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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    de cœur à Cœur

    « Il est important pour nous de ne jamais oublier que la valeur devant Dieu de toute prière, comme de toute action d'ailleurs, vient de l'intention qui l'anime, de la visée qui l'inspire puisque seul le cœur, le voulu profond, intéresse Dieu. Aussi bien, la plus belle prière est celle où l'on va à Lui, pour Lui, où on se livre totalement à Lui.
    Ni les distractions, ni les limites du temps, ni la détresse de la sensibilité ou les obscurités de l'esprit, ne peuvent prévaloir contre cette réalité. Cette relation de moi (même dans ce tout petit coin de liberté qui me reste) à Toi qui m'aimes divinement, Toi qui es Dieu Esprit, quelqu'un qui me voit et m'aime, comme disait le Seigneur à la femme de Samarie, voilà ce qui compte. »

    P. Joseph-Marie Perrin o.p. (1905-2002), Aujourd'hui l’Évangile de l'Amour, Éditions du Cerf, Paris, 1980.

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « A l'homme, il faut Dieu : Jésus le donne en se donnant. A l'humanité sainte, il faut la sainteté : Jésus la donne en paraissant. Toute continuité est rétablie. Jésus est l'équilibre du monde. Il est l'accomplissement de tout ce qui est humain et de tout ce qui est divin, Il est l'anneau qui manquait, l'anneau de l'ancienne et de la nouvelle alliance, Il est la rencontre de l'homme avec Dieu, la rencontre unique d'où a jailli l'étincelle de la charité. [...] Il a été la satisfaction totale, parce qu'il a satisfait à Dieu et qu'il a satisfait à l'homme. Jésus est tout ce qui manquait.
    [...]
    Ah ! heureux et bienheureux ceux qui, par la grâce des sacrements, ont pénétré dans les jardins de l'intelligence surnaturelle, heureux et bienheureux ceux qui reposent dans le cœur de leur Dieu et qui se réchauffent à sa vivante chaleur, heureux, à jamais heureux ceux pour qui tout le ciel est dans la petite hostie, à la contenance exacte de Jésus-Christ !... »

    Ernest Psichari (1883-1914), Le voyage du Centurion (Deuxième Partie, chap.III), Louis Conard, Paris, 1916.
    (Le voyage du Centurion, texte intégral en ligne)

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. »

    Matthieu 11, 28-30

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Se mettre à l'école du Cœur de Jésus, à la suite de saint Jean et de tant de saints et de saintes, c'est entrer dans la voie royale de l'amour. Toute notre vie sur la terre n'est finalement rien d'autre qu'une école de l'amour, où nous sommes appelés à devenir disciples de Jésus : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Pour que le cœur humain puisse ainsi se dilater à l'infini, Dieu lui donne d'accueillir le Cœur de son Fils : « Rends mon cœur semblable au tien. » Si nous recevons la douceur et l'humilité du Cœur de Jésus (Mt 11, 29), nous recevrons tout le reste en plus. Nous serons heureux, parce que nous serons entrés dans l'amour que l'Esprit Saint répand en nos cœurs (Rm 5, 5). Cet appel touche tous les domaines de notre vie. Dans la spiritualité du Cœur de Jésus, comme l'ont écrit deux papes, se trouve « le résumé de toute la religion ». Et le sens de toute vie humaine. »

    P. Martin Pradère.

    Le Père Martin Pradère, prêtre de la Communauté de l'Emmanuel, met généreusement à disposition des lecteurs, avec l'accord de l'éditeur, de nombreux chapitres du livre "Jésus doux et humble de cœur" édité en 2005 aux Éditions de l'Emmanuel : c'est ICI (pdf)

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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Soyez attentifs à demeurer au dedans de vous-mêmes, pour entendre le Maître qui vous appelle (1). Nos Écritures nous le disent : Lui n'est pas turbulent ; Il n'emploie pas les discours véhéments et les cris aigus pour nous inviter à l'écouter (2). Tout au contraire, ses invitations se font presque à demi-voix de sa part (2), et elles sont d'autant plus pénétrantes et persuasives. Mais pour n'en rien perdre, il faut, au milieu même des inévitables tumultes, maintenir le silence intérieur. N'oublions pas (je cite Bossuet) que « nous sommes toujours dans un temple ; ou plutôt, pour dire quelque chose de plus énergique et aussi de plus véritable, nous sommes nous-mêmes un temple. N'allez pas chercher bien loin (nous dit St Augustin) le lieu d'oraison. Vous voulez prier dans un temple ? Recueillez-vous en vous-mêmes ; priez en vous-mêmes (4)... Que le silence, que le respect, que la paix, que la religion établissent leur domicile dans ce temple ! Ô trop heureuses créatures, si nous savions comprendre notre bonheur d'être la maison de Dieu, et la demeure de Sa Majesté (5). »

