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  • Audience générale du mercredi 31 janvier 2018

    Lors de l’audience générale de ce mercredi 31 janvier 2018, tenue sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi sa série d’enseignements sur la Messe. Pour la huitième étape de ce parcours, le Saint-Père s’est arrêté sur la liturgie de la Parole, qui permet « d’écouter ce que Dieu a fait et entend encore faire pour nous ».

    Le commentaire de Cyprien Viet est à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la Liturgie de la Parole est une partie constitutive de la Messe qui nous rassemble pour entendre Dieu nous parler directement. En effet, quand on lit dans l’Église les Saintes Écritures, c’est Dieu lui-même qui parle à son peuple. Cette Parole devient vivante ; elle nous interpelle quand nous l’écoutons dans la foi. Et nous avons besoin de l’écouter. La liturgie de la Parole est désignée comme une table abondante qui propose largement les trésors de la Bible comme nourriture dont nous avons besoin pour vivre. Le Psaume, en particulier, aide à méditer la lecture qui a précédé. La proclamation, partout dans l’Église, des mêmes lectures favorise la communion ecclésiale ; l’omission d’une lecture ou sa substitution par un texte profane appauvrissent le dialogue de Dieu avec son peuple en prière. Au contraire, la dignité de l’ambon, l’usage d’un lectionnaire et le choix de bons lecteurs favorisent l’expérience de ce dialogue dans un climat de silence propice à l’écoute. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus de France. Chers frères, comment pourrions-nous affronter notre pèlerinage sur la terre, sans être nourris par la Parole de Dieu qui résonne dans la liturgie ? Demandons à l’Esprit Saint d’ouvrir notre cœur à cette Parole et de la mettre en pratique dans notre vie quotidienne. Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - « Considérez les lys des champs... »

    « La Providence est l'un de nos dogmes fondamentaux, un des plus nourrissant pour la piété. Ouvrons la Bible, nous verrons la Providence en action presque à chaque page (1), en sorte que le meilleur commentaire de cet évangile, c'est toute l’Écriture... Relisons-la quelquefois avec ce souci d'y découvrir l'action de Dieu, mais souvenons-nous que si cette conduite de Dieu dans le passé nous paraît actuellement toute naturelle, les personnages d'autrefois la trouvaient pour lors mystérieuse et déconcertante, absolument comme nous celle de l'heure présente (2). L’œuvre divine est une tapisserie splendide, mais... dont on ne voit guère, sur le moment, que l'envers. Il faut savoir attendre.

    Croyons donc, et confessons que Dieu ne laisse rien au hasard, qu'il a un but en toutes ses démarches, en toutes les permissions qu'il donne aux puissances du mal ; croyons qu'il est père, père infiniment prudent et infiniment aimant, et que par conséquent, après et avec sa propre gloire, il a pour fin ultime le bien spirituel et le bonheur éternel de ses enfants.

    C'est dire qu'il importe souverainement de lui faire crédit et de lui abandonner nos désirs, en restant convaincus qu'il disposera toutes choses infiniment mieux que nous. Il serait difficile de relever le nombre de saintes âmes auxquelles Notre-Seigneur lui-même daigna donner cette leçon : Occupe-toi simplement de mes intérêts. Les tiens, je m'en charge... »

    1. Relire en particulier l'Exode, le Deutéronome, Tobie, les Psaumes, et surtout les Actes des Apôtres.
    2. Le génie de Racine a su tirer tout le parti possible de ce côté mystérieux de l'action divine dans Athalie.

    P. J.-B. Gossellin s.j., Sujets d'Oraison pour tous les jours de l'année, Tome III (XIVe dimanche. 111, II), 3e édition, Apostolat de la Prière, Toulouse, 1950.

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    (Crédit photo)

  • Angelus de ce dimanche 5 mars 2017

    En ce premier dimanche de Carême, le Pape François exhorte les fidèles à lutter contre le Mal « avec la force de la parole de Dieu ». Lors de l’Angélus, ce dimanche 5 mars 2017, le Saint-Père, prenant appui sur l’Évangile du jour selon Saint Mathieu, où pendant 40 jours “Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable”, invite à chérir la Bible pour éloigner toutes les tentations.

    « Jésus a un ennemi déclaré : le diable, qui tente de le détourner de la voie de l’obéissance et de l’humiliation » mais, affirme le Pape, le Christ l’affronte tout de suite “au corps à corps”. Face aux tentations, Jésus parvient à parer « les flèches vénéneuses du diable avec le bouclier de la Parole de Dieu qui exprime la volonté du Père ». Ainsi, observe le Saint-Père, « le Fils, empli de la force de l’Esprit Saint, sort victorieux du désert ».

    Le Pape François appelle ainsi les fidèles, en ce temps de montée vers Pâques, « à suivre les traces de Jésus en affrontant le combat spirituel contre le malin avec la force de la Parole de Dieu ». Pour cela, il est important de « se familiariser avec la Bible, la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace ». Le Pape établit alors une « comparaison paradoxale mais qui fait réfléchir » entre la Bible et notre téléphone portable.

    Que se passerait-il, interroge le Saint-Père, « si nous traitions la Bible comme nous traitions notre téléphone portable ; si nous l’emportions toujours avec nous ; si nous retournions la chercher quand nous l’oublions ; si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour ; si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du téléphone portable ».

