Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

priere

  • Méditation - Prier comme un enfant

    « Oh ! la prière d'un véritable enfant de Dieu, comme elle est belle et mystérieuse ! Elle a quelque chose de la prière même de Jésus que certains ont essayé de décrire d'une manière touchante : Jésus priant seul sur les montagnes de Palestine, dans la solitude et le silence des nuits d'Orient.
    Qui pourrait dire quelque chose de ces divins colloques entre le Père et le Fils, dont la pensée seule nous ravit tout en nous aidant à prier, c'est-à-dire à parler cœur à cœur avec notre Père du Ciel tout aimant et tant aimé ?
    Rien du reste ne nous satisfait plus que les paroles mêmes de Jésus qui ont alors un sens si plein, si profond, si mystérieux.
    Notre Père qui êtes aux Cieux. Le Père de Jésus, du Verbe incarné, qui est aussi le mien.
    Que Votre Nom soit sanctifié ! Lui seul mérite la gloire et tant d'hommes la Lui refusent et L'offensent !
    Que Votre Règne arrive. Tous les hommes Lui appartiennent et si peu Le connaissent et L'aiment !
    Que Votre Volonté soit faite. Moi qui ai l'immense bonheur de Vous connaître, je ne veux vivre que pour faire cette aimable et toujours paternelle volonté.
    Sur la terre comme au ciel. Oui, jusque là ! N'être qu'un avec Vous, un seul esprit, un seul coeur, une seule volonté. C'est là ma mission, comme aussi la source de mon bonheur au ciel et déjà ici-bas.
    Car dans la mesure où je Vous aimerai Vous me donnerez le pain de chaque jour, Vous me pardonnerez mes offenses... Et Vous ne me laisserez pas succomber à la tentation, mais Vous me délivrerez du mal.

    Dans l'état dont nous parlons, cette prière dite lentement dans le silence, en présence de Dieu, est pleine ; elle dit tout, elle contient tout, elle suffit à tout. »

    Dom Godefroid Bélorgey (1880-1964), Abbé auxiliaire de N.D. de Cîteaux, Dieu nous aime (Ch. premier, III), Éditions du Cerf, Paris, 1949.

    enfant_priere_47a.jpg

    (Crédit photo : Charles Ostrand)

  • Méditation - Un coeur ouvert à l'autre

    « Tu prieras vraiment le jour où tu devineras, au-delà des paroles de tes frères, leur faim d'amour. Lorsqu'un homme souffre, tu ne peux rien dire pour le consoler, car tu ignores sa souffrance réelle ; il ne la connaît pas vraiment lui-même. Il te demande simplement d'être là en silence, à ses côtés, à le regarder et à l'aimer intensément. Ta prière commence le jour où tu es sensibilisé à cette souffrance, pour la crier vers Dieu dans la supplication et l'intercession.

    Si tu veux prier, commence à être attentif à tes frères. Sois accueillant et silencieux devant eux, écoute-les en profondeur, en discernant au-delà de leurs paroles, la souffrance ou la joie qu'ils ne parviennent pas à exprimer. Laisse tout cela pénétrer dans ton cœur, efface-toi devant l'autre ; c'est cela, perdre sa vie pour ses frères. En un mot, tes frères doivent habiter en toi d'une présence vivante, active et chaleureuse. Dans la prière, tu recueilleras la voix de tous les hommes pour la faire monter vers Dieu.

    Il en ira de même pour tes frères lointains. Ne lis pas le journal en touriste, ne regarde pas la télévision en dilettante, mais chaque fois, essaie de communier à la vie réelle de tous ces hommes, dont tu perçois les échos extérieurs dans les moyens d'information. Ta prière deviendra riche de toute cette vie du monde. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), Prie ton Père dans le secret, Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.

    Jean Lafrance,prière,prier,intercession,intercéder,coeur,souffrance,consolation,joie,présence,communion,monde

  • Méditation - L'acte humain par excellence

    « Nous devons regarder Dieu parce que nous sommes ses enfants. On n'aime pas son père et sa mère uniquement parce qu'ils continuent à nous faire des cadeaux. Ces relations ici-bas sont donc très importantes, essentielles à l'homme, essentielles à l'enfant de Dieu.
    Cette prise de contact avec Dieu est l'acte essentiel de l'homme, l'acte humain par excellence. Quand nous regardons la prière de cette façon, nous voyons l'importance qu'elle doit avoir dans notre vie.