    Là, dans ce sanctuaire intime dont nous sommes les gardiens et même les prêtres, suivant l'enseignement formel de St Pierre (6), il faut que nos hommages et nos adorations soient à l'unisson de la parole très harmonieuse et très douce de Celui qui nous invite à nous plonger sans cesse dans les mystérieux abîmes de son Cœur. Si dociles à son appel, nous allons à Lui, nous serons relevés de nos langueurs et de nos accablements, soulagés et consolés dans nos peines, fortifiés dans nos bonnes résolutions (7).

    Nous aurons part à cette vie « abondante et plus abondante » qu'Il est venu nous communiquer (8), et que nous irons ensuite répandre autour de nous, dans nos patries respectives, dans nos cités, dans nos familles, où par nos bons exemples, par nos vertus modelées sur celles mêmes de ce divin Cœur, nous contribuerons à le faire mieux connaître, aimer davantage et servir avec un plus entier dévouement. Qu'il en soit ainsi. Amen ! »

    1. Jn XI, 28. - 2. Is. XLII, 4. - 3. Jn IV, 16. - 4. Bossuet, Sermon pour le jour de Pâques, 17 avril 1661. - 5. St Augustin, Tract. XV in Joann, n°25. - 6. I P II, 5. - 7. Mt XI, 28.

    Cardinal Perraud (1828-1906), évêque d'Autun, Le Cœur de Jésus et le Pèlerinage de Paray-le-Monial, extrait de l'Allocution prononcée dans la basilique de Paray-le-Monial le vendredi 22 juin 1900, Charolles, 1900.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    « Nous unir à Jésus, Lui demander de travailler en nous, de souffrir en nous, de prier en nous, nous considérer comme un membre du Christ, comme un instrument qu'Il doit Lui-même mettre en œuvre, comme un organe qu'Il doit animer, quelle pratique consolante et fortifiante ! Quand nous agissons, quand nous accomplissons nos devoirs d'état, nous sentons vivement notre impuissance ; quand nous souffrons, nous constatons avec peine que nous ne savons guère bien souffrir ; quand nous prions, nous nous trouvons fort indignes et nous avons conscience que nos prières ne peuvent guère glorifier notre Dieu. Donc unissons-nous à Jésus, demandons-Lui de remplir Lui-même en nous toutes ces saintes fonctions ; puis consolons-nous : Jésus, que nous avons appelé, est venu ; Il veut bien travailler, souffrir, prier en nous et donner à toutes nos œuvres une dignité, un mérite, une efficacité qu'elles n'auraient pas sans Lui.

    "Il nous faut toutes consommer, écrivait à une visitandine de Moulins sainte Marguerite-Marie, dans cette ardente fournaise du Sacré-Cœur de notre adorable Maître... et après avoir perdu notre cœur de corruption dans ces divines flammes du pur amour, il nous y en faut prendre un tout nouveau, qui nous fasse désormais vivre d'une vie toute renouvelée... il faut que ce divin Cœur de Jésus soit tellement substitué à la place du nôtre que lui seul vive et agisse en nous et pour nous, que sa volonté tienne tellement la nôtre anéantie qu'elle puisse agir absolument sans résistance de notre part ; enfin que ses affections, ses pensées et ses désirs soient en la place des nôtres, mais surtout son amour, qui s'aimera lui-même en nous et pour nous." (Œuvres, t.II, p.468.) »

    Abbé Auguste Saudreau (1859-1946), L'idéal de l'âme fervente (ch.V : Jésus vivant en nous), Paris - Arras - Angers, Charles Amat - Brunet - G. Grassin, 1923.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur de Jésus

    Prière pour obtenir la grâce d’une confiance illimitée

    « Mon très doux Jésus, Dieu infiniment miséricordieux, Père très tendre des âmes, et d’une façon toute particulière, des plus faibles, des plus misérables, des plus infirmes que vous portez avec une tendresse spéciale entre vos bras divins, je viens à vous afin de vous demander, par l’amour et par les mérites de votre Sacré-Cœur, la grâce de me confier toujours plus dans votre miséricordieuse bonté, la grâce de reposer en assurance dans vos bras divins et amoureux pour le temps et pour l’éternité. »

    Sœur Consolata Betrone (1903-1946), Vade-Mecum proposé aux Âmes Religieuses par un pieux auteur, Lyon, Imprimerie J.-B. Roudil, 1919.