    Et le Pape insiste : « Si nous avions toujours à cœur la Parole de Dieu (…) aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la route du bien ». Nous serions ainsi capables de vaincre les tentations quotidiennes, « d’accueillir et d’aimer nos frères, en particulier les plus vulnérables et les plus faibles, et même nos ennemis ».

    Source : Radio Vatican (HD).

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • La Bible de Gutenberg numérisée est en ligne sur Gallica

    Les deux exemplaires de la célèbre Bible de Gutenberg conservés à la Bibliothèque nationale de France, viennent d’être numérisée en très haute définition et ont rejoint le riche fonds de Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.

    Le premier exemplaire, complet, imprimé sur vélin, compte parmi les quatre très rares exemplaires de ce type conservés dans le monde. Il a été remarquablement enluminé à la main après impression. Cette Bible luxueuse de grand format était utilisée dans le cadre liturgique d’une abbaye de la région de Mayence.

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    Le second exemplaire, imprimé sur papier, est incomplet. Il est moins luxueux et devait être utilisé dans le cadre de l’étude. Il a toutefois la particularité d’offrir une notation qui permet de le dater précisément de 1456.

  • Méditation : une Parole de paix

    « Nous avons tous fait ou nous ferons un jour cette expérience : dans certains moments de trouble, de doute, d'épreuve, si nous restons au niveau de la réflexion, nous ne pouvons pas nous en sortir. Dans des situations d'inquiétude concernant l'avenir par exemple, si nous essayons de calmer cette inquiétude à coups de raisonnements, nous risquons de nous trouver dans une impasse totale. En effet, entre les motifs que nous avons de nous inquiéter et ceux que nous avons de nous rassurer, nous ne savons jamais trop ce qui va l'emporter, tant notre raison est incapable de tout prévoir et de tout maîtriser. Le seul moyen de faire pencher la balance du bon côté (celui de la confiance, de l'espérance, de la paix) n'est pas de multiplier les arguments (on en trouvera toujours en un sens inverse), mais de laisser revenir à notre esprit une parole de l’Écriture et de nous appuyer avec foi sur cette parole : « Ne vous inquiétez pas du lendemain » (Mt 6, 34), ou encore : « Ne crains pas, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume » (Lc 12, 32), ou bien : « Tous les cheveux de votre tête son comptés » (Lc 12, 7).

    La vraie paix ne dérive pas de la conclusion d'un raisonnement humain. Elle ne peut venir que d'une adhésion du cœur aux promesses de Dieu de nous communiquer la Parole. Lorsque, dans un moment de doute ou de confusion, nous adhérons par un acte de foi à une parole de l’Écriture, l'autorité propre à cette parole devient pour nous un soutien et une force. Il ne s'agit pas d'une baguette magique qui immuniserait totalement contre toute perplexité et toute angoisse. Mais dans l'adhésion confiante à la Parole de Dieu, on trouve mystérieusement une force que rien d'autre ne peut nous procurer. Elle a un pouvoir particulier pour nous établir dans l'espérance et dans la paix, quoi qu'il arrive. »

    Jacques Philippe, Apprendre à prier pour apprendre à aimer (ch. 3, 6), EdB, 2013.

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  • Méditation - Sexagésime : Diverses manières dont Dieu nous parle

    « Dieu, dans sa bonté infinie, a multiplié les canaux pour faire arriver sa parole à notre cœur. Il nous parle,

    1° par la prédication orale, soit dans les chaires chrétiennes, soit au saint tribunal, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les avis que sa providence nous fait donner par divers organes. Que de bonté dans cette conduite de Dieu, et combien il nous favorise plus que tant de millions d'hommes épars sur le globe ! Il nous parle,

    2° par les livres saints et tous les ouvrages de piété que nous pouvons lire. Cette lecture a converti des milliers de pécheurs, et tous les jours encore elle nourrit et perfectionne la piété dans les âmes. Il nous parle,

    3° par les bonnes pensées, les pieux mouvements, les remords salutaires, les avertissements et les lumières que sa grâce répand en nous, tantôt à l'oraison, à la communion, à la visite du Saint-Sacrement ; tantôt aux moments mêmes les plus inattendus. Heureuses les âmes assez recueillies pour entendre cette voix, et assez généreuses pour lui obéir ! Il nous parle,

    4° par les bons exemples qu'il nous met sous les yeux. Chaque bon exemple est une prédication, qui nous apprend ici la charité, la douceur, la patience, le dévouement, là le respect du lieu saint, l'assiduité aux offices, la fréquentation des sacrements.

    Quel fruit retirons-nous de tant de moyens de salut ? »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année (Tome I, Dimanche de la Sexagésime), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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     (Source et crédit photo)

  • Angélus de ce dimanche 05 octobre 2014

    Lors de l’Angélus, le Pape a rappelé que « les pères synodaux, venus de toutes les parties du monde, vivrons avec (lui) deux semaines intenses d’écoute et de discussions, fécondées par la prière, sur le thème  ‘les défis pastoraux sur la famille dans le contexte de l’Évangélisation’ ».

