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  • Méditation - La vie de Jésus en Marie et en chacun de nous

    « Durant neuf mois, le Verbe incarné a été caché dans le sein de Marie. Il y résidait avec la même gloire, la même puissance qu'au ciel, et y régnait souverainement. C'est de toute la création, le lieu le plus cher à son amour et le sanctuaire où la majesté divine a été plus parfaitement honorée. Marie, en laquelle se passent de si grandes choses, peut dire avec vérité à Dieu le Père comme à son Fils consubstantiel : « Tout ce qui est à vous est à moi, et tout ce qui est à moi est à vous ! » Comme Dieu a comblé le Verbe incarné de dons éminents faits à lui seul, de même Jésus-Christ remplit l'âme de sa mère de grâces incommunicables à aucune autre créature. Recevant d'elle sa vie humaine, il lui communique sa vie divine et l'établit par avance mère de toute l'Église. Jésus n'ayant été aimé de personne sur la terre autant que de Marie, conjurez-la de vous donner son coeur pour aimer votre Dieu-Sauveur, et priez-la d'être votre interprète pour remercier sa divine majesté de toutes les grâces qu'il vous a faites et surtout de vous avoir appelé à la communion fréquente.

    Par la communion fréquente, Jésus habite en vous d'une manière qui a quelque rapport à sa vie dans le sein de Marie, seulement elle est accidentelle et passagère. Mais les grâces que sa présence vous apporte demeurent pour que vous les fassiez valoir par votre coopération. Étudiez donc attentivement la conduite de Marie pendant qu'elle portait Jésus dans son sein : imitez son recueillement, son silence, son application à la présence du Dieu si intimement uni à elle, sa docilité à l'action qu'il lui imprimait. Dégagez-vous des créatures, parce que si la dissipation vous sortait de vous-même où Jésus vit en vous comme en lui-même, vous perdriez les grâces de cette incompréhensible union ! A la communion, Jésus est vraiment votre Dieu-Sauveur, puisqu'il ne se donne à vous que pour procurer efficacement votre salut. Et comme toutes les grâces qu'a reçues Marie venaient de sa proximité avec le Verbe incarné, demandez à Jésus que votre cœur soit un petit temple toujours cher à son amour, et pour le lui rendre agréable, tâchez de ne mettre jamais d'obstacle aux grâces qui vous seront communiquées par l'adorable Eucharistie. »

    [P. Eusèbe Godfroy s.j. (1817-1889), publié par la Comtesse Hyacinthe d'Hoffelize], La vie de N.-S. Jésus-Christ méditée pour tous les jours de l'année... (3ème semaine de l'Avent, Jeudi I & III), par l'auteur des "Avis spirituels", Tome premier, Paris, Charles Douniol, 1868.

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    Crédit photo - The Helper in Childbirth

  • Méditation - Pour un retour de Notre-Dame dans les foyers chrétiens

    « Serait-il téméraire d'établir un certain parallélisme entre l'oubli de Notre-Dame et « l'indiscipline des mœurs » ? La réponse gît dans les pierres démantelées du foyer français. La courbe de la natalité s'effondre vers la catastrophe ; le pourcentage des divorces monte en flèche. La moralité publique touche à l'étiage. Une crise d'autorité dévaste la famille et suscite, en certains milieux, un pseudo-féminisme qui n'est que masculinisme déguisé. L'égoïsme qui vide les berceaux conspire avec le laïcisme pour s'emparer des enfants des autres et troubler leur éducation. La gêne ou la misère, convoyés par la crise, guettent à chaque tournant « ces grands aventuriers des temps modernes » que sont les pères de famille nombreuse. Dans la classe ouvrière, l'industrialisme libéral a mobilisé l'épouse et fait de la demeure un taudis. Si Malthus revenait, il ne se préoccuperait plus d'ajuster à l'afflux des naissances le potentiel sous-évalué des ressources de la nature, il s'inquiéterait du déséquilibre profond d'un monde qui fait grève de la vie en s'outillant pour parer aux besoins hypothétiques d'une population toujours plus dense.
    « Cette belle nation se suicide », disait de nous le premier Roosevelt. Et Taine déjà, sondant, il y a trois quarts de siècle, nos tares démographiques, donnait cet effrayant diagnostic : « J'ausculte les cavernes d'un poitrinaire ». [...]

