Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

assomption

  • Angelus du 15 août 2018

    En ce 15 août, le Pape François a prononcé sa traditionnelle bénédiction de l’Angélus depuis la fenêtre du Palais apostolique, comme un dimanche, revenant sur le sens de cette fête de l’Assomption.

    Compte rendu d'Olivier Bonnel sur Vatican News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Introit de la Messe de l'Assomption : Signum Magnum

    CantArte Regensburg & Hubert Velten
     
    Ant. ad Introitum. Ap. 12, 1.
    Signum magnum appáruit in cælo : múlier amicta sole, et luna sub pédibus eius, et in cápite eius coróna stellárum duódecim.
    Il parut dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

    Ps. 97, 1.
    Cantáte Dómino cánticum novum : quóniam mirabília fecit.
    Chantez au Seigneur un cantique nouveau : car il a fait des merveilles.

    V/. Glória Patri.
  • Méditation - Assomption au « ciel »

    « Je voudrais m’arrêter sur un aspect de l’affirmation dogmatique, là où l’on parle d’assomption à la gloire céleste. Aujourd’hui, nous sommes tous bien conscients qu’à travers le terme « ciel », nous ne nous référons pas à un lieu quelconque de l’univers, à une étoile ou à quelque chose de semblable : non. Nous nous référons à quelque chose de beaucoup plus grand et difficile à définir avec nos concepts humains limités. Par ce terme « ciel », nous voulons affirmer que Dieu, le Dieu qui s’est fait proche de nous, ne nous abandonne pas même dans la mort et au-delà de celle-ci, mais qu’il a une place pour nous et qu’il nous donne l’éternité ; nous voulons affirmer qu’en Dieu, il y a une place pour nous. Pour comprendre un peu mieux cette réalité, considérons notre vie elle-même : nous faisons tous l’expérience qu’une personne, lorsqu’elle est morte, continue à subsister d’une certaine manière dans la mémoire et dans le cœur de ceux qui l’ont connue et aimée. Nous pourrions dire qu’en eux continue à vivre une partie de cette personne, mais elle est comme une « ombre » car cette survie dans le cœur des personnes qui lui sont proches est elle aussi destinée à finir. Dieu, en revanche, ne passe jamais et nous existons tous en vertu de son amour. Nous existons parce qu’il nous aime, parce qu’il a pensé à nous et nous a appelés à la vie. Nous existons dans les pensées et dans l’amour de Dieu. Nous existons dans toute notre réalité, pas seulement dans notre « ombre ». Notre sérénité, notre espérance, notre paix se fondent précisément sur cela : en Dieu, dans sa pensée et dans son amour, ne survit pas seulement une « ombre » de nous-mêmes, mais en Lui, dans son amour créateur, nous sommes gardés et introduits avec toute notre vie, avec tout notre être dans l’éternité.

    C’est son Amour qui vainc la mort et nous donne l’éternité, et c’est cet amour que nous appelons « ciel » : Dieu est si grand qu’il a une place également pour nous. Et l’homme Jésus, qui est en même temps Dieu, est pour nous la garantie que l’être-homme et l’être-Dieu peuvent exister et vivre éternellement l’un dans l’autre. Cela veut dire que de chacun de nous ne continuera pas à exister seulement une partie qui nous est, pour ainsi dire, arrachée, alors que d’autres parties se perdent ; cela veut plutôt dire que Dieu connaît et aime tout l’homme, ce que nous sommes. Et Dieu accueille dans son éternité ce qui, à présent, dans notre vie, faite de souffrance et d’amour, d’espérance, de joie et de tristesse, croît et devient. Tout l’homme, toute sa vie est prise par Dieu et, purifiée en Lui, elle reçoit l’éternité. Chers amis ! Je pense qu’il s’agit d’une vérité qui doit nous remplir d’une joie profonde. Le christianisme n’annonce pas seulement un quelconque salut de l’âme dans un au-delà imprécis, dans lequel tout ce qui, en ce monde, a été précieux et cher pour nous serait effacé, mais il promet la vie éternelle, « la vie du monde à venir » : rien de ce qui est précieux et cher pour nous ne sera perdu, mais trouvera sa plénitude en Dieu. Tous les cheveux de notre tête sont comptés, dit un jour Jésus (cf. Mt 10, 30). Le monde définitif sera également l’accomplissement de cette terre, comme l’affirme saint Paul : la création sera elle-même « libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8, 21). On comprend alors que le christianisme donne une profonde espérance en un avenir lumineux et ouvre la voie à la réalisation de cet avenir. Nous sommes appelés, précisément en tant que chrétiens, à édifier ce monde nouveau, à travailler afin qu’il devienne un jour « le monde de Dieu », un monde qui dépassera tout ce que nous pourrons construire nous mêmes. En Marie élevée au ciel, participant pleinement à la Résurrection du Fils, nous contemplons la réalisation de la créature humaine selon le « monde de Dieu ».

    Prions le Seigneur afin qu’il nous fasse comprendre combien toute notre vie est précieuse à ses yeux ; qu’il renforce notre foi dans la vie éternelle ; qu’il fasse de nous des hommes d’espérance, qui œuvrent pour construire un monde ouvert à Dieu, des hommes pleins de joie, qui savent apercevoir la beauté du monde à venir au milieu des difficultés de la vie quotidienne et qui vivent, croient et espèrent dans cette certitude.

