Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

notre père

  • Méditation - Notre Père !

    « Il y a un trésor des prières, un trésor éternel des prières. La prière de Jésus l'a empli d'un seul coup ; l'a tout empli ; l'a empli infiniment, l'a empli pour éternellement ; cette fois qu'il inventa le Notre Père ; cette fois, cette première fois ; cette unique fois ; la première fois que le Notre Père sortit dans le monde ; la fois, l'unique fois, la première fois que le Notre Père parut sur la face du monde ; prononcé de ces lèvres divines ; éclaira la face de la terre ; sorti de quelles lèvres ; la prière qui devait ensuite, éternellement ensuite, être prononcée tant de fois ; résonner tant de fois sur des lèvres indignes ; la prière qui devait être répétée tant de fois ; résonner tant de fois sur des lèvres humaines ; ensuite éternellement tant de fois ; la prière qui tant de fois devait sonner, devait trembler aux lèvres pécheresses ; tant de fois monter aux lèvres fidèles. Tant de fois chanter ; murmurer. Tant de fois trembler aux chœurs des fidèles, au secret des cœurs.
    Quand la prière sortit pour cette fois, pour la première fois, la prière dont nous ne ferons jamais que des échos.
    La première fois que le Notre Père sortit sur la face de la terre, sortit dans la création, éclaira la face de la terre ; sortit de lui.
    Sortit sur la face du monde, éclaira la face du monde.
    La première fois que le Notre Père monta vers Notre Père, qui êtes aux cieux.
    Inventée, prononcée de ses lèvres divines.
    Il y a un trésor des prières. Jésus, cette fois, d'un seul coup, cette première fois Jésus l'emplit ; l'emplit tout ; pour éternellement. Et il attend toujours que nous le remplissions, voilà ce que n'ont pas compris les docteurs de la terre. »

    Charles Péguy (1873-1914), Le mystère de la charité de Jeanne d'Arc, nrf Gallimard, Paris, 1940.

    sermon-sur-la-montagne_bloch_2a.jpg

    Carl Heinrich Bloch (1834–1890), Le Sermon sur la montagne
    Museum of National History at Frederiksborg Castle (Danemark)

    (Crédit photo)

  • Méditation - Prier comme un enfant

    « Oh ! la prière d'un véritable enfant de Dieu, comme elle est belle et mystérieuse ! Elle a quelque chose de la prière même de Jésus que certains ont essayé de décrire d'une manière touchante : Jésus priant seul sur les montagnes de Palestine, dans la solitude et le silence des nuits d'Orient.
    Qui pourrait dire quelque chose de ces divins colloques entre le Père et le Fils, dont la pensée seule nous ravit tout en nous aidant à prier, c'est-à-dire à parler cœur à cœur avec notre Père du Ciel tout aimant et tant aimé ?
    Rien du reste ne nous satisfait plus que les paroles mêmes de Jésus qui ont alors un sens si plein, si profond, si mystérieux.
    Notre Père qui êtes aux Cieux. Le Père de Jésus, du Verbe incarné, qui est aussi le mien.
    Que Votre Nom soit sanctifié ! Lui seul mérite la gloire et tant d'hommes la Lui refusent et L'offensent !
    Que Votre Règne arrive. Tous les hommes Lui appartiennent et si peu Le connaissent et L'aiment !
    Que Votre Volonté soit faite. Moi qui ai l'immense bonheur de Vous connaître, je ne veux vivre que pour faire cette aimable et toujours paternelle volonté.
    Sur la terre comme au ciel. Oui, jusque là ! N'être qu'un avec Vous, un seul esprit, un seul coeur, une seule volonté. C'est là ma mission, comme aussi la source de mon bonheur au ciel et déjà ici-bas.
    Car dans la mesure où je Vous aimerai Vous me donnerez le pain de chaque jour, Vous me pardonnerez mes offenses... Et Vous ne me laisserez pas succomber à la tentation, mais Vous me délivrerez du mal.

