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  • « Rendez grâces en toutes choses » (1Th 5,18)

    « Commencez la journée et terminez-la par la prière. Allez vers Dieu comme un petit enfant se tourne vers sa maman. Si les mots ne vous viennent pas spontanément, dites par exemple : "Viens, Esprit Saint, guide-moi, protège-moi, éclaire mes idées pour que je puisse prier". Ou bien encore, si vous vous adressez à la Vierge Marie, dites : "Marie, Mère de Jésus, sois à présent une mère pour moi, aide-moi à prier". Lorsque vous priez, remerciez Dieu de tous ses dons : puisque tout lui appartient, tout est un don qu'il nous fait. Votre âme est un don de Dieu. Si vous êtes chrétien, vous pouvez réciter la Prière du Seigneur ; si vous êtes catholique, en plus du Notre Père, vos prières sont le Je vous salue Marie, le chapelet, le Credo. Si votre famille ou vous-même avez vos dévotions particulières, priez selon vos propres traditions. Si vous avez vraiment confiance dans le Seigneur, dans la puissance de la prière, vous surmonterez vos doutes, vos craintes et cette impression de solitude que tant de gens ressentent. »

    Ste Teresa de Calcuta (1910-1997), Un chemin tout simple (A simple path, trad. Frances Georges-Catroux et Claude Nesle), Plon / Mame, Paris, 1995.

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  • Intention de prière du pape pour le mois de juillet

    Intégrité de la justice :
    « Pour que ceux qui administrent la justice, œuvrent avec intégrité, et que l’injustice qui traverse le monde n’ait pas le dernier mot. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Méditation - Très Saint Sacrement, Très Sainte Présence

    « Avant tout, une réflexion sur la valeur du culte eucharistique, en particulier de l’adoration du Très Saint Sacrement. C’est l’expérience que nous vivrons aussi ce soir, après la messe, avant la procession, pendant son déroulement et à son terme. Une interprétation unilatérale du concile Vatican II avait pénalisé cette dimension en réduisant en pratique l’Eucharistie au moment de la célébration. En effet, il a été très important de reconnaître le caractère central de la célébration, à travers laquelle le Seigneur convoque son peuple, le rassemble autour de la double table de la Parole et du Pain de vie, le nourrit et l’unit à lui dans l’offrande du Sacrifice. Cette mise en valeur de l’assemblée liturgique dans laquelle le Seigneur agit et réalise son mystère de communion, demeure naturellement valable, mais elle doit être replacée dans un juste équilibre. En effet — comme c’est souvent le cas — pour souligner un aspect, on finit par en sacrifier un autre. Ici, l’accent mis sur la célébration de l’Eucharistie s’est fait aux dépends de l’adoration, en tant qu’acte de foi et de prière adressée au Seigneur Jésus, réellement présent dans le Sacrement de l’autel. Ce déséquilibre a aussi eu des répercussions sur la vie spirituelle des fidèles. En effet, si l’on concentre tout le rapport avec Jésus Eucharistie dans le seul moment de la Sainte Messe, on risque de vider de sa présence le reste du temps et de l’espace existentiels. Et ainsi, l’on perçoit moins le sens de la présence constante de Jésus au milieu de nous et avec nous, une présence concrète, proche, au milieu de nos maisons, comme « Cœur battant » de la ville, du pays, du territoire avec ses différentes expressions et activités. Le Sacrement de la Charité du Christ doit pénétrer toute la vie quotidienne. »

    Benoît XVI, extrait de l'Homélie de la Fête Dieu, Basilique Saint-Jean-de-Latran, Jeudi 7 juin 2012.