    Comme lors de la Messe célébrée ce dimanche matin, le Pape a commenté la première lecture et l’Évangile du jour. La Parole de Dieu présente l’image de la vigne comme symbole du peuple que s’est choisi le Seigneur, a-t-il rappelé. « Comme une vigne, le peuple requiert tant de soin, un amour patient et fidèle. C’est ce que Dieu fait avec nous et ainsi c’est ce que nous sommes appelés à faire, nous, pasteurs. Prendre soin de la famille est une façon de travailler dans la vigne du Seigneur, afin qu’il produise les fruits du Règne de Dieu (Mt 21, 33-43). »

    Se nourrir de la Parole de Dieu

    Mais pour que la famille puisse bien cheminer, avec confiance et espérance, il faut, dit-il, qu’elle soit nourrie de la Parole de Dieu. Pour cette raison, c’est une « heureuse coïncidence que nos frères Pauliniens aient voulu procéder à une grande distribution de la Bible, ici sur la place, mais aussi dans tant d’autres lieux ». Remercions nos frères Pauliniens, s’est-il exclamé. Les Pauliniens distribuent la Bible à l’occasion du centenaire de leur fondation par le bienheureux Jacques Alberione, grand apôtre de la communication.

    Alors qu’aujourd’hui s’ouvre le Synode de la Famille, avec l’aide des Pauliniens,  « nous pouvons dire : une Bible dans chaque famille ! »
    Le Saint-Père provoque la foule avec humour : « Mais Père nous avons deux ou trois Bible ! Mais où les avez-vous cachées ? »
    La Bible ne doit pas finir « sur une étagère », il faut « l’avoir à porter de main, pour la lire souvent, tous les jours, seul ou ensemble, mari et femme, parents et enfant, peut-être le soir, et surtout le dimanche. Ainsi la famille grandit, chemine avec la lumière et la force de la Parole de Dieu ! »

    Prier pour le Synode

    Le Pape a alors invité les fidèles à soutenir les travaux du Synode par la prière, en demandant l’intercession maternelle de la Vierge Marie. « En ce moment, nous nous associons spirituellement à ceux qui, dans le sanctuaire de Pompéi, élèvent la traditionnelle « supplique » à la Vierge du Rosaire. Qu’elle apporte la paix aux familles et au monde entier. »

    A l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape a évoqué la béatification de Sœur Marie Thérèse Demjanovich sœur de la Charité de Sainte Elisabeth. « Rendons grâce à Dieu pour cette fidèle disciple du Christ qui mena une intense vie spirituelle. »

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    Bse Marie Thérèse Demjanovich (+ 8 mai 1927)
    religieuse américaine des Sœurs de la Charité de Sainte Elisabeth

    Se mobiliser pour garantir des mêmes opportunités de vie à tous

    En Italie, on célèbre ce dimanche la Journée pour l’abattement des barrières architecturales qui limitent ou empêchent les déplacements pour les personnes à mobilité réduites notamment. A cette occasion, le Pape a encouragé tous ceux qui se mobilisent pour garantir des mêmes opportunités de vie à tous, indépendamment des conditions physiques de chaque individu. « Je souhaite que les institutions et les simples citadins soient plus attentifs à cet objectif social important ».

    Source : Radio Vatican.

    Traduction intégrale en français sur Zenit.org

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : "L'ignorance des Écritures est l'ignorance du Christ"

    « À propos des textes bibliques médités, ne prenez point prétexte de ce qu'ils vous sont connus, pour faire une moue dédaigneuse ; mais confiez-le à votre cœur avec cette avidité que nous devons toujours avoir, soit à prêter l'oreille aux désirables Paroles du salut, soit à les proférer nous-mêmes. Si fréquemment que les vérités saintes nous soient exposées, jamais une âme qui a soif de la vraie connaissance n'en éprouvera de satiété ni d'aversion. Elles lui seront nouvelles chaque jour, chaque jour également désirées. Plus souvent elle s'en sera nourrie, plus elle se montrera avide de les entendre ou d'en parler.
    Leur répétition confirmera la connaissance qu'elle en a, loin que les conférences multipliées lui donnent un soupçon de dégoût. C'est l'indice évident d'une âme tiède et superbe, de recevoir avec ennui et indifférence la Parole du salut, quand même il y aurait de l'excès dans l'assiduité qu'on met à la lui faire entendre : « Celui qui est rassasié foule aux pieds le rayon de miel ; mais à celui qui est dans le besoin, cela même qui est amer parait doux » (Pr 27,7).
    Recueillie avec empressement, soigneusement déposée dans les retraites de l'âme, munie du cachet du silence, il en sera de la doctrine comme de vins au parfum suave, qui réjouissent le cœur de l'homme. Ainsi que la vieillesse fait le vin, la sagesse, qui tient lieu à l'homme de cheveux blancs, et la longanimité de la patience la mûriront. »

    St Jean Cassien (360-435), Conférence n°14, 13, Trad. SC 54 rev.

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    « Chers jeunes, je vous exhorte à devenir des familiers de la Bible, à la garder à portée de la main, pour qu'elle soit pour vous comme une boussole qui indique la route à suivre. En la lisant, vous apprendrez à connaître le Christ. Saint Jérôme observe à ce propos : "L'ignorance des Écritures est l'ignorance du Christ" (PL 24, 17 ; cf. Dei Verbum, n. 25). Un moyen assuré pour approfondir et goûter la parole de Dieu est la lectio divina, qui constitue un véritable itinéraire spirituel par étapes. De la lectio, qui consiste à lire et relire un passage de l'Écriture Sainte en en recueillant les principaux éléments, on passe à la meditatio, qui est comme un temps d'arrêt intérieur, où l'âme se tourne vers Dieu en cherchant à comprendre ce que sa parole dit aujourd'hui pour la vie concrète. Vient ensuite l'oratio, qui nous permet de nous entretenir avec Dieu dans un dialogue direct, et qui nous conduit enfin à la contemplatio ; celle-ci nous aide à maintenir notre cœur attentif à la présence du Christ, dont la parole est une « lampe brillant dans l’obscurité, jusqu'à ce que paraisse le jour et que l'étoile du matin se lève dans nos cœurs » (2 P 1, 19). La lecture, l'étude et la méditation de la Parole doivent ensuite déboucher sur l'adhésion d’une vie conforme au Christ et à ses enseignements. »