    L'oraison est en quelque sorte le soleil et le centre de toutes les occupations de la journée. On a l'impression chaque soir qu'on n'a guère fait que cela d'important. On retrouve tout et tout le monde en Jésus et on peut leur être beaucoup plus utile. »

    « Vous manquez de temps pour en faire plus ? Je vais vous donner un conseil qui me réussit bien : donnez plus de temps à la prière. »

    Bx Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967), En marche vers Dieu, Salvator, 2008.

    enfant_priere_53a.jpg

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « Ô Feu divin, excitez en tous ceux qui participent à Votre Apostolat les ardeurs qui transformèrent les heureux retraitants du Cénacle. Ils seront alors non plus de simples prédicateurs du dogme et de la morale, mais des « transfuseurs » vivants du Sang divin dans les âmes.

    Esprit de lumière, gravez cette vérité en traits indélébiles dans leurs intelligences, à savoir : que leur apostolat ne sera efficace que dans la mesure où ils vivront eux-mêmes de cette Vie surnaturelle intime dont Vous êtes le PRINCIPE souverain et Jésus-Christ la SOURCE.

    Ô Charité infinie, allumez dans leurs volontés une soif ardente de la Vie intérieure. Pénétrez leurs cœurs de vos suaves et puissants effluves, et faites-leur sentir que, même ici-bas, il n'y a de vrai bonheur que dans cette Vie, imitation et participation de la Vôtre et de celle du Cœur de Jésus dans le Sein du Père de toutes les miséricordes et de toutes les tendresses. »

    Dom Jean-Baptiste Chautard (1858-1935), L’Âme de tout apostolat (Prières de l'auteur en introduction), Editions P. Téqui - Em. Vitte, 1920.
    (livre disponible en sa version numérique, en lecture sur calaméo, et en version pdf à la Bibliothèque Saint Libère)

    Gratitude à Michel, qui nous a rappelé l'existence de cet excellent livre de Dom Chautard (voir un autre extrait mis en ligne le 3 novembre 2014)

    Cene_1a.jpg

  • Méditation - « Qu'as-tu fait de ton frère ? » (Gn 4,9-10)

    « L’Évangile est une loi d'amour, et la vie chrétienne une vie de prière. L'Apôtre nous exhorte à intercéder pour tous. Jamais nous ne ferons avancer le travail de la Grâce dans nos âmes si nous ne sommes pas inquiets du travail de Jésus dans les âmes des autres. Certains se plaignent de ne pas progresser dans leur vie religieuse, de ne jamais remporter de victoire sur leurs passions, sur leur faiblesse de pécheur, sur leur languissant égoïsme. Ils ne sont pas plus avancés aujourd'hui que l'année dernière, et ils se découragent. Ils ne pensent pas que l'âme des autres c'est aussi leur affaire, et le travail de Jésus, et la prière d'intercession. Ainsi restent-ils dans la tiédeur, ne faisant rien pour mériter des grâces plus vives. »

    F.W. Faber (1814-1863), Tout pour Jésus ou Voies faciles de l'Amour divin, Ambroise Bray, 1855.

    children_holding_hands_2a.jpg

    (Crédit photo)

  • Intention de prière du pape pour le mois de juillet

    Les prêtres dans leur mission pastorale :
    « Pour que les prêtres qui souffrent de la fatigue et de la solitude dans leur travail pastoral, soient aidés et consolés par l’amitié du Seigneur et de leurs frères. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Visite du Pape François à Genève ce jeudi 21 juin 2018

    Le Pape François doit quitter Rome à 8h 30 direction Genève où il passera la journée. Après la cérémonie de bienvenue, le Saint-Père sera reçu en privé par le président de la Confédération suisse Alain Berset.

    A 11h15, il est attendu au siège du Conseil œcuménique des Eglises (COE) pour une prière œcuménique, au cours de laquelle il prononcera une homélie. Une cérémonie qui sera suivie d’un déjeuner avec les membres du COE. L’après-midi, à partir de 15h45, le Saint-Père prononcera un discours devant le Conseil, à l’occasion des 70 ans de sa création.

