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hymne

  • Hymne "Ut queant laxis resonare fibris"

    Office de la Nativité de Saint Jean Baptiste
    Schola Sanctae Sunnivae & Hartkeriana

    Ce sont les premières lettres de cette hymne qui ont donné leur nom aux notes de musique, sous l'impulsion du moine Guido d'Arezzo, théoricien de la musique, au XIe siècle.
    Explications ici.

    Ut queant laxis
    resonare fibris
    Mira gestorum
    famuli tuorum,
    Solve polluti
    labii reatum,
    Sancte Iohannes.

    "Pour que tes fidèles, ô saint Jean, puissent chanter à pleine voix les merveilles de ton histoire, efface le péché qui souille leurs lèvres..."

  • Te Joseph celebrent

    Hymne des Vêpres des fêtes de Saint Joseph
    (19 mars et 1er mai)
    De l'album "Tu Es Petrus" de la FSSP

  • Ad cenam Agni próvidi

    Hymne des Vêpres au Temps Pascal
     
    - 0:04 : Grégorien - Moines de l'Abbaye bénédictine de Fontgombault (1976)
    - 3:37 : Tomás Luis de Victoria (v.1548-1611) - Ensemble Plus Ultra, Dir. Michael Noone (2009)
    Ad cenam Agni próvidi,
    Et stolis albis cándidi,
    post tránsitum maris Rubri
    Christo canámus Príncipi.

    Cuius corpus sanctíssimum
    in ara crucis tórridum,
    Cruóre eius róseo
    Gustándo vívimus Deo.

    Protécti paschæ véspere
    a devastánte Angelo,
    Erépti de duríssimo
    Pharaónis império.

    Iam pascha nostrum Christus est,
    Qui immolátus agnus est :
    sinceritátis ázyma
    Caro eius obláta est.

    O vere digna hóstia,
    per quam fracta sunt tártara,
    Redémpta plebs captiváta,
    Réddita vitæ praemia.

    Consúrgit Christus túmulo,
    victor redit de bárathro,
    tyránnum trudens vínculo
    et Paradísum réserans.

    Quaesumus, Auctor ómnium,
    In hoc pascháli gáudio,
    Ab omni mortis ímpetu
    Tuum defénde pópulum.

    Glória tibi Dómine,
    Qui surrexísti a mórtuis,
    cum Patre et almo Spíritu,
    in sempitérna saecula.
    Amen.
    Invités au repas de l’Agneau,
    revêtus de nos robes blanches,
    après avoir passé la mer rouge,
    chantons au Christ notre Chef.

    En goûtant sa chair toute sainte
    brulée sur l’autel de la Croix,
    en goûtant le vin de son sang,
    nous vivons de la vie de Dieu.

    Protégés au soir de la Pâque
    contre l’Ange exterminateur,
    nous avons été arrachés
    au dur pouvoir de Pharaon.

    C’est le Christ qui est notre Pâque,
    qui est l’agneau immolé ;
    azyme de sincérité,
    c’est sa chair qui est livrée.

    O victime vraiment digne
    brisant la porte des enfers :
    le peuple captif est racheté,
    les biens de la vie sont rendus.

    Le Christ se lève de la tombe ;
    il revient de l’abîme en vainqueur,
    poussant le tyran enchaîné,
    rouvrant l’entrée du Paradis.

    Nous vous prions, Auteur de toute chose,
    en cette joie pascale
    de tout assaut de la mort
    défendez votre peuple.

    Gloire à Vous, Seigneur,
    ressuscité d’entre les morts ;
    avec le Père et l’Esprit bienfaisant,
    dans les siècles éternels.
    Ainsi soit-il.
  • Aurora lucis rutilat

    Hymne des Laudes au Temps Pascal
    Schola des moines de l'Abbaye de Ligugé
     
  • Hymne (avant 1632) "Ad Caenam"

    (ancienne Hymne des Vêpres au Temps Pascal)
    Bénédictins de l'Abbaye de Kergonan
    (Congrégation de Solesme, Dom Le Feuvre)
     
    Antiphonale 1912

    Ad cenam Agni próvidi,
    Et stolis albis cándidi,
    post tránsitum maris Rubri
    Christo canámus Príncipi.

    Cuius corpus sanctíssimum
    in ara crucis tórridum,
    Cruóre eius róseo
    Gustándo vívimus Deo.

    Protécti paschæ véspere
    a devastánte Angelo,
    Erépti de duríssimo
    Pharaónis império.