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  • Méditation - « Viens ! »

    « Tu peux dessiner les traits du Père et du Fils, mais l’Esprit n’a pas de visage ni même de nom susceptible d’évoquer une figure humaine. Tu ne peux pas imaginer l’Esprit ni mettre la main sur lui. Tu entends sa voix au plus intime de ta conscience, tu reconnais son passage à des signes souvent éclatants, mais tu ne peux pas savoir ni d’où il vient ni où il va (Jn 3, 8).
    Et cependant lui seul peut te faire prier : il est au commencement, au milieu et au terme de toute prière, comme de toute décision spirituelle. Tu dois donc le demander comme le don par excellence, qui contient tous les autres dons. La sainteté, c’est l’Esprit Saint comblant l’Église et le cœur de tous les croyants. Tu ne peux que l’appeler et le supplier de venir. Il est à la source des ministères, des sacrements et de la prière.
    Ne pense pas à l’appeler sur toi, ou sur les autres, ou même sur l’Église, d’une manière particulière, mais appelle-le purement et simplement dans une longue supplication : Viens ! Si tu passais toutes tes oraisons à redire ce petit mot, à prendre conscience de sa présence en toi, à l’adorer et à lui rendre grâce pour tous ses dons, tu serais en pleine prière trinitaire, et tu n’aurais pas perdu ton temps.
    Car tu n’as pas seulement à l’appeler de l’extérieur : l’Esprit du Christ ressuscité habite en toi, il vit au plus profond de ton cœur. Prier, c’est prendre conscience de sa présence, en ranimant le feu qui brûle sous la cendre. Son action part toujours de l’intérieur, et c’est de l’intérieur que tu le connaîtras : Vous le connaissez parce qu’il demeure en vous (Jn 14, 17). Reconnais donc sa présence en toi, supplie-le de déployer toute la force de son dynamisme. [...]
    Quand tu appelles l'Esprit, sois comme celui qui meurt de soif au désert. [...] Sans le savoir, tu es assoiffé de l’Esprit Saint. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), Prie ton Père dans le secret, Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.

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  • 1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez à mon Père, il vous le donnera en mon nom. » (Jean 16,23). Par ces mots, Jésus révèle les pensées intimes de son Cœur, les besoins qui le pressent à nous faire du bien. En effet, ses grâces sont infinies, Il nous invite à y puiser abondamment, et, quand nous nous décidons à lui formuler une requête, Il souffre que nous ne lui demandions pas davantage. Jésus met à notre disposition un trésor inépuisable où nous pouvons prendre à volonté tout ce qui nous manque. Ce trésor, c’est son Cœur ! Il renferme tous les mérites de sa vie, toutes les grâces qu’Il nous a acquises par ses œuvres et par ses souffrances, toutes les vertus qu’Il a pratiquées à un degré infiniment élevé, tous les dons du Saint-Esprit dont Il a été comblé. Et cet immense trésor appartient à nous tous, à chacune des âmes qui peuplent le monde. Tout vit, tout respire et prospère en Lui.
    S’Il est vivant, c’est avec son Cœur, siège et organe de ses affections, symbole de l’infinie charité qu’Il a pour nous de toute éternité. S’il intercède auprès de Dieu le Père, si son sang répandu sur la Croix crie sans cesse pitié, pardon et miséricorde, c’est du Cœur que proviennent tous ses actes d’amour, avec leurs mérites infinis.
    Aussi grandes soient nos misères, nous trouverons toujours auprès de Lui un remède à tous nos maux. « Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. » (Jean 16,24)
    Approchons-nous de ce trône de grâces et prions le Sacré Cœur avec une ferveur nouvelle. Durant tout ce mois, redoublons de prières au Sacré cœur de Jésus afin qu’elles attirent sur nous, et sur tous les pécheurs qui nous sont chers, les effusions de sa divine Miséricorde ! »

    Sœur Marie du Sacré Cœur Bernaud (1825-1903), fondatrice de la Garde d'Honneur du Sacré-Cœur
    Garde d'Honneur du Sacré-Cœur, Paray-le-Monial.
    (Heure de Présence au Cœur de Jésus)

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  • Prions avec Charles de Foucauld

