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15 août

  • Angelus du 15 août 2017

    En ce jour de fête de l’Assomption ce mardi 15 août 2017, le Pape François a insisté sur la joie de Jésus apportée par la Vierge Marie au monde. Le Saint-Père a ainsi commenté l’Évangile du jour, celui de la Visitation selon saint Luc, quand Marie enceinte du Christ se rend auprès de sa cousine Elisabeth, qui attend Jean-Baptiste.

    « Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni. » Voici le cri d’exclamation d’Elisabeth dès l’arrivée de Marie dans sa maison. Ce sont ces mots qui commenceront la populaire prière de l’Ave Maria, Je vous salue Marie, rappelle le Pape. Ce cri d’émerveillement, c’est un cri de grande joie car « Marie vient de faire un don à Elisabeth, et même au monde entier », explique le Saint-Père. C’est le don de « Jésus qui vit déjà en elle, pour prendre chair humaine, pour accomplir sa mission de salut ». Tout d’un coup dans la demeure d’Elisabeth et Zacharie, il y a « la présence invisible mais réelle de Jésus qui remplit tout de sens : la vie, la famille, le salut du peuple, tout ! »

    Cette joie, poursuit le Pape, s’exprime par la voix de Marie, « dans la belle prière que Saint Luc nous transmet, qui s’appelle Magnificat, un chant de louange à Dieu qui s’opère à travers les personnes humbles comme Marie elle-même, comme son époux Joseph et le lieu où ils vivent Nazareth ». Car «l’humilité est comme un vide qui laisse place à Dieu ». « L’humble est puissant car il est humble et non car il est fort, c’est ça la grandeur de l’humilité » poursuit le Pape François qui a proposé aux fidèles place Saint-Pierre de se poser la question, en répondant dans son cœur, « comment va mon humilité ? » (1). « Le Magnificat chante le Dieu miséricordieux et fidèle qui accomplit son dessein de salut avec les petits et les pauvres, avec ceux qui se fient à sa Parole comme Marie ».

    Ainsi, dans la maison d’Elisabeth, la présence de Jésus crée non seulement un « climat de joie et de communion fraternelle, mais aussi de foi qui apporte espérance, prière et louange ». C’est ce qui doit se passer aujourd’hui dans nos maisons, appelle le Saint-Père, en célébrant « celle qui nous apporte ce don immense, cette grâce au-dessus de toute autre grâce, la grâce de Jésus-Christ ! ». Car « en portant Jésus, la Vierge nous apporte aussi une joie nouvelle, pleine de sens, une nouvelle capacité de traverser avec foi les moments douloureux et difficiles, la capacité de miséricorde, de nous pardonner, de nous comprendre, de nous soutenir les uns les autres ». « Marie est un modèle de vertu et de foi ».

    Le Pape a enfin invité les fidèles à la remercier de « toujours nous précéder dans le pèlerinage de la vie et de la foi », et à lui demander « son soutien pour avoir une foi forte, joyeuse et miséricordieuse qui nous aide à être saints pour la rencontrer un jour, au Paradis ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    (1) : « Une personne vraiment humble ne voit en soi que ses défauts et n'aperçoit point ceux d'autrui ». Saint Claude La Colombière (1641-1682). [ndlr]

  • Alleluia (15 août) : Assumpta est

    Cantarte Regensburg
     
    Allelúia, allelúia. V/. Assumpta est María in cælum : gaudet exércitus Angelórum. Allelúia.
    Allelúia, allelúia. V/. Marie a été élevée dans les Cieux : l’armée des Anges se réjouit. Alléluia.
  • Mardi 15 août 2017

    Assomption de la Très Sainte Vierge Marie
    (Dormition)

    Assomption_Guido-Reni_2a.jpg

    Guido Reni (1575-1642), L'Assomption (1617)
    (Crédit photo)

  • Angelus de ce 15 août 2016

    (La retransmission de la Place Saint-Pierre commence à 14:10 de la vidéo)

    Les catholiques du monde entier fêtent en ce 15 août l’Assomption de la Vierge Marie au Ciel. Au cours de l’Angélus Place Saint-Pierre, et sous un soleil resplendissant, le Pape François est revenu sur le sens de l’Assomption, un mystère qui nous concerne tous, ainsi que notre avenir. Il est également revenu sur la situation de nombreuses femmes  « victimes de la tyrannie des puissants ».