    Iam pascha nostrum Christus est,
    Qui immolátus agnus est :
    sinceritátis ázyma
    Caro eius obláta est.

    O vere digna hóstia,
    per quam fracta sunt tártara,
    Redémpta plebs captiváta,
    Réddita vitæ præmia.

    Consúrgit Christus túmulo,
    victor redit de bárathro,
    tyránnum trudens vínculo
    et Paradísum réserans.

    Quæsumus, Auctor ómnium,
    In hoc pascháli gáudio,
    Ab omni mortis ímpetu
    Tuum defénde pópulum.

    Glória tibi Dómine,
    Qui surrexísti a mórtuis,
    cum Patre et almo Spíritu,
    in sempitérna sæcula.
    Amen.

    (Source)
    Antiphonaire 1912

    Invités au repas de l’Agneau,
    revêtus de nos robes blanches,
    après avoir passé la mer rouge,
    chantons au Christ notre Chef.

    En goûtant sa chair toute sainte
    brulée sur l’autel de la Croix,
    en goûtant le vin de son sang,
    nous vivons de la vie de Dieu.

    Protégés au soir de la Pâque
    contre l’Ange exterminateur,
    nous avons été arrachés
    au dur pouvoir de Pharaon.

    C’est le Christ qui est notre Pâque,
    qui est l’agneau immolé ;
    azyme de sincérité,
    c’est sa chair qui est livrée.

    O victime vraiment digne
    brisant la porte des enfers :
    le peuple captif est racheté,
    les biens de la vie sont rendus.

    Le Christ se lève de la tombe ;
    il revient de l’abîme en vainqueur,
    poussant le tyran enchaîné,
    rouvrant l’entrée du Paradis.

    Nous vous prions, Auteur de toute chose,
    en cette joie pascale
    de tout assaut de la mort
    défendez votre peuple.

    Gloire à Vous, Seigneur,
    ressuscité d’entre les morts ;
    avec le Père et l’Esprit bienfaisant,
    dans les siècles éternels.
    Ainsi soit-il.
  • Stevan Hristic : Svjati Boze

    (Dieu Saint)
    Hymne de l’Église Orthodoxe (1915)

  • Hymne "Attende Domine"

    (Hymne du 10ème siècle)
    Abbaye de Solesmes
     
    Attende Domine, et miserere, quia peccavimus tibi.
    Ecoutez, Seigneur, et ayez pitié, parce que nous avons péché contre vous.
    (Baruch 3,2)
    Ad te Rex summe, omnium Redemptor,
    oculos nostros sublevamus flentes:
    exaudi, Christe, supplicantum preces.

         Attende Domine...

    Dextera Patris, lapis angularis,
    via salutis, ianua caelestis,
    ablue nostri maculas delicti.

         Attende Domine...

    Rogamus, Deus, tuam maiestatem:
    auribus sacris gemitus exaudi:
    crimina nostra placidus indulge.

         Attende Domine...

    Tibi fatemur crimina admissa:
    contrito corde pandimus occulta:
    tua, Redemptor, pietas ignoscat.

         Attende Domine...

    Innocens captus, nec repugnans ductus;
    testibus falsis pro impiis damnatus
    quos redemisti, tu conserva, Christe.

         Attende Domine...
    Vers Vous, souverain Roi, Rédempteur de tous les hommes,
    nous élevons nos yeux pleins de larmes.
    Écoutez, ô Christ, nos prières suppliantes !

         Ecoutez, Seigneur...

    Droite du Père, pierre angulaire,
    voie du salut, porte du ciel,
    Lavez les souillures de notre péché.

         Ecoutez, Seigneur...

    Nous prions, ô Dieu, Votre Majesté ;
    que Vos oreilles saintes entendent nos gémissements ;
    Dans Votre bonté, pardonnez-nous de nos crimes.

         Ecoutez, Seigneur...

    Nous Vous avouons les fautes commises ;
    d’un cœur contrit nous Vous dévoilons nos péchés ;
    Ô Rédempteur, que Votre clémence pardonne.

         Ecoutez, Seigneur...

    Arrêté innocent et emmené sans résistance,
    Vous avez été condamné pour les pécheurs par de faux témoins ;
    Ô Christ, conservez ceux que Vous avez rachetés.

    Ecoutez, Seigneur...
  • Dimanche 10 mars 2019

    1er Dimanche de Carême

    Hymne des Vêpres : Audi benigne Conditor

    Cantori Gregoriani, Fulvio Rampi
     
    Audi, benígne Cónditor,
    Nostras preces cum flétibus,
    In hoc sacro ieiúnio
    Fusas quadragenário.

