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  • Angélus de ce 6 janvier 2016 (Epiphanie)

    « Comme les rois mages, mettons-nous en route, revêtons-nous de lumière et marchons vers l’Étoile de Jésus » : c’est l’appel lancé par le Pape François, ce mardi 6 janvier 2017. En cette Solennité de l’Épiphanie, le Saint-Père a récité la prière de l’Angélus, devant des milliers de fidèles et pèlerins rassemblés sous les fenêtres du palais apostolique.

    « Dans notre vie, plusieurs lumières brillent et nous orientent. Il tient à nous de savoir lesquelles suivre ». On trouve des lumières « intermittentes qui vont et viennent comme les petites satisfactions de la vie ». Mais « même si elles sont bonnes, elles ne suffisent pas, car elles durent peu », prévient le Pape. Il y a également les lumières éblouissantes des projecteurs, de l’argent et du succès. « Elles promettent tout et tout de suite. Elles sont séduisantes, mais avec leur force aveuglante, elles nous font passer des rêves de gloire à l'obscurité la plus épaisse ». Ce n’est pas cette lumière que les mages ont décidé de suivre. Ils ont suivi une lumière stable et douce « qui ne s’éteint pas, parce qu’elle n’est pas de ce monde : elle vient du ciel et resplendit dans le cœur ». Parmi les nombreuses étoiles filantes de ce monde, c’est l’étoile de Jésus qu'ont choisi les mages.

    « Cette vraie lumière est la lumière du Seigneur, ou mieux, c’est le Seigneur », affirme le Pape. Une lumière pour tous et qui appelle chacun. Une lumière qui nous accompagne et nous donne une joie unique. Le Pape invite chacun à ne pas craindre cette lumière, et à s’ouvrir au Seigneur. Il encourage celui qui a perdu la force de la chercher, parce qu’il est accablé par l’obscurité de la vie. À l’instar des mages, « celui qui a rencontré Jésus, a expérimenté le miracle de la lumière qui éclaire les ténèbres ».

    Comment trouver cette lumière divine ? Pas en restant enfermé chez soi, mais en mettant sa vie en jeu. La vie chrétienne est un « perpétuel chemin », fait d’espérance et de recherche que l’on poursuit même quand l’étoile disparait temporairement du champ de vision. Le Pape invite à éviter les pièges qui se présentent sur ce chemin : les bavardages superficiels et mondains qui nous ralentissent, les caprices paralysants de l’égoïsme, les trappes du pessimisme qui piègent l’espérance.

    Lorsqu’ils ont trouvé l’Enfant Jésus, les mages ne se contentèrent pas de le regarder, ils l’adorèrent : « Ils entrèrent en communion personnelle d’amour avec Jésus », puis ils lui donnèrent leurs biens les plus précieux. Le Pape encourage ainsi les fidèles à ne pas se contenter de donner des oripeaux de temps et quelques pensées par-ci par-là à Jésus, mais tout leur être.

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    Au terme de l’Angélus, un livre de poche, « Icone da Misericordia » (Icône de miséricorde), a été offert aux fidèles par le Pape François. Un communiqué de l’aumônerie pontificale présente cet opuscule comme « un des petits fruits du Jubilé extraordinaire qui vient de s’achever », et qui entend offrir des points de réflexion et de prière sur la Miséricorde de Dieu. La figure de Jésus miséricordieux est présentée au travers de 6 épisodes évangéliques : la pècheresse pardonnée, Zachée le collecteur d’impôt, Matthieu le publicain, la samaritaine, le bon larron, et l’apôtre Pierre. 50 000 exemplaires du petit livret ont été distribués aux fidèles par des sans-abris et des réfugiés, ainsi que de nombreux volontaires.

    Source : Radio Vatican (MD-MA).