    Dans l'état dont nous parlons, cette prière dite lentement dans le silence, en présence de Dieu, est pleine ; elle dit tout, elle contient tout, elle suffit à tout. »

    Dom Godefroid Bélorgey (1880-1964), Abbé auxiliaire de N.D. de Cîteaux, Dieu nous aime (Ch. premier, III), Éditions du Cerf, Paris, 1949.

    enfant_priere_47a.jpg

    (Crédit photo : Charles Ostrand)

  • Audience générale du mercredi 14 mars 2018

    Lors de l’audience générale de ce mercredi matin sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi sa série de catéchèses sur les rites de la Messe, en s’arrêtant cette fois sur la prière du Notre Père, « la prière des enfants de Dieu », qui nous a été enseignée par Jésus en personne.

    Le compte rendu de Cyprien Viet sur Vatican.News.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, les rites de la Communion, lors de la Messe, commencent par la récitation communautaire du Notre Père, qui est la prière des enfants de Dieu. Il n’y a pas de meilleure prière que celle que Jésus nous a enseignée pour nous préparer à la communion sacramentelle avec lui. Dans cette prière, nous demandons « le pain quotidien » dans lequel nous voyons une référence particulière à l’Eucharistie et dont nous avons besoin pour vivre en enfants de Dieu. Alors que nous implorons le pardon de Dieu et que nous nous engageons à pardonner à ceux qui nous ont offensés, le Notre Père nous dispose à l’amour fraternel. Et enfin, nous demandons à Dieu de nous libérer du mal qui nous sépare de lui et de nos frères. Ce sont là des demandes très adaptées pour nous préparer à la communion. Le geste de paix qui suit est une sorte de sceau qui exprime la communion ecclésiale et l’amour réciproque avant de communier. Puis vient la fraction du pain eucharistique accompagnée de l’invocation « Agneau de Dieu ». Dans ce pain rompu pour la vie du monde, l’assemblée reconnaît le véritable Agneau de Dieu, le Christ Rédempteur, et le supplie : Prends pitié de nous… Donne-nous la paix ! »

    « Je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones, venant en particulier de France et de Suisse. Je salue les membres de la Communauté de Taizé, les jeunes des collèges et lycées de France et les diocésains d’Angers et du Puy. En ce temps de préparation à la célébration de Pâques, je vous invite à enraciner la paix du Christ dans vos cœurs, afin de vivre la fraternité et de la guérir lorsqu’elle a été blessée. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - Dans la lumière de la vérité

    « « Quand vous prierez, vous direz : Notre Père », ou encore : « Notre Père qui êtes aux cieux », ou encore « Notre Père céleste ». Ne laissons pas passer ces mots extraordinaires. Qu'ils se déposent au plus profond de nous-mêmes pour remonter à nos lèvres à l'heure de la prière.
    [...]
    Ce Père est Saint. Nous ne l'invoquons pas pour nous rassurer dans notre médiocrité, mais pour n'être jamais tranquille en elle : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt V, 48). La vie religieuse chrétienne ne se conçoit que comme une montée incessante, un effort de plus en plus envahissant pour nous accorder à ce Père Saint, dans un acquiescement de plus en plus total. Là seulement est la source de toute vérité et, par surcroît, de tout bonheur.

    Notre Seigneur veut alors nous amener à un état d'absolue sincérité envers nous-mêmes, ou mieux encore, de totale transparence à Dieu. Car ce qui compte ce n'est pas ce que les hommes pensent de nous (cette opinion des hommes à laquelle nous sommes tellement sensibles !), mais ce que Dieu pense de nous. Il faut se laisser regarder à fond d'être par notre Père des cieux.

    Rien n'est plus important que cet effort du disciple de Jésus pour rentrer en lui-même et pour se laisser juger - sans trouble ni complaisance - par celui qui sonde les coeurs et les reins. Rares sont les hommes qui n'ont aucun masque, aucun déguisement, aucune excuse, mais qui savent être simples et droits devant Dieu. C'est à cela que Notre-Seigneur veut nous conduire : à vivre sous le regard du Père qui voit dans le secret (Mt VI, 6). Que tout est vrai alors !