    Amen ! »

    Benoît XVI, extrait de l'homélie de la Messe de l'Assomption du 15 août 2010.

    Benoît XVI,Assomption,Sainte,Vierge,Marie

    Ludwig von Löfftz (1845-1910), Assomption de Marie (1888)
    (Crédit photo)

  • Mercredi 15 août 2018

    Assomption de la Sainte Vierge
    patronne de la France

    Assomption_Guido-Reni_2a.jpg

    Guido Reni (1575-1642), L'Assomption (1617)
    (Crédit photo)

  • Angelus du 15 août 2017

    En ce jour de fête de l’Assomption ce mardi 15 août 2017, le Pape François a insisté sur la joie de Jésus apportée par la Vierge Marie au monde. Le Saint-Père a ainsi commenté l’Évangile du jour, celui de la Visitation selon saint Luc, quand Marie enceinte du Christ se rend auprès de sa cousine Elisabeth, qui attend Jean-Baptiste.

    « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. » Voici le cri d’exclamation d’Elisabeth dès l’arrivée de Marie dans sa maison. Ce sont ces mots qui commenceront la populaire prière de l’Ave Maria, Je vous salue Marie, rappelle le Pape. Ce cri d’émerveillement, c’est un cri de grande joie car « Marie vient de faire un don à Elisabeth, et même au monde entier », explique le Saint-Père. C’est le don de « Jésus qui vit déjà en elle, pour prendre chair humaine, pour accomplir sa mission de salut ». Tout d’un coup dans la demeure d’Elisabeth et Zacharie, il y a « la présence invisible mais réelle de Jésus qui remplit tout de sens : la vie, la famille, le salut du peuple, tout ! »

    Cette joie, poursuit le Pape, s’exprime par la voix de Marie, « dans la belle prière que Saint Luc nous transmet, qui s’appelle Magnificat, un chant de louange à Dieu qui s’opère à travers les personnes humbles comme Marie elle-même, comme son époux Joseph et le lieu où ils vivent Nazareth ». Car «l’humilité est comme un vide qui laisse place à Dieu ». « L’humble est puissant car il est humble et non car il est fort, c’est ça la grandeur de l’humilité » poursuit le Pape François qui a proposé aux fidèles place Saint-Pierre de se poser la question, en répondant dans son cœur, « comment va mon humilité ? » (1). « Le Magnificat chante le Dieu miséricordieux et fidèle qui accomplit son dessein de salut avec les petits et les pauvres, avec ceux qui se fient à sa Parole comme Marie ».

    Ainsi, dans la maison d’Elisabeth, la présence de Jésus crée non seulement un « climat de joie et de communion fraternelle, mais aussi de foi qui apporte espérance, prière et louange ». C’est ce qui doit se passer aujourd’hui dans nos maisons, appelle le Saint-Père, en célébrant « celle qui nous apporte ce don immense, cette grâce au-dessus de toute autre grâce, la grâce de Jésus-Christ ! ». Car « en portant Jésus, la Vierge nous apporte aussi une joie nouvelle, pleine de sens, une nouvelle capacité de traverser avec foi les moments douloureux et difficiles, la capacité de miséricorde, de nous pardonner, de nous comprendre, de nous soutenir les uns les autres ». « Marie est un modèle de vertu et de foi ».

    Le Pape a enfin invité les fidèles à la remercier de « toujours nous précéder dans le pèlerinage de la vie et de la foi », et à lui demander « son soutien pour avoir une foi forte, joyeuse et miséricordieuse qui nous aide à être saints pour la rencontrer un jour, au Paradis ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    (1) : « Une personne vraiment humble ne voit en soi que ses défauts et n'aperçoit point ceux d'autrui ». Saint Claude La Colombière (1641-1682). [ndlr]

  • Prière à la très Sainte Vierge, pour obtenir par son intercession la vertu d'humilité

    « Celui qui s'élève sera humilié, et celui qui s'abaisse sera exalté, dit le Sauveur. Marie, quoique la plus élevée en dignité de toutes les créatures, s'étant la plus profondément humiliée, mérite par conséquent d'être la plus exaltée. Ainsi regardez sa glorieuse Assomption comme une récompense et un triomphe de son humilité. Si vous voulez vous sauver et avoir part à sa gloire, appliquez-vous à l'imiter dans son humilité.

    Parcourez la vie de cette mère de Dieu, et vous n'y verrez que des actes de l'humilité la plus parfaite. Elle se renferme dans le temple dès l'âge de trois ans, pour se cacher aux yeux des créatures et pour n'avoir que Dieu seul pour témoin de la vie plus qu'angélique qu'elle y menait, des sentiments, des actes continuels du plus pur et du plus ardent amour que son cœur y produisait.

    C'est par cette humilité si profonde que cette servante de Dieu mérite de devenir sa mère ; parce qu'elle est vide d'elle-même, elle va devenir pleine de grâce et pleine de Dieu, pour devenir un jour pleine de gloire. »

    « Heureuse humilité ! s'écrie saint Augustin, c'est vous qui avez fait descendre un Dieu du ciel par Marie, la plus humble de toutes les créatures ; vous avez donné un Sauveur à tous les hommes et engendré la vie aux mortels. Vous avez purifié le monde, renouvelé les cieux, éclairé les aveugles, délivré les captifs, brisé leurs chaînes, fermé les portes de l'enfer, et ouvert celles du paradis.