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    (Tableau de Yongsung Kim)

  • FÊTE DU SACRÉ-CŒUR

    « Etant une fois devant le Saint Sacrement, un jour de son octave, je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour, et me sentis touchée du désir de quelque retour et de lui rendre amour pour amour. Et il me dit : "Tu ne peux m'en rendre un plus grand qu'en faisant ce que je t'ai déjà tant de fois demandé." Alors me découvrant son divin Cœur : "Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour. Mais ce qui m'est encore plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C'est pourquoi je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon divin Cœur en communiant ce jour-là et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur et qui procureront qu'il lui soit rendu". »

    Ste Marguerite-Marie, Récit de la quatrième révélation (la "grande apparition"), entre le 13 et le 20 juin 1675, in "Vie écrite par elle-même", Vie et Œuvres, Tome II, Paris, Poussielgue, 1867.

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    Prières, Actes de consécration et de réparation, litanies et neuvaines au Sacré-Cœur de Jésus...
    documents à télécharger (prêts à imprimer) sur notre site internet ici.

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom. » (Jean 16,23). Par ces mots, Jésus révèle les pensées intimes de son Cœur, les besoins qui le pressent à nous faire du bien. En effet, ses grâces sont infinies, Il nous invite à y puiser abondamment, et, quand nous nous décidons à lui formuler une requête, Il souffre que nous ne lui demandions pas davantage. Jésus met à notre disposition un trésor inépuisable où nous pouvons prendre à volonté tout ce qui nous manque. Ce trésor, c’est son Cœur ! Il renferme tous les mérites de sa vie, toutes les grâces qu’Il nous a acquises par ses œuvres et par ses souffrances, toutes les vertus qu’Il a pratiquées à un degré infiniment élevé, tous les dons du Saint-Esprit dont Il a été comblé. Et cet immense trésor appartient à nous tous, à chacune des âmes qui peuplent le monde. Tout vit, tout respire et prospère en Lui.
    S’Il est vivant, c’est avec son Cœur, siège et organe de ses affections, symbole de l’infinie charité qu’Il a pour nous de toute éternité. S’il intercède auprès de Dieu le Père, si son sang répandu sur la Croix crie sans cesse pitié, pardon et miséricorde, c’est du Cœur que proviennent tous ses actes d’amour, avec leurs mérites infinis.
    Aussi grandes soient nos misères, nous trouverons toujours auprès de Lui un remède à tous nos maux. « Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. » (Jean 16,24)
    Approchons-nous de ce trône de grâces et prions le Sacré Cœur avec une ferveur nouvelle. Durant tout ce mois, redoublons de prières au Sacré cœur de Jésus afin qu’elles attirent sur nous, et sur tous les pécheurs qui nous sont chers, les effusions de sa divine Miséricorde ! »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial.
    (Heure de Présence au Cœur de Jésus)

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Trésors d'Amour du Cœur de Jésus

    « Aujourd'hui encore, comme au temps des prophètes, Dieu te redit : « Je suis avec toi. » Le Christ ressuscité ne cesse d'être avec les siens jusqu'à la fin des temps. Il te connaît par ton nom, car il t'a aimé et s'est livré pour toi. [...] Entre Dieu et toi, il y a une relation de type ami. Entre le Saint et toi, Jésus est ton ami. Si tu peux être avec lui, c'est parce qu'il a voulu être avec toi. Emmanuel : Dieu-avec-nous. Demande à saint Jean, « le disciple que Jésus aimait » (Jn 13, 23), de te faire expérimenter l'amitié du Christ.
    [...]
    Ce n'est pas au terme de tes efforts que tu découvriras cet amour ; mais dans une prière silencieuse et intense, Dieu déchirera le voile et te révélera les trésors d'amour contenus dans le cœur de son Fils. Cette prise de conscience de l'amour de Dieu est une grâce mystérieuse, impossible à traduire en mots et en concepts humains, mais, s'il t'est donné un jour d'en faire l'expérience, tu comprendras pourquoi saint Dominique et saint François pleuraient des nuits entières en disant : « L'amour n'est pas aimé ! ». »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), Prie ton Père dans le secret (I, 13-14), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.