    Scrutátor alme córdium,
    Infírma tu scis vírium :
    Ad te revérsis éxhibe
    Remissiónis grátiam.

    Multum quidem peccávimus,
    Sed parce confiténtibus :
    Ad nóminis laudem tui
    Confer medélam lánguidis.

    Concéde nostrum cónteri
    Corpus per abstinéntiam ;
    Culpæ ut relínquant pábulum
    Ieiúna corda críminum.

    Præsta, beáta Trínitas,
    Concéde, simplex Unitas ;
    Ut fructuósa sint tuis
    Ieiuniórum múnera.
    Amen.

    V/. Angelis suis Deus mandávit de te.
    R/. Ut custódiant te in ómnibus viis tuis.
    Écoutez, Créateur bienveillant,
    nos prières accompagnées de larmes,
    répandues au milieu des jeûnes
    de cette sainte Quarantaine.

    Vous qui scrutez le fond des cœurs,
    vous connaissez notre faiblesse :
    nous revenons à vous ;
    donnez-nous la grâce du pardon.

    Nous avons beaucoup péché ;
    pardonnez-nous à cause de notre aveu :
    pour la gloire de votre Nom,
    apportez le remède à nos langueurs.

    Faites que la résistance de notre corps
    soit abattue par l’abstinence,
    et que notre cœur soumis à un jeûne
    spirituel ne se repaisse plus du péché.

    Exaucez-nous, Trinité bienheureuse,
    accordez-nous, Unité simple,
    que soit profitable à vos fidèles
    le bienfait du jeûne.
    Amen.

    V/. Dieu a ordonné à ses Anges.
    R/. De te garder dans toutes ses voies.
  • Guillaume Dufay (1397-1474) : Ave Maris Stella

    (Hymne des Premières Vêpres)
    Ensemble Pomerium - Dir. Alexander Blachly (1998)
     
    Ave, maris stella,
    Dei Mater alma,
    Atque semper Virgo,
    Felix cæli porta.

    Sumens illud Ave
    Gabriélis ore,
    Funda nos in pace,
    Mutans Hevæ nomen.

    Solve vincla reis,
    Profer lumen cæcis,
    Mala nostra pelle,
    Bona cuncta posce.

    Monstra te esse matrem,
    Sumat per te preces,
    Qui pro nobis natus
    Tulit esse tuus.

    Virgo singuláris,
    Inter omnes mitis,
    Nos, culpis solútos,
    Mites fac et castos.

    Vitam præsta puram,
    Iter para tutum,
    Ut, vidéntes Iesum,
    Semper collætémur.

    Sit laus Deo Patri,
    Summo Christo decus,
    Spirítui Sancto,
    Tribus honor unus.
    Amen.

    (partition)
    Salut, astre des mers,
    Mère de Dieu féconde,
    Salut, ô toujours Vierge,
    Porte heureuse du ciel !

    Vous qui de Gabriel
    Avez reçu l’Ave,
    Fondez-nous dans la paix,
    Changeant le nom d’Eve.

    Délivrez les captifs,
    Éclairez les aveugles,
    Chassez loin tous nos maux,
    Demandez tous les biens.

    Montrez en vous la Mère,
    Vous-même offrez nos vœux
    Au Dieu qui, né pour nous,
    Voulut naître de vous.

    O Vierge incomparable,
    Vierge douce entre toutes !
    Affranchis du péché,
    Rendez-nous doux et chastes.

    Donnez vie innocente,
    Et sûr pèlerinage,
    Pour qu’un jour soit Jésus
    Notre liesse à tous.

    Louange à Dieu le Père,
    Gloire au Christ souverain ;
    Louange au Saint-Esprit ;
    Aux trois un seul hommage.
    Amen.
  • Hymne au monastère du Hiéromoine P. Dorotheos au Mont Athos

  • Hymne Akathiste à Saint Michel Archange

    Monastère Saint-Michel-au-Dôme-d'Or de Kiev
    Église orthodoxe d'Ukraine (Patriarcat de Kiev)

  • Divine Liturgie - Hymne des Chérubins

    Novospassky Monastery Choir

  • William Byrd (1540-1623) : Hymne des Vêpres "O lux beata Trinitas" a6

    The Cardinall's Musick - Dir. Andrew Carwood

    (partition)

  • Hymne des Vêpres "Te Joseph celebrent"

    (composé par Clément X, Pape de 1670 à 1676)
     
    Te, Ioseph, célebrent ágmina cælitum,
    Te cuncti résonent christíadum chori,
    Qui clarus méritis, iunctus est ínclytæ
    Casto fœdere Vírgini.