    Votre humilité, couronnés aujourd'hui d'une gloire si éclatante, ô Vierge sainte ! m'apprend que si cette céleste patrie, à laquelle j'aspire, est infiniment élevée au-dessus de moi, la voie qui y conduit est bien humble et bien basse, et que, pour parvenir à une gloire si haute et si sublime, je ne dois pas refuser de prendre le chemin de l'humilité que votre adorable Fils et vous m'avez tracé d'une manière à ne s'y pas méprendre.

    Aidez-moi, Vierge sainte, à marcher sur vos traces, à penser, à dire et à sentir si je fais quelque chose de bien, que le Tout-puissant a tout opéré en moi. C'est ainsi que j'obtiendrai la grâce et la miséricorde dans cette vie et la gloire dans l'autre. Ainsi soit-il. »

    Jean-François-Hilaire Oudoul, Esprit du R.P. Avrillon pour passer saintement l'Avent, le Carême, la Pentecôte, la Fête-Dieu et l'Assomption (Le 22 août. Huitième jour de l'Assomption de Marie), Troisième édition, Paris, Aug. Vaton, 1845.

    assomption,dormition,vierge marie,prière,avrillon,humilité

    Ludwig von Löfftz (1845-1910), L'Assomption de Marie (1888)
    (Crédit photo)

  • Alleluia (15 août) : Assumpta est

    Cantarte Regensburg
     
    Allelúia, allelúia. V/. Assumpta est María in cælum : gaudet exércitus Angelórum. Allelúia.
    Allelúia, allelúia. V/. Marie a été élevée dans les Cieux : l’armée des Anges se réjouit. Alléluia.
  • Mardi 15 août 2017

    Assomption de la Très Sainte Vierge Marie
    (Dormition)

    Assomption_Guido-Reni_2a.jpg

    Guido Reni (1575-1642), L'Assomption (1617)
    (Crédit photo)

  • Angelus de ce 15 août 2016

    (La retransmission de la Place Saint-Pierre commence à 14:10 de la vidéo)

    Les catholiques du monde entier fêtent en ce 15 août l’Assomption de la Vierge Marie au Ciel. Au cours de l’Angélus Place Saint-Pierre, et sous un soleil resplendissant, le Pape François est revenu sur le sens de l’Assomption, un mystère qui nous concerne tous, ainsi que notre avenir. Il est également revenu sur la situation de nombreuses femmes  « victimes de la tyrannie des puissants ».

    En ce jour glorieux, nous voyons Marie, l’humble jeune fille de Nazareth « parvenir à la montagne de Dieu, 'revêtue de soleil, avec la lune sous les pieds, et sur la tête, une couronne de 12 étoiles’, franchir le seuil de la patrie céleste », a-t-il rappelé.

    « Marie fut la première à croire dans le Fils de Dieu, et elle fut la première à être emportée au Ciel, en son âme et en son corps. Elle fut la première à avoir accueilli Jésus dans ses bras quand il était encore enfant, et elle est la première à être accueillie dans ses bras, pour être introduite dans le Royaume de Dieu. Marie, humble et simple jeune fille d’un village perdu, à la périphérie de l’Empire, est admise auprès de Dieu, pour rester au côté du trône de son Fils, pour l’éternité, justement parce qu’elle a accueilli et vécu l’Evangile. C’est ainsi que le Seigneur renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles ». (Lc 1, 52).

    L’Assomption de Marie, a poursuivi le Pape, est un « grand mystère qui concerne chacun de nous, ainsi que notre avenir ». Marie, en effet, « nous précède sur le chemin où marchent ceux qui, à travers le Baptême, ont lié leur vie à Jésus. La fête d’aujourd’hui annonce des 'cieux nouveaux et une terre nouvelle', avec la victoire de Jésus ressuscité d’entre les morts et la défaite définitive sur le malin. C’est pourquoi, l’exultation de l’humble enfant de Galilée, exprimée dans le cantique du Magnificat, devient le chant de l’humanité entière, qui se complaît à voir le Seigneur se pencher sur tous les hommes et toutes les femmes, humbles créatures, pour les élever, les prendre avec Lui, au Ciel ».

    Ce chant du Magnificat nous porte à penser à tant de situations actuelles, a-t-il poursuivi : « aux femmes écrasées par le poids de la vie et du drame de la violence, aux femmes esclaves de la tyrannie des puissants, aux jeunes filles contraintes d'exécuter des travaux inhumains, aux femmes obligées de soumettre leur corps et leur esprit à la cupidité des hommes. Qu’une vie de paix, de justice, d’amour puisse enfin commencer pour elles, dans l’attente du jour où elles seront saisies par des mains, qui ne les humilient pas, mais qui, avec tendresse, les soulèvent et les conduisent au Ciel ». « Marie a également beaucoup souffert », lors de sa vie terrestre, a observé le Pape, qui a encore une fois prié pour que le Seigneur libère toutes ces femmes de leurs esclavages.

    Source : Radio Vatican (MA).

