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interview

  • Conférence de presse du Pape François dans l'avion du retour de Lesbos

    Le Pape François a achevé sa visite à Lesbos ce samedi 16 avril 2016. L’avion direction Rome a décollé à 15h30 heure locale.
    Pour faire un geste de solidarité envers ces migrants, le Pape a accueilli à bord de l’avion papal douze réfugiés dont six enfants. Il s’agit de trois familles musulmanes originaires de la Syrie qui ont fui après le bombardement de leurs maisons à Damas et Deir Azzor, une ville assiégée par Daesh. Ces migrants vivaient dans les camps de Lesbos avant que soit conclu, le 20 mars, l’accord entre l’Union européenne et la Turquie. Le directeur de la Salle de presse du Vatican en a fait part aux journalistes peu avant le décollage de l’appareil.

    Le Pape s’est une nouvelle fois prêté au traditionnel jeu des questions-réponses avec les journalistes présents sur le vol le ramenant de Lesbos à Rome. « C’était un voyage trop court, trop fort », a-t-il confessé, visiblement ému, avant de rappeler le caractère éminemment humanitaire de cette visite « triste et émouvante ».

    Venu exprimer sa solidarité auprès des migrants, parler à l’Europe de dignité, compassion, de solidarité, d’accueil, il s’est refusé à commenter l’accord controversé signé entre l’Union européenne et la Turquie le 18 mars dernier - lequel prévoit, entre autres, l’expulsion des « migrants illégaux » de la Grèce vers la Turquie. « Je ne fais pas de spéculation politique, cet accord, je ne le connais pas, je l’ai vu dans les journaux », a-t-il soutenu.

    Interrogé sur la confession des trois familles de réfugiés syriens accueillis au Vatican, le Pape a assuré ne pas avoir fait de « choix entre chrétiens et musulmans ». Les personnes choisies avaient tout simplement leurs papiers en règle, et pouvaient donc être accueillies, ce qui n’était pas le cas de deux autres familles chrétiennes, également candidates, mais dont les papiers n’étaient pas prêts. « Ce n’est pas un privilège, toutes ces personnes sont des enfants de Dieu (…). Elles sont accueillies au Vatican, avec la collaboration de la Communauté Sant’ Egidio » ; les autorités grecques et italiennes étaient, quant à elles, informées de la démarche. Ces trois familles viennent s’ajouter aux deux autres familles syriennes déjà accueillies au sein des deux paroisses vaticanes. Le Souverain pontife a expliqué que l'idée de ce « geste humanitaire » lui avait été soufflée par un collaborateur, il y a une semaine : « J'ai dit oui tout de suite. J'ai compris que cela venait de l'Esprit Saint ».

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  • Voyage apostolique au Mexique du 12 au 18 février 2016 - Entretien vidéo

    Le Saint-Père s'apprête à fouler le sol du Mexique, où il est attendu le 12 février. Voici un résumé de ses réponses vidéo aux questions proposées par l'agence Notimex. L'enregistrement est disponible près le CTV :

    Q. Vous venez à Mexico ? Ce qui vient à nous amener au Mexique ?

    Pape François. "Je ne vais pas au Mexique comme un roi mage chargé de choses à accomplir, de messages, d'idées, de solutions à des problèmes... Je viens en pèlerin, à la rencontre du peuple mexicain, pour en recevoir quelque chose...la richesse de sa foi...son mode de penser, sa manière d'être qui est le résultat d'une très longue histoire, forgé lentement entre échecs et succès...et surtout la richesse de son cœur... Le peuple mexicain n'est pas orphelin parce qu'il est fier d'avoir une Mère... C'est un peuple qui n'oublie pas sa mère, une mère métisse qui le forge dans l'espérance".

    Q. Que représente pour vous la Vierge de Guadalupe ?

    Pape François. "La sécurité et la tendresse. Combien de fois..., ne sachant pas comment réagir à une épreuve, je la prie et elle répond m'aimer, de ne pas avoir peur... Ce sont ses mots de mère : Ne pas avoir peur... Elle est la Mère, pleine de compassion, qui protège un village ou une famille, qui donne la chaleur de la maison, en caressant tendrement les siens". La Guadalupe est une image maternelle qui parle, qui enveloppe, qui se soucie de son peuple". Voilà ce que je ressens face à elle... Pour mon troisième séjour sur le sol mexicain, je demande la grâce de pouvoir m'attarder devant cette image".