    Benoît XVI, extrait du Message au jeunes du monde à l'occasion de la XXIème Journée Mondiale de la Jeunesse, 22 Février 2006.
    (Texte intégral)

  • Nouvelle traduction liturgique francophone de la Bible disponible sur Internet

    La nouvelle traduction liturgique francophone de la Bible a été offerte au Pape François au terme de l’Audience générale de mercredi 5 février dernier, place Saint-Pierre.

    Cette traduction, fruit de 17 ans de travail de plus de 70 spécialistes, a été approuvée par les évêques francophones et par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

    Elle entrera en vigueur en cours d’année, et le Missel pourrait être approuvé en 2015. La modification de la Liturgie des heures suivra plus tard.

    Cette traduction nouvelle est disponible sur le site de l'Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF).

  • Méditation : Lettre d'Amour de Dieu

    LETTRE D’AMOUR DE DIEU


    « A l’attention de tout homme et de toute femme, présent en tout lieu et en tout temps,

    Depuis le Ciel, en ce jour et de toute éternité,

    Mon Enfant,

    Je te connaissais même avant que tu sois conçu. (Jérémie 1.4-5)
    Je t'ai choisi au moment de la création. (Éphésiens 1.11-12)
    Tu n'étais pas une erreur. (Psaume 139.15)
    Je t'ai tissé dans le ventre de ta mère. (Psaume 139.13)
    C'est moi qui t'ai fait sortir du sein de ta mère. (Psaume 71.6)
    J'ai fait de toi une créature merveilleuse. (Psaume 139.14)
    Tu as été créé à mon image. (Genèse 1.27)

    Tous tes jours sont écrits dans mon livre. (Psaume 139.16)
    Je détermine la durée des temps et les bornes de tes demeures. (Actes 17.26)
    Je regarde jusqu'au fond de ton cœur et je sais tout de toi. (Psaume 139.1)
    Je sais quand tu t'assieds et quand tu te lèves. (Psaume 139.2)
    Je te vois quand tu marches et quand tu te couches.
    Je connais parfaitement toutes tes voies. (Psaume 139.3)
    Même les cheveux de ta tête sont comptés. (Matthieu 10.29-31)

    Mon image a été déformée par ceux qui ne me connaissent pas. (Jean 8.41-44)
    Je ne me suis pas éloigné, ni fâché car je suis l'expression parfaite de l'amour. (1 Jean 4.16)
    C'est mon amour de Père que je répands sur toi. (1 Jean 3.1)
    Parce que tu es mon enfant et que je suis ton Père. (1 Jean 3.1)
    Je t'offre plus que ton père terrestre ne pourrait jamais te donner. (Matthieu 7.11)
    Car je suis le Père parfait. (Matthieu 5.48)
    Toute grâce que tu reçois vient de ma main. (Jacques 1.17)
    Car je suis celui qui pourvoit à tous tes besoins. (Matthieu 6.31-33)

    Mon plan pour ton avenir est toujours rempli d'espérance. (Jérémie 29.11)
    Parce que je t'aime d'un amour éternel. (Jérémie 31.3)
    Mes pensées vers toi sont plus nombreuses que les grains de sables. (Psaume 139.17-18)
    Je n'arrêterai jamais de te bénir. (Jérémie 32.40)
    Tu fais partie du peuple que j'ai choisi. (Exode 19.5)
    Je désire te donner mon pays et tout ce qui s’y trouve. (Jérémie 32.41)
    Il est en mon pouvoir de te montrer de grandes et merveilleuses choses. (Jérémie 33.3)

    Si tu me cherches de tout ton cœur tu me trouveras. (Deutéronome 4.29)
    Trouve ta joie en moi et je te donnerai ce que ton cœur désire. (Psaume 37.4)
    Je suis capable de faire plus pour toi que tu ne pourrais probablement l'imaginer. (Éphésiens 3.20)
    Et te dire que je ne compte plus tes péchés. (2 Corinthiens 5.18-19)
    Dans ma maison au ciel, il y a tant de joie pour un pécheur qui se change de vie. (Luc 15.7)
    Car je suis ta plus grande source d'encouragement. (2 Thessaloniciens 2.16-17)
    Je suis aussi le Père qui te console de toutes tes peines. (2 Corinthiens 1.3-4)
    Quand tu cries à moi, je suis près de toi et je te délivre de toutes tes détresses. (Psaume 34.18)
    Comme un berger porte un agneau, je te porte sur mon cœur. (Isaïe 40.11)
    J'effacerai toute larme de tes yeux. (Apocalypse 21.3-4)
    Et je porterai toute la douleur que tu as subie sur cette terre. (Apocalypse 21.4)