    À la fin de l'Angélus, le Souverain Pontife a confié à l'intercession de la Reine de la Paix « toutes les angoisses et les douleurs des populations, qui en de nombreux endroits du monde, sont victimes innocentes de conflits persistants ».

    Il a évoqué en particulier la région du Nord-Kivu, frappée par de nouveaux massacres. Dans la nuit de samedi à dimanche, au moins 42 civils ont été tués par des hommes armés à Béni. Un deuil national a été proclamé dans le pays. Cette énième tuerie est attribuée à des rebelles ougandais.

    Ces massacres se perpétuent « dans un silence honteux, a déploré le Pape, sans même attirer notre attention. Ces populations font partie de celles qui n’ont pas les moyens d’attirer l’opinion publique mondiale », a-t-il encore regretté, avant de prier pour que « Marie obtienne pour tous des sentiments de compassion, de compréhension et de concorde ».

    Le Pape a enfin exprimé ses souhaits à tous ceux qui n'ont pu partir en vacances, surtout à « tous les malades, les personnes seules, et ceux qui assurent en ce jour de fête les services indispensables à la communauté ».

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Méditation - Réjouissons-nous !

    « Réjouissons-nous à la pensée de l'exaltation de notre Mère divine ; jubilons de tout notre cœur, au souvenir de sa magnificence ; tressaillons d'allégresse à la vue de sa gloire toute puissante ! Il est vrai qu'elle est séparée de nous, corporellement ; mais n'en soyons pas attristés, car elle est toujours auprès de nous par son amour ; étant au paradis, beaucoup plus rapprochée de Dieu, elle est bien plus en état d'intercéder en notre faveur et de nous venir en aide ; elle n'a qu'à vouloir et Jésus l'écoute ; elle n'a qu'à demander, et Jésus l'exauce ; parce que, dit l’Écriture, Dieu fait la volonté de ceux qui l'aiment ; or l'Immaculée Vierge, dans ce monde, affectionna le Seigneur plus que tous les hommes, tous les saints et tous les anges ; Marie, dès l'instant de sa naissance, aima Dieu plus que tous les chérubins et tous les séraphins ; jamais elle ne commit la faute la plus légère. Quel est, demande l'illustre évêque d'Hippone, le saint qui puisse se rendre un pareil témoignage ? Il est sûr, affirme le concile de Trente, que la Vierge évita non seulement les moindres imperfections, mais qu'elle fit encore fructifier continuellement en son âme la grâce sanctifiante ; elle ne fit aucune action, n'eut aucun désir, ne dit pas un mot, ne conçut point une pensée, sans avoir constamment pour objet la plus grande gloire de Dieu ; bref, elle l'aima sur la terre de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit, de toutes ses forces, et combien plus le chérit-elle, maintenant qu'elle est dans le céleste royaume ?

    Si donc le Seigneur exécute la volonté de ceux qui l'aiment, il fera la volonté de Marie, pourvu qu'elle intercède pour ses enfants ; et la bonne Vierge a-t-elle soin de prier pour eux ? Mes chers Frères, n'en doutons pas. Serait-il possible que, dans le séjour du bonheur, elle oubliât les habitants de la terre d'exil, ces habitants qui lui chantent, de bouche et de cœur : Salut, notre Reine, salve, Regina ; salut, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut, Mater misericordie, vita, dulcedo, et spes nostra, salve.

    Serait-il possible qu'elle fût sourde à la voix de ceux qui lui redisent : Nous crions vers vous, pauvres exilés, malheureux enfants d'Eve, ad te clamamus, exules filii Evae ?

    Serait-il possible qu'elle refusât de sécher les larmes de ceux qui soupirent vers elle, gémissent, pleurent dans la vallée de larmes, ad te suspiramus, gementes et flentes, in hac lacrymarum valle ? Non, mille fois non. Mais, si compatissante, alors qu'elle vivait dans ce siècle de souffrances, ne l'est-elle pas immensément davantage, maintenant qu'elle règne en triomphatrice dans la région de la félicité ?

    Désirons-nous, pieux fidèles, avoir Marie pour avocate, au moment redoutable de notre comparution devant le tribunal du Souverain Juge ? Aimons cette Reine puissante de toute la force de notre affection. Que n'ai-je des paroles de feu, pour imprimer dans vos cœurs, l'amour envers la très sainte Vierge, mais un amour suave, un amour immense, un amour durable ! Notre divine Souveraine ne ressemble pas aux monarques terrestres, non ; elle enrichit ses serviteurs de grâces, de mérites, de récompenses.