    Q. Comment nous aider à affronter la violence ?

    Pape François. "La violence, la corruption, la guerre, des enfants qui ne peuvent pas aller à l'école à cause de la guerre, le trafic d'armes...c'est plus ou moins le climat général du monde aujourd'hui. Vous vivez au Mexique un morceau de cette nouvelle guerre... Je viens prier avec vous, afin de vous aider à trouver une solution aux problèmes...qui affligent le Mexique : la violence, la corruption, le trafic de drogue et les cartels... Tout cela n'est pas le Mexique que veut notre Mère... On doit rejeter tout ceci...et encourager les mexicains à se battre chaque jour contre la corruption, contre les trafics, contre la guerre, contre la désunion, contre la criminalité organisée... Nous devons nous battre chaque jour pour la paix, pour faire reculer la guerre, en semant la douceur, la compréhension et la paix. Saint François a prié le Seigneur de faire de lui un instrument de sa paix. Le Mexique doit être un instrument de paix... La paix naît de la tendresse, la paix est compréhension. Elle passe par le dialogue et non par la rupture. Le mot clef est dialogue, dialogue entre les dirigeants, avec le peuple, entre toutes les personnes... On ne doit pas avoir peur d'écouter les autres, pour voir quelles raisons ils ont. Et, s'il vous plaît, ne tombez pas dans le piège de l'argent, qui asservit toute vie au moyen d'une guerre intérieure où l'on perd toute liberté... Je viens demander à la Vierge de Guadalupe de donner la paix du cœur au Mexique, aux familles, aux villes et au pays tout entier".

    Q. Qu'attendez-vous des mexicains ?

    Pape François. "Je vais au Mexique pour servir, en serviteur de la foi... Notre foi , la foi de l’Église n'est pas chose de musée. Notre foi est une foi née dans le dialogue avec Jésus-Christ, notre Sauveur, le Seigneur... Si elle reste confinée dans le privé, ce n'est pas bon. Certes l'expression publique de la foi ne se résume pas à une procession de rues. Cette foi doit s'exprimer dans mon travail, dans ma famille, dans les choses que je fais à l'école ou à l'université...dans le fait de vivre en chrétien". Mais combien de temps passons-nous vraiment avec Jésus dans notre vie ? La prédication de l’Évangile, le témoignage de notre foi...nous devons sortit les exprimer...sans avoir peur des épreuves... Nous devons agir partout pour résoudre les conflits, en famille, à l'école, dans les rapports socio-économiques". En cela notre mère nous dit de "ne pas avoir peur de sortir, de ne rien craindre car je suis à tes côtés, ta Mère".

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 3.2.16).

    Texte intégral original en espagnol en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Revue Credere : Entretien avec le Pape François au sujet du Jubilé de la miséricorde

    La revue catholique italienne Credere publie ce jour une interview du Saint-Père, dans laquelle il explique les motivations et les attentes du Jubilé de la miséricorde, ainsi que son expérience personnelle de la miséricorde divine. En voici de larges extraits :

    "Le thème de la miséricorde a fortement été accentué dans l’Église à partir de Paul VI. Jean-Paul II y est revenu dans l'encyclique Dives in Misericordia, instituant avec la canonisation de sainte Faustine Kowalska la fête de la Divine Miséricorde, fixée à l'octave de Pâques. Dans ce sillage, j'ai ressenti comme un désir du Seigneur de montrer sa miséricorde aux hommes. Il s'est donc agi pour moi de suivre une tradition relativement récente pour une attention qui a toujours existé... Il est évident que le monde a besoin de la miséricorde, besoin de compassion, c'est à dire 'souffrir avec'. Nous sommes habitués aux mauvaises nouvelles, à la cruauté et aux pires atrocités qui offensent le nom et la vie de Dieu. Le monde a besoin de découvrir que Dieu est Père, qu'il y a la miséricorde, que la cruauté n'est pas plus une solution que la condamnation. Si l’Église suit parfois une ligne dure ou est tentée de la suivre en soulignant les normes morales, beaucoup de gens sont laissés de côté. ... Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après la bataille : Combien de personnes souffrent, sont blessées ou tuées !... Nous devons soigner, guérir, soutenir... Nous sommes tous pécheurs, et tous portons nos croix. J'ai senti que Jésus veut ouvrir la porte de son Cœur, que le Père veut montrer sa tendre miséricorde, nous envoyant l'Esprit... C'est l'année du pardon, de la réconciliation. D'un côté, nous voyons la production et le commerce des armes qui tuent les personnes innocentes d'une manière la plus cruelle possible, de l'autre l'exploitation des personnes, des enfants. Un sacrilège est en cours contre l'humanité. L'homme est sacré, car image du Dieu vivant. Et le Père dit de nous arrêter pour aller vers Lui".