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    Vitrail du Sacré-Cœur, San Gioacchino in Prati, Roma
    (Crédit photo - © Foto ZENIT cc)

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Ayons donc un cœur de Jésus-Christ, un cœur étendu, qui n'exclue personne de son amour. C'est de cet amour réciproque qu'il se formera une chaîne de charité, qui s'étendra du Cœur de Jésus dans tous les autres pour les lier et les unir inviolablement : ne la rompons pas ; ne refusons à aucun de nos frères d'entrer dans cette sainte union de la charité de Jésus-Christ. Il y a place pour tout le monde. Usons sans envie des biens qu'elle nous procure : nous ne les perdons pas en les communiquant aux autres ; mais nous les possédons d'autant plus sûrement : ils se multiplient pour nous avec d'autant plus d'abondance, que nous désirons plus généreusement les partager avec nos frères. [...] Aimons-nous donc dans le Cœur de Jésus. « Dieu est charité ; et qui persévère dans la charité demeure en Dieu, et Dieu en lui. » (1Jn 4,16) »

    (ou : « Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. »)

    J.-B. Bossuet (1627-1704), Panégyrique de l'Apôtre Saint Jean (Troisième Point), in Œuvres complètes de Bossuet Vol XII, Publiés d'après les imprimés et les manuscrits originaux par F. Lachat, Paris - Librairie de Louis Vives, Éditeur, 1863.

    Texte intégral à l'Abbaye Saint-Benoît de Port-Valais (Suisse).

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    (Crédit photo)

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Si nous avions une étincelle de ce feu sacré qui embrasait le Coeur de Jésus-Christ, demeurerions-nous les bras croisés, et délaisserions-nous ceux que nous pouvons assister ? Non, certes ; car la vraie charité ne saurait demeurer oisive, ni nous permettre de voir nos frères et nos amis dans le besoin sans leur manifester notre amour ; et pour l'ordinaire les actions extérieures rendent témoignage de l'état intérieur. Ceux qui ont la vraie charité au-dedans la font apparaître au-dehors. C'est le propre du feu d'éclairer et d'échauffer, et c'est aussi le propre de l'amour de se communiquer. Nous devons aimer Dieu aux dépens de nos bras et à la sueur de notre visage. Nous devons servir le prochain aux dépens de nos biens et de notre vie. »

    St Vincent de Paul, in "Élévations, Prières et Pensées", Paris, J. de Gigord, 1919.

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    Gravure d’une brochure religieuse des années 1930
    Image by © PoodlesRock/Corbis
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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Cette prière de consécration centrée sur la Réparation doit être récitée le jour de la fête du Sacré-Cœur, ainsi que les premiers vendredis du mois. Elle était jointe à l'Encyclique Miserentissimus Redemptor du 8 mai 1928.
     
    « Très doux Jésus, dont l'immense amour pour les hommes a été payée de tant d'ingratitude, d'oubli, de négligence, de mépris, nous voici prosternés devant vos autels. Nous voulons réparer par des témoignages particuliers d'honneur l'indigne froideur des hommes et les injures qui, de toutes parts, blessent votre Cœur très aimant.

    Nous n'oublions pas, toutefois, que nous n'avons pas toujours été, nous-mêmes, exempts de reproches. Nous en ressentons une très vive douleur et nous implorons, pour nous d'abord, votre miséricorde, disposés à réparer par une expiation volontaire, non seulement les péchés que nous avons commis nous-mêmes, mais encore les fautes de ceux qui errent loin de la voie du salut, les infidèles obstinés qui refusent de vous suivre comme leur pasteur et leur guide et les chrétiens qui ont renié les promesses de leur baptême et secoué le joug très suave de votre loi. Ces fautes déplorables, nous voulons les expier toutes, et nous nous proposons de réparer en particulier l'immodestie et l'impudeur de la conduite et de la toilette, les embûches tendues par la corruption aux âmes innocentes, la profanation des fêtes religieuses, les blasphèmes dont vous êtes l'objet, vous et vos Saints, les insultes adressées à votre Vicaire et à vos prêtres, la négligence envers le Sacrement du divin amour ou sa profanation par d'horribles sacrilèges, enfin les crimes publics des nations qui combattent les droits et le magistère de l’Église que vous avez instituée.