  • Méditation - des bonnes et mauvaises lectures

    « Puisque toute la perfection consiste à aimer et à imiter Notre-Seigneur, prendre parmi les saints qui ont écrit l'un des saints pour qui nous avons le plus de sympathie, l'un de ceux qui nous semblent avoir le plus aimé et le mieux imité Jésus, en faire notre ami intime, nous mettre sous sa direction, nous imprégner de ses pensées, de manière à penser peu à peu comme lui, à prendre sa manière de juger, de voir, son esprit... Il importe presque autant de ne pas lire d'auteurs médiocres que d'en lire d'excellents : on devient semblable à ceux avec qui on vit : vivez familièrement avec un grand saint et un grand esprit, votre cœur deviendra chaud comme le sien, votre foi vive comme la sienne, votre esprit s'élèvera à la suite du sien... lisez des auteurs de sainteté et d'esprit médiocre, votre cœur et votre foi se refroidiront, votre esprit s'abaissera avec les leurs... - Mettez de l'orge au moulin, vous aurez de la farine d'orge, mettez-y du froment, vous aurez de la farine de froment... Ainsi des lectures : la lecture des grands saints et des grands docteurs vous remplira de pensées excellentes, la lecture des médiocres vous remplira de pensées médiocres... N'ayons donc aucune relation avec les auteurs de sainteté médiocre : ne vivons qu'avec les grands saints et les grands esprits. »

    Bx Charles de Foucauld (1858-1916), Voyageur dans la nuit. notes de spiritualité 1888-1916 (Notes détachées diverses, 14), Œuvres spirituelles du Père Charles de Foucauld Tome XV, nouvelle cité, Paris, 1979.

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  • Méditation : Quels sacrifices ferons-nous aujourd'hui ?

    « On raconte, dans la vie des Pères du désert, qu’un d’eux avait établi sa tente à 5 kilomètres de la source où il venait boire chaque matin.

    Quelques années passant, il se dit en lui-même : Je devrais bien me rapprocher de la source, ainsi j’aurais moins à marcher chaque jour !

    Au moment où il allait mettre son plan à exécution, il eût une vision dans le ciel : un Ange qui marquait dans un grand livre en lettres d’or chacun des pas qu’il faisait en sacrifice chaque matin.

    Il médita un bon moment et s’en fut planter sa tente à 10 kilomètres de la source…

    Notre livre est en train de s’écrire, ne l’oublions pas...

    Quels efforts, quels sacrifices ferons-nous aujourd'hui ? »

    Anecdote relatée par l'Abbé Henri Forestier, vicaire à Carnoules (83660) et exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon.
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  • "Le nom de Dieu est miséricorde" : le livre du Pape François va sortir dans 86 pays

    "Le nom de Dieu est miséricorde" : c’est le titre du livre-entretien du Pape François avec le vaticaniste Andrea Tornielli. Cet ouvrage sera publié ce mardi 12 janvier, en Italie, dans le cadre d'un lancement mondial dans 86 pays. L’édition française, au prix de 15 euros, sera publiée le jeudi 14 janvier. Elle est co-éditée par Robert Laffont et les Presses de la Renaissance.

    Des extraits du livre ont été publiés ce dimanche dans quatre journaux italiens : La Stampa, Il Corriere della Sera, La Repubblica, et L’Avvenire.

    « Le Pape est un homme qui a besoin de la miséricorde de Dieu. » Le Pape François le confie dans la conversation avec le vaticaniste Andrea Tornielli, dont est tiré ce livre. Le Souverain Pontife redit notamment son lien privilégié avec les prisonniers. « Chaque fois que je passe la porte d’une prison pour une célébration ou pour une visite, il me vient toujours à l’idée cette pensée : "pourquoi eux et pas moi ?" » « Leurs chutes auraient pu être les miennes, je ne me sens pas meilleur de celui que j’ai en face de moi ».