    En ce jour glorieux, nous voyons Marie, l’humble jeune fille de Nazareth « parvenir à la montagne de Dieu, 'revêtue de soleil, avec la lune sous les pieds, et sur la tête, une couronne de 12 étoiles’, franchir le seuil de la patrie céleste », a-t-il rappelé.

    « Marie fut la première à croire dans le Fils de Dieu, et elle fut la première à être emportée au Ciel, en son âme et en son corps. Elle fut la première à avoir accueilli Jésus dans ses bras quand il était encore enfant, et elle est la première à être accueillie dans ses bras, pour être introduite dans le Royaume de Dieu. Marie, humble et simple jeune fille d’un village perdu, à la périphérie de l’Empire, est admise auprès de Dieu, pour rester au côté du trône de son Fils, pour l’éternité, justement parce qu’elle a accueilli et vécu l’Evangile. C’est ainsi que le Seigneur renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles ». (Lc 1, 52).

    L’Assomption de Marie, a poursuivi le Pape, est un « grand mystère qui concerne chacun de nous, ainsi que notre avenir ». Marie, en effet, « nous précède sur le chemin où marchent ceux qui, à travers le Baptême, ont lié leur vie à Jésus. La fête d’aujourd’hui annonce des 'cieux nouveaux et une terre nouvelle', avec la victoire de Jésus ressuscité d’entre les morts et la défaite définitive sur le malin. C’est pourquoi, l’exultation de l’humble enfant de Galilée, exprimée dans le cantique du Magnificat, devient le chant de l’humanité entière, qui se complaît à voir le Seigneur se pencher sur tous les hommes et toutes les femmes, humbles créatures, pour les élever, les prendre avec Lui, au Ciel ».

    Ce chant du Magnificat nous porte à penser à tant de situations actuelles, a-t-il poursuivi : « aux femmes écrasées par le poids de la vie et du drame de la violence, aux femmes esclaves de la tyrannie des puissants, aux jeunes filles contraintes d'exécuter des travaux inhumains, aux femmes obligées de soumettre leur corps et leur esprit à la cupidité des hommes. Qu’une vie de paix, de justice, d’amour puisse enfin commencer pour elles, dans l’attente du jour où elles seront saisies par des mains, qui ne les humilient pas, mais qui, avec tendresse, les soulèvent et les conduisent au Ciel ». « Marie a également beaucoup souffert », lors de sa vie terrestre, a observé le Pape, qui a encore une fois prié pour que le Seigneur libère toutes ces femmes de leurs esclavages.

    Source : Radio Vatican (MA).

    À la fin de l'Angélus, le Souverain Pontife a confié à l'intercession de la Reine de la Paix « toutes les angoisses et les douleurs des populations, qui en de nombreux endroits du monde, sont victimes innocentes de conflits persistants ».

    Il a évoqué en particulier la région du Nord-Kivu, frappée par de nouveaux massacres. Dans la nuit de samedi à dimanche, au moins 42 civils ont été tués par des hommes armés à Béni. Un deuil national a été proclamé dans le pays. Cette énième tuerie est attribuée à des rebelles ougandais.

    Ces massacres se perpétuent « dans un silence honteux, a déploré le Pape, sans même attirer notre attention. Ces populations font partie de celles qui n’ont pas les moyens d’attirer l’opinion publique mondiale », a-t-il encore regretté, avant de prier pour que « Marie obtienne pour tous des sentiments de compassion, de compréhension et de concorde ».

    Le Pape a enfin exprimé ses souhaits à tous ceux qui n'ont pu partir en vacances, surtout à « tous les malades, les personnes seules, et ceux qui assurent en ce jour de fête les services indispensables à la communauté ».

    Source : Radio Vatican (MA).