    Plusieurs fois le Pape François a dit se sentir pécheur. Comment vit-il la miséricorde de Dieu ? : "Je suis un pécheur, j'en suis sûr, un pécheur que le Seigneur a regardé avec pitié. Comme je l'ai dit aux prisonniers en Bolivie, je suis un homme pardonné. Dieu me regarda avec compassion et m'a pardonné. Même maintenant, je fais des erreurs et commets des péchés. Je me confesse tous les quinze ou vingt jours, parce que je ressens toujours le besoin de la miséricorde de Dieu... J'ai eu ce sentiment à dix-sept ans, d'une manière spéciale le 21 septembre 1953, quand j'ai ressenti le besoin d'entrer dans une église me confesser... C'est devenu évident. J'ai décidé de devenir prêtre...et c'est un prêtre malade de la leucémie qui m'a accompagné pendant un an. Il est mort l'année suivante. Après l'enterrement, je pleurais à chaudes larmes, je me sentais complètement perdu, comme si Dieu m'avait abandonné. C'est là que j'ai rencontré la miséricorde de Dieu, qui est désormais étroitement liée à ma devise épiscopale... La traduction littérale serait en étant miséricordieux et en choisissant".

    Le Jubilé de la miséricorde peut-il être l'occasion de redécouvrir la maternité de Dieu ? Y a-t-il un aspect féminin de l’Église qui doive être réévalué ?

    "Oui, dans le livre d'Isaïe, Dieu affirme que si une mère en arrivait à oublier son enfant, lui ne nous oubliera pas. Voici la dimension maternelle de Dieu. Tout le monde ne comprend pas l'expression Maternité de Dieu, qui n'appartient pas au langue populaire... C'est pourquoi je préfère utiliser le mot tendresse, typique d'une mère, la tendresse de Dieu. Dieu est père et mère."

    La miséricorde dans la Bible nous fait découvrir un Dieu plus miséricordieux qu'on ne pourrait le croire. Cette tendresse envers l'homme peut-elle favoriser un changement d'attitude envers l'autre ?

    "Certes, cela conduira à être un plus tolérant, plus patient, plus attentif... Durant le Synode de 1994, j'avais dit qu'il fallait mettre en route une révolution de la tendresse... Aujourd'hui cette tendresse nous devons la faire grandir comme résultante de l'Année de la miséricorde : La tendresse de Dieu est pour chacun de nous. Chacun de nous a le droit de dire : Je suis malheureux, mais Dieu m'a aimé, alors je dois aussi aimer les autres de la même manière."

    Évoquant le célèbre 'Discours de la lune', lorsque Jean XXIII recommanda aux fidèles de rentrer chez eux avec une caresse aux enfants. C'est devenu une icône de l’Église de la tendresse, qui aide les communautés chrétiennes à se développer et à se renouveler : "Quand je vois les malades, les personnes âgées, je reçois une caresse spontanée, car c'est le premier geste que font les parents sur leur nouveau-né. C'est un 'Je t'aime, je veux tu ailles bien'."

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 2.12.15).

    Texte intégral original en italien en Salle de Presse du Saint-Siège.

  • Mgr Tomasi : « un recours à la force contre l'Etat islamique peut s'avérer nécessaire »

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    C’est une interview qui a suscité de nombreuses réactions depuis le début de la semaine. Dans un entretien donné au site catholique américain Crux, Mgr Silvano Tomasi a ainsi déclaré qu’un « recours à la force serait nécessaire » contre l’Etat Islamique si la voie politique était insuffisante en Irak et en Syrie. Une prise de position ferme de la part de l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU à Genève (Suisse).

    « Nous devons stopper cette sorte de génocide » affirme Mgr Tomasi, qui accuse le groupe djihadiste de commettre des atrocités à grande échelle contre les chrétiens, des actes qui justifieraient selon lui une intervention internationale. Mgr Tomasi serait favorable à une solution politique, mais lorsque le dialogue se révèle impossible, a-t-il admis, la communauté internationale doit prendre ses responsabilités pour protéger la vie et les droits fondamentaux de ces personnes. Interrogé par Anne-Sophie Saint-Martin, Mgr Tomasi précise que cette intervention, si elle a lieu, devra se faire  « à certaines conditions ».

    Entretien à écouter sur Radio Vatican.

  • Elizabeth Montfort : "Comment le gouvernement manipule la jeunesse avec le gender"

    L'équipe de La Manif pour tous 92 demande à Elizabeth Montfort, présidente du Nouveau Féminisme européen, pourquoi et comment le gouvernement infuse la théorie du genre auprès de la jeunesse.

    Source : LMPT 92 "Opération Tandem".

    A lire : Le "gender" à l'école ou la pédophilie fantasmatique.