    « Cela peut scandaliser, mais je me console avec Pierre : il avait renié Jésus et néanmoins, il a été choisi. » Le Pape se souvient d’avoir été frappé en lisant certains textes de Paul VI et de Jean-Paul 1er, Albino Luciani, qui se définissait lui-même comme « de la poussière », dans le sens de la conscience des limites et des incapacités qui sont colmatées par la miséricorde de Dieu. Saint Pierre a trahi Jésus. « Les Évangiles nous décrivent son péché, son reniement, et si Jésus lui a dit : "paie mes brebis", je ne crois pas que l’on doive s’émerveiller si aussi ses successeurs se décrivent eux-mêmes comme pécheurs ». Dans un autre passage, le Pape François affirme qu’il peut « lire » sa vie à travers le chapitre 16 du Livre d’Ézéchiel, quand le prophète « parle de la honte ».

    La honte, souligne le Pape, est une « grâce : quand on sent la miséricorde de Dieu, on a une grande honte de soi-même, de son propre péché ». La honte, mise en évidence, « est une des grâces que Saint Ignace fait demander dans la confession des péchés devant le Christ crucifié ». Ce texte d’Ézéchiel, confie-t-il, « t’apprend à avoir honte », mais « avec toute ton histoire de misère et de péché, Dieu te reste fidèle et te relève ». le Pape se souvient du P. Carols Duarte Ibarra, le confesseur qu’il avait rencontré dans sa paroisse le 21 septembre 1953, journée en laquelle l’Église célèbre saint Matthieu. « Je me suis senti accueilli par la miséricorde de Dieu en me confessant à lui ». Une expérience tellement forte que, des années après, la vocation de Saint Matthieu décrite dans les homélies de Saint Bède le Vénérable deviendraient sa devise épiscopale : miserando atque eligendo.

    Le Pape François approfondit donc la mission de l’Église dans le monde. Avant tout, il met en évidence le fait que « l’Église condamne le péché parce qu’elle doit dire la vérité ». En même temps, elle « embrasse le pécheur qui se reconnaît comme tel, elle se rapproche de lui, elle lui parle de la miséricorde infinie de Dieu ». Jésus « a pardonné même ceux qui l’ont mis en croix et l’ont méprisé ». Le Pape rappelle la parabole du Père miséricordieux et de l’enfant prodigue. « En suivant le Seigneur, et sa réflexion, l’Église est appelée à diffuser sa miséricorde sur tous ceux qui se reconnaissent pécheurs, responsables du mal accompli, qui sentent avoir besoin du pardon ». « L’Église n’est pas dans le monde pour condamner, mais pour permettre la rencontre avec cet amour viscéral qu’est la miséricorde de Dieu. »

    Pour annoncer la miséricorde de Dieu, souligne le Pape, « il est nécessaire de sortir ». « Sortir des églises et des paroisses, sortir et aller chercher les personnes là où elles vivent, où elles souffrent et où elles espèrent ». Il revient donc à l’image de l’Église comme d’un « hôpital de campagne », et note que « l’Église en sortie a la caractéristique de surgir là où l’on combat : ce n’est pas la structure solide, dotée de tout, où l’on va se soigner pour les petites et grandes infirmités : il s’y pratique la médecine d’urgence, pas les check-up de spécialistes. » Il espère donc que « le Jubilé extraordinaire fasse émerger toujours plus le visage d’une Église qui redécouvre les entrailles maternelles de la miséricorde, et qui va à la rencontre de tant de blessés qui ont besoin d’écoute, de compassion, de pardon, d’amour. »

    Le Pape François réfléchit ensuite sur la distinction entre péché et corruption. Celle-ci, observe-t-il, est « le péché qui au lieu d’être reconnu comme tel et de nous rendre humbles, est élevé comme un système, devient une habitude mentale, un mode de vie ». « Le pécheur repenti, qui ensuite tombe et retombe dans son péché à cause de sa faiblesse retrouve à nouveau le pardon s’il reconnait avoir besoin de miséricorde. Le corrompu, au contraire, est celui qui pèche et ne se repent pas, celui qui pèche et fait semblant d’être chrétien, et crée du scandale avec sa double vie. »

