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Chemin d'Amour vers le Père - Au fil des jours - Page 2

  • Dietrich Buxtehude (v.1637-1707) : Benedicam Dominum, BuxWV 113

    Amsterdam Baroque Orchestra & Choir - Dir. Ton Koopman

    (partition)
     
    Benedicam Dominum in omni tempore;
    semper laus ejus in ore meo.
    In Domino laetabitur anima mea;
    Audiant mansueti et laetentur.
    Magnificate Dominum mecum;
    et exultemus nomen ejus in idipsum.
    Alleluja.
    (Ps 34 (33), 2-4)

    Je bénirai le Seigneur en tout temps,
    sa louange sans cesse à mes lèvres.
    Je me glorifierai dans le Seigneur :
    que les pauvres m'entendent et soient en fête !
    Magnifiez avec moi le Seigneur,
    exaltons tous ensemble son nom.
  • Méditation - Du détachement

    « Considérons ce que nous possédons. Nos biens terrestres ne sont pas forcément des possessions de type matériel, il y a aussi les biens intellectuels : des dispositions et des talents, des études et des diplômes, les liens qui nous rattachent à notre famille, les avantages que nous pouvons tirer de notre position sociale, les projets que nous avons forgés pour notre avenir, les opportunités que la vie semblait nous offrir, d’autres encore, non mesurables, qui pourtant impriment une marque particulière à notre présent et à notre avenir.

    Mais pour être entièrement reçu par le Seigneur, il faut renoncer complètement, dans un grand don de soi accompli une fois pour toutes. Mais ce sacrifice unique, on ne le laisse pas une fois pour toutes derrière soi. Il demeure. Il demeure sous la forme de petites déceptions, sous la forme aussi de choses dont nous devons nous séparer, alors que nous ne les avions pas du tout remarquées au moment du choix. Nous ne savions pas que nous étions si riches, et encore moins que nous devions devenir si pauvres. Car ce que le Seigneur veut est moins le non, le non unique que nous aurions à dire aux biens terrestres, qu’un état d’oblation, notre inclination intérieure et permanente vers lui. »

    Adrienne von Speyr (1902-1967), Saint Marc, Points de méditation pour une communauté, Magny-les-Hameaux, Socéval Editions - Artège, 2003.

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  • Dimanche 10 juin 2018

    3e Dimanche après la Pentecôte

    (10ème dimanche du Temps Ordinaire)

  • Johannes Ockeghem (v.1420-1497) : Salve Regina

    Josef-Stefan Kindler & Andreas Otto Grimminger
    (K&K Verlagsanstalt Germany)


    (partition)

  • Amende Honorable à Marie Immaculée

    « O Cœur Immaculé de Marie, chef-d’œuvre de Dieu, délices de la Très Sainte Trinité, vous bénir et vous glorifier devrait être notre bonheur. Vous nous avez tant aimés ! Après Dieu, c'est à vous que nous devons tout. Vous nous avez donné Jésus ; et pour nous, pour notre salut, vous avez souscrit à son immolation ; vous avez partagé ses souffrances ; votre douleur a été grande comme la mer !
    Pourtant, au lieu de vous aimer, hélas ! il y a des malheureux inspirés par l'enfer, qui osent lancer contre vous, contre vos privilèges les plus glorieux, d'exécrables blasphèmes !
    Et chaque jour, par leurs péchés, des millions de chrétiens renouvellent la Passion de Jésus et la vôtre ! Et moi-même, que de fois, par mes fautes, je me suis uni aux bourreaux du Calvaire !
    O Mère de miséricorde, Refuge des pécheurs, pardon !
    Pardon pour moi. Que désormais je sois pour vous, comme saint Jean, un fils plein de tendresse.
    Pardon pour vos blasphémateurs et pour tous les pécheurs de l'univers.
    Pour eux, Jésus a versé tout son sang. Pour eux, il vous a confié toutes les grâces, fruit de sa mort. O Mère si puissante et si bonne, ayez pitié de vos enfants, fils prodigues.
    Eclairez-les, touchez-les, convertissez-les, et qu'un jour ils aillent au Ciel célébrer à jamais vos bontés maternelles ! »

    Allons au Cœur de Marie - Manuel de la Garde d'Honneur du Cœur de Marie, deuxième édition, Besançon, Imprimerie catholique de l'Est - Monastère de N.D. de Charité, 1938 (1ère éd. en 1921).