    « Vois donc si la lumière qui est en toi n'est pas ténèbres » (Lc XI, 35). »

    P. Bernard-Marie Chevignard o.p. (1909-1996), La doctrine spirituelle de l’Évangile (chap. X), Les Éditions du Cerf, Paris, 1957.

    priere_a_genoux_17.jpg

  • Le "Notre Père", mélodie de Kedrov

    (Contrairement au titre porté sur la vidéo, il ne s'agit pas d'un chant "Znamenny")
    Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul, Saint-Pétersbourg, oct. 2010

  • Audience générale de ce mercredi 7 juin 2017

    « A notre époque, chrétiens, musulmans et juifs, nous avons tant besoin de prier pour la paix ». A l’issue de l’audience générale ce mercredi 7 juin 2017, le Pape a marqué son adhésion à une initiative argentine intitulée « Une minute pour la paix ». Celle-ci appelle demain jeudi, à 13 heures, à prier et à se faire promoteurs de paix à l’occasion du 3e anniversaire de la rencontre, au Vatican, entre le Pape et les présidents israélien et palestinien, Shimon Peres et Mahmoud Abbas, en 2014. Le Pape appelle à prendre « ce petit moment de prière » pour la paix.

    Et c’est justement de la prière dont parle le Pape dans sa catéchèse ce mercredi place Saint-Pierre. La prière de Jésus qui exerce une telle fascination sur les Apôtres, qui demandent au Christ d’y être introduits.

    Jésus leur transmet ce qui deviendra « la prière chrétienne par excellence »: le 'Notre Père'. Jésus nomme Dieu du nom de ‘Père’. Il a le « courage » de le faire. Cela ne va pas de soi, explique le Pape François. En effet, « nous serions tentés d’utiliser des titres plus élevés et qui nous semblent plus conformes à la transcendance divine ». Mais, souligne-t-il, le mot ‘Père’ place dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui s’adresse à son papa et se sait aimé de lui, protégé par lui. « C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme ». Le mystère de Dieu qui toujours nous fascine et nous fait nous sentir petit, mais qui ne nous fait plus peur, qui ne nous écrase pas, ni nous angoisse.

    Cette révolution est parfois compliquée à accepter, reconnait le Souverain Pontife. Les femmes face au tombeau vide sont parties en courant effrayées, mais Jésus nous révèle que Dieu est un Père bon, et nous dit de ne pas avoir peur.

    Évoquant la parabole du Fils prodigue (Lc 15,11-32), le Pape rappelle que Dieu est miséricordieux. Dieu est un père qui n’applique pas les critères de la justice humaine. Quand son fils rentre au foyer, son père sent le besoin de pardonner, d’embrasser ce fils qui lui a tant manqué. « C’est un père bon, sans défense face au libre arbitre de l’homme, et uniquement capable de conjuguer le verbe 'aimer' ».

    Ainsi, conclut le Pape, « que nous soyons au loin, hostiles ou que nous nous proclamions sans Dieu, nous ne sommes jamais seuls ». Et cette certitude est « la source de notre espérance ». Quand nous avons besoin d’aide, Jésus ne nous demande pas de nous résigner ou de nous fermer en nous-mêmes, mais de nous tourner vers le Père. Eau, nourriture, travail, santé, besoin d’être pardonné ou de résister à la tentation : « en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas ». Ensemble, le Pape et les fidèles, ont finalement récité le ‘Notre Père’.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la prière de Jésus exerce une fascination sur les Apôtres, et ils lui demandent d’y être introduits. Jésus nomme Dieu du nom de « Père », résumé de toute prière chrétienne. Nous serions tentés d’utiliser un titre plus élevé et plus conforme à la transcendance divine. Mais le mot « Père » nous établit dans une relation de confiance avec lui ; comme un enfant qui se sait aimé de lui. C’est la grande révolution que le christianisme introduit dans la psychologie religieuse de l’homme. Le mystère de Dieu, devant qui nous sommes si petits, ne nous fait plus peur ; mais nous avons parfois du mal à l’accepter. Dieu est Père, mais à sa manière, un père bon qui n’applique pas les critères de la justice humaine, mais qui a besoin de pardonner, capable seulement de décliner le mot « aimer ». Ainsi, nous ne sommes jamais seuls. Cette certitude est la source de notre espérance : en toute circonstance nous avons un Père qui nous regarde avec amour et ne nous abandonne pas.

    Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les personnes venues de France, de Côte d’Ivoire et du Bénin.
    Que l’Esprit-Saint nous introduise dans la prière de Jésus. Osons entrer dans une véritable relation filiale, d’amour et de confiance avec Dieu notre Père, une relation qui exclue toute crainte et toute angoisse : nous ne nous sentirons plus jamais seuls et notre vie en sera transformée.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Tchaikovsky (1840-1893) : Liturgie de St Jean Chrysostome Op.41 - 13. Notre Père

    Chœur masculin de Saint Petersbourg

  • Méditation - "comme nous pardonnons..."