           Que les chœurs célestes célèbrent ta gloire, ô Joseph !
           Que les chants de tous les Chrétiens fassent résonner tes louanges !
           Glorieux déjà par tes mérites, tu es uni
           par une chaste alliance à l’auguste Vierge.


    Almo cum túmidam gérmine cóniugem
    Admírans, dúbio tángeris ánxius,
    Afflátu súperi Fláminis Angelus
    Concéptum Púerum docet.

           Lorsque, en proie au doute et à l’anxiété,
           tu t’étonnes de l’état où se trouve ton épouse,
           un Ange vient t’apprendre que l’enfant qu’elle a conçu,
           l’a été par l’opération de l’Esprit-Saint.


    Tu natum Dóminum stringis, ad éxteras
    Ægypti prófugum tu séqueris plagas ;
    Amíssum Sólymis quæris, et ínvenis,
    Miscens gáudia flétibus.

           Le Seigneur est né, tu le presses dans tes bras ;
           tu fuis avec lui vers les plages lointaines d’Égypte ;
           tu le cherches à Jérusalem où tu l’as perdu, et tu le retrouves :
           ainsi tes joies sont mêlées de larmes.


    Post mortem réliquos sors pia cónsecrat,
    Palmámque eméritos glória súscipit :
    Tu vivens, Súperis par, frúeris Deo,
    Mira sorte beátior.

           D’autres sont glorifiés après une sainte mort,
           ceux qui ont mérité là palme sont reçus au sein de la gloire ;
           mais toi, par une admirable destinée, égal aux Saints, plus heureux même,
           tu jouis dès cette vie de la présence de Dieu.


    Nobis, summa Trias, parce precántibus,
    Da Ioseph méritis sídera scándere :
    Ut tandem líceat nos tibi pérpetim
    Gratum prómere cánticum. Amen.

           Trinité souveraine, exaucez nos prières, donnez-nous le pardon ;
           que les mérites de Joseph nous aident à monter dans les cieux,
           pour qu’il nous soit enfin donné de chanter à jamais
           le cantique de la reconnaissance et de la félicité. Amen.
  • "Aurora lucis rutilat", Hymne des Laudes au Temps Pascal

    "Aurora lucis rutilat", Hymne des Laudes au Temps Pascal
    Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux
     
    1. Aurora lucis rutilat,
    Cælum laudibus intonat,
    Mundus exultans iubilat,
    Gemens infernus ululat,

         L'aurore a du vrai jour ramené la lumière,
         Le ciel fait des concerts charmants,
         Le monde par les siens marque une joie entière,
         Et l'enfer n'y répond que par des hurlements.


    2. Cum rex ille fortissimus,
    Mortis confractis viribus,
    Pede conculcans tartara
    Solvit a pœna miseros.

         Aussi c'est en ce jour que l'auteur de leur être,
         Brisant les chaînes de la mort,
         Foulant aux pieds l'Averne et son orgueilleux maître,
         Change des malheureux le déplorable sort.


    3. Ille, qui clausus lapide
    Custoditur sub milite,
    Triumphans pompa nobili,
    Victor surgit de funere.

         Ce corps d'un froid tombeau renfermé sous la pierre,
         Ce corps gardé par des soldats,
         En pompe triomphante est revenu sur terre,
         Réparateur du siècle, et vainqueur du trépas.


    4. Solutis jam gemitibus
    Et inferni doloribus,
    Quia surrexit Dominus,
    Resplendens clamat angelus.

         Qu'on cesse de gémir, il n'est plus de misères,
         Leur triste cours est arrêté :
         De la prison du limbe un mort tire nos pères,
         Et l'ange nous annonce un Dieu ressuscité.


    5. Quæsumus, Auctor omnium,
    In hoc Paschali gaudio,
    Ab omni mortis impetu
    Tuum defende populum.

         Sauveur de tout le monde, en cette pleine joie
         Dont la Pâque remplit nos cœurs,
         Daigne si bien guider ton peuple dans ta voie,
         Que d'une mort funeste il échappe aux rigueurs.