    Puisqu'il en est de la sorte, chrétiens, prosternons-nous à ses pieds, et redisons à l'envi : Nous nous réjouissons, Vierge Immaculée, de ce que le Seigneur vous a couronnée Reine des cieux ; du haut de votre trône, daignez vous souvenir de ce monde ; daignez vous montrer notre Mère, monstra te esse Matrem. Étant si près de la source de toutes les grâces, faites-les couler sur nous pendant la vie ; faites-nous ressentir, particulièrement au lit de la mort, les effets de votre puissante miséricorde. Sans doute, nous sommes indignes de voir venir les anges à notre rencontre, au sortir de ce monde ; une faveur pareille, nous n'oserions la demander ; mais ce que nous ne craignons pas de solliciter de votre clémence, ce que nous nous permettons d'attendre de votre bonté maternelle, c'est qu'à l'heure dernière au moins, vous abaissiez sur nous vos regards miséricordieux ; c'est qu'à l'instant suprême, vous nous tendiez une main secourable, pour nous élever dans le ciel et nous montrer Jésus, le fruit béni de vos entrailles : voilà ce qu'après cette vie d'exil nous espérons de vous, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie ! o clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! Amen. »

    Instructions d'un curé de campagne pour tous les dimanches de l'année, Tome troisième, Fêtes de la Sainte Vierge (Assomption, Première instruction), Paris, Louis Vivès, 1878.

    assomption_5a.jpg

  • Voyage apostolique du Pape : Rencontre avec les familles en la Cathédrale de Notre-Dame de l'Assomption

    Galerie photographique

    Vers 10h30 heure locale, le Pape François s'est rendu à la Cathédrale de Notre-Dame de l'Assomption pour une rencontre avec les familles, dernière étape de son séjour à Santiago de Cuba. Après avoir écouté le témoignage d'un couple, le Pape a tenu à remercier le peuple de Cuba pour son accueil fraternel. « Nous sommes en famille. Et lorsqu’on est en famille, on se sent chez soi. Merci, familles cubaines, merci, Cubains, de faire que je me sens tous les jours en famille, de faire que je me sens chez moi. Cette rencontre avec vous est comme la "cerise sur le gâteau" ! », a-t-il lancé.

    Le Pape François ensuite a évoqué les noces de Cana, rappelant qu’il n’est pas anodin que Jésus ait commencé sa vie publique à la faveur d’un mariage. « Manger avec diverses personnes, visiter diverses maisons a été une occasion, privilégiée par Jésus, pour faire connaître le projet de Dieu. » Le Saint-Père a aussi rappelé l’importance de la vie ordinaire, du quotidien, de la fin de journée, quand les couples se retrouvent, pendant que les enfants font leur devoir pour l’école, et parfois se disputent… « Jésus choisit ces moments pour nous montrer l’amour de Dieu, Jésus choisit ces espaces pour entrer dans nos maisons et nous aider à découvrir l’Esprit vivant et agissant dans notre vie quotidienne. C’est à la maison que nous apprenons la fraternité, la solidarité, à ne pas être des dominateurs. C’est à la maison que nous apprenons à recevoir la vie et à en être reconnaissants comme une bénédiction, et c’est là que nous apprenons que chacun a besoin des autres pour aller de l’avant. »

    Le Saint-Père a toutefois regretté la désagrégation des familles, un phénomène qui touche particulièrement l'Europe mais face auquel l'Amérique latine n'est pas immunisée : « Dans beaucoup de cultures, aujourd’hui, ces espaces disparaissent progressivement, ces moments en famille sont en train de disparaître ; peu à peu tout conduit à la séparation, à l’isolement. Les moments passés en commun, pour être ensemble, pour être en famille, deviennent rares. » Cet isolement croissant n'est pas sans conséquence sur l'équilibre des sociétés, car « la famille protège de deux phénomènes actuels : la fragmentation et la massification, qui fait des personnes des individus isolés, faciles à manipuler et à gouverner. »

    « Des sociétés divisées, cassées, séparées ou très affectées par le phénomène de masse sont une conséquence de la rupture des liens familiaux. On oublie ces relations qui sont pourtant le fondement du nom que nous avons », a-t-il regretté. « Les familles ne sont pas un problème, elles sont d’abord une opportunité. Une opportunité que nous devons préserver, protéger, accompagner. »

    Sortant de son texte, le Pape François a alors dit sa joie de bénir régulièrement des femmes enceintes lors des audiences générales du mercredi à Rome, car « ces femmes sont enceintes de l’espérance. Un enfant, c’est de l’espérance », a estimé le Saint-Père.

    Il a conclu en évoquant la suite de son agenda américain et romain. « Dans quelques jours, je participerai avec les familles du monde entier à la Rencontre Mondiale des Familles et, dans moins d’un mois, au Synode des Evêques, qui a comme thème la Famille. Je vous invite à prier spécialement à ces deux intentions, pour que nous sachions tous nous aider à prendre soin de la famille, pour que nous sachions continuer à découvrir l’Emmanuel, le Dieu qui vit au milieu de son Peuple en faisant des familles son foyer. »

    Il s’est ensuite rendu sur la parvis de la Cathédrale pour donner sa bénédiction à la foule, improvisant quelques mots : « Je veux dire une parole d’espérance : il faut garder la mémoire de ceux qui nous ont donné la vie, des grands-parents. Ils sont notre mémoire vive. Et il faut prendre soin de la jeunesse et les enfants. Un pays qui prend soin de ses grands-parents et de ses jeunes tient le triomphe assuré ! » a-t-il lancé, avant de demander à la foule de prier pour lui.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral du discours traduit en français ci-dessous.