    Le Pape achèvera cette journée à Genève en présidant la Messe avec les catholiques suisses au Palais des expositions et des congrès de la ville. Son départ pour Rome est prévu à 20h locales.

    Programme détaillé de la journée :

    08h30 : Départ en avion de l’aéroport de Rome/Fiumicino

    10h10 : Cérémonie de bienvenue à l’aéroport de Genève
           Retransmission en direct sur KTO (10h10)

           Rencontre privée avec le président de la Confédération helvétique, Alain Berset, dans une salle de l’aéroport.

    11h15 : Prière œcuménique au Conseil œcuménique des Eglises (COE)
           Retransmission en direct sur KTO (11h15)

     Texte intégral en français du discours du Pape François sur le site internet du Vatican.

    12h45 : Déjeuner avec les responsables du COE à l’Institut œcuménique de Bossey

    15h45 : Rencontre œcuménique - Discours du Pape devant le COE
           Retransmission en direct sur KTO (15h45)

    Texte intégral en français du discours du Pape François sur le site internet du Vatican.

    17h30 : Messe avec les catholiques de Suisse au Palais des expositions et des congrès (Palexpo)
           Retransmission en direct sur KTO (17h15)

    Texte intégral en français de l'homélie du Pape François sur le site internet du Vatican.

    19h15 : Prise de congé des évêques et des représentants pontificaux dans le pays

    19h45 : Congé officiel à l’aéroport international de Genève

    20h00 : Départ pour l’aéroport de Rome/Ciampino

    21h40 : Arrivée à l’aéroport de Rome/Ciampino

    Source : Vatican News.

  • Méditation - L'oraison nourriture de l'âme

    « Ce que la nourriture est à l'égard du corps, l'oraison l'est à l'âme ; et comme une personne qui ne prendrait ses repas que de deux, trois, quinze jours l'un, tomberait incontinent en défaillance et se mettrait hors d'état de faire ses fonctions, n'ayant ni force, ni vigueur, de même une âme qui ne vaquera point à l'oraison ou qui ne la fera que rarement, deviendra bientôt toute tiède, languissante, sans force ni vertu, ennuyeuse aux autres et insupportable à elle-même.
    L'oraison est comme l'arrosement de notre âme. Les jardiniers sont soigneux de prendre leur temps pour arroser deux fois par jour leurs plantes durant les chaleurs et les sécheresses de l'été, et ils le font prudemment ; car sans cela, les plantes mourraient. [...] Ainsi la sécheresse venant à donner sur le jardin de notre âme, toutes les plantes y périraient si le soin et l'industrie du jardinier n'y pourvoyait, c'est-à-dire sans l'oraison qui, comme une douce rosée, humecte tous les matins nos âmes par la grâce qu'elle attire sur nous. Sommes-nous fatigués des rencontres et des peines qui arrivent durant le cours de la journée, nous avons encore le soir ce doux rafraîchissement, pour donner vigueur à toutes nos actions. Oh ! que l'âme fera de grands fruits en peu de temps, si elle est soigneuse de se rafraîchir par ce sacré arrosement ! »

    St Vincent de Paul (1581-1660), in "Élévations, Prières et Pensées", J. de Gigord, 1919.

    rosee_rose_1a.jpg

    (Crédit photo)

  • Intention de prière du pape pour le mois de juin

    Les réseaux sociaux :
    « Pour que les réseaux sociaux favorisent la solidarité et l’apprentissage du respect de l’autre dans sa différence. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • FÊTE-DIEU

    Hosannah sur les blés ! Voici la Fête-Dieu,
    Et la procession marche sous le ciel bleu.

    Le soleil est encor très haut. Il est trois heures.
    Des draps blancs sont tendus aux portes des demeures.

    Les terres, cette année, ont de si beaux froments
    qu'ils empêchent de voir les hommes par moments,

    Et que les saints patrons brodés sur les bannières
    Ont l'air de cheminer tout seuls dans la lumière.

    Quatre grands paysans, vétérans des labours,
    Soutiennent le dais d'or qui tangue à leurs pas lourds ;

    L'ostensoir que le prêtre appuie à sa poitrine
    Comme un autre soleil vers le soleil chemine.