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

  • Angélus du 15 août 2015

    Les pensées du Pape François tournée vers « la population de la ville de Tianjin, dans le nord de la Chine, où des explosions dans une zone industrielle ont causé de nombreux morts et blessés et d’importants dégâts ». C’est ce qu’il a déclaré après la récitation de la prière de l’Angélus ce samedi midi depuis la fenêtre de ses appartements place Saint-Pierre, à l’occasion de l’Assomption. Le Pape a évoqué la catastrophe qui a frappé le port de Tianjin mercredi. Selon un dernier bilan, 85 personnes ont été tuées. La crainte des autorités chinoises concerne dorénavant une éventuelle propagation de substances toxiques sur le lieu de la catastrophe.

    Dans son commentaire de l’Évangile consacré à cette solennité, le Pape a insisté sur le fait que Marie était « la croyante » par excellence. « Le motif le plus vrai de la grandeur de Marie et de sa béatitude est la foi ». Cela la pousse à dire que dans « l’histoire pèse la violence des puissants, l’orgueil des riches, l’arrogance  des orgueilleux ». Cela ne l’empêche pas de proclamer que Dieu « ne laisse pas seuls ses enfants, humbles et pauvres, mais les secourt avec miséricorde, avec attention, renversant les puissants de leurs trônes, dispersant les orgueilleux dans les fibres de leur cœur ».

    « Le sens accompli de l’histoire de Marie », que nous laisse entendre le Magnificat, le chant à la gloire de Marie, est que « si la miséricorde du Seigneur est le moteur de l’histoire, alors celui qui a engendré le Seigneur de la vie ne pouvait pas connaitre la corruption du sépulcre. » « Les grandes choses faites en elle par le Tout-Puissant nous touchent profondément, elles nous parlent de notre voyage dans la vie, elles nous rappellent le but qui nous attend : la maison du Père. Notre vie, vue à la lumière de Marie montée au Ciel, n’est pas de vagabonder sans sens, mais c’est un pèlerinage qui, malgré toutes ces incertitudes et ses souffrances, a un but certain : la maison de notre Père qui nous attend avec amour ».

    En attendant, Dieu console et rassure en envoyant un signe qui a le visage « lumineux » et le nom « bienheureux de Marie », « Mère du Seigneur », qui est « pleine de grâce », « bienheureuse parce qu’elle a cru dans la parole du Seigneur ». A l'issue de l'Angélus, le Pape a invité les pèlerins à rendre visite la Salus Populi Romani, en la basilique Sainte-Marie-Majeure, à Rome : « ce serait un beau geste », a-t-il précisé.

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Texte intégral original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Angélus de ce 15 août au stade de Daejeon en Corée

    « Chers frères et sœurs,

    Au terme de cette Messe, nous nous tournons une fois encore vers Notre Dame, Reine du Ciel. Nous lui apportons toutes nos joies, toutes nos peines et nos espérances.

    Nous lui confions spécialement tous ceux qui ont perdu la vie dans le naufrage du ferry Se-Wol, ainsi que ceux qui continuent d’être affectés par ce grand désastre national. Puisse le Seigneur recevoir les défunts dans sa paix, consoler ceux qui sont endeuillés et continuer de soutenir ceux qui, si généreusement, sont venus en aide à leurs frères et sœurs. Que ce tragique événement qui a rassemblé tous les Coréens dans le chagrin, confirme leur engagement à œuvrer ensemble dans la solidarité pour le bien commun.

    Nous demandons aussi à Notre-Dame de jeter un regard de miséricorde sur ceux d’entre nous qui souffrent, en particulier les malades, les pauvres et ceux qui sont privés d’un travail digne.

    Enfin, en ce jour où la Corée célèbre sa libération, nous demandons à Notre-Dame de veiller sur cette noble nation et sur ces citoyens. Et nous recommandons à sa protection tous les jeunes qui nous ont rejoints venant de toute l’Asie. 

    Puissent-ils être de joyeux hérauts de l’aube d’un monde de paix, selon le plan bienveillant de Dieu ! »

    Source : Site internet du Vatican.

    Texte original en italien sur le site internet du Vatican.