    Lire la suite

  • Méditation : A la suite de la Vierge Marie

    « Sans doute, M.T.C.F., parmi les solennités glorieuses qui ont réjoui les cieux, la plus illustre de toutes, après l'Ascension du Sauveur, ce fut l'exaltation de la Mère du Sauveur dans le trône que son Fils lui destinait. Cependant, jusqu'à la fin des siècles, le ciel aura ses solennités et ses triomphes, ses jours d'entrées et ses cérémonies, ses magnificences et ses spectacles. David même me l'a appris : l'Assomption de Marie commence une suite d'autres triomphes du même genre ; d'autres viendront après elle : Adducentur regi virgines post eam (1).

    « Quelle est donc celle-ci qui s'élève comme la fumée odoriférante ? » Quae est ista quae ascendit sicut virgula fumi ? (2) Celle-ci est une jeune vierge qui a toujours gardé intacte la fleur de sa pureté. Elle était au milieu du monde, comme un lys entre les épines. Son cœur était un vase tout plein de myrrhe, d'encens et d'aromates. Sa vie était celle d'un ange, sa vie a été semblable à celle de Marie. Elle a été vierge comme elle, et, comme elle, elle est mûre pour le ciel. Attollite portas, principes, vestras, et elevamini, portae aeternales (3) : Et je vois le ciel entier réjoui par cette autre assomption qui lui rappelle celle de Marie. David reprend sa lyre et, continuant son cantique, il chante devant le trône de Marie : Adducentur regi virgines post eam (1). Elle va recevoir des mains de Marie la couronne des vierges, avec lesquelles elle suivra désormais tous les pas de l'Agneau.

    « Quelle est donc cette autre qui s'élève encore comme la fumée odoriférante ? » Quae est ista quae ascendit sicut virgula fumi ? (2) C'est une femme pieuse qui, engagée dans les liens du mariage, a constamment gardé le trésor de son innocence. Son âme délicate n'a jamais été souillée par aucun amour défendu. La sainteté nuptiale a succédé dans cette âme à la virginité, et, si j'ose le dire, elle a été comme Marie une épouse vierge, tant sa pudeur était délicate. Son cœur, à elle aussi, était un vase de myrrhe, d'encens et de toutes sortes de parfums. Elle a embaumé sa famille de ses vertus. A la fleur de ses ans, privée de l'époux que le ciel lui avait donné, elle a méprisé tous les plaisirs du monde, elle n'a vécu que pour former ses enfants à la vertu. Sa chaste viduité a dépassé la pureté même de la virginité. Attollite portas, principes, vestras, et elevamini, portae aeternales (3) : Et je vois le ciel encore réjoui par cette nouvelle assomption qui rappelle celle de Marie. Et je vois Esther, et je vois Judith, toutes deux figures de Marie, l'une par la sainteté nuptiale, l'autre par celle de la viduité, accueillir cette âme et l'introduire dans le chœur des vierges parmi lesquelles elle a mérité une place.

    Quae est ista quae ascendit sicut virgula fumi ? (2) « Quelle est cette autre encore qui s'élève comme la fumée odoriférante ? » Cette âme, c'est celle d'un jeune chrétien qui meurt à la fleur de ses ans. Pieux enfant, il a conservé toute l'intégrité de la grâce baptismale. Il a toujours aimé la pureté du cœur, il a fui les plaisirs et les fêtes du monde, il ne se plaisait qu'au pied des autels. Son cœur, à lui aussi, était un vase de myrrhe, d'encens et de toutes sortes de parfums. Aujourd'hui, bien jeune encore, il est déjà mûr pour le ciel. Attollite portas, principes, vestras, et elevamini, portae aeternales (3) : Et le ciel encore applaudit à cette entrée virginale. Et je vois le disciple chéri, le disciple vierge, et avec lui les Louis de Gonzague, les Stanislas, les Berchmans qui viennent accueillir ce nouvel ange, et qui le conduisent à la suite de Jésus parmi les vierges.

    M.T.C.F., je pourrais continuer, mais le temps m'arrête. Puissions-nous, M.F., en imitant les vertus de Marie, mériter de partager un jour sa gloire, et donner tous au ciel comme une autre représentation de son assomption glorieuse. »

    1. Ps 45 (44), 15 : ...la fille de roi est amenée vers le roi, des vierges à sa suite.
    2. Ct 3, 6 : Qu'est-ce là qui monte du désert, comme une colonne de fumée, vapeur de myrrhe et d'encens et tous parfums exotiques ?
    3. Ps 24 (23), 7 : Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portes éternelles...

    Mgr Louis-Édouard Pie (1815-1880), Prône pour le jour de l'Assomption, 1840, in "Œuvres sacerdotales du Cardinal Pie - Choix de sermons et d'instructions de 1839 à 1849" Tome I (XVI), Paris, Librairie H. Oudin, 1891.

    Mgr Pie,prône,assomption,vierge,virginité,Marie,cantique,ciel

    Louis Janmot (1814-1892), Le Poème de l'âme, L’Idéal

  • Angélus du 15 août 2015

    Les pensées du Pape François tournée vers « la population de la ville de Tianjin, dans le nord de la Chine, où des explosions dans une zone industrielle ont causé de nombreux morts et blessés et d’importants dégâts ». C’est ce qu’il a déclaré après la récitation de la prière de l’Angélus ce samedi midi depuis la fenêtre de ses appartements place Saint-Pierre, à l’occasion de l’Assomption. Le Pape a évoqué la catastrophe qui a frappé le port de Tianjin mercredi. Selon un dernier bilan, 85 personnes ont été tuées. La crainte des autorités chinoises concerne dorénavant une éventuelle propagation de substances toxiques sur le lieu de la catastrophe.