    6. Gloria tibi, Domine,
    Qui surrexisti a mortuis,
    Cum Patre et Sancto Spiritu,
    In sempiterna sæcula. Amen.

         Gloire à toi, rédempteur et monarque suprême,
         Par toi-même ressuscité !
         Même gloire à ton père, au Saint-Esprit la même,
         Et durant tous les temps et dans l'éternité !


    Traduction-adaptation de Pierre Corneille
  • Guillaume Dufay (1397-1474) : Hymne "Audi, benigne Conditor"

    (Hymne des Vêpres)
    Capella Antiqua Munchen - Dir. Konrad Ruhland
     
    Audi, benígne Cónditor,
    Nostras preces cum flétibus,
    In hoc sacro ieiúnio
    Fusas quadragenário.

    Scrutátor alme córdium,
    Infírma tu scis vírium :
    Ad te revérsis éxhibe
    Remissiónis grátiam.

    Multum quidem peccávimus,
    Sed parce confiténtibus :
    Ad nóminis laudem tui
    Confer medélam lánguidis.

    Concéde nostrum cónteri
    Corpus per abstinéntiam ;
    Culpæ ut relínquant pábulum
    Ieiúna corda críminum.

    Præsta, beáta Trínitas,
    Concéde, simplex Unitas ;
    Ut fructuósa sint tuis
    Ieiuniórum múnera.
    Amen.
    Écoutez, Créateur bienveillant,
    nos prières accompagnées de larmes,
    répandues au milieu des jeûnes
    de cette sainte Quarantaine.

    Vous qui scrutez le fond des cœurs,
    vous connaissez notre faiblesse :
    nous revenons à vous ;
    donnez-nous la grâce du pardon.

    Nous avons beaucoup péché ;
    pardonnez-nous à cause de notre aveu :
    pour la gloire de votre Nom,
    apportez le remède à nos langueurs.

    Faites que la résistance de notre corps
    soit abattue par l’abstinence,
    et que notre cœur soumis à un jeûne
    spirituel ne se repaisse plus du péché.

    Exaucez-nous, Trinité bienheureuse,
    accordez-nous, Unité simple,
    que soit profitable à vos fidèles
    le bienfait du jeûne.
    Amen.
  • A solis ortus cardine

    Hymne des Laudes pour ce 1er janvier, la même que pour le matin de Noël.
     
    A solis ortus cárdine
    Ad usque terræ límitem,
    Christum canámus Príncipem,
    Natum María Vírgine.
    Du point où le soleil se lève
    jusqu’aux limites de ta terre,
    chantons le Christ Roi,
    né de la Vierge Marie.
    Beátus auctor sæculi
    Servíle corpus índuit :
    Ut carne carnem líberans,
    Ne pérderet quos cóndidit.
    Le bienheureux Auteur du monde
    revêt un corps d’esclave,
    afin que, délivrant la chair par la chair,
    il sauve de leur perte, ceux qu’il a créés.
    Castæ Paréntis víscera
    Cæléstis intrat grátia :
    Venter Puéllæ báiulat
    Secréta, quæ non nóverat.
    Au sein d’une chaste Mère
    descend la grâce céleste,
    les flancs d’une Vierge portent
    un mystère qu’elle ne connaissait pas.
    Domus pudíci péctoris
    Templum repénte fit Dei :
    Intácta nésciens virum,
    Concépit alvo Fílium.
    La demeure d’un sein pudique
    devient soudain le temple de Dieu ;
    la Vierge, intacte et toujours pure,
    conçoit un Fils dans ses entrailles.
    Enítitur puérpera,
    Quem Gábriel prædíxerat,
    Quem ventre Matris géstiens,
    Baptísta clausum sénserat.
    Cette jeune mère enfante
    celui qu’annonça Gabriel ;
    celui dont Jean, captif encore au sein maternel,
    reconnut la présence.
    Fœno iacére pértulit :
    Præsépe non abhórruit :
    Et lacte módico pastus est,
    Per quem nec ales ésurit.
    Il a souffert de reposer sur du foin ;
    il n’a pas eu horreur de la crèche ;
    il s’est nourri d’un peu de lait,
    lui qui rassasie jusqu’au petit oiseau.
    Gaudet chorus cæléstium,
    Et Angeli canunt Deo ;
    Palámque fit pastóribus
    Pastor, Creátor ómnium.
    Le chœur des Esprits célestes se réjouit,
    et les Anges chantent à Dieu ;
    il se manifeste aux bergers,
    le Pasteur, le Créateur de tous.
    Iesu tibi sit glória,
    Qui natus es de Vírgine,
    Cum Patre et almo Spíritu,
    In sempitérna sæcula. Amen.
    Gloire soit à vous, ô Jésus !
    qui êtes né de la Vierge :
    gloire au Père et à l’Esprit-Saint,
    dans les siècles éternels. Ainsi soit-il.