    *
    *     *

    A la base, nous poserons la reconnaissance officielle de la royauté de Marie sur la famille. Celle que Bossuet définissait « Jésus-Christ commencé », ne peut se contenter d'un autel latéral au sanctuaire du foyer. C'est en plein chœur, au maître-autel, indissolublement unie à son Fils, qu'il faut dresser son image et organiser son culte. Tout pour Jésus par Marie : telle est la ligne d'ascension. [...]

    Me risquerai-je à définir le rituel, à esquisser le cérémonial du culte de Notre-Dame au Foyer ? Je veux, à la place d'honneur dans la maison, une image de Marie, moins une figuration flamboyante qui la révèle inaccessible, qu'une représentation familière l'associant aux humbles labeurs de notre existence terrestre. Les enfants veilleront jalousement à orner l'autel de la maman du Ciel ; chacun, à tour de rôle, tressera son bouquet, disposera ses lumières, sous l'actif regard de la maman de la terre qui soulignera dans un baiser la profonde piété du geste.
    C'est là, au pied de la statue ou devant la gravure, que les petits déposeront leur carnet de sacrifices, leurs résolutions, leurs bulletins et qu'ils éprouveront intérieurement les discrets encouragements ou les muets reproches de Celle qui voit tout et qui prend à cœur leurs moindres intérêts. C'est là que l'un d'entr'eux récitera chaque soir, au nom de la maisonnée, la prière « Ô ma Souveraine, ô ma Mère » (1) et l'Ave Maria, auxquels on joindra, pendant le mois de mai, une pieuse lecture ou les litanies de la Sainte Vierge.
    Quand se lèvera le jour de la Fête des Mères et qu'un peu partout, en terre de France, l'émouvant hommage montera vers les gardiennes des foyers, la pensée de tous cherchera, derrière la maman de la terre, celle qui, de Là-Haut, préside aux destinées de la famille. Ce sera sa fête à elle aussi et la céleste maternité conférera un caractère plus auguste, une sorte d'auréole sacrée à la maternité de sang.
    Les fêtes mariales trouveront écho au foyer. On les rappellera la veille. On s'ingéniera, le matin, à communier ensemble, le soir, à participer aux processions, aux Saluts du Saint-Sacrement. On les vivra dans la pensée de l’Église qui a voulu les inscrire au calendrier liturgique comme autant d'étapes de renouveau intérieur.
    Le chapelet, faut-il le dire, sera entre toutes les mains... S'il en est que rebute la fastidieuse monotonie de l'Ave Maria, les parents apprécient, avec le Durtal de Huysmans, cette touchante répétition, comparable au gracieux babil de l'enfant, toujours le même et toujours nouveau. [...]

    Ernest Psichari disait au retour de Chartres : « Je sens que je donnerai à Dieu tout ce qu'Il me demandera. » Que la famille française entende l'appel du Christ expirant : « Enfant, voilà votre Mère », qu'elle imite le geste de saint Jean, lequel, dit l’Évangile, à partir de ce jour, la prit pour sienne au foyer ; et la « peur de vivre » reculera devant le message de vie. Marie restituera à la France le foyer chrétien qui fit jadis sa sécurité et sa gloire. »

    1. « Ô ma Souveraine ! O ma Mère, je m’offre à vous tout entier ; et, pour vous donner une preuve de mon dévouement, je vous consacre aujourd’hui mes yeux, mes oreilles, ma bouche, mon cœur, tout moi-même ; puisque je vous appartiens, ô ma bonne Mère, gardez-moi, défendez-moi comme votre bien et votre propriété. »
    R.P. Niccolo Zucchi (1586-1670)

    R.P. Stéphane Piat O.F.M., Extraits du Rapport présenté au Congrès Marial National de Boulogne-sur-Mer en 1938, in "Souveraineté de Marie", Paris, Desclée de Brouwer, 1938.

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  • Paray-le-Monial sous les fleurs

    paray-fleurs.jpgDepuis une semaine, la Cité du Cœur de Jésus - Paray-le-Monial - est ornée de mille fleurs afin de fêter sainte Fleur et sainte Marguerite-Marie. Le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur vous fait découvrir la beauté des fleurs dans des lieux comme la Basilique, la Chapelle des Apparitions ou la Chapelle de Saint Claude la Colombière. Elle profite de ce partage pour vous redire avec joie que la Communauté prie chaque soir pour vous devant le Saint-Sacrement. Vous pouvez déposer votre intention de prière sur le site. Enfin, nouveauté, pour ceux qui ne la connaissent pas, vous avez la possibilité de parcourir un exemplaire de la revue en ligne. N'hésitez pas à en parler autour de vous, pour que chacun sache qu'il est aimé de Dieu. Pour les photos de Paray-le-Monial sous les fleurs, cliquez ICI.