    « Il n’y a pas besoin d’accepter l’état de corruption comme s’il était seulement un péché de plus, insiste le Saint-Père, même si souvent on identifie la corruption avec le péché, en réalité il s’agit de deux réalités distinctes, bien que liées entre elles ». « On peut être un grand pécheur et malgré cela, ne pas être tombé dans la corruption ». le Pape donne l’exemple de certaines figures comme Zachée, Matthieu, la Samaritaine, Nicodème, ou encore le bon larron. « Dans leurs cœurs pécheurs, tous avaient quelque chose qui les sauvait de la corruption. Ils étaient ouverts au pardon, leur cœur les avertissait de leur propre faiblesse, et ceci a été la faille qui a fait entrer la force de Dieu. »

    Source : Radio Vatican (CV).

  • Salon du livre chrétien « Lire à l’Abbaye » : du 17 au 19 juillet à l'abbaye Sainte-Anne de Kergognan

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    La deuxième édition du salon du livre « Lire à l’Abbaye » aura lieu du 17 au 19 juillet 2015, quelques jours avant le pardon de Sainte-Anne d’Auray qui attire chaque année près de 20.000 personnes de toute la Bretagne. Comme en 2014, il se tiendra à Sainte-Anne de Kergonan, abbaye dont le rayonnement spirituel s’étend sur tout l’ouest de la France et jusqu’en région parisienne.

    Plus de quarante auteurs, hommes et femmes de foi ou de culture chrétienne, français ou étrangers, journalistes spécialisés dans les religions et hommes d’église dédicaceront leurs ouvrages : romans, biographies, théologie, spiritualité, témoignages, essais, BD, littérature jeunesse…

    Cette année, le thème de la transmission constituera le fil directeur de ces trois jours. Au sein de la famille, de l’école, de l’université, de l’Eglise, transmettre la Parole et la vitalité du message chrétien est aujourd’hui un enjeu vital. Ce sera aussi le thème du spectacle du samedi soir, au cours duquel Maxime d’Aboville, tout récemment récompensé d’un Molière du Comédien, donnera Une leçon d’histoire de France.

    Le salon est particulièrement honoré de la présence du Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui ouvrira le salon par une conférence le vendredi à 18h, et célébrera la Messe pontificale le dimanche.

  • Méditation - Sexagésime : Diverses manières dont Dieu nous parle

    « Dieu, dans sa bonté infinie, a multiplié les canaux pour faire arriver sa parole à notre cœur. Il nous parle,

    1° par la prédication orale, soit dans les chaires chrétiennes, soit au saint tribunal, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les avis que sa providence nous fait donner par divers organes. Que de bonté dans cette conduite de Dieu, et combien il nous favorise plus que tant de millions d'hommes épars sur le globe ! Il nous parle,

    2° par les livres saints et tous les ouvrages de piété que nous pouvons lire. Cette lecture a converti des milliers de pécheurs, et tous les jours encore elle nourrit et perfectionne la piété dans les âmes. Il nous parle,

    3° par les bonnes pensées, les pieux mouvements, les remords salutaires, les avertissements et les lumières que sa grâce répand en nous, tantôt à l'oraison, à la communion, à la visite du Saint-Sacrement ; tantôt aux moments mêmes les plus inattendus. Heureuses les âmes assez recueillies pour entendre cette voix, et assez généreuses pour lui obéir ! Il nous parle,

    4° par les bons exemples qu'il nous met sous les yeux. Chaque bon exemple est une prédication, qui nous apprend ici la charité, la douceur, la patience, le dévouement, là le respect du lieu saint, l'assiduité aux offices, la fréquentation des sacrements.