  • Messe célébrée par le Pape François en la solennité de l'Assomption en Corée

    A son arrivée à Séoul, le Pape François n’avait pu mesurer l’enthousiasme et la joie des Coréens, heureux de l’accueillir. C’est chose faite depuis qu’il est arrivé à Daejon pour y célébrer la Messe de l’Assomption dans le stade de football de la ville. L’ambiance à l’arrivée du Pape a été digne de celle d’un stade tant le bonheur des fidèles garnissant les tribunes et la pelouse était démonstratif. Chauffés pendant trois quarts d’heure par la chanteuse pop In Sooni et la chanteuse d’opéra Jo Su-Mi, toutes deux très populaires en Corée, les cinquante mille personnes présentes ont crié « Viva il Papa », agitant des mouchoirs aux couleurs du Vatican, portant tous une visière blanche sur le front, pendant de longues minutes tandis que le Pape faisait le tour de la pelouse. Le calme et le recueillement sont vite revenus en attendant le retour du Pape de la sacristie.

    En ce 15 août le Pape a célébré la première Messe publique de son voyage apostolique. Dans son homélie, il a appelé les « chrétiens de cette nation » à « être une force généreuse de renouveau spirituel en chaque milieu de la société »

    Jeudi, en rencontrant les évêques coréens, le Pape avait déjà mis en garde contre le risque de se perdre dans une société sécularisée et matérialiste. L’avertissement lancé à l’épiscopat, François l’a renouvelé aux fidèles, les invitant à combattre « l’attrait du matérialisme qui étouffe les authentiques valeurs spirituelles et culturelles, ainsi que l’esprit de compétition débridée qui génère égoïsme et conflits. » Revenant sur un thème qui lui est cher et qui est universel, le Pape a également souhaité que les Coréens « rejettent les modèles économiques inhumains qui créent de nouvelles formes de pauvreté et marginalisent les travailleurs, ainsi que la culture de la mort qui dévalue l’image de Dieu, le Dieu de la vie, et viole la dignité de chaque homme, femme et enfant. »

    La solitude des sociétés modernes

    Dans un pays champion de la mondialisation, dont les produits sont connus de la plupart de tous en Occident comme en Orient, le Pape n’a pas hésité à pointer du doigt un système capitaliste coupable d’excès. Il n’a pas non plus hésité à défendre la valeur de la vie. Mais cette dénonciation, pour ne pas rester lettre morte, « demande pour chacun la nécessité d’une conversion renouvelée à la Parole de Dieu et une vive sollicitude pour les pauvres, ceux qui sont dans le besoin et les personnes vulnérables au milieu de nous ».

    C’est là tout le sens de la liberté que Dieu nous a donnée, « la vraie liberté qui se trouve dans notre accueil amoureux de la volonté du Père. De Marie, pleine de grâce, nous apprenons que la liberté chrétienne est quelque chose de plus que la simple libération du péché. C’est la liberté qui ouvre à une nouvelle façon spirituelle de considérer les réalités terrestres, la liberté d’aimer Dieu ainsi que nos frères et sœurs d’un cœur pur, et de vivre dans la joyeuse espérance de la venue du Règne du Christ. »

    L’espérance, elle est indispensable dans nos sociétés développées. « Elle est l’antidote à l’esprit de désespoir qui semble croître, tel un cancer dans la société qui extérieurement est nantie mais qui souvent fait l’expérience de la tristesse intérieure et du vide. » Et le Pape François de penser tout particulièrement aux jeunes, surtout dans un pays où la pression sociale sur les enfants et les adolescents est forte. « A combien de nos jeunes ce désespoir a fait payer son tribut ! puissent-ils n’être jamais privés de leur espérance ».

    Angélus - La tragédie du Sewol

    Environ une trentaine de membres des familles des victimes du naufrage du Sewol, ce ferry qui sombra au large de l’île de Jindo le 16 avril dernier, ont assisté à la Messe. Une dizaine d’entre eux ont rencontré le Pape avant la Messe. François a pu leur exprimer sa proximité et leur apporter sa consolation. L'un d'eux a demandé à être baptisé par le Pape qui a accepté et qui le fera samedi matin à la nonciature. Le Pape est revenu sur ce qui constitue un vrai drame national dans son message lu en anglais lors de l’Angélus, à l’issue de la Messe. « Nous lui confions spécialement tous ceux qui ont perdu la vie dans le naufrage du ferry Se-Wol, ainsi que ceux qui continuent d’être affectés par ce grand désastre national. Que ce tragique événement qui a rassemblé tous les Coréens dans le chagrin, confirme leur engagement à œuvrer ensemble dans la solidarité pour le bien commun. » Le Pape a également une parole pour « ceux d’entre nous qui souffrent, en particulier les malades, les pauvres et ceux qui sont privés d’un travail digne, » confirmant sa préoccupation pour les périphéries de nos sociétés.