    Le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur.

  • Semaine Thérésienne 2016 : du 27 septembre au 2 octobre 2016 à Paris

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    SANCTUAIRE SAINTE-THÉRÈSE (PARIS 16)

    Entrée libre

    En présence des reliques de
    saintes Thérèse, Faustine et Marguerite-Marie, apôtres de la Miséricorde

    Chaque année depuis maintenant plus de 10 ans, à l’approche de la fête de Thérèse le 1er octobre, le sanctuaire Sainte-Thérèse organise un grand événement, la « Semaine Thérésienne ». Il est actuellement le rendez-vous incontournable des amis parisiens de la Petite Thérèse. En 2015, près de 10 000 pèlerins y ont participé.

    Cette nouvelle édition de la semaine Thérésienne 2016 s’annonce riche.

    Voir le programme - Télécharger le programme

    Avec la participation de

    Mgr Gosselin, Mgr Jachiet, P. Descouvemont, P. Jacques Philippe,
    P. Antoine d'Augustin, P. Benoit Guedas, Jean-Guilhem Xerri,
    Edouard Montier et de nombreux artistes.

    sanctuairesaintetherese-paris.org

  • Voyage du Pape - Messe avec les prêtres et religieux à Cracovie

    Messe avec les prêtres, religieux, consacrés et séminaristes
    au sanctuaire St-Jean-Paul II à Cracovie

    Quatrième jour des Journées mondiale de la jeunesse en Pologne. Au lendemain d’une journée sous le signe de la souffrance et de la mémoire, c’est le thème de la miséricorde qui rythme les différents rendez-vous de ce samedi 30 juillet. Les cœurs étaient emplis ce matin de la présence de Saint Jean-Paul II et de Sainte Faustine, deux apôtres de la miséricorde auxquels le peuple Polonais est très attaché.

    Le Saint-Père s’est en effet rendu au sanctuaire de la Divine miséricorde puis il a présidé une Messe au sanctuaire Saint-Jean-Paul II. Près de l’autel, une fiole du sang de Saint Jean-Paul II était posée, une relique devant laquelle s’est recueilli le Pape au terme de la célébration.

    Dans son homélie, le Pape a exhorté les deux mille prêtres, religieux, consacrées et séminaristes polonais présents, à être le visage d’une Église « aux portes ouvertes ». Un appel que le Pape, depuis le début de son pontificat, adresse au clergé, avec insistance. Une exhortation à l’image de Jésus, à sortir « pour répandre le pardon et la paix de Dieu » en écho à la grande invitation de Saint-Jean-Paul II : Ouvrez les portes. Cette mission, a précisé le Saint-Père implique le don de soi, le renoncement « à ses propres sécurités » à « ses propres commodités ».

    S’immerger dans la miséricorde pour « prendre soin des malades, des migrants, de tous ceux qui sont dans le besoin ». L’Évangile, a souligné le Pape, est un livre « qui contient encore des pages blanches », « un livre ouvert que nous sommes appelés à écrire avec nos œuvres de miséricorde ».

    Source : Radio Vatican (BH-HD).

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

    Lire la suite

  • Voyage du Pape - Visite du Sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie

    Au quatrième jour des 31e Journées Mondiales de la Jeunesse en Pologne, le Pape François s’est rendu tôt ce samedi au Sanctuaire de la Divine Miséricorde, à Lagiewniki, un quartier du sud de Cracovie.

    C’est dans ce sanctuaire qu’est enterrée Sainte-Faustine, l’apôtre de la Miséricorde. Connu dans le monde entier, chaque année environ deux millions de pèlerins se rendent à la Divine Miséricorde.

    « Aujourd’hui, le Seigneur veut faire sentir encore plus profondément sa grande miséricorde » a dit le Saint-Père depuis la terrasse du Sanctuaire. « Ne nous éloignons jamais de Jésus ! Même si nous pensons que pour nos péchés et nos faiblesses, nous sommes les pires. Le Seigneur nous préfère ainsi, ainsi sa miséricorde se répand. »

    Le Saint-Père s’est ensuite recueilli devant la tombe de Sainte-Faustine en silence. Après avoir passé la Porte Sainte de la Divine miséricorde, le Pape a confessé cinq jeunes pèlerins des JMJ.