    Quel fruit retirons-nous de tant de moyens de salut ? »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année (Tome I, Dimanche de la Sexagésime), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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     (Source et crédit photo)

  • Nous vous en prions, Saint Père, lisez le Coran !

    Le Pape François et l'Islam - Réflexions au retour de son voyage en Turquie

    Lors de sa visite en Turquie, le pape François a loué les
    « inestimables trésors spirituels » et la « sacralité de la vie humaine » de l'Islam. Et sa Sainteté d'ajouter : « musulmans et chrétiens, nous sommes dépositaires d'inestimables trésors spirituels, parmi lesquels nous reconnaissons des éléments qui nous sont communs.»

    Extrait de la conférence de presse du Souverain Pontife au cours du vol de retour de Turquie (30 novembre 2014)
    :

    « Sur l’Islamophobie : Il est vrai que devant ces actes, commis pas seulement dans cette zone (Irak, Syrie, ndlr.) mais aussi en Afrique, il y a une réaction d'aversion : si c'est cela l'islam ! Et tant de musulmans sont offensés, tant, tant de musulmans. Ils disent : « Non, nous ne sommes pas ces gens-là. Le Coran est un livre de paix, c’est un livre prophétique de paix. Ça (les actes terroristes, ndlr.) ce n’est pas l’Islam. »
    ...
    « j'ai vu cette merveille : le Mufti m'expliquait bien les choses, avec beaucoup de douceur, y compris le Coran, où l'on parle de Marie et de saint Jean Baptiste... Il m'expliquait tout... »

    (Texte intégral en italien)

    Commentaire :

    Il est vrai que de nombreux musulmans sont offensés par ces actes barbares. Mais ils n'ont pas lu le Coran ! Puissions-nous donc les amener à le lire, en même temps que les Saints Évangiles, et prier pour que leur cœur s'ouvre à la grâce de la conversion, afin qu'ils vivent la joie d'une rencontre vraie avec le Christ Sauveur.

    Non, chrétiens et musulmans n'ont rien en commun

    N'oublions jamais, qui que nous soyons, que Satan est le singe de Dieu, qu'il se présentera toujours à nous sous les plus belles apparences (les vies des saint(e)s en témoignent), et que le travestissement des révélations évangéliques est l'un de ses outils les plus efficaces pour détourner les âmes de l’Église...
    Isa (qui n'est pas mort sur la Croix), Marie (qui n'est évidemment par Mère de Dieu), et Yahya (qui n'est évidemment pas le plus grand des prophètes), tels que présentés dans le Coran, n'ont rien à voir avec Jésus, Marie et Jean-Baptiste. Dieu Lui-même n'est pas le même qui est prié dans l'Islam, qui n'est ni Père ni Trinité, et le Coran commande aux musulmans de combattre les "associateurs" (les chrétiens qui "associent" à Dieu le Fils et l'Esprit-Saint)...
    Un pape a-t-il donc besoin de se faire expliquer le Coran par un musulman ? Mais Seigneur, c'est le monde à l'envers ! Un pape qui incite les fidèles à "évangéliser", et qui se fait "coraniser" dans une mosquée... ? Faudra-t-il fermer les yeux longtemps encore sur la puissance du Malin ? Ouvrez les yeux, Saint-Père, nous vous en supplions !

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  • Méditation : la lecture spirituelle

    « L'un des exercices de piété, qui de tout temps, ont été le plus recommandés à ceux qui s'appliquent au service de Dieu est la lecture spirituelle. Saint Paul écrivait à Timothée : "Applique-toi à la lecture" (I Tim. IV, 13). Et lui parlant des saints livres : "Toute Écriture divinement inspirée, lui disait-il, est utile pour enseigner, pour convaincre, pour former à la justice, afin que l'homme soit parfait, apte à toute bonne œuvre." (II Tim III, 16)...
    La lecture des livres saints et des livres de piété éclaire et instruit, elle nourrit et développe la foi, elle excite en nos âmes de saints désirs, de douces espérances et une noble ardeur... Nos travaux, nos affaires, les nouvelles et les bruits du monde occupent trop souvent notre esprit, et détournent de Dieu et étouffent les pensées saintes ; les pieuses lectures réveillent en nous l'amour divin et nous ramènent à Dieu...