    « Avoir vraiment la foi, la foi qui inspire toutes les actions, cette foi au surnaturel qui fait qu'on ne voit que Lui partout, qui dépouille le monde de son masque et montre Dieu en toutes choses, qui fait disparaître toute impossibilité, qui fait que ces mots d'inquiétude, de péril, de crainte, n'ont plus de sens, qui fait marcher dans la vie avec un calme, une paix, une joie profonde, comme un enfant à la main de sa mère, qui établit l'âme dans un détachement si absolu de toutes les choses sensibles dont elle voit clairement le néant et la puérilité, qui donne une telle confiance dans la prière, la confiance de l'enfant demandant une chose juste à son père, cette foi qui nous montre que « hors faire ce qui est agréable à Dieu, tout est mensonge », cette foi qui fait voir tout sous un autre jour - les hommes comme des images de Dieu, qu'il faut aimer et vénérer comme les portraits de notre Bien-Aimé et à qui il faut faire tout le bien possible, cette foi qui, faisant entrevoir la grandeur de Dieu, nous fait voir notre petitesse, qui fait entreprendre sans hésiter, sans rougir, sans craindre, sans reculer jamais, tout ce qui est agréable à Dieu. Oh ! que cette foi est rare ! Mon Dieu ! donnez-la moi ! Mon Dieu, je crois, mais augmentez ma foi ! Mon Dieu, faites que je crois et que j'aime, je vous le demande au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Amen. »

    Bx Charles de Foucauld, Méditations sur l’Évangile (Mat 9.22) - in René Pottier, Charles de Foucauld et Marie de Magdala (Chap. VII), Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1950 et Charles de Foucauld. Contemplation. Textes inédits, Beauchesne, Paris, 1969.

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  • Intention de prière du pape pour le mois de juin

    Style de vie des prêtres :
    « Pour les prêtres, qu'à travers la sobriété et l'humilité de leur vie, ils s'engagent dans une solidarité active avec les plus pauvres. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Méditation - Prier pour le monde entier...

    « Prier, c'est réellement donner à Dieu sa propre vie. Il est vrai que Jésus est le seul à pouvoir intercéder pour nous en transfigurant le monde. Mais en tous les membres de son Corps qui lui sont solidaires, et en même temps sont solidaires de leurs frères, éclate cette étonnante puissance d’intercession. C'est en eux que Jésus intercède, rachète et transfigure :

    « Le moine prie avec des larmes pour le monde entier et c'est en ceci que consiste son œuvre spéciale. Et qu’est-ce qui le pousse à prier et pleurer pour le monde entier ? Jésus, le Fils de Dieu, qui donne au moine l’amour dans le Saint-Esprit. Et son âme sent une continuelle angoisse pour les hommes » (Silouane, Spiritualité orientale n.5, Ed. Bellefontaine, 1971, p. 55).

    En ce sens, l'homme de prière vit une double solidarité qui le rend étranger aux deux camps : c'est la situation chrétienne de base (la teinture de base, dirions-nous en chimie). L'homme de prière exprime ainsi devant Dieu le visage du Christ qui est sans cesse en train d’intercéder pour nous : semper interpellandum pro nobis, dira l’épître aux Hébreux. Sa prière ressemble à un cri enraciné dans la détresse du péché, un cri violent, longuement répété, arrachant de force, pour ainsi dire, la miséricorde de Dieu pour le monde. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), La prière du cœur (V, 3), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.
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  • Méditation - La prière d'intercession

    « Il n'y a pas d'autre prière d'intercession que celle de Jésus suppliant le Père, avec une grande clameur de larmes et de souffrances (He 7, 25), au creux de notre solitude. C'est la prière de l'Agneau sans tache qui porte le péché du monde, et justifie des multitudes en s'accablant lui-même de leurs fautes (Is 53, 1). Durant sa vie publique, Jésus passait des nuits en prière pour la venue du Règne. Pendant la Passion, il va supplier le Père avec sa souffrance et ses larmes. Tout homme de prière est appelé, un jour ou l'autre, à suivre l'Agneau au lieu du Crâne, avec tous les Abel et les Job de la terre, il en est réduit à prier avec des larmes.