    Je suis ton père et je t'aime de la même façon que j'aime mon fils Jésus. (Jean 17.23)
    Car mon amour pour toi se révèle en Jésus. (Jean 17.26)
    Il est la représentation exacte de mon être (Hébreux 1.3)
    Et il est venu démontrer que je suis pour toi, pas contre toi. (Romains 8.31)
    Jésus est mort pour que toi et moi puissions être réconciliés. (2 Corinthiens 5.18-19)
    Sa mort est l'expression suprême de mon amour pour toi. (1 Jean 4.10)
    J'ai renoncé à tout ce que j'aime pour gagner ton amour. (Romains 8.32)
    Si tu acceptes mon fils Jésus, tu me reçois. (1 Jean 2.23)
    Et rien ne te séparera de mon amour. (Romains 8.38-39)
    J'ai toujours été le Père et serai toujours ton Père. (Éphésiens 3.14-15)
    Ma question est : Veux-tu être mon enfant ? (Jean 1.12-13)

    Je t'attends. (Luc 15.11-32)

    Dieu le Père qui t'aime »

    Source : Service de la Nouvelle Évangélisation - Diocèse d'Avignon.

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  • Angélus de ce dimanche 17 février 2013

    La place Saint-Pierre noire de monde pour l'avant-dernier Angélus de Benoît XVI

    A onze jours de la fin de son pontificat, Benoît XVI a présidé son avant-dernier Angélus, ce dimanche à midi. La place Saint-Pierre était noire de monde. Plus de 100 000 personnes, selon des sources italiennes, qui l’ont longuement ovationné. Sur les banderoles on pouvait lire « Merci », « Nous t’avons beaucoup aimé », « Tu nous as tant donné ». Les romains étaient particulièrement nombreux. Le maire de la capitale italienne, accompagné des membres de l’Administration, était venu saluer Benoît XVI.

    Dans son allocution, le Pape n’a pas directement évoqué sa renonciation annoncée le 11 février. Mais ses paroles ne sont pas passées inaperçues quand il a affirmé : « Dans les moments décisifs de la vie, mais en y regardant de plus près à chaque instant de notre vie, nous nous trouvons à un carrefour : voulons-nous suivre notre moi ou bien Dieu ? Notre intérêt personnel ou le vrai bien, ce qui est réellement bien ? » Et il a ajouté qu’on ne pouvait pas instrumentaliser Dieu à ses propres fins. Benoît XVI avait choisi de parler du temps du Carême qui a commencé le mercredi des Cendres.

    Le Pape a résumé son allocution en plusieurs langues, dont le français :

    « Chers pèlerins francophones, le Carême qui vient de commencer est une invitation à donner davantage de temps à Dieu, dans la prière, la lecture de sa Parole et les sacrements. Par le jeûne nous apprendrons à ne pas négliger la véritable nourriture, spirituelle, pour résister aux tentations de l’indifférence et du laisser-aller, de l’égoïsme et de l’orgueil, de l’argent et du pouvoir. Méditons la manière dont Jésus a surmonté les tentations et demandons-lui la force de lutter contre le mal. Que ce Carême soit pour chacun le chemin d’une authentique conversion à Dieu et un temps de partage intense de notre foi en Jésus Christ ! Je vous remercie de votre prière et je vous demande de m’accompagner spirituellement durant les Exercices spirituels qui commenceront ce soir (*). Je vous bénis tous de grand cœur. »

    Source : Radio Vatican.

    (*) : Il n'y aura donc pas d'Audience générale ce mercredi 20 février.

  • 17 février : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    Jésus quarante jours au désert (Lc 4, 1-13)

    « Le diable s'est attaqué au premier homme, notre parent, par une triple tentation : il l'a tenté par la gourmandise, par la vanité et par l'avidité. Sa tentative de séduction a réussi, puisque l'homme, en donnant son consentement, a été alors soumis au diable. Il l'a tenté par la gourmandise, en lui montrant sur l'arbre le fruit défendu et en l'amenant à en manger ; il l'a tenté par la vanité, en lui disant : "Vous serez comme des dieux" ; il l'a tenté enfin par l'avidité, en lui disant : "Vous connaîtrez le bien et le mal" (Gn 3,5). Car être avide, c'est désirer non seulement l'argent, mais aussi toute situation avantageuse, désirer, au-delà de toute mesure, une situation élevée...
    Le diable a été vaincu par le Christ qu'il a tenté d'une manière tout à fait semblable à celle par laquelle il avait vaincu le premier homme. Comme la première fois, il le tente par la gourmandise : "Ordonne que ces pierres se changent en pains" ; par la vanité : "Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas" ; par le désir violent d'une belle situation, quand il lui montre tous les royaumes du monde et lui dit : "Tout cela, je te le donnerai, si tu tombes à mes pieds et m'adores"...
    Il est une chose qu'il faut remarquer dans la tentation du Seigneur : tenté par le diable, le Seigneur a riposté par des textes de la Sainte Ecriture. »

    St Grégoire le Grand, Homélies sur l'Evangile n°16 (Trad. Maurice Véricel, L’Evangile commenté par les Pères, Editions Ouvrières, Paris, 1961).