    Dans son commentaire de l’Évangile consacré à cette solennité, le Pape a insisté sur le fait que Marie était « la croyante » par excellence. « Le motif le plus vrai de la grandeur de Marie et de sa béatitude est la foi ». Cela la pousse à dire que dans « l’histoire pèse la violence des puissants, l’orgueil des riches, l’arrogance  des orgueilleux ». Cela ne l’empêche pas de proclamer que Dieu « ne laisse pas seuls ses enfants, humbles et pauvres, mais les secourt avec miséricorde, avec attention, renversant les puissants de leurs trônes, dispersant les orgueilleux dans les fibres de leur cœur ».

    « Le sens accompli de l’histoire de Marie », que nous laisse entendre le Magnificat, le chant à la gloire de Marie, est que « si la miséricorde du Seigneur est le moteur de l’histoire, alors celui qui a engendré le Seigneur de la vie ne pouvait pas connaitre la corruption du sépulcre. » « Les grandes choses faites en elle par le Tout-Puissant nous touchent profondément, elles nous parlent de notre voyage dans la vie, elles nous rappellent le but qui nous attend : la maison du Père. Notre vie, vue à la lumière de Marie montée au Ciel, n’est pas de vagabonder sans sens, mais c’est un pèlerinage qui, malgré toutes ces incertitudes et ses souffrances, a un but certain : la maison de notre Père qui nous attend avec amour ».

    En attendant, Dieu console et rassure en envoyant un signe qui a le visage « lumineux » et le nom « bienheureux de Marie », « Mère du Seigneur », qui est « pleine de grâce », « bienheureuse parce qu’elle a cru dans la parole du Seigneur ». A l'issue de l'Angélus, le Pape a invité les pèlerins à rendre visite la Salus Populi Romani, en la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome : « ce serait un beau geste », a-t-il précisé.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Méditation : Assomption de la Sainte Vierge

    « C'est grande fête, en ce jour, immense allégresse, intense joie : c'est la fête de Notre Dame, la grande Dame du ciel et de la terre. C'est la fête de la grandeur de Marie, au Nom si doux, parce que c'est la fête de l'humilité de la Vierge-Mère.
    Marie, Notre-Dame, vous êtes élevée au plus haut des cieux, parce que vous vous êtes abaissée jusqu'au néant. Vous pouvez chanter, mieux que jamais, maintenant que vous régnez en gloire, « parce que le Seigneur a regardé mon abaissement, voici que toutes les nations me proclament bienheureuse. Magnificat anima mea Dominum. »
    Réjouis-toi aussi, ô mon âme, en cette Solennité magnifique, qui met en jubilation ciel et terre ; car, dans les splendeurs des saints, les Anges de Dieu sont en exultation, les Archanges s'étonnent, les Vertus s'ébranlent, les Principautés sont dans la stupéfaction, les Dominations s'exaltent, les Chérubins éclatent de lumière et les Séraphins sont en ferveur d'amour.
    Toutes ces phalanges si pures, si humbles, si belles de gloire, reconnaissent leur Reine ; ils la portent et se font son trône, pour la conduire jusqu'aux pieds de leur Seigneur et Roi, Notre Seigneur Jésus-Christ qu'ils louent en cantiques sans fin. C'est la Femme revêtue de ce Soleil.
    Et Lui, Cithare de la Trinité Sainte, Chantre de sa Mère, Lui, Jésus, le Fils de la Vierge, lui dédie son cantique divin ; et il exulte, pour célébrer Celle qui fut son Arche sacro-sainte, et qu'il vient d'attirer jusqu'à son Cœur.
    Réjouissons-nous donc de cette solennité ; faisons écho aux joies de la patrie ; chantons avec les Anges, avec le Fils de Dieu. C'est l'Assomption de Marie, la Madone, notre Mère ! »

    Dom Vandeur, Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, "Élévations sur la Messe de chaque jour - Temps après la Pentecôte" Tome I, Éditions de Maredsous, 1950.

    Dom Vandeur,Assomption,Vierge,Marie,Magnificat,Signum Magnum,Assumpta est Maria,fête,allégresse,joie,Mère,Reine,Notre-Dame,anges,archanges,séraphins

  • Messe de l'Assomption à l'Abbaye Notre-Dame de Fontgombault

    Introit, Alleluia, Sainte Communion : partitions

  • Introit de la Messe de l'Assomption : Signum Magnum

    CantArte Regensburg - Hubert Velten

    Ant. ad Introitum. Ap. 12, 1.
    Signum magnum appáruit in cælo : múlier amicta sole, et luna sub pédibus eius, et in cápite eius coróna stellárum duódecim.
    Il parut dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

    Ps. 97, 1.
    Cantáte Dómino cánticum novum : quóniam mirabília fecit.
    Chantez au Seigneur un cantique nouveau : car il a fait des merveilles.

    V/. Glória Patri.
  • La Neuvaine - Neuf mois de prière pour la France (Clôture)

    La Neuvaine,Neuf mois,prière,France,Méditation,abbé,Eric Iborra

    15 août 2015 - Méditation du Cardinal Barbarin

    Disponible également en téléchargement ici.