    Les dernières paroles du Pape dans cet Angélus furent pour la Corée qui célèbre en ce 15 août sa libération des Japonais. « Nous demandons à Notre-Dame de veiller sur cette noble nation et sur ses citoyens. Et nous recommandons à sa protection tous les jeunes qui nous ont rejoints venant de toute l’Asie.  Puissent-ils être de joyeux hérauts de l’aube d’un monde de paix, selon le plan bienveillant de Dieu ! ». Des jeunes que le Pape doit rencontrer dans l’après-midi à Solmoe, un des sanctuaires des martyrs qui ont marqué l’histoire du catholicisme en Corée du Sud.


    Homélie du Pape, texte intégral :

    « Chers frères et sœurs dans le Christ,

    En union avec toute l’Église, nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, corps et âme, dans la gloire du ciel. L’Assomption de Marie nous montre notre propre destinée comme enfants adoptifs de Dieu et membres du Corps du Christ. Comme Marie notre mère, nous sommes appelés à participer pleinement à la victoire du Seigneur sur le péché et sur la mort, et à régner avec lui dans son Royaume éternel.

    Le "grand signe" présenté dans la première lecture – une femme vêtue de soleil et couronnée d’étoiles (cf. Ap 12, 1) – nous invite à contempler Marie intronisée dans la gloire à côté de son divin Fils. Il nous invite aussi à prendre conscience de l’avenir que, encore aujourd’hui, le Seigneur ressuscité ouvre devant nous. Traditionnellement, les Coréens célèbrent cette fête à la lumière de leur expérience historique, reconnaissant l’affectueuse intercession de Marie à l’œuvre dans l’histoire de la nation et dans la vie de son peuple.

    Dans la seconde lecture de ce jour, nous avons entendu saint Paul nous dire que le Christ est le nouvel Adam, dont l’obéissance à la volonté du Père l’a emporté sur le règne du péché et de l’esclavage, et a inauguré le règne de la vie et de la liberté (cf. 1 Co 15, 24-25). La vraie liberté se trouve dans notre accueil amoureux de la volonté du Père. De Marie, pleine de grâce, nous apprenons que la liberté chrétienne est quelque chose de plus que la simple libération du péché. C’est la liberté qui ouvre à une nouvelle façon spirituelle de considérer les réalités terrestres, la liberté d’aimer Dieu ainsi que nos frères et sœurs d’un cœur pur, et de vivre dans la joyeuse espérance de la venue du Règne du Christ.

    Aujourd’hui, en vénérant Marie, Reine du Ciel, nous nous tournons aussi vers elle en tant que Mère de l’Église en Corée. Nous lui demandons de nous aider à être fidèles à la liberté royale reçue le jour de notre baptême, de guider nos efforts pour transformer le monde selon le plan Dieu, et de rendre l’Église capable en ce pays d’être toujours plus pleinement un levain de son Royaume au sein de la société coréenne. Puissent les chrétiens de cette nation être une force généreuse de renouveau spirituel en chaque milieu de la société. Qu’ils combattent l’attrait du matérialisme qui étouffe les authentiques valeurs spirituelles et culturelles, ainsi que l’esprit de compétition débridée qui génère égoïsme et conflits. Qu’ils rejettent également les modèles économiques inhumains qui créent de nouvelles formes de pauvreté et marginalisent les travailleurs, ainsi que la culture de la mort qui dévalue l’image de Dieu, le Dieu de la vie, et viole la dignité de chaque homme, femme et enfant.

    En tant que catholiques coréens, héritiers d’une noble tradition, vous êtes appelés à valoriser cet héritage et à le transmettre aux générations futures. Cela demande pour chacun la nécessité d’une conversion renouvelée à la Parole de Dieu et une vive sollicitude pour les pauvres, ceux qui sont dans le besoin et les personnes vulnérables au milieu de nous.