    La prière de Silouane pour les hommes tire sa source de sa communion profonde avec les pécheurs. Un jour qu'il est accablé par les épreuves et les tentations de toutes sortes, il demande au Seigneur ce qu'il doit faire pour que son cœur devienne humble. Et le Seigneur lui répond : « Tiens-toi dans ta pensée en enfer et ne désespère pas » (Silouane, Spiritualité orientale n.5, Ed. Bellefontaine, 1971, p. 65). Comme Jésus, il descend aux enfers et, en expérimentant son propre péché, il communie à l'angoisse, à la souffrance et à la solitude de ses frères loin de Dieu. Il peut alors crier vers le Père, le supplier d'avoir pitié et de l'arracher, avec tous ceux dont il est solidaire, à l'abîme du péché. Je pense qu'il n'y a pas d'autre prière d'intercession que celle-là, car elle nous fait communier à l'unique prière du Christ à Gethsémani et sur la Croix :

    « Aime les hommes à ce point que tu prennes sur toi le poids de leurs péchés, car il veut que nous aussi aimions également nos frères » (Silouane, p. 71).

    [...] De même que nous ne pouvons crier qu'à partir du tragique de notre existence en donnant à Dieu un nom propre, de même, il faut communier au tragique de la vie de nos frères pour prier en leur nom. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), La prière du cœur (V, 2), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.
    Texte intégral en ligne (pdf)

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  • Vendredi 24 mai 2019 : Journée de prière pour l’Eglise de Chine...

    ... instituée par Benoît XVI à l'occasion de
    la fête de la Bienheureuse Vierge Marie « Soutien des chrétiens »
    vénérée au sanctuaire de Sheshan à Shanghai

    Ce mercredi 22 mai 2019, à l'occasion de l'audience générale donnée place Saint-Pierre, le Pape François a exprimé sa proximité avec les catholiques de ce pays :

    « Cette heureuse occasion me permet d’exprimer proximité spéciale et affection à tous les catholiques en Chine, lesquels, entre les fatigues quotidiennes et les épreuves, continuent à croire, à espérer et à aimer. Chers fidèles en Chine, que notre maman du Ciel vous aide tous à être témoins de charité et de fraternité, en vous maintenant toujours unis dans la communion de l’Église universelle. Je prie pour vous et je vous bénis. »

    Source : Vatican News.

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    Prière à Notre Dame de Sheshan

    « Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère, vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d'« Aide des Chrétiens », toi vers qui toute l'Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection, nous venons aujourd'hui devant toi pour implorer ta protection. Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle sur les chemins de la vérité et de l'amour, afin qu'il soit en toute circonstance un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

    Par ton « oui » docile prononcé à Nazareth, tu as permis au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal et d'engager ainsi dans l'histoire l'œuvre de la Rédemption, à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé, acceptant que l'épée de douleur transperce ton âme, jusqu'à l'heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l'homme vive.

    Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules. Mère de l'espérance, qui, dans l'obscurité du Samedi-Saint, avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques, donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation, même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

    Notre-Dame de Sheshan, soutiens l'engagement de tous ceux qui, en Chine, au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin qu'ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus. Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils, le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d'amour. Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour, les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l'Église. Mère de la Chine et de l'Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen ! »

    Benoît XVI, Prière à Notre Dame de Sheshan, mai 2008.
    © Copyright du texte original en français : Librairie Editrice du Vatican.

  • Méditation - Aimer Dieu d'abord

    « Il est très dangereux de faire d'abord de la prière ou de l'amour fraternel un idéal, parce qu'on en fait son idéal. Poursuivre un idéal, c'est souvent chercher à imiter l'amour par des efforts épuisants qui nous rendent la vie pénible et qui n'ont pas grand prix aux yeux de Dieu, parce qu'ils ne correspondent pas à son désir. N'essayons pas de faire comme si nous avions atteint un degré de plus que celui où nous sommes en réalité ; c'est encore un fruit de l'esprit d'enfance que de n'avoir pas de sur-moi. Ce n'est pas à la force de nos poignets que nous obtiendrons l'amour ; mais, vivant pauvres et désarmés, nous pourrons être envahis par l'amour trinitaire, qui est un amour reçu et accueilli.