    Quand on a expérimenté qu'un livre nous fait beaucoup de bien, il est bon d'y revenir plus tard ; on trouvera, en faisant ainsi, beaucoup plus de profit qu'en lisant d'autres ouvrages qui flatteraient peut-être la curiosité, mais donneraient moins de lumière et de réconfort. Les très bons livres gagnent à être relus ; on les comprend souvent mieux et on les savoure davantage à une seconde lecture... Même la première fois qu'on lit, il importe de lire attentivement, lentement, de façon à bien comprendre et à se pénétrer des vérités qui sont présentées...

    Il ne suffit pas de lire... Il faut lire avec piété et en esprit de prière, "en cherchant moins à acquérir de la science qu'à goûter les choses divines" dit saint Bernard. On doit donc, avant de faire la lecture spirituelle, élever son cœur à Dieu et Lui demander ses lumières, disant comme Samuel : "Parlez, Seigneur, votre serviteur écoute"...
    Puis il faut lire avec foi et respect, avec docilité et avec un vif désir de tirer profit des leçons qui vont être offertes...

    On lira avec plus de profit si on évite l'empressement et la curiosité et si pendant la lecture on s'arrête de temps à autre pour méditer et savourer les bonnes choses qu'on rencontre et pour demander intérieurement la grâce de bien suivre les conseils donnés : "Les Saints, dit Rodriguez, nous conseillent de faire en lisant ce que les oiseaux font en buvant : ils boivent à plusieurs reprises, et toutes les fois qu'ils boivent, ils lèvent la tête au ciel." (Ve Traité ch. 28)... La lecture pratiquée en esprit de prière rapproche de Dieu ; elle est avec l'oraison le principal aliment de la vie intérieure. »

    Auguste Saudreau (1859-1946), Manuel de spiritualité (ch. XXIX), Paris - Arras - Angers, Charles Amat - Brunet - G. Grassin, 1920.
    (Le P. Saudreau fut aumônier des religieuses du Bon Pasteur à Angers, de 1895 à sa mort)

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  • Méditation : l'usage du temps (la lecture)

    « L'usage du temps... voilà une autre grande difficulté de la vie spirituelle. Si nous pouvions bien voir la différence du voeu de sainte Thérèse, de faire toujours ce qu'il y a de plus parfait, et de celui de saint Alphonse, de ne jamais perdre un instant, c'est ce dernier qui nous effraierait le plus ; et parmi les merveilles des quatre-vingt-huit ans de saint André Avellin, la plus étonnante est de n'avoir jamais laissé un seul moment passer oisif et inaperçu. Il y a dans cette pensée de quoi effaroucher la foi, et nous pouvons douter sérieusement que même les saints puissent tenir si constamment leur attention fixée sur Dieu ; mais, n'ayant nulle expérience de la sainteté, nous ne pouvons nous prononcer sur ce qui les regarde. Quant à nous, ce serait une présomption de vouloir l'essayer : et cependant, presque dans toutes nos journées, il y aura des intervalles qui seront vraisemblablement remplis par des inutilités ; ces inutilités sont fort innocentes, mais malheureusement combien l'esprit s'y évapore ! C'est alors qu'une lecture bien choisie, même sur un sujet tout séculier (pour ne point parler de notre lecture spirituelle régulière qui nous met plus sérieusement et plus directement en rapport avec Dieu), viendra fort à propos, non seulement pour nous faire éviter le mal, mais encore pour nous procurer un bien positif.