    Source : Radio Vatican (BH).

  • Voyage apostolique du Pape François en Pologne - 4ème jour

    Programme du Voyage apostolique du Pape François en Pologne
    à l'occasion de la XXXIe Journée Mondiale de la Jeunesse

    Samedi 30 juillet 2016

    08h30 : Visite du Sanctuaire de la Divine Miséricorde à Cracovie
    10h30 : Messe avec les prêtres, religieux, consacrés et séminaristes au sanctuaire St-Jean-Paul II à Cracovie
           Missel pour le Voyage apostolique en Pologne
    19h00 : Veillée de prière avec les jeunes sur le Campus Misericordiae

    Vidéos KTO mises en ligne dès que disponibles

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    JMJ 2016 à Cracovie : Site officiel - Site officiel France

    Programme des JMJ de Cracovie 2016

    Journal des JMJ - Émissions - Reportages - Direct - Replay

  • Voyage apostolique du Pape François en Pologne - 2ème jour

    Programme du Voyage apostolique du Pape François en Pologne
    à l'occasion de la XXXIe Journée Mondiale de la Jeunesse

    Jeudi 28 juillet 2016

    09h45 : Visite au Monastère Jasna Gora à Czestochowa et prière à la chapelle de la Vierge Noire
    10h30 : Messe pour le 1050ème anniversaire du baptême de la Pologne, au sanctuaire de Czestochowa
           Missel pour le Voyage apostolique en Pologne
    17h15 : Cérémonie d'accueil des jeunes au Parc Jordan de Blonia à Cracovie

    Vidéos KTO mises en ligne dès que disponibles

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  • Rappel : le 24 mai, Journée de prière pour l’Église en Chine

    Le 24 mai, en la Mémoire liturgique de la Très Sainte Vierge Marie auxiliatrice, vénérée dans le Sanctuaire de Sheshan, à Shanghai, est célébrée la « Journée de prière pour l’Église en Chine » instituée par Benoît XVI en 2007.

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    Dimanche dernier après la prière de l'Angelus, le Pape François a invité les fidèles à prier pour les catholiques en Chine :
    « Mardi 24 mai, nous nous unirons spirituellement aux fidèles catholiques en Chine, qui ce jour-là célébreront avec une dévotion particulière la mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie "Auxiliatrice", vénérée dans le sanctuaire de Sheshan à Shanghai. Demandons à Marie de donner à ses enfants en Chine la capacité de discerner en tout temps les signes de la présence aimante de Dieu, qui accueille toujours, pardonne toujours. En cette année de la miséricorde puissent les catholiques chinois, ainsi que ceux qui suivent d'autres nobles traditions religieuses, devenir un signe concret d'amour et de réconciliation. De cette façon, ils feront la promotion d'une culture authentique de la rencontre et l'harmonie de la société tout entière, cette harmonie qu'aime tant l'esprit chinois. »

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     Cliquer sur l'image ci-dessus pour lire / imprimer la prière à ND de Sheshan

  • Méditation : Saint Joseph

    « Joseph est un abîme, un sanctuaire, un tabernacle. Tout en lui appartient à Dieu ; non seulement en droit et par la loi de sa prédestination, mais en fait et par son choix libre qui l'ajuste à sa destinée, et le rend merveilleusement fidèle à sa grâce. Dieu se sert de lui comme de personne, hormis de Jésus et de Marie ; Dieu l'emploie à des usages auxquels il n'a employé ni n'emploiera jamais personne, ni homme, ni ange. Il pousse envers lui son droit de souverain propriétaire à des extrémités où, en dehors de l'Homme-Dieu et de sa mère, il ne l'a point poussé. Et Joseph s'étend tout entier et toujours, il s'étend volontairement, mais comme une cire fondante, sous cet adorable pression de son Créateur et Seigneur. Il écoute toujours : on dirait qu'il n'est qu'une oreille. Il parle sans doute, mais au dedans et ne rompt point le silence. On n'imagine rien de plus auguste, de plus grave, de plus égal, de plus tranquille, de plus digne, de plus doux. Il est comme un reflet du Père céleste et une sorte de forme divine. On ne le contemple pas sans avoir le cœur tout entier tiré au dedans, et se sentir comme forcé de se taire. On pense trop de choses en le voyant, et des choses trop solennelles, trop saintement touchantes aussi, pour pouvoir en dire un seul mot. D'ordinaire, les paroles sont les fleurs de l'âme ; ici toute parole déflorerait l'âme et la trahirait. C'est un bonheur exquis de considérer ce qu'on découvre ; c'est un supplice inexprimable de ne pouvoir le raconter. On ne se le formule point à soi-même. Toute formule est si petite quand il s'agit de Joseph, qu'elle devient à tout ce qu'on y voudrait faire entrer une sorte de geôle. Rien n'est moins vague pourtant que ce qu'on voit ; mais on n'en voit pas les limites. On est si proche du ciel, que la terre se dérobe et qu'on n'y peut plus prendre pied. Toutefois, même en sentant ce tourment de son insuffisance, l'âme ne perd rien de sa paix. On ne peut être agité en face de saint Joseph, et si on l'est quand on l'aborde, dès qu'on l'a regardé, on s'apaise. »