    « L'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous fut donné » (Rm 5, 5).

    [...] Au sujet de cet amour véritable du prochain, je pense à ce très beau texte d'un fol en Christ du début du siècle :

    « Sans la prière, toutes les vertus sont comme des arbres sans terre ; la prière, c'est la terre qui permet à toutes les vertus de croître. Le chrétien, mon ami, c'est un homme de prière. Son père, sa mère, sa femme, ses enfants, sa vie, tout cela, pour lui, c'est le Christ. Quand il aimera à ce point le Christ, il aimera forcément aussi toutes les créatures de Dieu. Les hommes croient qu'il faut d'abord aimer les hommes, et ensuite aimer Dieu. Moi aussi j'ai fait comme cela, mais cela ne sert de rien. Quand, au contraire, j'ai commencé d'aimer Dieu, dans cet amour de Dieu j'ai trouvé mon prochain. Et dans cet amour de Dieu, mes ennemis sont devenus mes amis, des créatures divines. »

    [...] Sylvain de l'Athos disait que, finalement, le seul critère que l'on a pour connaître si on est vraiment sur la voie de la prière totale, c'est l'amour des ennemis au sens évangélique. Un signe évident, disait déjà Cassien, que l'âme n'est pas encore purifiée, c'est que l'on n'a pas de compassion pour les péchés d'autrui, mais qu'on prononce sur eux un jugement sévère. Au fond, il faut devenir un homme désarmé, qui n'a plus peur, qui s'avance les mains ouvertes dans l'accueil et dans l'amour, parce qu'il porte en lui la certitude de la résurrection. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), La prière du cœur (V, 1), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.
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  • Méditation - « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » (Mt 28,20)

    « Une des plus grandes grâces qu'un homme puisse obtenir en ce monde est de découvrir que, dans le nom de Jésus, il peut unifier toute son existence, prier en toutes circonstances et vivre à l'aise partout. Cette expérience de plénitude joyeuse en Jésus, [...] est vécue à partir même de la vie, le nom de Jésus, porteur de sa présence, étant l'instrument majeur de cette unification. Pour bien comprendre comment cette attitude de prière continuelle est possible et réalisable, à partir même des difficultés et des joies de l'existence, il faut prier longuement les derniers conseils de Paul aux Philippiens.

    « Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous... Le Seigneur est proche. N'entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l'oraison et à la prière, pénétrées d'action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu. Alors la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus. » (Ph 4,4-9)

    La pensée de Paul est claire, le Seigneur Jésus est proche, il est présent et vivant dans nos cœurs par la puissance de son nom. Chaque fois qu'un besoin apparaît, qu'une tentation surgit ou qu'une joie illumine le cœur, il faut revenir à l'oraison et à la prière pour présenter nos requêtes à Dieu. Et cette supplication doit être pénétrée de louange, de bénédiction et d'action de grâce. [...] Il s'agit de ne plus compter du tout sur soi, mais uniquement sur Dieu et sur son amour.

    « C'est la confiance, disait Thérèse, et rien que la confiance, qui doit nous mener à l'amour. »

    [...] Il ne faut donc s'appuyer sur rien d'autre que sur Dieu, notre rocher, notre point d'appui suprême. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), La prière du cœur (III, 3), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.
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  • Méditation - « Ô Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur semblable au Vôtre »

    « Comme dit le Père Molinié, il est très difficile de parler de l'humilité, parce que c'est une vertu très méconnue ; on ne la comprend pas et, secrètement, on ne veut pas la comprendre. L'humilité n'est pas le mécontentement de soi-même, ce n'est même pas l'aveu de notre misère ou de notre péché, ni même en un sens de notre petitesse. L'humilité suppose, au fond, qu'on regarde Dieu avant de se regarder soi-même, et qu'on mesure l'abîme qui sépare le fini de l'infini. Mieux on voit cela (mieux on accepte de le voir) et plus on devient humble. [...]

    « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits » (Mt 11,25).

    Jésus ne dit pas aux sots, mais : aux tout-petits, qui sont du même coup les plus intelligents. La véritable intelligence, c'est la candeur et la simplicité d'un regard qui pénètre au fond des choses.

    Un regard humble est donc fasciné par autre chose que lui, et délivré par là de toutes les complications. [...] Qui met en Dieu sa confiance est délivré de tout souci, il n'a plus peur de rien ni de personne ; c'est un être libre. »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), La prière du cœur (IV, 2), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.
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  • Intention de prière du pape pour le mois de mai

    L’Église en Afrique ferment d'unité :
    « Pour qu'à travers l'engagement de ses membres l’Église en Afrique soit ferment d'unité entre les peuples, signe d'espérance pour ce continent. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Prière à Saint Joseph

    « Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'oeuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen. »

    St Pie X, Prière au glorieux Saint Joseph, modèle des travailleurs, 23 novembre 1906.

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  • Méditation - Dieu, Parole d'Amour

    « Tu peux te lever de bon matin, et même la nuit, pour prier ; Dieu t'a déjà devancé dans ton oraison et c'est lui-même qui te prie de bien vouloir l'accueillir dans la proposition qu'il te fait. Ouvrir le livre de la Parole, c'est toujours décacheter une lettre d'amour qui s'adresse à toi personnellement. Tu devrais être émerveillé devant cet amour inquiet de Dieu en quête de l'homme et guettant sa moindre réponse.

    Ce n'est pas toi qui pars à sa recherche, mais lui qui ne cesse de frapper à la porte de ton cœur (Ap 3, 20), pour que tu lui ouvres et partages le festin de son amitié.

    Dieu n'a pas besoin de toi, il est au-dessus de tout, il est le Tout-Autre, il est en lui-même joie, bonheur, amour, vérité et sainteté, et il veut t'appeler à nouer avec lui un dialogue d'amour pour te communiquer tout ce qu'il est. Il a plus faim de toi que tu ne l'as de lui. Et quand il parle, il ne te dit pas des paroles en l'air ; au contraire, il profère une parole qui exprime son être profond. Quand Dieu te parle, l'important d'abord n'est pas ce qu'il a à te dire, mais bien le fait qu'il te parle. [...] Sa parole exprime et épuise l'amour infini qu'il te porte. Il ne parle que pour dire : « Je t'aime ». »

    P. Jean Lafrance (1931-1991), Prie ton Père dans le secret (I, 1), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.

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  • Audience générale de ce mercredi 24 avril 2019

    Lors de l’audience générale de ce matin, tenue Place Saint-Pierre devant une foule très nombreuse, le Pape François a poursuivi sa série de catéchèses sur le Notre Père. Pour la 13e étape de ce parcours, le Pape s’est arrêté sur cette expression : « Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». L’occasion de souligner la responsabilité immense de chaque personne, qui, en pleine liberté, est invitée à pardonner à ses frères et sœurs afin d’être disponible pour recevoir le pardon de Dieu. Et c’est donc toute notre vie spirituelle qui doit être tournée vers le lien avec les autres, vers la capacité de donner et de recevoir.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de la catéchèse du Pape traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Chers frères et sœurs, aujourd’hui, nous complétons la catéchèse sur la cinquième demande du Notre Père. Il y a toujours une dette impossible à restituer à Dieu : il nous aime infiniment plus que nous l’aimons. Et même si nous nous engageons à vivre selon les enseignements chrétiens, il y aura toujours dans notre vie quelque chose dont il faudra demander pardon. C’est pour cela que nous implorons : « remets-nous nos dettes ». Mais Jésus joint à cette imploration une seconde expression qui ne fait qu’un avec la première :« comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » (Mt 6, 12). La relation de bienveillance de Dieu est appelée à se traduire dans une relation nouvelle que nous vivons avec nos frères. Le Dieu bon nous invite à être bons, comme lui. Dans les Evangiles, rien ne laisse penser que Dieu ne pardonne pas les péchés de celui qui est bien disposé et demande d’être embrassé de nouveau. Mais la grâce de Dieu est toujours exigeante. Celui qui l’a reçue doit apprendre à en faire autant. L’amour appelle l’amour, le pardon appelle le pardon. Jésus insère dans les relations humaines la force du pardon. Dans la vie, tout ne se résout pas avec la justice. Surtout là où on doit mettre une limite au mal, il faut aimer au-delà de ce qui est dû, pour recommencer une histoire de grâce. A la loi du talion, Jésus substitue la loi de l’amour. Par une parole, une embrassade, un sourire, nous pouvons transmettre aux autres ce que nous avons reçu de plus précieux : le pardon. »