    Ce passe-temps prend possession de l'âme, l'occupe et y met garnison de pensées plus ou moins directement divines, empêchant par là l'esprit du mal, qui est toujours en alerte, de pouvoir s'y insinuer. Il y a de nos jours, dans l'atmosphère qui nous environne, deux influences dont la contagion est très nuisible à la vie spirituelle : la multiplicité d'intérêts et la succession rapide des objets. Il est triste de voir combien ces deux choses réussissent à chasser Dieu de nos âmes en empiétant ligne par ligne ; de sorte que l'occupation à des sujets religieux est devenue pour nos esprits une chose importante en dévotion, surtout pour ceux qui, vivant dans le monde, sont obligés d'entendre le fracas et de voir les révolutions effrayantes de cette espèce de machine divine qui a brisé son frein. Je n'ai pas besoin d'insister là-dessus, mais il serait difficile d'exagérer le danger ; car on peut dire que ce qui s'empare de toutes nos pensées est maître de nous. Il est donc nécessaire d'avoir du goût pour la lecture, à cause des périls et des moeurs de notre temps. »

    R.P. Frederick William Faber (1814-1863), Conférences spirituelles, Bray et Retaux, Paris, 1872 (6e éd.).

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  • Méditation : à propos de la lecture

    « Une lecture peut profiter sans laisser aucune trace dans la mémoire. Il faut, à cet égard, bien distinguer entre la mémoire et l'intelligence. Pour fixer en mémoire il faut faire attention : on remarque ce qui entre et reste. L'intelligence au contraire se laisse imprégner sans qu'on s'en doute. Les choses se fixent alors dans une partie de la mémoire, la subsonscience, au-dessous de la conscience claire, et, quand on en a besoin, elles reparaissent. Ce n'est donc pas temps perdu.
    Pour profiter des lectures il faut lire lentement. C'est là surtout que le détachement est nécessaire. On veut trop lire et trop faire. On va trop vite, on se tend et l'on se fatigue. Et il ne reste que de vagues notions, sans lien, sans clarté, encombrant l'esprit au lieu de le nourrir, comme des aliments non digérés. Faire peu et bien. »

    [Dom Augustin Guillerand, Op Cart (1877-1945)], Harmonie Cartusienne, Roma, Benedettine di Priscilla, 1954.

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  • 19 octobre : Méditation

    « Remède contre la tentation du désir immodéré de savoir.

    Le premier remède contre la tentation du désir immodéré de savoir et d'étudier, est de considérer combien la vertu est plus excellente que la science, et combien la sagesse divine surpasse la sagesse humaine, afin que l'homme voie par là avec combien plus de cœur il doit travailler et s'exercer à acquérir l'une plutôt que l'autre. Que la science du monde ait toute la gloire et toutes les couronnes qu'elle peut souhaiter ; à la fin, cette gloire et ces couronnes s'en vont avec la vie. Qu'y a-t-il donc de plus misérable que d'acquérir, au prix d'un si grand labeur, ce dont on doit jouir si peu de temps ? Tout ce que tu peux savoir ici-bas n'est rien. Et si tu t'exerces dans l'amour de Dieu, tu iras bientôt le contempler face à face, et en lui tu verras toutes choses. Au jour du jugement, on ne nous demandera pas ce que nous avons lu, mais ce que nous avons fait ; ni si nous avons bien parlé ou prêché, mais si nous avons fait de bonnes actions. »

    Saint Pierre d'Alcantara (1499-1562), Traité de la Dévotion (Ch. IV, Huitième avis), in "Oeuvres spirituelles de S. Pierre d'Alcantara" par le P. Marcel Bouix, Ve Régis Ruffet et Cie, Paris - Lille, 1872.