    Mgr Charles Gay (1814-1891), De Saint Joseph, in "Élévations sur la vie et la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Christ" (Vingt-deuxième élévation), Tome I, Oudin Frères, Poitiers - Paris, 1879.

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  • Voyage du Pape François - Messe en la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe

    Le Pape François l’a dit et répété à maintes reprises : « Je viens comme missionnaire de miséricorde et de paix mais également comme un fils qui veut rendre hommage à sa Mère, la Vierge de Guadalupe, et se laisser regarder par elle ». C’est dire l’émotion que le Pape a ressenti ce samedi 13 février 2016 en se rendant au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico. Il s'est recueilli en prière, seul, devant l'image dans le "camerino" situé derrière l'image à l'issue de la cérémonie.

    Après avoir traversé la ville à bord de sa papamobile, et avoir goûté à la ferveur et à la joie des Mexicains massés le long du parcours, le Pape, sous un ciel immaculé, est arrivé au sanctuaire. Il s’est d’abord rendu à la vieille basilique, celle qui a été construite après les apparitions. Avant de rejoindre en procession la nouvelle basilique, consacrée en 1976. C’est à l’intérieur qu’il a célébré la messe.

    Dans son homélie, le Pape est revenu sur la rencontre entre Marie et sa cousine Elisabeth, Marie venue « en hâte, sans hésiter, sans tarder » alors qu’Elisabeth en était dans ses derniers mois de grossesse. C’est sur la figure de Marie, sur le message qu’elle a transmis à Juan Diego, l’Amérindien qui l’a vue, que le Pape s’est attardé.

    C’est la « femme du oui, un oui du don d’elle-même à Dieu, et en en même temps, un oui du don à ses frères. C’est le oui qui l’a poussée à donner le meilleur en se mettant en route vers les autres ». Parmi ces autres figures, il y a bien sûr Juan Diego à qui elle s’est adressée dans sa langue, revêtue de ses costumes. Elle l’a choisi, lui qui ne s’en sentait pas digne. « De la même manière, elle continue d’être présente à nous tous ; surtout à ceux qui, comme lui, sentent “qu’ils ne valaient rien” (cf. Nican Mopohua, 55). Ce choix particulier, disons préférentiel, n’a été contre personne mais en faveur de tous. »

    La Vierge s'adresse aux plus humbles

    Lors de cette rencontre, dans le matin d’un jour de décembre 1531, « Dieu a réveillé et réveille l’espérance des petits, des souffrants, des déplacés et des marginalisés, de tous ceux qui sentent qu’ils n’ont pas une place digne sur cette terre », a expliqué le Pape. « Ce matin, Dieu s’est approché et s’approche du cœur souffrant mais endurant de tant de mères, pères, grands-parents, qui ont vu leurs enfants partir, se perdre, voire être arrachés de manière criminelle. »

    Au-delà du sanctuaire de pierre, il y a « celui de la vie, celui de nos communautés, de nos sociétés et de nos cultures » où « personne ne peut être marginalisé » a expliqué le Pape. « Nous sommes tous nécessaires, surtout ceux qui normalement ne comptent pas parce qu’ils ne sont pas "à la hauteur des circonstances" ou n’"apportent pas le capital nécessaire" à ces constructions. Le Sanctuaire de Dieu est la vie de ses enfants, de tous et dans toutes leurs conditions, surtout celle des jeunes sans avenir, exposés à d’interminables situations douloureuses, risquées, et celle des personnes âgées non reconnues, oubliées à tant d’endroits. Le Sanctuaire de Dieu, ce sont nos familles qui ont besoin du minimum nécessaire pour pouvoir se construire et grandir. Le Sanctuaire de Dieu, c’est le visage de tant de personnes qui croisent nos chemins. »