    Des enfants bruns, vêtus d'écarlate et de blanc,
    D'encensoirs balancés embaument l'air brûlant ;

    D'autres, qui ont les mains encor toutes petites,
    Jettent des roses, des bleuets, des marguerites...

    Et, du même gosier robuste et rocailleux
    Dont ils chantaient, hier, en marchant près des boeufs,

    Des chantres laboureurs disent, sans la comprendre,
    La louange du Sacrement splendide et tendre.

    Voici la Bénédiction !
    Vers les quatre vents de l'espace,
    L'ostensoir dans le soleil trace
    Une croix lente de rayons.

    Autour du reposoir en flammes
    Les fidèles sont prosternés ;
    L'on voit sur les front inclinés
    Passer la lumière des âmes.

    Il règne un silence divin :
    Comme il n'est pas de langue humaine
    Qui ne soit, à cette heure, vaine,
    Les voix cessent, le chant s'éteint.

    Même, dans le clocher rustique,
    Les cloches, avec tremblements
    Retiennent les beaux battements
    De leur coeur ivre de cantiques.

    Mais un souffle puissant et doux
    Se lève au large, et sur la foule
    Des épis frémissants, déroule
    La rumeur d'un léger remous.

    Seuls, les blés, enfants de lumière,
    Les blés très purs, les blés très saints,
    Au Dieu qui s'est fait notre pain
    Osent adresser leur prière ! »

    Louis Mercier, L’Église des blés, Calmann-Lévy,
    in "Louange de l'Hostie - Anthologie de poèmes modernes en l'honneur du Très Saint Sacrement",
    Préface de Charles Grolleau, Coll. "Ars et Fides", Librairie Bloud et Gay, Paris, 1929.

    procession-corpus-christi.jpg

  • Méditation - Sérénité

    « La joie dans la vie est comme l'huile dans la lampe.
    Quand l'huile commence à manquer, la mèche se consume, répandant une noire vapeur et laissant apercevoir une lueur rougeâtre qui n'éclaire pas.
    La vie, elle aussi, sans un peu de joie, s'use sans profit répandant autour d'elle l'affaissement et la tristesse.
    Si, chaque matin, par une prière simple et résignée, - par ce petit quart d'heure de méditation qui ne paraît difficile que lorsqu'on ne le fait pas – nous ouvrions notre cœur à Dieu, comme on ouvre sa fenêtre au soleil et à l'air, Dieu y mettrait, pour la journée, cette joie douce et calme qui élève l'âme, l'empêche du moins de sentir le poids de la douleur et lui fait éprouver le besoin de s'épancher en bonté.
    On n'est jamais aussi bon que lorsqu'on a le cœur joyeux.

    Mais la joie n'est pas le rire ; ce n'est pas les bons mots, les reparties… c'est la sérénité habituelle.
    Ce mot dit beaucoup et dit bien.
    L'atmosphère sereine laisse toujours voir le ciel ; elle est plus légère et semble soulever de terre les corps qu'elle remplit ;
    Le ciel serein est toujours pur… Des nuages peuvent passer sur son azur mais ils ne le salissent pas.
    Ainsi du cœur qui s'est ouvert le matin à la joie de Dieu. »

    [Abbé Sylvain (1826-1914)], Paillettes d'Or, Première série (LVII), in Recueil des années 1868-69-70, Avignon, Aubanel Frères, 1880.

    montagne_ciel-4a.jpg

    (Crédit photo)

  • Jeudi 24 mai 2018 : Fête de Notre Dame de Sheshan, « Aide des chrétiens », en Chine

    Le Pape a invité hier tous les fidèles réunis place Saint-Pierre à s’unir par la prière à leurs frères chinois.

    « Pour eux, prions la Sainte Vierge pour qu’ils puissent vivre la foi avec générosité et sérénité, et pour qu’ils sachent accomplir des gestes concrets de fraternité, de concorde et de réconciliation, en pleine communion avec le Successeur de Pierre. L’Église universelle prie avec vous et pour vous afin qu’au travers même des difficultés vous puissiez continuer à vous confier à la volonté de Dieu. La Sainte Vierge vous aidera toujours et vous gardera dans son cœur de mère. »

    C’est en 2008 que Benoît XVI, dans une lettre qu’il avait adressée aux catholiques chinois, avait exprimé sa volonté qu’une journée de prière se tienne chaque année le 24 mai pour l’Église en Chine. Il avait rédigé alors une prière à Notre Dame de Sheshan, vénérée dans la basilique du même nom, près de Shanghaï, premier lieu marial en Chine.