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  • Amazonie : Nouveaux chemins pour l’Église et pour une écologie intégrale - Document Préparatoire de l’Assemblée synodale d’octobre 2019

    À 15 mois de l’Assemblée spéciale du Synode des Évêques sur le thème “Amazonie : Nouveaux chemins pour l’Église et pour l’écologie intégrale”, le document préparatoire a été présenté ce vendredi 8 juin.

    Les explications de Cyprien Viet sur Vatican.News.

    Texte intégral du document en français sur le site internet du Vatican.

  • FLÛTES D'ANGES ET CHŒURS D'ENFANTS : Concert à Carpentras le 15 juin 2018

    FLÛTES D'ANGES ET CHŒURS D'ENFANTS
    15 juin 2018 - 20:30 à 22:00
    Église ND de l'Observance
    Rue de l'Observance
    84200 CARPENTRAS

    INSTITUTION SAINT LOUIS ET ÉCOLE SAINTE ANNE
    CHŒURS D'ENFANTS ET MUSIQUE BAROQUE

    Programme détaillé et billetterie
    en cliquant ci-dessous

    affiche_concert_carpentras_2018.jpeg

  • A Paray-le-Monial, Fêtes du Sacré-Coeur du 8 au 10 juin 2018

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    Les fêtes de l'an dernier :

  • Ola Gjeilo : Ubi Caritas

    Schola Cantorum - Dir. Kåre Hanken (12 mai 2012)
     
    Ubi caritas et amor, Deus ibi est.
    Congregavit nos in unum Christi amor.
    Exsultemus, et in ipso jucundemur.
    Timeamus, et amemus Deum vivum.
    Et ex corde diligamus nos sincero.

    Là où sont la charité et l'amour, Dieu est présent.
    L'amour du Christ nous a rassemblés et nous sommes un.
    Exultons et réjouissons-nous en lui.
    Craignons et aimons le Dieu vivant
    et aimons-nous les uns les autres d'un cœur sincère.


    Ubi caritas et amor, Deus ibi est.
    Congregavit nos in unum Christi amor.
  • Méditation - Le Sacré-Coeur de Jésus

    « Le Sacré-Cœur a dit à Marguerite-Marie qu'il bénirait tous ceux qui lui soumettraient leurs entreprises humaines et surnaturelles. Comment nous en étonner ?
    Ce n'est pas la grâce qui manque dans le monde. Vous vous rappelez l’Église primitive, les premiers discours de saint Pierre : trois mille hommes convertis (Cf. Ac 2,41). [...]
    Or un écrivain du XVIIe siècle, le Père de Condren, nous dit que la grâce de Dieu est abondante parmi nous, comme aux premiers siècles. [...]
    Alors pourquoi nos œuvres si pauvres ? Pourquoi nos vies si peu changées ? Pourquoi notre piété dormante ?

    La grâce ne manque pas. C'est nous qui manquons à la grâce. [...]
    Il nous manque la charité. La charité qui dévore comme un feu. Car à ce feu, il faut que nous apportions à tout instant, si je puis dire, du bois. Et ce bois, ce sont nos œuvres. Or nous ne voulons pas œuvrer, travailler. Nous préférons n'être rien et ne rien faire. Aux âmes tièdes, il ne manque guère qu'une chose : de vouloir vivre. Et c'est à quoi nous pousse la charité du Christ.

    [...] Il nous manque aussi l'humilité. Nous sommes pleins d'orgueil. Car le Seigneur ne favorisera jamais une action qui nous tournerait la tête et nous conduirait à notre perte. Heureuse l'âme humble, car elle seule peut réussir. Elle seule peut apporter, sans se perdre soi-même, le témoignage, tout dépouillé, de la charité du Christ.
    [...]
    Prions pour que nous devenions plus fervents, car ce jour-là, conformément à la promesse faite à Marguerite-Marie, le Sacré-Cœur bénira toutes nos entreprises et viendra le Royaume de Dieu. »

    Mgr Daniel Pezeril (1911-1998), Sortez de votre sommeil, Cahiers de l’École Cathédrale, Parole et Silence, 2001.