    Faire silence devant la Vierge

    Le Pape, se mettant dans la peau du pèlerin se rendant devant la Vierge, reconnait que l’on peut venir avec « nos douleurs, nos peurs, nos désespoirs, nos tristesses et lui dire : "Que puis-je apporter si je ne suis pas instruit ?" ». Alors, le Pape recommande de faire silence devant la Vierge, elle qui a « l’honneur » « d’être notre Mère ». « Cela nous donne la certitude que les larmes de ceux qui souffrent ne sont pas stériles. Elles sont une prière silencieuse qui monte vers le Ciel et qui trouve toujours chez Marie une place sous son manteau. En elle et avec elle, Dieu se fait frère et compagnon de route, partage avec nous la croix pour que ne soyons pas écrasés par nos douleurs. »

    De la même manière qu’elle a envoyé Juan Diego, la Vierge nous envoie pour être son ambassadeur, « pour construire de nombreux et nouveaux sanctuaires, pour accompagner de nombreuses vies, pour essuyer de nombreuses larmes ». Pour cela, nous devons donner « à manger à l’affamé, à boire à celui qui a soif », accueillir « celui qui est dans le besoin », habiller « celui qui est nu » et visiter « le malade ». « Va au secours du prisonnier, pardonne à celui qui t’a offensé, console celui qui est triste, sois patient avec les autres et surtout supplie et prie notre Dieu. »

    Source : Radio Vatican (RV).

    Texte intégral de l'homélie ci-dessous.

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  • Le Pape François en Ouganda : Visite au sanctuaire catholique des martyrs de Namugongo

  • Le Pape François en Ouganda : Visite au sanctuaire anglican des martyrs de Namugongo

  • A Paray-le-Monial, fêtes de Ste Marguerite-Marie

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  • France : le P. André Cabes nouveau recteur du Sanctuaire de Lourdes

    Jeudi 1er octobre 2015, au cours de la messe à la Grotte des apparitions à 23h (en direct sur TV Lourdes), le Père André Cabes est installé comme recteur du Sanctuaire de Lourdes. L'évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Nicolas Brouwet, préside la célébration. Le Père André Cabes devient le seizième recteur de Lourdes.

    La messe d'installation du nouveau recteur de Lourdes sera retransmise en direct sur TV Lourdes, jeudi 1er octobre, à partir de 23h. Le Père André Cabes participera au préalable à la procession mariale aux flambeaux du jeudi 1er octobre organisée en lien avec le pèlerinage national italien de l'UNITALSI (en direct sur TV Lourdes).

    Le Père André Cabes succède au Père Horacio Brito, au rectorat depuis le 3 novembre 2008 et qui poursuivra une mission de prédication, comme chapelain, pour les pèlerins de Lourdes.

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    Biographie du P. Cabes sur le site internet du Sanctuaire de Lourdes.

  • Voyage apostolique du Pape : Messe et canonisation du bienheureux P. Junipero Serra

    Galerie photographique

    La première journée du Pape François dans la capitale américaine avait des tonalités très hispaniques. Le Saint-Père a en effet célébré la messe au sanctuaire national de l'Immaculée Conception, au cours de laquelle il a canonisé le Bienheureux Junípero Serra, un franciscain espagnol qui évangélisa l'Ouest des Etats-Unis et donna une impulsion décisive au catholicisme dans le pays. Il est devenu ainsi le premier Saint hispanique proclamé pour l’Église américaine.

    Cette messe avait d'ailleurs des accents très hispaniques, dans un pays où près de la moitié des catholiques sont de langue espagnole. La première lecture a été lue par un Amérindien dans sa langue traditionnelle. Au cours de son homélie, prononcée en langue espagnole, le Pape est d'abord revenu sur la mission joyeuse à laquelle nous appelle le Seigneur. « Il y a quelque chose en nous qui nous invite à la joie et à ne pas nous satisfaire de placébos qui simplement veulent nous apaiser » a dit le Saint-Père, tout en reconnaissant que les tensions de la vie quotidienne peuvent être un frein.