  • Méditation - Prière : la Parole de Dieu

    « Ne permettez pas, ô Jésus, que je me laisse attirer par des maximes, des doctrines, qui ne viennent pas de Vous.
    A quoi me servirait-il de connaître toutes les sciences, si je ne Vous connais pas, Vous, Seigneur, et les vérités que Vous êtes venu nous enseigner ? Faites, ô Jésus, que je ne me contente pas d'une connaissance superficielle, mais donnez-moi la lumière et l'intelligence nécessaires pour pénétrer la signification profonde de vos enseignements. Plus que par le raisonnement et les recherches subtiles, votre parole se laisse comprendre par l'humilité, l'amour, le désir ardent de Vous posséder. Créez en moi, Seigneur, un coeur droit, humble, sincère, capable d'aimer, de pénétrer le sens de vos divines paroles.
    Voici, mon doux Maître, que je mets mon âme devant Vous, comme si j'exposais une toile aux rayons du soleil. Agenouillé devant votre Tabernacle, je sais que Vous m'instruisez beaucoup plus dans la prière et le recueillement que par tant de doctes livres. Mais votre livre, Seigneur, votre Evangile, je ne veux jamais m'en séparer : "en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme. J'y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux" (Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus, Histoire d'une âme, VIII).
    Donnez-moi, ô Seigneur, l'intelligence de votre Evangile, de votre parole, et la sagesse sera mon partage ! »

    P. Gabriel de Ste Marie-Madeleine, O.C.D., Intimité Divine Tome I (01/16), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

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  • Angélus de ce dimanche 3 février 2013

    Benoît XVI : "Le vrai prophète paye de sa personne"

    « Le vrai prophète n’obéit à personne d’autre qu’à Dieu et se met au service de la vérité, prêt à payer de sa personne ». C’est ainsi que Benoît XVI, lors de l’Angélus Place Saint-Pierre, ce dimanche, a commenté le passage de l’Evangile où Jésus est chassé de la Synagogue de Nazareth faisant face à l’incompréhension des habitants de l’endroit « scandalisés » par ses déclarations, « un épisode, a déclaré le Pape, qui confirme le proverbe "Personne n’est prophète en son pays" ».

    « Jésus, a poursuivi Benoît XVI, n’est pas venu pour chercher l’approbation des hommes, mais comme il le dira plus tard à Pilate, pour témoigner de la vérité ». « Croire en Dieu signifie renoncer à ses propres idées toutes faites et accueillir le visage concret en qui Il s’est révélé : L’homme Jésus de Nazareth. » « Cette voie, a conclu le Pape, conduit également à le reconnaître et à le servir dans les autres ».

    Message adressé aux pèlerins de langue française :

    « Je salue cordialement les pèlerins francophones, particulièrement les Scouts Unitaires de France. La fête de la Vie consacrée célébrée hier nous invite à entendre l’appel du Seigneur et à y répondre avec confiance et générosité. Rendons grâce et prions pour tous les consacrés, afin qu’ils grandissent dans la sainteté. Leur témoignage nous entraîne à faire une large place à Dieu dans notre vie par la prière, la messe dominicale, la lecture de sa Parole. Notre foi plus vivante pourra changer notre cœur ! Bon dimanche à tous ! »

    Alors qu’on célèbre ce dimanche en Italie la Journée pour la Vie, à l’initiative de la Conférence épiscopale italienne, le Pape s’est associé aux évêques italiens qui invitaient à investir sur la vie et sur la famille, comme réponse également à la crise actuelle. Le Pape a par ailleurs souhaité un franc succès à l’initiative "Uno di noi" (l’un de nous) du Mouvement pour la vie, à savoir une pétition pour amener l’Union Européenne à protéger l’enfant dès sa conception.

    Source : Radio Vatican.

  • Angélus de ce dimanche 27 janvier 2013

    Le dimanche, un jour à dédier au Seigneur

    « Que signifie pour nous le dimanche, jour du Seigneur ? C’est un jour pour la famille et le repos, mais c’est d’abord un jour pour le Seigneur ». C’est l’objet d’un tweet publié dimanche 27 janvier par le Pape en dix langues : latin, arabe, anglais, allemand, portugais, polonais et français. Et c’est aussi le cœur de la catéchèse de Benoît XVI.

    Le sens chrétien du "Carpe Diem"

    "Chaque moment peut devenir un aujourd'hui propice à notre conversion. Chaque jour peut devenir l'aujourd'hui salvifique, parce que le salut est une histoire qui continue pour l'Eglise et pour chaque disciple du Christ. Voilà le sens chrétien du "Carpe Diem" : cueille l'aujourd'hui où Dieu t'appelle pour te donner le salut !". Voici les paroles adressées par le Pape aux fidèles rassemblés Place St Pierre pour l'Angélus dominical. Comme de coutume, Benoît XVI a commenté les lectures du jour, notamment l'Evangile dans lequel saint Luc évoque la présence de Jésus un samedi dans la synagogue de Nazareth. "En bon observateur, le Seigneur ne se soustrait pas au rythme liturgique hebdomadaire et s'unit à l'assemblée de ses compagnons dans la prière et à l'écoute de l'Ecriture. Le rite prévoit la lecture d'un texte de la Torah ou des prophètes, suivie d'un commentaire. Ce jour-là, Jésus se lève pour lire et trouve un passage du prophète Isaïe qui commence ainsi : 'L'esprit du Seigneur Dieu est sur moi, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction ; il m'a envoyé pour porter la bonne nouvelle aux malheureux...' La lecture finie, Jésus, dans un silence plein d'attention, dit : 'Aujourd'hui s'est accomplie cette Ecriture que vous venez d'entendre'. Saint Cyrille d'Alexandrie affirme que l'aujourd'hui, placé entre la première et la dernière venue du Christ, est lié à la capacité du croyant d'écouter et de reconnaître ses torts. Mais, dans un sens encore plus radical, c'est Jésus lui-même l'aujourd'hui du salut dans l'histoire, parce qu'il porte à son accomplissement la plénitude de la rédemption. Ce passage de l'Evangile nous interpelle encore aujourd'hui. Il nous fait penser avant tout à notre mode de vivre le dimanche : jour de repos et de la famille, mais avant tout, journée consacrée au Seigneur, participant à l'Eucharistie, dans laquelle nous nous nourrissons du Corps et du Sang du Christ et de sa Parole de vie. En deuxième lieu, dans notre temps dispersé et distrait, cet Evangile nous invite à nous questionner sur notre capacité d'écoute. Avant de pouvoir parler de Dieu et avec Dieu, encore faut-il l'écouter, et la liturgie de l'Eglise est l'école de cette écoute du Seigneur qui nous parle".

