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jaculatoire

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Un jour que sainte Gertrude cherchait, parmi les différentes faveurs qu'elle avait reçues, celle qu'il serait le plus utile de manifester aux hommes pour leur avancement spirituel, Notre-Seigneur lui indiqua précisément cette disposition miséricordieuse de son Cœur à réparer toutes nos fautes : « Fais connaître aux hommes, lui dit-Il, l'avantage qu'ils trouveront à se rappeler sans cesse que moi, le Fils de la Vierge, je me tiens debout pour leur salut devant Dieu le Père et que, s'ils viennent à commettre quelque faute, j'offre pour eux mon Cœur sans tache à la justice divine. » La seule chose qu'Il demande pour cela, c'est que nous venions lui apporter nos misères avec un cœur contrit et confiant, avec une bonne volonté qui se relève courageusement après chaque chute, lui demandant de suppléer à notre indigence et d'acquitter entièrement toutes nos dettes.

    Vous voyez combien cette doctrine est encourageante et enrichissante et comme la dévotion au Sacré-Cœur, ainsi pratiquée, peut nous élever rapidement à une haute perfection, puisque si nous savons lui apporter, chaque jour, nos œuvres, nos manquements, nos dettes, Il réparera tout, compensera tout et revêtira nos moindres bonnes actions d'une valeur infinie. Et pour lui exposer ainsi notre misère et lui demander d'y suppléer, disons-lui simplement comme sainte Gertrude : « Ô mon frère, puisque vous vous êtes fait homme pour payer les dettes des hommes, daignez maintenant, je vous en prie, suppléer à mon indigence et acquitter entièrement toutes mes dettes. »

    Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous ! Ce sera donc là désormais une de nos invocations favorites. Nous la redirons au moment des difficultés, des tentations, des ennuis. Nous la redirons pour la redire par plaisir et pour être agréables au Cœur de Jésus. Nous la redirons chaque fois que nous aurons une grâce à demander, un secours à solliciter.

    Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous ! Oui, nous la redirons sans cesse, cette belle prière, et quand Dieu devra nous juger, elle sera encore une dernière fois sur nos lèvres, et l'entier pardon qu'elle nous obtiendra alors, sera la meilleure réponse de Jésus à tous ces cris de foi et d'amoureuse confiance qui seront sortis si souvent de notre cœur, au cours de notre vie. »

    Abbé A. Comerson, Entretiens spirituels sur le Sacré Cœur & La Garde d'Honneur (Deuxième année, Juin, III), Librairie Catholique, Chambéry, 1922.

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  • 27 septembre : Méditation

    « Il n'est peut-être point d'obligation qui nous soit plus souvent rappelée dans l'Evangile que la nécessité de recourir à la prière. Notre Sauveur va jusqu'à dire qu'"il faut toujours prier". Pourquoi "toujours" ? Parce que, toujours et dans toutes les situations de la vie, nous avons un extrême besoin de la grâce, soit pour lutter victorieusement contre les tentations, soit pour remplir fidèlement toutes nos obligations, et parce que la grâce est attachée à la prière. C'est la condition posée par Jésus-Christ : "Demandez, nous dit-il, et il vous sera donné. Petite et dabitur vobis". C'est comme s'il disait : Si vous demandez beaucoup, vous obtiendrez beaucoup ; si vous demandez peu, vous obtiendrez peu ; si vous ne demandez rien, vous n'obtiendrez rien. De là l'axiome : "Tout par la prière ; rien sans la prière."

    Dans la pratique, - comment pouvons-nous "toujours" prier ? Nous le pouvons de plusieurs manières : entre autres, en nous rendant familière quelque oraison jaculatoire, que, par suite d'une habitude acquise, nous répétions une infinité de fois, de bouche ou de coeur, comme naturellement et sans effort. Le Vénérable Louis du Pont atteste qu'il avait acquis l'habitude de répéter ainsi, presque sans interruption, ces mots : "Propter te. Pour vous, mon Dieu" ; et que, par suite de cette heureuse habitude, il entretenait un commerce intime et continuel avec Dieu ; c'est-à-dire qu'il "priait toujours". Que je serais heureux, dites-vous, si je parvenais à obtenir un pareil résultat, à me rendre ainsi familière une pieuse aspiration, à être toujours uni à Dieu par la prière ! Quelle force cette union intime avec Dieu me donnerait dans les tentations, dans toutes les situations critiques de ma vie, dans la lutte que suppose la perfection chrétienne !... Il est en votre pouvoir d'atteindre ce résultat comme d'autres l'ont atteint, en faisant comme eux des efforts généreux et constants. »

    Père Bruno Vercruysse s.j., Nouvelles méditations pratiques pour tous les jours de l'année... (Tome II), Braine-le-Comte - Paris, Charles Lelong - Jouby et Roger, 1874 (6e éd.).

    Exemples d'oraisons jaculatoires

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  • 28 juillet : Méditation

    « On compte communément quatre espèces de prières vocales : celle qui se fait à l'aide d'un livre, celle sans livre, l'intercession et l'oraison jaculatoire.
    Si nous nous servons d'un livre de prières, il est bon de n'en avoir qu'un à la fois, et de ne pas en changer souvent. Nous devons aussi mettre des intervalles de repos dans le cours de nos lectures, fermer ce livre, et nous arrêter sur la pensée de Dieu ; surtout ayons soin de ne pas choisir un livre qui soit trop au-dessus de ce que nous pouvons réellement comprendre ou sentir dans notre état présent.
    Si nous prions sans livre, soyons brefs et sobres de paroles, à cause de la Majesté de Dieu ; nous ne saurions être trop scrupuleux dans le choix des mots que nous employons ; pesons-les d'avance, et ayons soin de placer dans le cours de nos prières des intervalles de silence.
    En ce qui concerne l'intercession, nous ne devons pas nous engager à la légère à prier pour les autres. Nous devons être fatigués de neuvaines perpétuelles ou multipliées. C'est aussi un mauvais système de fixer un certain espace de temps pendant lequel nous prierons pour un objet donné, et ensuite de cesser nos prières, si Dieu n'a pas daigné les entendre. Il faut, dans nos intercessions, toujours donner une large place à Notre Saint-Père le Pape et à ses intentions pour les besoins de l'Eglise.
    Quant aux oraisons jaculatoires, il est bon qu'elles se répètent souvent ; mais, généralement parlant, elles ne doivent être soumises à aucune règle, ni à aucune obligation. C'est surtout dans les moments de tentation qu'il faut les répéter sans cesse, et il serait à désirer qu'on en eût quelques-unes choisies d'avance et toujours prêtes. (*) »

    R.P. Frédéric-William Faber (1814-1863), Progrès de l'âme dans la vie spirituelle (ch. XV), Trad. F. de Berhardt, Nouvelle édition, Paris, Pierre Téqui, 1928.

    (*) : choix d'oraisons jaculatoires sur notre site ICI.

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    Couverture de la brochure Déclarations des évêques de Belgique - Nouvelle série n°33
    Licap, Bruxelles, 2005