    Renouveler le sens de la mission

    « Mais voulons-nous, oui ou non, que la résignation soit le moteur de notre vie ? » a demandé le Pape, qui a pointé le danger que représente une anesthésie du cœur, face au conformisme du monde. Les chrétiens ont la responsabilité d’annoncer le message de Jésus. En effet, « la source de notre joie naît de ce désir inépuisable d’offrir la miséricorde, a-t-il expliqué, fruit de l’expérience de l’infinie miséricorde du Père et de sa force communicative. C'est pour cela que le Christ nous envoie en mission, qui nous mène à la joie. » Cette joie, le chrétien la trouve dans une invitation : "allez et annoncez", et la renouvelle dans un appel : "allez et baptisez".

    « La mission ne naît jamais d’un projet parfaitement élaboré ou d’un manuel très structuré et planifié a poursuivi le Saint-Père ; elle naît toujours d’une vie qui s’est sentie recherchée et guérie, rencontrée et pardonnée. Cette mission n'a jamais faibli depuis 2000 ans : « Nous sommes des débiteurs d’une Tradition, d’une chaîne de témoins qui ont permis que la Bonne Nouvelle de l’Évangile continue d’être, de génération en génération, Nouvelle et Bonne » a ainsi expliqué le Pape en citant l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium.

    La figure de Junípero Serra

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    Le Pape François a ainsi voulu rappeler que Junípero Serra fut de ces infatigables témoins. « Il a su vivre ce qu’est ‘‘l’Église en sortie’’, en parlant du nouveau Saint, cette Église qui sait sortir et aller par les chemins, pour partager la tendresse réconciliatrice de Dieu. Il a su quitter sa terre, ses coutumes, il a eu le courage d’ouvrir des chemins, il a su aller à la rencontre de tant de personnes en apprenant à respecter leurs coutumes et leurs particularités. »

    « Junípero a su dire, mais surtout il a su vivre, en disant : toujours de l’avant. Ce fut sa manière  de vivre la joie de l’Évangile, a conclu le Saint-Père, pour que son cœur ne s’anesthésie pas. Comme lui hier, aujourd’hui nous pouvons dire : toujours de l’avant ! »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

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  • Voyage du Pape François - Programme du mercredi 23 septembre

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    Statistiques
    Rappel du programme

    Mercredi 23 septembre 2015
    09h15 : Cérémonie de bienvenue au South Lawn de la Maison Blanche (15h15 sur KTO ?)
    [Discours]
           Visite de courtoisie au Président des États-Unis d'Amérique
    11h30 : Rencontre avec les évêques des États-Unis d'Amérique en la cathédrale Saint-Matthieu de Washington, D.C. (17h30 sur KTO)
    [Discours]
    16h15 : Messe et canonisation du bienheureux P. Junipero Serra au Sanctuaire national de l'Immaculée Conception à Washington, D.C.
    [Homélie]

    Vidéos KTO et textes mis en ligne dès que possible

    Fuseau horaire :
    Washington : -4h UTC
  • Voyage apostolique du Pape : Messe au Sanctuaire de la "Virgen de la Caridad del Cobre" à Santiago

    Galerie photographique

    C'est à Santiago de Cuba, grand port de l'est de l'île, qui a vu naître la révolution cubaine, non loin de la base américaine de Guantanamo, que le Pape François a célébré la dernière messe de sa visite de trois jours à Cuba. La célébration s’est déroulée à la basilique de la Vierge de la Charité del Cobre, nichée dans les collines verdoyantes. Cette Vierge que les Cubains appellent familièrement "Cachita" a été proclamée patronne de Cuba et de tous les Cubains en 1916 par Benoît XV, et couronnée en 1936.

    Lié à l’histoire nationale de Cuba et à sa lutte pour l’indépendance nationale, ce sanctuaire est le plus fréquenté de l’île. C’est là que fut proclamé en 1801 le Manifeste pour la liberté des esclaves. La statuette, délicate et fragile, vénérée avec ferveur à Cuba, y compris par les non-croyants, aurait été retrouvée par trois jeunes esclaves dans les eaux d’une baie vers 1612. Il y a deux ans, la Vierge de la Charité a parcouru l’ensemble des paroisses de l’île. Cet événement fut perçu comme un signe révélateur du changement d’attitude du régime à l’égard du christianisme. Jean-Paul II en 1998, puis Benoît XVI en 2012 s’y sont rendus en pèlerinage.