    « Les paroles de Jésus sur la croix lors des derniers instants de sa vie terrestre offrent des indications exigeantes pour notre prière, mais elles l’ouvrent également à une confiance sereine et à une ferme espérance. Jésus qui demande au Père de pardonner ceux qui le crucifient, nous invite au geste difficile de prier également pour ceux qui nous font du tort, qui nous ont porté atteinte, en sachant toujours pardonner, afin que la lumière de Dieu puisse illuminer leur cœur ; et il nous invite à vivre, dans notre prière, la même attitude de miséricorde et d’amour dont Dieu fait preuve à notre égard : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés », disons-nous chaque jour dans le « Notre Père ». Dans le même temps, Jésus, qui au moment extrême de la mort se remet totalement entre les mains de Dieu le Père, nous communique la certitude que, pour autant que les épreuves soient dures, les problèmes difficiles, la souffrance lourde, nous ne tomberons jamais en-dehors des mains de Dieu, ces mains qui nous ont créés, qui nous soutiennent et qui nous accompagnent sur le chemin de l’existence, car elles sont guidées par un amour infini et fidèle. »

    Benoît XVI, Conclusion de la catéchèse de l'Audience générale du 15 février 2012, in "L'Âme de la prière", Artège, Perpignan, 2016.
    Texte intégral sur le site internet du Vatican.

    Les-quatre-gardes_1a.jpg

    James Tissot (1836-1902), Les quatre gardes s'assirent et le gardèrent
    (Crédit photo : Brooklyn Museum)

  • Méditation - Prière : Réparation pour les blasphèmes

    « Dieu nous a donné la langue afin qu'elle nous serve pour le bien, surtout pour le louer, Lui, notre Créateur et Rédempteur.
    Beaucoup d'hommes et de femmes se servent de la langue pour blasphémer et vomir des insultes vers la Divine Majesté. Dieu est jaloux de son Saint Nom ; il nous a donné un commandement : de ne pas nommer le nom de Dieu en vain.
    Jésus nous a appris le Pater, courte prière par laquelle nous demandons à Dieu les choses les plus nécessaires ; mais avant tout, il nous a appris à demander au Père la sanctification de son Saint Nom : Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié... Pourtant, sur la terre, il n'y a pas un nom qui reçoive plus d'insultes que le nom de Dieu. Combien de blasphèmes contre Jésus-Christ dans les laboratoires, dans les casernes, dans les magasins, dans les familles ; dans la rue, que d'insultes on entend contre le fils de Dieu ! Chaque blasphème est comme un soufflet que le fils donne à son propre père. Blasphémer contre Jésus le Rédempteur du genre humain ! Dans une journée, combien de milliers et de millions de blasphèmes on prononce ! Le devoir des bons chrétiens est de donner réparation au Cœur de Jésus pour les insultes qu'il reçoit, lui offrir toutes les bonnes œuvres de la journée, de la semaine, en réparation des blasphèmes...
    Il est bon de rappeler l'épisode advenu à Fatima avant les apparitions de la Vierge : un ange majestueux s'était présenté aux enfants, il tenait dans ses mains un grand calice surmonté d'une hostie, il dit aux voyants : « Mettez-vous à genoux, baisez la terre et dites avec moi : Seigneur, je vous bénis pour ceux qui vous maudissent. »
    Puisque l'ange a conseillé aux trois enfants de réciter cette brève prière, c'est signe qu'elle plaît à Dieu et répare les blasphèmes. Il convient donc de la réciter souvent le long de la journée et avec dévotion. »

    Don Tomaselli G. (Oldino Maltes), Les Quinze Vendredis consécutifs en l'honneur du Sacré-Cœur, Deuxième édition en langue française, École du Livre, Barrira-Catania (Italie), 1952.