  • Méditation : L'Immaculée, Mère de Miséricorde

    « Si quelqu'un est tombé dans le péché, s'est enlisé profondément dans le vice, a méprisé les grâces de Dieu, ne suit plus les bons exemples des autres, ne fait plus attention aux inspirations salutaires et devient ainsi indigne de grâces nouvelles, doit-il alors désespérer ? Non, jamais ! Car une Mère lui a été donnée par Dieu, Mère qui, avec un cœur tendre, veille sur chacun de ses actes, sur chacune de ses paroles, sur chacune de ses pensées. Elle ne regarde pas s'il est digne de la grâce de la pitié. Comme elle est essentiellement Mère de Miséricorde, même si on ne l'appelle pas, elle se hâte d'aller là où il y a davantage de misère dans les âmes. Mais oui, plus une âme est souillée par le péché, plus se manifeste la Miséricorde divine dont la personnification est justement l'Immaculée.
    Voilà pourquoi nous menons la lutte pour toutes les âmes : pour que l'Immaculée y règne.
    Car si seulement elle pénètre dans une âme, même encore remplie de misère, avilie par les péchés et les vices, elle ne lui permettra pas de se perdre et, sans tarder, elle va lui obtenir la grâce de la lumière pour l'intelligence et celle de la force pour la volonté, afin qu'elle revienne de son égarement et se relève. »

    St Maximilien Kolbe, Juin 1925, R.N. 4 (Radio Niepokalanow), L'Immaculée révèle l'Esprit-Saint - Entretiens spirituels inédits, Editions P. Lethielleux, Paris, 1974.

    Du même, à (re)lire également :
    - L'Immaculée vous aime (méditation du 14.08.2014).
    - Au service de Dieu, à l'école de la Vierge Marie (méditation du 14.08.2012).
    - Prière de consécration à Marie Immaculée (méditation du 14.08.2010).

    St Maximilien Kolbe,Immaculée,Mère,Miséricorde,Vigile,Assomption

  • Méditation : La Sainte Vierge en son Assomption

    « Considérez Marie monter au Père éternel, ornée de toutes les vertus qui font l'âme belle. Elles sont là, autour de Marie, toutes les vertus qui peuvent se nommer, chacune plus ou moins haut suivant son rang, toutes désirant parvenir à la bonté suprême de Dieu, qui est la source d'où elles découlent en nous. Et Marie, ainsi entourée, montait, avec une telle fête, une telle volonté, tout enflammée du désir de s'unir à la divinité incréée du Père. Et pareillement le Père, avec les deux autres personnes divines, l'attendait avec une joie, une allégresse que la langue humaine ne peut exprimer. Le Cantique des cantiques donne un peu l'impression de la douceur des paroles du Père, quand il dit : "Veni in hortum meum, soror sponsa mea ; messui myrrham meam cum aromatibus meis ; comedi favum cum melle meo ; bibi vinum meum cum lacte meo" (1).
    [...]
    Quelle plus grande joie que celle de Marie ! Elle jouit de Dieu, Je voit, le considère, le possède ; elle se mire en lui uni au Père éternel. Elle voit dans son fils bien-aimé la propre chair qu'elle a nourrie de son lait, celle qu'elle a conçue et tenue dans son sein virginal. Elle voit cette même chair avec laquelle il a passé trente-trois années dans cette vie. Elle voit cette même chair qui a souffert de si âpres douleurs sur le bois de la Croix, pour le salut des âmes qui voudraient suivre sa doctrine évangélique. Et, de cette vue, Marie éprouve tant d'allégresse, tant de consolation, tant de joie triomphante que jamais elle ne se lasse de regarder son fils.
    [...]
    Toute cette fête qui se fait dans la gloire du ciel, quelle en est la cause ? Ce sont les noces qui s'y font, les noces de Marie, épouse de Dieu. Voilà pourquoi, depuis que celle-ci a été élevée au ciel, il n'y a plus que danses, réjouissances, chants suaves qui n'auront pas de fin. Et il est dit par Salomon à tous ceux qui se trouvent à ces noces : "Venite comedite panem meum, et bibite vinum quod miscui vobis, Venite et comedite omnes et inebriamini." (Pr 9,5 ; Ct 5,1) Tous, nous sommes invités à ces noces. Femmes, plût à Dieu que je vous visse toutes enivrées, et moi avec vous, de ce vin de gloire de la vie éternelle. »

    (1) : Ct 5,1 : "Je suis venu dans mon jardin, ô ma sœur, mon épouse, je l'ai cueilli ma myrrhe, avec mes aromates ; j'ai mangé le rayon avec mon miel, j'ai bu mon vin avec mon lait."

    St Bernardin de Sienne (fêté ce jour), 1er Sermon à Sienne, in Paul Thureau-Dangin, "Un prédicateur populaire dans l'Italie de la Renaissance - Saint Bernardin de Sienne, 1380-1444" (Le Prediche volgari, T. I), Librairie Plon E., Nourrit & Cie, Paris, 1896.

    Bernardin de Sienne,Assomption,Vierge,Marie,cantique des cantiques,ciel,fête,allégresse,joie,chants,jardin,épouse,myrrhe,aromates,rayon,miel,vin,lait