    Dans son homélie, le Pape François n’a pas manqué de rappeler que la patrie cubaine est née et a grandi dans la chaleur de la dévotion à la Vierge de la Charité. Une homélie mariale, profondément spirituelle, mais ancrée dans le contexte historique. « L’âme du peuple cubain, a affirmé le Saint-Père, a été forgée dans les douleurs et les privations, mais celles-ci n’ont pas réussi à éteindre la foi. Cette foi s’est maintenue vivante grâce à la tendresse et au courage de tant de grand-mères et de mères. » Le Pape a relevé que « Marie a accompagné la gestation dramatique de nombreux peuples ; elle a protégé la lutte de tous les peuples qui ont souffert pour défendre les droits de leurs fils. Aujourd’hui, a-t-il dit, elle protège nos racines, notre identité pour que nous ne nous perdions pas sur les chemins du désespoir. »

    Évoquant la visite de Marie à sa cousine Élisabeth, le Souverain Pontife a souligné que « la présence de Dieu dans notre vie ne nous laisse jamais tranquilles ; elle nous pousse à nous mettre en mouvement. La joie qui jaillit de savoir que Dieu est avec nous, avec notre peuple, réveille le cœur, nous met en mouvement, nous conduit à partager la joie reçue comme service, comme dévouement. » Le Pape François a alors invité les catholiques cubains à vivre « la révolution de la tendresse », comme Marie, Mère de la Charité.

    « Comme Marie, nous voulons être une Église qui sert, qui sort de ses temples, de ses sacristies, pour accompagner la vie, soutenir l’espérance, être signe d’unité de ce peuple noble et digne. Comme Marie, nous voulons être une Église qui sort de chez elle pour établir des ponts, abattre les murs, semer la réconciliation. » Le Saint-Père exhorte l’Eglise cubaine à ne pas se cacher, mais à cheminer avec le peuple cubain ; « tous ensemble », a-t-il insisté. Elle devra donc accompagner toutes les situations difficiles des cubains, engagés dans la vie, la culture, la société.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral de l'homélie traduite en français ci-dessous.

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  • Voyage du Pape François - Programme du mardi 22 septembre

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    Statistiques
    Rappel du programme

    Mardi 22 septembre 2015
    08h00 : Messe à la Basilique mineure du Sanctuaire de la « Virgen de la Caridad del Cobre » à Santiago (13h45 sur KTO)
    [Homélie]
    11h00 : Rencontre avec les familles en la cathédrale de Notre-Dame de l'Assomption à Santiago (17h00 sur KTO)
    [Discours]
           Bénédiction de la ville devant la Cathédrale de Santiago
    12h15 : Cérémonie de congé à l’Aéroport
    12h30 : Départ de l'Aéroport de Santiago pour Washington, D.C.
    16h00 : Arrivée à la Andrews Air Force Base à Washington, D.C.
           Accueil officiel à la Andrews Air Force Base de Washington, D.C. (22h00 - 00h00 sur KTO)

    Vidéos KTO et textes mis en ligne dès que possible

    Fuseau horaire :
    Santiago : -4h UTC
    Washington : -4h UTC
  • Voyage apostolique du Pape : Prière au Sanctuaire de la Virgen de la Caridad del Cobre à Santiago

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    Rediffusion en différé sur KTO ce mardi 22 à 11h00

    Après sa visite à Holguìn, le Pape François a été accueilli par des milliers de personnes à Santiago, grand port de l’est du pays. Le Souverain Pontife a rencontré dans la soirée les évêques avant de se rendre au Sanctuaire de la Vierge de la Charité del Cobre.

    Le Pape François a posé un bouquet de fleurs au pied de la statue de la Vierge, puis il a médité pendant plusieurs minutes, avant de réciter une prière. « Vierge de la Charité de Cobre ! Patronne de Cuba ! Votre nom et l'image sont sculptés dans l'esprit et le cœur de tous les Cubains. (…) Mère de la réconciliation ! Rassemble tes enfants dispersés à travers le monde. Fais de la nation cubaine une maison de frères et sœurs pour que ce peuple ouvre son esprit et sa vie au Christ ».

    Le Saint-Père a aussi offert un vase d'argent avec des fleurs et des pétales en céramique : un geste symbolique à l’image de celui que font les cubains, donner un bouquet de fleurs à la Vierge. Car ce lieu réunit de nombreux fidèles : Notre Dame de la Charité a été proclamée Sainte patronne de Cuba en 1916 par le Pape Benoit XV, à la fin de la guerre d’indépendance nationale. La statue a, elle, été finalement couronnée par St Jean Paul II, au cours de son voyage sur l’ile.

    Source : Radio Vatican.

    Texte original des prières en espagnol sur le site internet du Vatican.