    Don Tomaselli,Oldino Maltes,réparation,blasphèmes,prière,Notre Père,sanctification,nom,Dieu,Fatima,ange,apparition

    Fatima : Apparition de l'Ange aux trois enfants

  • Arvo Pärt : Vater Unser (Notre Père)

    Soliste de l'Escolania de Montserrat : Lluís Travesset
    (Abbaye de Montserrat, 2012)

  • Christian Geist (1640-1711) : "Vater unser, der du bist im Himmel"

    (Notre Père)
    Ricercar Consort - Dir. Philippe Pierlot
    Carlos Mena, alto (contreténor)

    (Album "De Aeternitate", Mirare #9911, 2002)

  • Méditation : "Donnez-nous notre pain quotidien"

    « "Donne-nous notre pain quotidien". Ces paroles peuvent s'entendre au sens spirituel ou au sens littéral : dans le dessein de Dieu, les deux interprétations doivent contribuer à notre salut. Notre pain de vie c'est le Christ, et ce pain n'est pas à tout le monde, mais il est à nous. Comme nous disons "notre Père", parce qu'il est le Père de ceux qui ont la foi, ainsi nous appelons le Christ "notre pain", parce qu'il est le pain de ceux qui forment son corps. Pour obtenir ce pain, nous prions tous les jours ; nous ne voudrions pas à cause d'une faute grave nous priver du pain du ciel, nous séparer du corps du Christ, lui qui a proclamé : "Je suis le pain vivant descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Et le pain que je donnerai c'est ma chair pour la vie du monde "(Jn 6,51). Le Seigneur nous a mis en garde : "Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous" (Jn 6,53). Nous demandons donc tous les jours de recevoir notre pain, c'est-à-dire le Christ, et ne point nous écarter de sa grâce et de son corps. Nous pouvons aussi comprendre cette demande de la façon suivante : nous avons renoncé au monde ; par la grâce de la foi nous avons rejeté ses richesses et ses séductions ; nous demandons simplement la nourriture... »

    Saint Cyprien (v.200-258), La prière du Seigneur (18), Trad. Hamman, DDB, 1982 rev.

    notre_pere_pain_quotidien_1a.jpg

  • Mois du Sacré-Coeur - Vingt-neuvième Jour

    Vingt-neuvième Jour
     
    Prions pour les âmes innocentes, afin qu’elles se gardent bien pures.

    Les quatrièmes consolateurs du Cœur de Jésus, ce sont les enfants pieux et innocents.

    Les enfants sont l’objet spécial de l’amour de Jésus ; comme autrefois quand il vivait sur la terre, il se plaît à les voir près de lui… et pourquoi donc ? L’enfant sait peu prier, il s’ennuie vite de répéter les mêmes paroles, et quand il a dit son « Notre Père » et son « Je vous salue Marie », il s’arrête.
    Ah ! il y a chez l’enfant quelque chose qui « prie » pour lui, qui « aime » pour lui, qui « attire » toujours le regard bienveillant de Jésus, c’est son « innocence ». L’enfant devant Jésus est un vase de fleurs qui n’a pas conscience de son parfum, mais qui l’exhale embaumant tout à l’entour… Oh ! qu’il est aimé de Dieu le cœur qui sait rester enfant !

    Aujourd’hui, je me garderai bien innocente, pour plaire à Jésus, et j’aimerai bien mes petites compagnes.
  • Leos Janácek (1854-1928) : Otcenas (Notre Père)

    Brno - Královo Pole - Dir. Tomás Ibrmajer
    (Concert de gala à l'occasion de l'anniversaire de la République)

  • Prière pour les âmes des défunts

    Sainte Mechtilde ayant communié pour les morts, Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Dites pour eux un Notre Père, etc., » et elle comprit qu'elle devait prier de la manière suivante ; après l'avoir fait, elle vit une grande multitude d'âmes monter au ciel.
    (Révélations, I, 21)

    Notre Père, qui êtes aux cieux, je vous prie de daigner pardonner aux âmes du Purgatoire de ne vous avoir pas aimé, de ne vous avoir pas rendu le culte qui vous est dû, à vous, leur Père auguste et chéri, mais de vous avoir éloigné de leur cœur, où vous désirer habiter ; et pour suppléer à leur faute, je vous offre l'amour et l'honneur que votre Fils chéri vous a rendu sur la terre, et cette abondante satisfaction par laquelle il a payé la dette de tous leurs péchés. Ainsi soit-il.

    Que votre nom soit sanctifié ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n'avoir jamais dignement honoré votre saint Nom, de se l'être rarement rappelé avec dévotion, de l'avoir souvent employé en vain, et de s'être rendues, par leur vie déshonorante, indignes du nom de chrétien. Et comme satisfaction pour ce péché, je vous offre la très parfaite sainteté de votre Fils, par laquelle il a exalté votre Nom dans ses prédications, et l'a honoré dans toutes ses œuvres très saintes. Ainsi soit-il.