    En célébrant cette fête, nous nous unissons à toute l’Église répandue à travers le monde, et nous contemplons Marie comme Mère de notre espérance. Son chant de louange nous rappelle que Dieu n’oublie jamais ses promesses de miséricorde (cf. Lc 1, 54-55). Marie est celle qui est pleine de grâce parce qu’ "elle a cru en l’accomplissement de tout ce qui lui a été dit de la part du Seigneur" (Lc 1, 45). En elle, toutes les promesses de Dieu se sont révélées véridiques. Intronisée dans la gloire, elle nous montre que notre espérance est réelle ; dès à présent, cette espérance se présente comme "une ancre sûre et solide pour l’âme" (He 6, 19), là où le Christ est assis dans la gloire.

    Cette espérance, chers frères et sœurs, l’espérance offerte par l’Évangile, est l’antidote à l’esprit de désespoir qui semble croître, tel un cancer dans la société qui extérieurement est nantie mais qui souvent fait l’expérience de la tristesse intérieure et du vide. À combien de nos jeunes ce désespoir a fait payer son tribut ! Puissent-ils, ces jeunes qui nous entourent ces jours-ci avec leur joie et leur confiance, n’être jamais privés de leur espérance !

    Tournons-nous vers Marie, Mère de Dieu, et implorons la grâce d’être joyeux dans la liberté des enfants de Dieu, d’utiliser cette liberté avec sagesse au service de nos frères et sœurs, de vivre et d’œuvrer de façon à être des signes d’espérance, cette espérance qui trouvera son accomplissement dans le Royaume éternel, là où régner, c’est servir. Amen. »

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral en italien sur le site internet du Vatican.

  • Proche-Orient, appel à la prière et à la générosité

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    Conflits au Proche-Orient : La Conférence des Évêques de France, le Secours Catholique Caritas-France et l’Œuvre d’Orient lancent un appel à la prière et à la générosité à l’occasion des célébrations du 15 août.

    A la suite du Pape François qui a demandé lors de l’Angélus dominical « une solution politique efficace pour rétablir le droit en Irak », la Conférence des Évêques de France, le Secours Catholique et l’Œuvre d’Orient réitèrent leur demande d’un arrêt des violences et l’établissement d’une paix durable et juste dans les conflits qui secouent le Proche-Orient : en Irak, dans le conflit Israël – Palestine et en Syrie.

    Dans l’immédiat, et pour permettre au Secours Catholique et à l’Œuvre d’Orient de continuer à faire face à l’urgence humanitaire dans la région, les deux organisations, appuyées par la Conférence des Évêques de France, lancent un appel aux dons qui sera relayé dans toutes les paroisses à l’occasion des célébrations du 15 août. Grâce au réseau des Caritas et des églises locales, le Secours Catholique et l’Œuvre d’Orient ont déjà financé de nombreuses actions concrètes auprès des chrétiens et plus largement des populations sinistrées, sans distinction politique ou religieuse.

    Les communautés qui se réuniront le 15 août sont aussi invitées à prier l’intercession de la Vierge Marie en utilisant le texte spécialement préparé à cette occasion (cf. ci-dessous).

    Source : Église catholique en France.

    Signalons également que le 14 août à 21h00, la procession mariale aux flambeaux qui aura lieu à Lourdes sera consacrée aux chrétiens martyrs et en exode. Une partie de la prière sera prononcée en arabe par l'évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Nicolas Brouwet. A ses côtés, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris, le père Horacio Brito, recteur du Sanctuaire, le père Fabien Lejeusne, directeur du Pèlerinage National des Assomptionnistes, et un groupe de chrétiens d'Orient.