    D'après Vatican.News.

    « Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
    vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d’« Aide des Chrétiens »,
    toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection,
    nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection.
    Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle
    sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance
    un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

    Par ton « oui » docile prononcé à Nazareth, tu as permis
    au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal
    et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption,
    à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé,
    acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme,
    jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas
    debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

    Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère
    de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus
    et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules.
    Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint,
    avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques,
    donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation,
    même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

    Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine,
    au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer,
    afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus.
    Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils,
    le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour.
    Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour,
    les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église.
    Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen ! »

    Benoît XVI, Prière à Notre Dame de Sheshan, 15 mai 2008.
    © Copyright - Libreria Editrice Vaticana.
     
  • Méditation - « Demeurez en moi » (Jn 15,4)

    « « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là produira du fruit en abondance, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5). Le Christ est le lieu de notre demeure, de notre repos. Demeurer. Le mot évoque une adhésion solide et durable dans la foi au Christ, et une certaine présence intime née de l'amour et de la connaissance réciproque. « Demeurez en moi comme je demeure en vous » (15,4). Cela dépend donc de nous, il faut s'y mettre activement et avec constance. Notre union avec le Christ doit être consciemment entretenue par une habitude de recueillement. Il faut nous plonger aussi souvent que possible dans le Christ en qui nous sommes, sous l'influence de l'Esprit en nous. Tout ce que nous faisons, nous devons le faire dans le Christ ; arrêtons-nous un instant avant de commencer une action, afin qu'elle découle toujours de notre union avec lui. Aimons nos frères dans le Christ, car eux aussi, ils sont dans le Christ (Mt 25,31-46), et nous les aimons avec son amour. Que tous nos jugements soient ceux du Christ, regardons tout avec ses yeux. Que ce soit sa prière qui jaillisse de notre cœur, sa louange qui chante dans nos voix. Que ce soit sa croix que nous portions, et sa vie et sa joie qui soient en nous. « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez dans mon amour » (15,9).

    Notre effort ne sera pas vain, car il est fondé sur sa présence en nous, sur son Esprit en nous, sur la fidélité de son amour. Jésus demeure en nous, paisiblement, profondément, source de vie, d'action et d'amour. La sève de sa vie qui court en nous est une sève d'amour et de lumière ; les fruits qu'elle produira en abondance sont les œuvres d'une dilection vraie et efficace, et une unité d'amour entre nous, les sarments, en lui.

    « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (15,5). Rien, absolument rien. Pénétrons-nous de cette vérité. Hors du Christ, les efforts les plus acharnés ne peuvent aboutir à rien. En lui, tout est possible : l'amour, l'unité, la vie éternelle. »

    Vivre dans l'intimité du Christ, par un Chartreux, Tome 2, Presses de la Renaissance, Paris, 2006.

    grappe_raisins_1.jpg

  • Méditation - confiance, confiance, confiance... (suite)

    « Pour que notre attention soit toujours fixée sur Christ et pour que notre ardeur ne tiédisse à aucun moment, invoquons-Le en tout temps ! Qu'Il soit l'objet de nos méditations ! Il ne nous est demandé aucune forme particulière de prière. Pour L'invoquer : point n'est besoin d'un lieu spécial, ni de grandes vociférations. Il n'est absent d'aucun endroit. Il est impossible qu'Il ne soit pas en nous. Pour ceux qui Le cherchent, Il est en eux, plus intimement que leur propre cœur.
    Ainsi, nous croyons fermement que nos prières seront exaucées. Nous ne devons pas en douter malgré notre péché. Soyons pleins de courage, car Celui que nous invoquons est bon pour les ingrats et les méchants (Lc 6, 35). Bien loin de Lui d'oublier les supplications de Ses serviteurs qui L'ont offensé, avant même que nous Le priions, et alors que nous ne faisions aucun cas de Lui, Il est descendu sur terre en personne ; Il nous a, le premier, appelés en nous disant : Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs (Mt 9, 13).
    Comment Celui qui a cherché ceux qui ne Le désiraient pas traiterait-Il ceux qui font appel à Lui ? S'Il nous a aimés quand nous Le haïssions, comment nous rejetterait-Il, si nous L'aimons ?... »

    St Nicolas Cabasilas (XIVe siècle), La vie en Christ (Livre VI, 12), Trad. Daniel Coffigny, Éditions du Cerf, Paris, 1993.