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  • Audience générale de ce mercredi 6 juin 2018

    Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, tenue sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi sa série de catéchèses sur les sacrements, en s’arrêtant sur les dons que l’Esprit Saint offre à travers le sacrement de la confirmation, des dons qui ne doivent pas être conservés pour soi-même mais transmis aux autres.

    Compte rendu de Cyprien Viet sur Vatican.News.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, avec la Confirmation, nous reconnaissons que le don de l’Esprit Saint nous porte à devenir, à notre tour, un don pour les autres, à nous décentrer de notre "je" pour nous ouvrir au "nous" de la communauté chrétienne, ainsi qu’au bien de la société dans laquelle nous vivons. Car la Confirmation unit plus fortement les baptisés à cet organisme vivant qu’est l’Église, au Corps mystique de l’Église. Aussi, dans l’Église latine, ce sacrement est ordinairement conféré par l’Évêque pour souligner cette incorporation ecclésiale signifiée notamment par le geste de paix qui conclut le rite de la chrismation. Recevoir la paix de l’Évêque engage les confirmés à œuvrer pour tisser la communion à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église, avec enthousiasme. Car l’Esprit est créatif et non pas répétitif : ses dons suscitent la symphonie et non pas la monotonie ! Ainsi, si la Confirmation se reçoit une seule fois, nous n’en finirons jamais d’accomplir la mission de répandre partout le bon parfum d’une vie sainte, inspirée par la simplicité de l’Évangile. Personne, en effet, ne reçoit ce sacrement pour lui-même, mais bien plutôt pour contribuer à la croissance spirituelle des autres. Alors, n’opposons pas de résistance au Vent qui souffle pour nous pousser à avancer en liberté et n’étouffons pas le Feu de la charité qui nous porte à consumer notre vie pour Dieu et pour les frères. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France et de divers pays francophones. Je salue en particulier ceux du diocèse de Saint-Claude avec leur évêque Mgr Jordy ; ceux du diocèse canadien de Valleyfield avec leur évêque Mgr Simard ;  les membres de la Société des Deux Cœurs d’Amour avec Mgr Rivière, Évêque d’Autun, ainsi que le Chœur Notre Dame d’Arménie. Que l’Esprit Saint nous accorde le courage apostolique de communiquer l’Évangile, en paroles et en actes, à tous ceux que nous rencontrons sur notre route. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

    Message en italien : Mois du Sacré-Cœur de Jésus

    « Venerdì ricorre la Solennità del Sacratissimo Cuore di Gesù. Per tutto il mese di giugno, vi invito a pregare il Cuore di Gesù e a sostenere con la vicinanza e l’affetto i vostri sacerdoti, affinché siano immagine di quel Cuore pieno di amore misericordioso.

    Un pensiero speciale porgo ai giovani, agli anziani, agli ammalati e agli sposi novelli. Attingete dal Cuore di Gesù il cibo e la bevanda spirituale della vostra vita, perché, nutriti da Cristo, siate persone nuove, trasformate nel profondo da quell’amore divino. »

    « Vendredi ce sera la solennité du Cœur Sacré de Jésus. Tout au long du mois de juin, je vous invite à prier le Cœur de Jésus et à soutenir vos prêtres avec proximité et affection afin qu'ils soient des images de ce Cœur plein d'amour miséricordieux.

    Une pensée spéciale pour les jeunes, les personnes âgées, les malades et les jeunes mariés. Puisez du Cœur de Jésus la nourriture spirituelle et la boisson de votre vie, afin que, nourris par le Christ, vous soyez des personnes nouvelles, transformées en profondeur par cet amour divin. »

  • Hildegard von Bingen (1098-1179) : O aeterne Deus

    Schola of the Benedictines Abbey St. Hildegard, Eibingen
    Dir. Johannes Berchmanns Göschl & Sr. Christiane Rath