    Ah ! pussions-nous laver ces crimes dans notre sang ! Du moins, pour réparer l'honneur divin outragé, nous vous présentons, en union avec les expiations de la Vierge votre Mère, de tous les Saints et des fidèles pieux, la réparation que vous avez un jour offerte au Père sur la croix et que vous continuez de renouveler chaque jour sur les autels. Nous vous promettons du fond de notre cœur de réparer, autant que nous le pourrons, et avec le secours de votre grâce, nos fautes passées et celles des autres, et l'indigne oubli de votre incomparable amour, par une foi inébranlable, par une vie pure, par l'observation parfaite de la loi évangélique, et particulièrement de la charité. Nous vous promettons d'empêcher selon nos forces les offenses dont vous serez menacé et d'amener le plus d'hommes possible à vous suivre.

    Très doux Jésus, recevez, nous vous en prions, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage volontaire d'expiation, et daignez nous accorder le don précieux de la persévérance, qui nous garde fidèles jusqu'à la mort dans votre obéissance et votre service, afin que nous puissions un jour parvenir à cette patrie où vous vivez et régnez, vrai Dieu, avec le Père et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »
     
    Autres Actes de réparation et de consécration ICI.

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    Eglise Saint-Pierre de Nancy - Autel du Sacré-Cœur
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  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Amende honorable au Sacré-Cœur de Jésus

    « Très adorable et très aimable Jésus, toujours rempli d'amour pour nous, toujours touché de nos misères, toujours pressé du désir de nous faire part de vos trésors, et de vous donner vous-même à nous, Jésus, mon Sauveur et mon Dieu, qui, par l'excès du plus ardent et du plus prodigieux de tous les amours, vous êtes mis en état de victime dans l'adorable Eucharistie où vous vous offrez pour nous en sacrifice un million de fois chaque jour, quels doivent être vos sentiments en cet état, ne trouvant pour tout cela, dans la plupart des hommes, que dureté, qu'oubli, qu'ingratitude et que mépris. N'est-ce pas assez, ô mon Sauveur, de vous abandonner une fois à cette cruelle agonie et à ce mortel accablement que dut vous causer l'horrible image de nos péchés, dont vous vous étiez chargé ? Pourquoi vouloir vous exposer tous les jours à toutes les indignités dont la plus noire malice des hommes et des démons pût être capable ? Ah ! mon Dieu et mon tout aimable Rédempteur, quels ont été les sentiments de votre Sacré Cœur à la vue de toutes ces ingratitudes et de tous ces péchés ? Quelle a été l'amertume où tant de sacrilèges et d'outrages ont plongé votre Cœur ?

    Touchée d'un extrême regret de toutes ces indignités, me voici prosternée et anéantie devant vous, afin de vous faire amende honorable aux yeux du ciel et de la terre, pour toutes les irrévérences et tous les outrages que vous avez reçus sur nos autels, depuis l'institution de cet adorable Sacrement. C'est avec un cœur humilié et brisé de douleur que je vous demande mille et mille fois pardon de toutes ces indignités. Que ne puis-je, mon Dieu, arroser de mes larmes et laver de mon sang tous les lieux où votre Sacré Cœur a été horriblement outragé ! Que ne puis-je par quelque nouveau genre d'hommage, d'humiliation et d'anéantissement réparer tant de sacrilèges et de profanations ! Que ne puis-je, pour un moment être le maître du cœur de tous les hommes, pour réparer en quelque manière, par le sacrifice que je vous en ferais, l'oubli et l'insensibilité de tous ceux qui n'ont pas voulu vous connaître, ou qui, vous ayant connu, vous ont si peu aimé !