    « Je salue cordialement les pèlerins venant de France et de Suisse, en particulier les jeunes de Guyane française, et les Guides du Liban ! En ce temps où nous célébrons la Résurrection du Seigneur, n’ayez pas peur de manifester que Jésus est vivant, qu’il est votre vie ! Bonnes fêtes pascales à tous et que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - Communion

    « Seigneur, dans la simplicité de mon coeur, avec une foi ferme et sincère et sur le commandement que vous m'en avez fait, je m'approche de vous plein de confiance et de respect ; et je crois sans hésiter que vous êtes ici présent dans ce Sacrement, et comme Dieu et comme homme.

    Vous voulez donc que je vous reçoive et que je m'unisse à vous dans la charité ? C'est pourquoi j'implore votre clémence, et je vous demande en ce moment une grâce particulière, afin qu'embrasé d'amour, je me fonde et m'écoule tout entier en vous, et que je ne désire plus aucune autre consolation. Car cet adorable Sacrement est le salut de l'âme et du corps, le remède de toute langueur spirituelle. Il guérit les vices, réprime les passions, dissipe les tentations ou les affaiblit, augmente la grâce, accroît la vertu, affermit la foi, fortifie l'espérance, enflamme et dilate l'amour.

    Quels biens sans nombre n'avez-vous pas accordés et n'accordez-vous pas encore chaque jour, dans ce Sacrement, à ceux que vous aimez et qui le reçoivent avec ferveur, ô mon Dieu, unique appui de mon âme, réparateur de l'infirmité humaine, source de toute consolation intérieure ! [...]

    Recevez-moi pour l'honneur et la gloire de votre nom, vous qui m'avez préparé votre corps et votre sang pour nourriture et pour breuvage. "Faites, Seigneur mon Dieu, mon Sauveur, que ma ferveur et mon amour croissent d'autant plus que je participe plus souvent à ce divin mystère." (*) »

    (*) : Oraison de l’Église.

    Imitation de Jésus-Christ, Livre deuxième (3), Traduction de l'Abbé Félicité de Lamennais.

    Texte intégral de l'Imitation en ligne : format pdf (à télécharger) - format html (pages web)

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    (Calice de Saint Remi, Trésor de la cathédrale de Reims)
    (Crédit photo)

    « O Jésus doux et humble de cœur, enseigne à tes prêtres, ce soir, qu'ils ne pourront être ministres de la réconciliation que s'ils cherchent auprès de toi comment apprendre les chemins de l'humilité et de la douceur. C'est à la sainteté que tu nous convies ; c'est elle que nous avons désirée à vingt ans et que nous vivons si mal en vieillissant. Et voici, Seigneur, que, ce soir, nous te supplions pour nous, en récitant cette prière d'un de nos frères dans le sacerdoce :