  • Méditation - Silence

    « Il faut toujours avoir soin d'employer fidèlement deux heures par jour à cultiver le silence, afin de le rendre susceptible de la présence de Dieu, et de recevoir ses saintes impressions, et sa divine opération, en sorte qu'il y ait une heure le matin et une autre heure après midi destinée à ce saint exercice ; et si en ce temps on est obligé de parler, qu'on observe de le faire avec modestie et grande récollection en la présence de Dieu.
    Ce silence s'étendra insensiblement de la langue sur tous les sens intérieurs, et pour lors il fera silence intérieur, nous rendant dégagés de toutes les passions, de tous les désirs, et de tous les desseins temporels ; et enfin nous arriverons au silence intime, qui mettra l'entendement, la volonté et la mémoire en un saint dénuement et dans un calme admirable, pour y entendre Dieu, et y recevoir ses saintes opérations quand et autant qu'il voudra, se tenant résigné à tout ce qu'il lui plaira nous donner : Tout ceci se fera avec la grâce de Dieu, à laquelle nous nous efforcerons avec la même grâce d'être forts fidèles. Paratum cor meum Deus, paratum cor meum ; paratum ad prospera, paratum ad adversa, paratum ad omnia (1) dit S. Bernard.
    [...]
    Il ne faut jamais omettre l'exercice de la présence de Dieu, qui est un regard mutuel de Dieu sur nous, et de nous vers Dieu : on doit donc travailler très soigneusement à la pratique de cette vertu, puisque c'est le fondement de toute la Vie spirituelle. »

    1. D'après le Ps. LVI : "Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt...".

    R.P. Nicolas Barré (1621-1686), Lettre LIX à un Ami, in "Lettres spirituelles du R. Père Nicolas Barré, Religieux de l'Ordre des Minimes", A Rouen, Chez Jean-Baptiste Besongne, 1697.

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  • Mercredi 6 juin 2018

    St Norbert de Xanten, religieux et évêque,
    fondateur des Prémontrés

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  • 18h, à Ostie : Sainte Messe célébrée par le Pape François suivie de la procession eucharistique et de la bénédiction

    Le Pape a présidé la Messe en l’église Sainte-Monique, avant de participer à la procession eucharistique jusqu’à l’église Notre-Dame-de-Bonaria (dont le culte est à l’origine du nom de la capitale argentine, Buenos Aires), d’où il a donné sa bénédiction.
    Environ 850 enfants qui viennent de faire leur Première Communion ont participé à la fête du Saint-Sacrement : il leur a été demandé de porter une aube blanche. Il y avait aussi 150 adolescents des “oratori” (patronages), identifiables par leur tee-shirt jaune, et 350 jeunes confirmands avec un tee-shirt rouge.
     
     
     
    Compte rendu sur Vatican.News.
     
    Texte intégral de l'homélie du Pape traduite en français sur Zenit.org.

  • Angelus de ce dimanche 3 juin 2018

    En cette solennité du Corpus Domini, célébrée aujourd'hui dans de nombreux pays, dont l’Italie, le Pape François est revenu sur le mystère Eucharistique lors de l’Angélus du dimanche 3 juin.

    « Chaque fois que nous célébrons l'Eucharistie, à travers ce sacrement si sobre et solennel, nous faisons l'expérience de la Nouvelle Alliance, qui réalise pleinement la communion entre Dieu et nous », a d’emblée assuré le Souverain Pontife.

    Par la logique de l’Eucharistie, « nous sommes assimilés au Christ, nous recevons son amour en nous, non pas pour le garder jalousement, mais pour le partager avec les autres », a-t-il poursuivi.

    Par conséquent, la fête du Corpus Domini est « un mystère d'attraction pour le Christ ». Son sacrifice nous enseigne à devenir plus accueillants et disponibles pour ceux qui sont en quête de compréhension, d'aide, d'encouragement, et ceux qui sont marginalisés et seuls, a souligné le Pape.

    La présence de Jésus vivant dans l'Eucharistie devient alors, selon lui, « une porte ouverte entre le temple et la rue », « entre la foi et l'Histoire », « entre la cité de Dieu et la cité de l'homme ».

    Enfin, le Saint-Père a rappelé combien cette solennité de la Fête-Dieu, selon son acception française, exprimait « une piété eucharistique populaire » par les nombreuses processions du Saint-Sacrement, dans de nombreux pays. Le Pape lui-même participera à la procession du Saint-Sacrement à Ostie, près de Rome, à partir de 18h00 ce dimanche 3 juin, « comme le fit le Bienheureux Paul VI il y a 50 ans ».

