de la souffrance. »

    Elisabeth Leseur (1866-1914), extrait de la conclusion de "Une âme", petit livre consacré à la mémoire de sa sœur Juliette, in "La vie spirituelle (Petits traités de vie intérieure) suivie de Une âme", Paris, J. de Gigord, 1920.

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