    Nicolas Cabasilas,invocation,méditation,prière,courage,confiance,supplication,serviteur

    © Depositphotos.com/ stillfx
    (Crédit photo)

  • Intention de prière du pape pour le mois de mai

    La mission des laïcs :
    « Pour que les fidèles laïcs accomplissent leur mission spécifique en mettant leur créativité au service des défis du monde actuel. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Prière de Saint Pie X au glorieux Saint Joseph, modèle des travailleurs

    « Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l’œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen. »

    Prière,St Pie X,glorieux,Saint Joseph,modèle, travailleurs

    Georges de La Tour (1593-1652), Saint Joseph charpentier
    Musée du Louvre, Paris

  • Prière

    « Dieu tout puissant,
    écarte de moi toute préoccupation de vanité,
    tout désir d'être loué,
    tout sentiment d'envie, de gourmandise,
    de paresse et de luxure,
    tout mouvement de colère,
    tout appétit de vengeance,
    tout penchant à souhaiter du mal à autrui
    ou à m'en réjouir,
    tout plaisir à provoquer la colère,
    toute satisfaction que je pourrais éprouver
    à admonester qui que ce soit
    dans son affliction et son malheur.

    Rends-moi, Seigneur bon,
    humble et effacé, calme et paisible,
    charitable et bienveillant, tendre et compatissant.
    Qu'il y ait dans toutes mes actions,
    dans toutes mes paroles,
    et dans toutes mes pensées,
    un goût de ton Esprit Saint et béni.

    Accorde-moi, Seigneur bon, une foi pleine,
    une ferme espérance
    et une charité fervente,
    un amour pour Toi, Seigneur bon,
    qui dépasse incomparablement
    mon amour pour moi-même ;
    aide-moi à n'aimer rien contre ton gré,
    mais toute chose en fonction de Toi... »

    St Thomas More (1478-1535)

    thomas more,prière,vanité,envie,gourmandise,paresse,luxure,colère,vengeance,bonté,humilité,calme,charité,bienveillance,tendresse,compassion,espérance

    Morning in a small country, par (c) Maurizio Fecchio
    Photo reproduite avec la sympathique autorisation de son auteur
    Les magnifiques albums de Maurizio Fecchio sont en ligne sur Flickr et sur sa page Facebook.
    Copyright © Maurizio51 Rewinds 2015 All Rights Reserved

  • Dimanche 22 avril 2018

    3ème Dimanche après Pâques

    (4e Dimanche de Pâques)

     

    55e Journée mondiale de prière pour les vocations
     
    Rappel - Message du Pape François :
    « Écouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur »
  • Méditation - Annonciation

    « Tu l'as entendu, Vierge Marie, tu concevras et enfanteras un fils, non d'un homme — tu l'as entendu — mais de l'Esprit Saint. L'ange attend ta réponse ; il faut qu'il retourne vers Celui qui l'a envoyé. Nous attendons nous aussi, notre Dame. Accablés misérablement par une sentence de condamnation, nous attendons une parole de pitié. Le prix de notre salut est entre tes mains. Si tu consens, nous sommes libres. Dans le Verbe éternel de Dieu nous avons tous été créés ; mais hélas, la mort fait son œuvre en nous. Une brève réponse de toi suffit pour nous recréer, de sorte que nous soyons rappelés à la vie...
    Donne ta réponse, Vierge Marie, n'hésite pas... Prononce cette parole si attendue par la terre, les enfers, les cieux mêmes. Voici que le Roi et Seigneur de l'univers, lui qui a « désiré ta beauté » (Ps 44,12), désire aussi le oui de ta réponse. A ton consentement il a voulu suspendre le salut du monde. Tu lui as plu par ton silence ; tu lui plairas davantage à présent par ta parole. »

    St Bernard (1091-1153), Homélies sur ces paroles de l'Évangile : « L'ange fut envoyé », n° 4, 8-9.