    Source : Vatican.News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Après l'Angélus, le Pape a salué la béatification de Mère Maria Crocefissa dell’Amore Divino (Maria Gargani, 1892-1973) fondatrice des Apôtres du Sacré Cœur, qui a eu lieu hier à Naples (Italie).

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    « Hier, à Naples, a été proclamée Bienheureuse Sœur Maria Crocefissa dell’Amore Divino, au siècle Maria Gargani, fondatrice des Sœurs Apôtres du Sacré Cœur. Fille spirituelle de Padre Pio, elle a été une vraie apôtre dans le domaine scolaire et paroissial. Que son exemple et son intercession soutiennent ses filles spirituelles et tous les éducateurs. Un applaudissement pour la nouvelle bienheureuse, tous : saluons-la ! »

  • Séquence "Lauda Sion, Salvatorem"

    composée par St Thomas d'Aquin pour la Messe de la Fête-Dieu

    1. Lauda, Sion, Salvatorem * lauda ducem et pastorem, * in hymnis et canticis,
    Loue, Sion, ton Sauveur, loue ton chef et ton pasteur par des hymnes et des cantiques.

    2. Quantum potes, tantum aude, * quia major omni laude * nec laudare sufficis.
    Autant que tu le peux, tu dois oser, car Il dépasse tes louanges et tu ne pourras jamais trop Le louer.

    3. Laudis thema specialis, * Panis vivus et vitalis * hodie proponitur.
    Le sujet particulier de notre louange, le Pain vivant et vivifiant, c’est cela qui nous est proposé aujourd’hui.

    4. Quem in sacræ mensa cenæ * turbæ fratrum duodenæ * datum non ambigitur.
    Au repas sacré de la Cène, au groupe des douze frères, Il a été clairement donné.

    5. Sit laus plena, sit sonora ; * Sit jucunda, sit decora * mentis jubilatio.
    Que notre louange soit pleine, qu’elle soit sonore ; qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle la jubilation de nos cœurs.

    6. Dies enim solemnis agitur * in qua mensæ prima recolitur * hujus institutio.
    C’est en effet la journée solennelle où nous fêtons de ce banquet divin la première institution.

    7. In hac mensa novi Regis, * novum Pascha novæ legis, * phase vetus terminat.
    A cette table du nouveau Roi, la nouvelle Pâque de la nouvelle loi met fin à la Pâque ancienne.

    8. Vetustatem novitas, * umbram fugat veritas, * noctem lux eliminat.
    L’ordre ancien cède la place au nouveau, la vérité chasse l’ombre, la lumière dissipe la nuit.

    9. Quod in cena Christus gessit, * faciendum hoc expressit, * in sui memoriam.
    Ce que le Christ a fait à la Cène, Il a ordonné de le refaire en mémoire de Lui.

    10. Docti sacris institutis, * panem, vinum in salutis * consecramus hostiam.
    Instruits par ces commandements sacrés, nous consacrons le pain et le vin en victime de salut.

    11. Dogma datur christianis, * quod in carnem transit panis * et vinum in sanguinem.
    C’est un dogme pour les chrétiens que le pain se change en son Corps et le vin en son Sang.

    12. Quod non capis, quod non vides * animosa firmat fides, * præter rerum ordinem.
    Ce que tu ne comprends pas, ce que tu ne vois pas, la foi vive l’affirme, hors de l’ordre naturel des choses.

    13. Sub diversis speciebus, * signis tantum et non rebus, * latent res eximiæ.
    Sous des espèces différentes, signes seulement et non réalités, se cachent des choses sublimes.

    14. Caro cibus, sanguis potus, * manet tamen Christus totus, * sub utraque specie.
    Sa chair est nourriture, son Sang est breuvage, pourtant le Christ tout entier demeure sous l’une ou l’autre espèce.

    15. A sumente non concisus, * non confractus, non divisus, * integer accipitur.
    Par celui qui le reçoit, il n’est ni coupé ni brisé, ni divisé : Il est reçu tout entier.

    16. Sumit unus, sumunt mille, * quantum isti, tantum ille * nec sumptus consumitur.
    Qu’un seul le reçoive ou mille, celui-là reçoit autant que ceux-ci et l’on s’en nourrit sans le détruire.

    17. Sumunt boni, sumunt mali, * sorte tamen inæquali : * vitæ vel interitus.
    Les bons le reçoivent, les méchants aussi, mais pour un sort bien inégal : pour la vie ou pour la mort.