    Que votre règne arrive ; je vous prie, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts de n'avoir jamais désiré avec ferveur, ni recherché avec soin vous et votre règne, dans lequel seul consistent le vrai repos et l'éternelle gloire. Pour expier toute l'indifférence qu'elles ont eue pour toute espèce de biens, je vous offre les saints désirs par lesquels votre Fils a voulu que nous soyons les cohéritiers de son royaume. Ainsi soit-il.

    Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts, et surtout des religieux, d'avoir préféré leur volonté à la vôtre et de n'avoir pas aimé en tout votre volonté, pour vivre et agir très souvent d'après la leur. Et pour réparer leur désobéissance, je vous offre l'union du très doux Cœur de votre Fils avec votre sainte volonté, de même que la prompte soumission avec laquelle il vous a obéi jusqu'à la mort de la croix. Ainsi soit-il.

    Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien ; je vous conjure, ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n'avoir pas reçu le très saint Sacrement de l'autel avec les désirs, la dévotion et l'amour qu'il mérite, de s'en être rendues, pour un grand nombre, indignes, et de ne l'avoir que rarement ou jamais reçu. Pour expier leur péché, je vous offre la parfaite sainteté et la dévotion de votre Fils, ainsi que l'ardent amour et l'ineffable désir qui l'ont porté à nous donner ce précieux trésor. Ainsi soit-il.

    Et pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé ; je vous conjure, ô tendre Père, de daigner pardonner aux âmes des défunts les péchés capitaux dans lesquels elles sont tombés, surtout en ne pardonnant pas à ceux qui les avaient offensées et en n'aimant pas leurs ennemis. Pour ces péchés, je vous offre la prière de la plus douce suavité, que votre Fils a faite sur la croix pour ses ennemis. Ainsi soit-il.

    Et ne nous induisez point en tentation ; je vous conjure, ô tendre Père, de pardonner aux âmes des défunts de n'avoir pas résisté à leurs vices et à leur concupiscence, d'avoir souvent consenti aux embûches du démon et de la chair, et de s'être volontairement engagées dans beaucoup de mauvaises actions. Pour la multitude de leurs péchés, je vous offre la glorieuse victoire par laquelle votre Fils a vaincu le monde et le démon, ainsi que sa très sainte vie, avec tous ses travaux et ses fatigues, sa très amère passion et sa mort. Ainsi soit-il.

    Mais délivrez-nous du mal ; délivrez-les aussi de tout mal et de toute peine, par les mérites de votre cher Fils, et conduisez-les dans le royaume de votre gloire, qui n'est autre que vous-même. Ainsi soit-il.

    Oraison dominicale de Sainte Mechtilde pour les défunts.

  • Méditation : le pardon

    « Lorsque nous jugeons et accusons des gens,
    n'est-ce pas parce que nous sommes incapables
    d'accepter la vérité de nos propres failles
    et de nous pardonner à nous-mêmes ?
    Nous projetons sur d'autres ce que nous refusons de voir en nous.
    Nous accusons, jugeons et condamnons d'autres
    parce qu'inconsciemment nous nous jugeons nous-mêmes.
    Lorsque nous condamnons les autres, nous faisons notre propre procès.
    Nous avons tous du mal à accepter
    que nous sommes coupables d'avoir blessé d'autres
    et de nous être enfermés dans l'égoïsme.
    [...]

    Jésus nous appelle à regarder la vérité en face,
    sans juger ni condamner,
    et à accepter que nous sommes égoïstes, tournés sur nous-mêmes,
    incapables de partager et d'aimer vraiment.
    Il nous appelle à nous pardonner à nous-mêmes
    et à demander pardon
    pour toutes les blessures que nous avons infligées aux autres,
    pour tous les actes d'amour et de justice que nous avons omis de faire,
    pour toute notre indifférence envers ceux qui sont faibles et écrasés.
    Devenant conscients du pardon de Dieu,
    nous apprenons à pardonner aux autres.
    Entrant dans une communion nouvelle, plus profonde avec Dieu,
    nous découvrons notre identité profonde,
    et notre vrai moi commence à émerger.
    Nous commençons à aimer les autres comme Dieu les aime.
    Si Dieu nous pardonne,
    avec tout le désordre et la saleté qui sont en nous,
    nous pouvons à notre tour pardonner aux autres,
    avec tout le désordre et la saleté qui sont en eux.
    Les murs qui nous séparent des autres commencent à tomber.
    Mais pardonner est une vraie lutte.
    Des sentiments de colère et de vengeance
    peuvent continuer à nous habiter.
    Nous avons besoin d'une force nouvelle de Dieu
    pour arriver à pardonner
    et devenir des hommes et des femmes de paix.