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  • 28 juillet : Méditation

    « On compte communément quatre espèces de prières vocales : celle qui se fait à l'aide d'un livre, celle sans livre, l'intercession et l'oraison jaculatoire.
    Si nous nous servons d'un livre de prières, il est bon de n'en avoir qu'un à la fois, et de ne pas en changer souvent. Nous devons aussi mettre des intervalles de repos dans le cours de nos lectures, fermer ce livre, et nous arrêter sur la pensée de Dieu ; surtout ayons soin de ne pas choisir un livre qui soit trop au-dessus de ce que nous pouvons réellement comprendre ou sentir dans notre état présent.
    Si nous prions sans livre, soyons brefs et sobres de paroles, à cause de la Majesté de Dieu ; nous ne saurions être trop scrupuleux dans le choix des mots que nous employons ; pesons-les d'avance, et ayons soin de placer dans le cours de nos prières des intervalles de silence.
    En ce qui concerne l'intercession, nous ne devons pas nous engager à la légère à prier pour les autres. Nous devons être fatigués de neuvaines perpétuelles ou multipliées. C'est aussi un mauvais système de fixer un certain espace de temps pendant lequel nous prierons pour un objet donné, et ensuite de cesser nos prières, si Dieu n'a pas daigné les entendre. Il faut, dans nos intercessions, toujours donner une large place à Notre Saint-Père le Pape et à ses intentions pour les besoins de l'Eglise.
    Quant aux oraisons jaculatoires, il est bon qu'elles se répètent souvent ; mais, généralement parlant, elles ne doivent être soumises à aucune règle, ni à aucune obligation. C'est surtout dans les moments de tentation qu'il faut les répéter sans cesse, et il serait à désirer qu'on en eût quelques-unes choisies d'avance et toujours prêtes. (*) »

    R.P. Frédéric-William Faber (1814-1863), Progrès de l'âme dans la vie spirituelle (ch. XV), Trad. F. de Berhardt, Nouvelle édition, Paris, Pierre Téqui, 1928.

    (*) : choix d'oraisons jaculatoires sur notre site ICI.

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    Couverture de la brochure Déclarations des évêques de Belgique - Nouvelle série n°33
    Licap, Bruxelles, 2005

  • 24 avril : Benoît XVI célèbre le 7° anniversaire du début de son pontificat

    Benoît XVI célèbre ce 24 avril le 7° anniversaire du début de son pontificat.

    Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège en profite pour souhaiter que ses appels aux groupes dissidents soient écoutés avec attention et respect et, d’autre part, que la purification et la prévention se renforcent dans toute l’Église avec la collaboration des conférences épiscopales.

    Ces jours derniers, l’Osservatore Romano a mis l’accent sur les marques d’affection et d’estime dont Benoît XVI fait l’objet de plus en plus, des sentiments qui n’étaient pas prévisibles au moment de son élection, accueillie froidement dans certains milieux même catholiques.

    Source : News.va

    Par ailleurs, L'Osservatore Romano et Il Sole 24 Ore publient en collaboration, à l'occasion de cet anniversaire, un livre d'hommages intitulé "Benoît XVI, théologien et pape". Distribué gratuitement avec Il Sole 24 Ore, il sera également accessible sur le site de ce journal italien, accompagné d'addenda multimedia en anglais et espagnol. Jeudi 26, le journal espagnol La Razón publiera la version espagnole de ce livre, accessible également sur son site. Dans l'introduction, M.Giovanni Maria Vian, Directeur de L'Osservatore Romano, explique le projet de proposer, à l'occasion des 85 ans du Pape dont c'est le début de la huitième année de pontificat, un recueil de textes peu connus relatifs à Benoît XVI : un dialogue sur laïcité et religion entre le philosophe Armando Massarenti et le journaliste Giuliano Ferrara, une lecture de l'oeuvre de Joseph Ratzinger par l'historienne Lucetta Scaraffia, ou un chrono-biographie du "théologien devenu pape". Cet ouvrage, souligne M.Vian, "veut d'abord faire connaître le profil et le travail d'un intellectuel qui ne cesse de consacrer sa vie à la recherche de la vérité, dans un dialogue constant entre la foi et la raison, au moyen d'un langage accessible".

    Source :