    Annonciation,Vierge,Marie,ange,Saint-Esprit,prière,jardin,joie

    « La Vierge Marie a fermé les yeux
    Et voilé son cœur de ses deux paupières
    pour ne plus rien voir, pour entendre mieux
    Un souffle qui fait trembler ses prières...

    Un frisson le long du petit jardin
    A couru... Qui vient ? La feuille nouvelle ?
    Qui passe ?... Un oiseau sort du ciel. Soudain,
    La graine des champs les sent partir d'elle.

    Le vent sur le toit vient de rencontrer
    Dessus, un oiseau que l'azur apporte.
    Qui vole ?... Le ciel a poussé la porte,
    La porte a chanté, un Ange est entré.

    Un Ange a parlé tout bas dans la chambre.
    Toi seule, ô Marie, entends ce qu'il dit,
    Toi seule dans l'ombre et le Paradis.
    Il a semé Dieu tout grand dans tes membres.

    Je ne l'ai pas vu. Mais en s'en allant,
    - J'étais sur le pas ému de la porte -
    Il a laissé choir dans mon cœur tremblant
    Un grain murmurant du Verbe qu'il porte.

    Il a fait tomber à la place en moi
    La plus ignorée et la plus profonde,
    Un mot où palpite on ne sait quoi,
    Un mot dans mon sein pour le mettre au monde.

    Ah ! comment un mot sortira-t-il bien
    De moi que voilà qui suis peu savante ?
    Mais le Saint-Esprit - je suis sa servante -
    S'Il veut qu'il me naisse y mettra du sien.

    ......................................

    La Vierge Marie est dans son bonheur.
    La Vierge Marie est là qui se noie
    Dans le miel de Dieu. L'épine est en fleur
    Autour du jardin, autour de ma joie.

    Il y a dans toi, Vierge, un petit Roi,
    Ton petit enfant, un Dieu ! Trois ensemble !
    Et nul ne s'en doute. Il y a dans moi
    Un petit oiseau dont le duvet tremble... »

    Marie Noël (1883-1967), Le Rosaire des joies
    ("Annonciation", extrait), Crès, 1930.

  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « C'est par le Cœur de mon Jésus, ma voie, ma vérité et ma vie, que je m'approche de vous, ô Père Éternel. Par ce divin Cœur, je vous adore pour ceux qui ne vous adorent pas, je vous aime pour ceux qui ne vous aiment pas, je vous reconnais pour tous les aveugles volontaires qui, par mépris, ne vous reconnaissent pas. Je veux, par ce divin Cœur, satisfaire au devoir de tous les mortels. Je fais en esprit le tour du monde pour chercher toutes les âmes rachetées du Sang très précieux de mon divin Époux, afin de vous satisfaire pour toutes par ce divin Cœur ; je les embrasse pour vous les présenter par lui et par lui je vous demande leur conversion. Eh quoi ! Père Éternel, voulez-vous bien souffrir qu'elles ne reconnaissent pas mon Jésus, et qu'elles ne vivent pas pour lui, qui est mort pour tous ? Vous voyez, ô divin Père, qu'elles ne vivent pas encore ; ah ! faites qu'elles vivent par ce divin Cœur.

    Sur cet adorable Cœur, je vous présente tous les ouvriers de l’Évangile, afin que, par ses mérites, vous les remplissiez de votre Esprit Saint. Sur ce Cœur Sacré, comme sur un autel divin, je vous présente en particulier … [intention].

    Vous savez, ô Verbe incarné, Jésus mon Bien-Aimé, tout ce que je veux dire à votre Père, par votre divin Cœur et par votre sainte Âme. Je vous le dis en le lui disant, parce que vous êtes en votre Père et que votre Père est en vous ; faites donc tout cela avec lui. Je vous présente toutes ces âmes, faites qu'elles soient une même chose avec vous. Amen. »

    Prière de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation (1599-1672).

    Marie de l'Incarnation,prière,coeur,Jésus