    18. Mors est malis, vita bonis, * vide paris sumptionis * quam sit dispar exitus.
    Mort pour les méchants, vie pour les bons, vois comme d’une même communion l’effet peut être différent.

    19. Fracto demum sacramento, * ne vacilles, sed memento * tantum esse sub fragmento * quantum toto tegitur.
    Quand le Sacrement est rompu ne te laisses pas ébranler, mais souviens-toi qu’il y a autant sous chaque fragment que dans le tout.

    20. Nulla rei fit scissura * signi tantum fit fractura ; * qua nec status, nec statura * signati minuitur.
    La réalité n’est pas divisée, le signe seulement est fractionné ; mais ni l’état ni la taille de ce qui est signifié n’est diminué.

    21. Ecce panis angelorum * factus cibus viatorum, * vere Panis filiorum * non mittendis canibus.
    Voici le pain des anges devenu l’aliment de ceux qui sont en chemin, vrai Pain des enfants à ne pas jeter aux chiens.

    22. In figuris præsignatur, * cum Isaac immolatur, * Agnus paschæ deputatur * datur manna patribus.
    D’avance il est annoncé en figures, lorsqu’Isaac est immolé, l’Agneau pascal, sacrifié la manne, donnée à nos pères.

    23. Bone pastor, Panis vere, * Jesu, nostri miserere, * Tu nos pasce, nos tuere, * Tu nos bona fac videre * in terra viventium.
    Ô bon Pasteur, notre vrai Pain, Jésus, aie pitié de nous. nourris-nous, protège-nous, fais-nous voir le bonheur dans la terre des vivants.

    24. Tu qui cuncta scis et vales, * qui nos pascis hic mortales * tuos ibi commensales, * Coheredes et sociales * Fac sanctorum civium. Amen. Alleluia.
    Toi qui sais tout et qui peux tout, Toi qui sur terre nous nourris, fais que, là-haut, invités à ta table, nous soyons les cohéritiers et les compagnons des saints de la cité céleste. Amen. Alléluia.

    Trad. Notre-Dame des Neiges.

  • Poésie - Processions

    « Je rêve d'un petit village, endimanché
    Pour les processions du Christ et de la Vierge :
    Les chemins sont de lis et de glaïeuls jonchés,
    Chaque fenêtre, chaque niche a ses deux cierges,
    Et les cloches battent d'amour dans le clocher.

    Les seuils de pierre bleue et les trottoirs de brique
    Reluisent ; les volets sont repeints en vert clair,
    Et l'on a ratissé les jardinets rustiques ;
    L'amer parfum des buis taillés rafraîchit l'air
    Où bientôt vont planer l'encens et les cantiques.

    Et voici que, vers la blancheur du reposoir,
    Le dais marche, escorté des enfants de l'école,
    Et des vierges en blanc, et des chantres en noir :
    - Le soleil avivant le bleu des banderoles,
    Le brocart de la chape et l'or de l'Ostensoir.

    Puis le Saint-Sacrement, bénissant les chaumières
    Et les courtils fleuris de jaunes tournesols,
    Trace dans le silence une croix de lumière
    Sur le hameau, dont la foi simple orne le sol
    D'un doux effeuillement de fleurs et de prières...

    Mon âme est ce village un jour de Fête-Dieu :
    Sur mes pensers le Ciel déverse à flots sa joie !
    Voici leur blanc cortège enrubanné de bleu ;
    Leurs noms, brodés en or sur bannières de soie
    Parlent de clairs bonheurs et d'espoirs radieux.

    Mon âme connaîtra l'hiver et la tempête
    Et les glas sanglotant sur des espoirs brisés.
    Ah ! puisse, après les cris ou les larmes muettes,
    Reparaître bientôt, dans le ciel apaisé,
    L'azur ensoleillé de la pieuse Fête ! »

    Camille Melloy, Le soleil sur le village, La Jeunesse nouvelle, Bruxelles,
    in "Louange de l'Hostie - Anthologie de poèmes modernes en l'honneur du Très Saint Sacrement",
    Préface de Charles Grolleau, Coll. "Ars et Fides", Librairie Bloud et Gay, Paris, 1929.

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