    Mais, ô mon aimable Sauveur, ce qui me couvre encore plus de confusion, ce qui doit me faire gémir davantage, c'est que j'ai été moi-même du nombre de ces ingrats. Mon Dieu, qui voyez le fond de mon cœur, vous savez la douleur que je sens de mes ingratitudes ; vous savez la disposition où je suis de tout souffrir et de tout faire pour les réparer. Me voici donc, Seigneur, le cœur brisé de douleur, humiliée, prosternée, prête à recevoir de votre main ce qu'il vous plaira d'exiger de moi pour la réparation de tant d'outrages. Frappez, Seigneur, frappez ; je bénirai et je baiserai cent fois la main qui exercera sur moi un si juste châtiment. Que ne suis-je une victime propre pour réparer tant d'injures ! Que ne puis-je arroser de mon sang tous les lieux où votre sacré corps a été traîné par terre et foulé aux pieds ! Que ne puis-je, par tous les tourments possibles, réparer tant d'outrages, tant de mépris et tant d'impiétés !

    Recevez, Père éternel, cette amende honorable que je vous fais, en union de celle que ce Sacré Cœur vous fit sur le Calvaire, et de celle que Marie vous fit elle-même au pied de la Croix de son divin Fils. Ainsi soit-il. »

    Sainte Marguerite-Marie (1647-1690) - Père Alphonse de la Mère des Douleurs, Pratique journalière de l'oraison et de la contemplation divine d'après la méthode de Sainte Thérèse et de Saint Jean de la Croix, Tome III (Fête du Sacré-Cœur, Oraison de la nuit), Desclée de Brouwer & Cie, Lille - Paris - Bruges, 1917.

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  • 1er Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    Acte de consécration

    « Seigneur Jésus, vous qui, par charité pour les hommes, demeurez nuit et jour dans le Tabernacle, plein de miséricorde et d'amour, attendant, appelant et accueillant tous ceux qui viennent vous visiter, je vous adore et vous rends grâce.
    Cœur de Jésus, je vous aime de tout mon cœur ; je me repens d'avoir par le passé tant de fois déplu à votre bonté infinie. Je prends la résolution, moyennant votre grâce, de ne plus vous contrister à l'avenir ; et, tout misérable que je suis, je me consacre en ce moment à vous. Je vous donne, avec un entier renoncement, toute ma volonté, toutes mes affections, tous mes désirs, et tout ce qui m'appartient. Désormais, faites de moi et de ce qui est à moi tout ce qu'il vous plaît. Je ne vous demande et ne veux que votre saint amour, la persévérance finale et l'accomplissement parfait de votre volonté. Enfin, j'unis, ô mon Sauveur, toutes mes affections aux affections de votre Cœur plein de tendresse ; et ainsi unies, je les offre à votre Père éternel, le priant en votre nom de les accepter et de les exaucer pour l'amour de vous. »

    Protestation d'amour au Sacré-Cœur, in "Manuel des Associations du Sacré-Cœur à l'usage de la jeunesse. Guide pratique de la dévotion au Cœur de Jésus", Maison Saint-Joseph, Lille - Œuvre de St Charles, Grammont (Belgique), 1902.

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  • 1er Vendredi du mois dédié au Sacré Coeur de Jésus

    Acte de demande d'union parfaite avec le Cœur de Jésus

    « Que ferez-vous, Seigneur, pour vaincre la dureté de nos cœurs ?... Je ne vois qu'une seule ressource dans un si grand mal ; il faut, ô mon Dieu ! il faut que vous nous donniez un autre cœur, un cœur tendre, un cœur sensible, un cœur qui ne soit ni de marbre, ni de bronze ; il nous faut donner un cœur tout semblable au vôtre, il nous faut donner votre Cœur même. Venez, aimable Cœur de Jésus, venez vous placer au milieu de ma poitrine, et allumez-y un amour qui réponde, s'il est possible, aux obligations que j'ai d'aimer Dieu. Aimez Jésus en moi, autant que vous m'avez aimé en lui, faites que je ne vive qu'en lui, et que je ne vive que pour lui, afin que, éternellement, je puisse vivre avec lui dans le ciel. Amen. »

    St Claude la Colombière, Acte de demande d'union parfaite avec le Cœur de Jésus, in "Notice sur le Serviteur de Dieu le R. Père Claude de La Colombière de la Compagnie de Jésus" par le P. Pierre-Xavier Pouplard, Lyon, Librairie Ecclésiastique et Classique de Briday, 1875.

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  • Vendredi 7 avril 2017

    Vendredi de la Passion