    Message de Benoît XVI aux pèlerins francophones :

    « Aujourd’hui comme hier, chers pèlerins francophones, le Seigneur nous invite à l’écouter en devenant plus familier de l’Ecriture Sainte. Puissions-nous trouver dans la Parole de Dieu la lumière pour éclairer nos choix et fortifier notre engagement à vivre en chrétien. Prenons le temps de lire et de méditer l’Evangile où Jésus parle et agit dans des situations semblables à celles que nous connaissons aujourd’hui. Que son enseignement et sa manière d’être, libre et fidèle à sa mission, nous interpelle et nous encourage. Bon dimanche à tous ! »

    Lâcher de colombes avec les enfants de l'Action Catholique

    Chaque année, l’Action catholique organise une grande « caravane de la paix » dans la ville éternelle pour sensibiliser les petits Romains à être eux-mêmes des artisans de paix. Deux d’entre eux, une fillette de 12 ans et un garçon de 10 ans étaient aux cotés du Pape à la fenêtre du palais apostolique. Dans un message adressé à Benoît XVI et lu devant tous, ils ont promis d’être des protagonistes de respect, de compréhension et de justice envers les autres. Les enfants et le Pape ont ensuite, ensemble, lancé deux colombes, symbole de paix. « C’est un succès ! », a dit Benoît XVI. Aucune des deux colombes n’est en effet revenue dans l’appartement pontifical, comme c’est déjà arrivé par le passé.

    Au cours de l’Angélus, le Pape a par ailleurs évoqué la 60e Journée mondiale de lutte contre la lèpre, exprimant sa « proximité » avec les malades et encourageant « les chercheurs, les soignants et les volontaires » qui les assistent en particulier ceux de l’association des amis de Raoul Follerau. Benoît XVI a enfin invoqué comme soutien spirituel à tous, Saint Damien de Veuster et Sainte Marianne Cope, tous les deux morts de la lèpre.

    Sources : Vatican Information Service et Radio Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 12 décembre 2012

    Dans l'attente de la venue de Jésus

    Le Saint-Père a consacré sa catéchèse de l'audience générale au point culminant de la Révélation qu'est la venue de Jésus au monde. Dans le cadre de l'Année de la foi, il a renouvelé son encouragement à renforcer l'approche de la Bible et à prêter plus d'attention aux lectures de la messe, car ce sont des aliments fondamentaux de notre foi. "En lisant l'Ancien Testament, on suit les interventions de Dieu dans l'histoire du peuple qu'il avait choisi et avec lequel il avait fait alliance. Devenus mémoire, ces événements forment l'histoire du salut qui se maintient dans la mémoire d'Israël" dans la célébration de la Pâque. "Dans le temps, rappeler ce que Dieu a fait est devenu un impératif pour le peuple d'Israël", qui en célébrant les évènements passés les a, "jour après jour rendus présents de façon permanente", Israël n'a cessé de voir dans "l'Exode l'évènement central de son histoire, lorsque Dieu a révélé sa toute puissance, libérant les hébreux de l'esclavage égyptien afin qu'ils puissent gagner la Terre Promise et l'adorer comme le seul et véritable Seigneur. Israël ne s'est pas mis en route pour être un peuple comme les autres mais pour servir Dieu...et témoigner de lui parmi les peuples du monde. La célébration de cet événement le rend actuel afin que l'oeuvre de Dieu ne soit pas oubliée... Dieu se révèle lui même dans la création, mais également en entrant dans l'histoire, dans l'histoire d'un petit peuple sans véritables force et importance. Et cette révélation culmine en Jésus-Christ, le Logos, la Parole créatrice qui est à l'origine du monde. Incarné, Dieu a montré son visage à l'humanité".