    Tout l'évangile de Jésus est contenu dans ces mots du "Notre Père" :
           "Pardonne-nous nos offenses
           comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés."

    [...]

    Le pardon est au cœur de toute relation.
    Il est l'essence même de l'amour.
    Pardonner, c'est aimer les gens tels qu'ils sont
    et leur révéler leur beauté, cachée derrière les murs
    qu'ils ont construits autour de leurs cœurs.
    Le pardon est une force nouvelle qui vient de Dieu.
    Le pardon est la route vers la paix. »

    Jean Vanier, Entrer dans le mystère de Jésus - Une lecture de l’Évangile de Jean (ch.11, Le pardon), Éditions Salvator, Paris, 2013.

    pardon.jpg

  • Méditation : "Veillez et priez..."

    « Commencez la journée et terminez-la par la prière. Allez vers Dieu comme un petit enfant se tourne vers sa maman. Si les mots ne vous viennent pas spontanément, dites par exemple : "Viens, Esprit Saint, guide-moi, protège-moi, éclaire mes idées pour que je puisse prier". Ou bien encore, si vous vous adressez à la Vierge Marie, dites : "Marie, Mère de Jésus, sois à présent une mère pour moi, aide-moi à prier". Lorsque vous priez, remerciez Dieu de tous ses dons : puisque tout lui appartient, tout est un don qu'il nous fait. Votre âme est un don de Dieu. Si vous êtes chrétien, vous pouvez réciter la Prière du Seigneur ; si vous êtes catholique, en plus du Notre Père, vos prières sont le Je vous salue Marie, le chapelet, le Credo. Si votre famille ou vous-même avez vos dévotions particulières, priez selon vos propres traditions. Si vous avez vraiment confiance dans le Seigneur, dans la puissance de la prière, vous surmonterez vos doutes, vos craintes et cette impression de solitude que tant de gens ressentent. »

    Bse Teresa de Calcuta, Un chemin tout simple (A simple path, trad. Frances Georges-Catroux et Claude Nesle), Plon / Mame, Paris, 1995.

    reynolds-samuel-a.jpg

    Sir Joshua Reynolds (1723-1792) : The Infant Samuel (Samuel enfant)
    Archive Montpellier, Musée Fabre

  • 12 novembre : Méditation

    « Le chrétien, M.T.C.F., ce n'est pas, comme semble le croire et comme l'affirme tous les jours et sur tous les tons un certain monde contemporain, ce n'est pas un être qui s'isole en lui-même, qui se séquestre dans un oratoire indistinctement fermé à tous les bruits du siècle, et qui, satisfait pourvu qu'il sauve son âme, ne prend aucun souci du mouvement des affaires d'ici-bas. Le chrétien, c'est le contrepied de cela. Le chrétien, c'est un homme public et social par excellence ; son surnom l'indique : il est catholique, ce qui signifie universel. Jésus-Christ, en traçant l'oraison dominicale, a mis ordre à ce qu'aucun des siens ne pût accomplir le premier acte de la religion, qui est la prière, sans se mettre en rapport, selon son degré d'intelligence et selon l'étendue de l'horizon ouvert devant lui, avec tout ce qui peut avancer ou retarder, favoriser ou empêcher le règne de Dieu sur la terre. Et comme assurément les oeuvres de l'homme doivent être coordonnées avec sa prière, il n'est pas un chrétien digne de ce nom qui ne s'emploie activement, dans la mesure de ses forces, à procurer ce règne temporel de Dieu, et à renverser ce qui lui fait obstacle. »

    Cardinal Pie (1815-1880), La vie chrétienne, in Pages choisies Tome II, Alfred Mame et Fils - Librairie Oudin, Paris - Poitiers, 1916.

    pater-noster-a.jpg