    Prière à la Vierge Marie pour le 15 août 2014

    Marie, notre Mère,
    nous nous adressons à toi
    en cette fête qui nous rappelle que tu es auprès du Père dans la gloire de la Résurrection.
    Toi qui étais debout près de la croix de ton Fils,
    tu peux, mieux que quiconque, comprendre nos sœurs et nos frères humains qui souffrent
    et intercéder pour eux.
    Nous voulons te confier aujourd’hui les chrétiens d’Irak et les autres communautés de ce pays, qui vivent un chemin de croix et qui implorent notre aide.
    Nous te confions aussi les chrétiens et les autres communautés de Terre Sainte, de Syrie et de tout le Proche Orient.
    Prends-les sous ta protection,
    Qu’ils puissent découvrir la présence de ton Fils auprès d’eux dans leur détresse.
    Intercède pour nous aussi :
    Que l’Esprit Saint nous aide à trouver les moyens de leur venir en aide
    Et que nous vivions plus intensément la solidarité avec eux dans la prière.
    Amen.

    Sources : Conférence des évêques de France, Sanctuaire de Lourdes.

  • 15 août : Méditation (2)

    « Dans le ciel, nous avons une mère. C'est la Mère de Dieu, la Mère du Fils de Dieu, c'est notre Mère. Lui-même l'a dit. Il en a fait notre Mère, lorsqu'il a dit au disciple et à nous tous: "Voici ta Mère !". Dans le ciel, nous avons une Mère. Le ciel s'est ouvert, le ciel a un coeur.
    [...]
    Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel et avec Dieu et en Dieu, elle est Reine du ciel et de la terre. Est-elle si éloignée de nous ? Bien au contraire. Précisément parce qu'elle est avec Dieu et en Dieu, elle est très proche de chacun de nous. Lorsqu'elle était sur terre, elle ne pouvait être proche que de quelques personnes. Etant en Dieu, qui est proche de nous, qui est même "à l'intérieur" de nous tous, Marie participe à cette proximité de Dieu. Etant en Dieu et avec Dieu, elle est proche de chacun de nous, elle connaît notre coeur, elle peut entendre nos prières, elle peut nous aider par sa bonté maternelle et elle nous est donnée - comme le dit le Seigneur, - précisément comme "mère", à laquelle nous pouvons nous adresser à tout moment. Elle nous écoute toujours, elle est toujours proche de nous, et, étant la Mère du Fils, elle participe de la puissance du Fils, de sa bonté. Nous pouvons toujours confier toute notre vie à cette Mère, qui est proche de tous.

    Rendons grâce au Seigneur, en ce jour de fête, pour le don de la Mère et prions Marie, afin qu'elle nous aide à trouver le bon chemin chaque jour. Amen. »

    Benoît XVI, extraits de l'Homélie en la Messe de la Solennité de l'Assomption, 15 août 2005.

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  • 15 août : Méditation (1)

    « Depuis des siècles, dans certaines contrées on bénit à l'église le jour de l'Assomption les fleurs et la verdure. La liturgie invite elle-même à cette pieuse pratique en comparant la Mère de Dieu au cyprès, au cèdre, au palmier, au rosier. Les fleurs font partie des fêtes de Marie. La veille de l'Assomption nous parcourons champs et prairies et nous ceuillons un bouquet que nous allons offrir à la Reine du Ciel. Nous mettons dans notre gerbe quelques herbes médicinales contre les épidémies et les maladies. La bénédiction du prêtre renforcera la vertu naturelle de ces plantes. Notre bouquet sera en même temps une offrande à notre Père des cieux qui, non seulement donne la croissance au champ et à la prairie, mais répand ses bénédictions sur les maisons et sur la ferme. Et quand la maladie, quand l'épreuve nous visitent, ayons recours à ces herbes qui portent en elles la bénédiction de Dieu et de sa sainte Mère, de la bienheureuse Vierge qui reçoit aujourd'hui la couronne dans le ciel. »

    Toute l'année avec le Christ par les Bénédictins de l'Abbaye de Notre Dame d'Einsiedeln (Fête de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie), Comptoir Français du Livre, Paris, 1936.

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  • 15 août : Assomption de la Vierge Marie

    De même qu'au calendrier traditionnel :

    Assomption de la T. Ste Vierge Marie

    Historique de cette fête, commentaires liturgiques, et
    Constitution de Pie XII du 1er novembre 1950 définissant le dogme de l’Assomption


    Le voeu de Louis XIII
    (sur notre site)

    Ces rappels historiques par Mgr Rey, en ce 15 août 2012
    (voeu de Louis XIII, prière de Pie XII...)