    Le Catéchisme de l'Eglise, a poursuivi Benoît XVI, "résume les étapes de la Révélation : dès le début Dieu a invité l'homme à être en communion avec lui, même lorsqu'en désobéissant ce dernier a perdu son amitié. Malgré cela, Dieu ne l'a jamais abandonné à la domination de la mort, lui offrant chaque fois son alliance". Le Catéchisme évoque ensuite le déluge et Noé, l'appel d'Abraham à sortir de son pays pour devenir le père d'une multitude de peuples. "C'est dans l'Exode que Dieu choisit Israël, avec l'alliance au Sinaï et les tables de la Loi remises à Moïse, afin d'être reconnu et servi comme le Dieu unique et vivant. Avec les prophètes il guida Israël dans l'espérance du salut...qui se réalisera dans le Christ, son Fils fait homme... A la fin, il ne s'agissait pas d'attendre un roi, un fils de David, mais le Fils de l'Homme, salut pour tous les peuples... Ainsi le projet de Dieu s'est élargi en s'ouvrant au mystère du Christ, le Roi de l'univers. C'est en lui que se réalise finalement la plénitude du salut, ce dessein bienveillant de Dieu... Tous ces événements sont les étapes du grand dessein d'amour dont témoignent l'Ancien et le Nouveau Testament, un dessein unique de salut qui s'adresse à l'humanité tout entière, révélé et mis en oeuvre progressivement... Le temps liturgique de l'Avent nous prépare à Noël. Le terme, qui signifie venue et présence, indiquait jadis l'arrivée du souverain dans une province. Pour les chrétiens il indique une réalité déconcertante, le fait que Dieu se soit penché sur l'homme, qu'il ait passé alliance avec lui en entrant dans l'histoire d'un peuple. Il est le Roi descendu dans la pauvre province qu'est la terre. En revêtant notre chair il est devenu un de nous. L'Avent nous invite à reprendre le chemin de cette présence, à comprendre qu'il n'est pas absent du monde, qu'il ne nous a pas abandonné, mais qu'il vient vers nous de diverses manières que nous devons apprendre à discerner. Dans un monde souvent superficiel et distrait, nous devons faire briller dans nos vies la lumière de Bethléem, par notre foi comme par notre charité".

    Message adressé aux pèlerins francophones :

    « Chers frères et sœurs, les Saintes Écritures sont le lieu privilégié pour découvrir les grandes étapes de la Révélation de Dieu. Dans l’Ancien Testament, le Peuple de l’Alliance célèbre les interventions de Dieu comme des événements salvifiques. Sa foi est alimentée par la découverte et par la vive mémoire de Dieu, toujours fidèle et miséricordieux. Israël se distingue des autres peuples en servant Dieu par le culte et la vie, en témoignant de lui comme celui qui se révèle dans son histoire. Cette révélation culmine dans l’incarnation de la Parole créatrice qui est à l’origine du monde : Jésus Christ, le sommet du dessein de bienveillance de Dieu. Sa personne illumine l’Ancien Testament et toute l’histoire du salut. L’histoire est désormais le temps de la présence de Dieu qui manifeste son visage en Jésus et demande à l’homme de le reconnaître et de le suivre. En lui, se réalise la nouvelle Alliance destinée à tous les hommes, le grand dessein d’amour témoigné dans l’Ancien et le Nouveau Testament. L’Avent nous invite à parcourir de nouveau l’itinéraire de la présence de Dieu dans l’histoire de l’humanité. Il nous rappelle que Dieu n’est pas absent du monde et ne nous abandonne pas à nous-mêmes. Du ciel, il s’est penché sur nous. Il vient nous rencontrer. Témoignons de sa présence et faisons resplendir dans notre vie la lumière qui a illuminé la grotte de Bethleem.
    Je salue avec joie les pèlerins francophones ! En cette année de la foi, je vous invite à prendre en main la Bible pour la lire et la méditer. Prêtez aussi une plus grande attention aux lectures du dimanche, pour nourrir votre foi et rester fidèle à l’Alliance que Dieu scelle avec chaque baptisé ! Bon pèlerinage ! »

    Sources : Vatican Information Service (VIS Archive 01 - 12.12.12) et Radio Vatican

  • 25 septembre : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    "Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique." (Lc 8, 21)

    « Abreuve-toi d'abord à l'Ancien Testament pour boire ensuite au Nouveau. Si tu ne bois pas au premier, tu ne pourras pas t'abreuver au second. Bois au premier pour atténuer ta soif, au second pour l'étancher complètement...  Abreuve-toi à la coupe de l'Ancien Testament et du Nouveau, car dans les deux c'est le Christ que tu bois. Bois le Christ, car il est la vigne (Jn 15,1), il est le rocher qui a fait jaillir l'eau (1Co 10,3), il est la source de la vie (Ps 36,10). Bois le Christ, car il est "le fleuve dont le cours réjouit la cité de Dieu" (Ps 45,5), il est la paix (Ep 2,14), et "de son sein jaillissent des fleuves d'eau vive" (Jn 7,38). Bois le Christ pour t'abreuver du sang de ta rédemption et du Verbe de Dieu. L'Ancien Testament est sa parole, le Nouveau l'est aussi. On boit la Sainte Écriture et on la mange ; alors, dans les veines de l'esprit et dans la vie de l'âme, descend le Verbe éternel. "Ce n'est pas seulement de pain que vit l'homme, mais de toute parole de Dieu" (Dt 8,3  ;Mt 4,4). Abreuve-toi donc de ce Verbe, mais selon l'ordre qui convient. Bois-le d'abord dans l'Ancien Testament, et puis, sans tarder, dans le Nouveau.
    Il dit lui-même, comme s'il avait hâte : "Peuple qui marche dans les ténèbres, regarde cette grande lumière ; toi qui habites un pays de mort, une lumière se lève sur toi" (Is 9,2 LXX). Bois donc sans plus attendre, et une grande lumière t'éclairera ; non pas la lumière quotidienne du jour, du soleil ou de la lune, mais cette lumière qui repousse l'ombre de la mort. »

    Saint Ambroise (v.340-397), Commentaire du Psaume 1, 33 ; CSEL 64, 28-30 (Trad. Orval).

  • Louis Armstrong - Ezechiel ("The Good Book")