    Seigneur Jésus, donne à ton Église des prêtres saints, des prêtres messagers d'une vérité éternelle ; qu'ils sachent la présenter aux hommes de leur siècle et de leur pays ; des saints pour aujourd'hui : prêtres antiques dans des hommes nouveaux ; pour toi, Seigneur, ils sont chargés d'une ambassade ; par le reflet sur eux de ta vertu, qu'ils se présentent d'abord comme des témoins. Donne-leur de réaliser dans leur vie le Mystère de ta Mort qu'ils célèbrent, en cette solennité pleine de merveilles : leur messe de chaque jour ; qu'ils puisent en ce mystère l'inquiétude du salut du monde ; qu'ils sachent, malgré cette inquiétude, respecter la liberté des hommes ; qu'ils comprennent et qu'ils parlent la langue de leur temps et qu'ils prennent soin partout de ne pas compromettre, avec des opinions qui varient et qui passent, l'impérissable nouveauté de ton Évangile. Amen. »

    Mgr Gaidon (1928-2011), Un amour plus fort que la mort, Secrétariat du pèlerinage, Paray-le-Monial (s.d.).

  • Méditation - la grâce de la ferveur

    « Il faut désirer ardemment la grâce de la ferveur, ne vous lasser jamais de la demander, l'attendre patiemment et avec confiance, la recevoir avec gratitude, la conserver avec humilité, concourir avec zèle à son opération, et, jusqu'à ce que Dieu vienne à vous, ne vous point inquiéter en quel temps et de quelle manière il lui plaira de vous visiter. Vous devez surtout vous humilier lorsque vous ne sentez en vous que peu ou point de ferveur ; mais ne vous laissez point trop abattre et ne vous affligez point avec excès. Souvent Dieu donne en un moment ce qu'il a longtemps refusé ; il accorde quelquefois à la fin de la prière ce qu'il a différé de donner au commencement.

    Si la grâce était toujours donnée aussitôt qu'on la désire, ce serait une tentation pour la faiblesse de l'homme. C'est pourquoi l'on doit attendre la grâce de la ferveur avec une confiance ferme et une humble patience. »

    Imitation de Jésus-Christ, Livre deuxième (3), Traduction de l'Abbé Félicité de Lamennais.

    Texte intégral de l'Imitation en ligne : format pdf (à télécharger) - format html (pages web)

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  • Audience générale de ce Mercredi 10 avril 2019

    Une cohorte de parapluies place Saint-Pierre. En dépit du mauvais temps, de nombreux fidèles ont pris part à l’audience générale ce mercredi matin. Parmi eux, des jeunes Français venant de Rouen ou du Havre en Normandie. Ils ont écouté la catéchèse du Pape qui portait sur la prière du Notre Père, lorsque nous demandons au Seigneur de pardonner nos offenses.

    Compte rendu de Marie Duhamel à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de la catéchèse du Pape traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, de même que nous avons besoin de pain, nous avons besoin de pardon. Tel est le sens de cette parole du Notre Père que nous approfondissons aujourd’hui : « Pardonne-nous nos offenses… ». Toute prière suppose la conscience de cette vérité première que nous sommes des fils et que nous devons tout à notre Père, attitude contraire au sentiment d’orgueil de celui qui croit être meilleur que les autres, en règle avec Dieu. Nous sommes tous pécheurs devant Dieu, et nous sommes redevables envers lui. D’abord parce que nous avons beaucoup reçu de lui en cette vie, même si elle est parfois difficile. Ensuite, parce que nous ne sommes pas capables d’aimer par nos seules forces. Si nous aimons, c’est parce que quelqu’un, à côté de nous, nous a éveillés à l’amour, nous faisant comprendre que cela est le plus important de l’existence. Nous aimons parce que nous avons été aimés, nous pardonnons, parce que nous avons été pardonnés. Comment ne pas reconnaître, dans la chaîne d’amour qui nous a précédés, la présence providentielle de l’amour de Dieu ? »

    Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes des diocèses de Rouen et du Havre accompagnés de leurs évêques respectifs, Monseigneur Dominique Lebrun et Monseigneur Jean-Luc Brunin, ainsi que les nombreux groupes de jeunes venus de France. Alors que nous allons bientôt célébrer la passion et la résurrection de Jésus, souvenons-nous que, sur la croix, Dieu nous a aimés plus que nous ne l’aimerons jamais, et demandons-lui d’avoir pitié de nous. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.