    Version grégorienne :

    Abbaye bénédictine Saint Dominique de Silos

     

    Version polyphonique :

     
    Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594)
    Quire Cleveland - Dir. Ross W. Duffin
  • Aeterne rerum conditor

    (Hymne ambrosienne chantée aux Laudes du 1er octobre à l'Avent)
    Moines de la Grande Chartreuse
     
    Aeterne rerum conditor aeterne rerum
    noctem diemque qui regis
    et temporum das tempora
    ut alleues fastidium

    Praeco diei iam sonat
    noctis profundae peruigil
    nocturna lux uiantibus
    a nocte noctem segregans

    Hoc excitatus lucifer
    soluit polum caligine
    hoc omnis errorum chorus
    uias nocendi deserit

    hac nauta uires colligit
    pontique mitescunt freta
    hoc ipse petra ecclesiae
    canente culpam diluit

    Surgamus ergo strenue
    gallus iacentes excitat
    et somnolentos increpat
    gallus negantes arguit

    Gallo canente spes redit
    aegris salus refunditur
    mucro latronis conditur
    lapsis fides reuertitur

    Iesu, labantes respice
    et nos uidendo corrige
    si respicis lapsus cadunt
    fletuque culpa soluitur

    Tu lux refulge sensibus
    mentisque somnum discute
    te nostra vox primum sonet
    et vota soluamus tibi

    St Ambroise de Milan
    Éternel créateur du monde,
    toi qui gouvernes les nuits et les jours
    fais succéder les temps aux temps
    pour alléger la lassitude

    Le hérault du jour déjà sonne
    le veilleur de la nuit profonde,
    clarté nocturne aux voyageurs,
    séparant la nuit de la nuit.

    Par lui réveillé, Astre porteur de lumière
    Délivre le ciel des ténèbres,
    par lui tout le chœur des rôdeurs
    abandonne les voies du mal.

    Par lui le marin reprend force
    et la houle des flots s'apaise ;
    La Pierre même de l’Église
    à son chant a lavé sa faute.

    Levons nous donc avec courage ;
    le coq éveille ceux qui gisent,
    invective les somnolents ;
    le coq confond les renégats

    Au chant du coq, l'espoir renaît,
    la santé revient aux malades,
    l'arme du bandit se rengaine,
    la foi s'en retourne aux pécheurs.

    Jésus, regarde qui chancelle
    et par ta vue corrige-nous
    sous ton regard, nos faux pas cessent,
    nos pleurs effacent notre faute.

    Reprends ton éclat dans nos âmes,
    dissipe le sommeil du cœur ;
    pour toi d'abord, que nos voix sonnent :
    acquittons nos vœux envers toi.


    (Source traduction)
  • Vassili Kalinnikov (1866-1901) : Hymne des Chérubins

    Chœur de garçons de Konakovo (Russie)

  • Hymne des Laudes : Cor arca legens

    (Philippe Bruni, 1765)
    Schola Sainte Cécile

    Cor, arca legem cóntinens
    Non servitútis véteris,
    Sed grátiæ, sed véniæ,
    Sed et misericórdiæ.

    Cœur, arche contenant la Loi,
    non de l’antique servitude,
    mais la loi de grâce, mais celle du pardon,
    mais celle de la miséricorde.

    Cor, sanctuárium novi
    Intemerátum fœderis,
    Templum vetústo sánctius,
    Velúmque scisso utílius.

    Cœur, sanctuaire inviolé
    de la nouvelle alliance,
    temple plus saint que l’ancien,
    voile plus utile que celui qui fut déchiré.

    Te vulnerátum cáritas
    Ictu paténti vóluit,
    Amóris invisíbilis
    Ut venerémur vúlnera.

    Votre amour a voulu
    que vous soyez blessé par un coup visible,
    pour que d’un amour invisible
    nous vénérions les blessures.

    Hoc sub amóris symbolo
    Passus cruénta et mýstica,
    Utrúmque sacrifícium
    Christus sacérdos óbtulit.

    Sous ce symbole de l’amour,
    le Christ Prêtre, ayant souffert
    de façon sanglante et mystique,
    offrit un double sacrifice (1).

    Quis non amántem rédamet ?
    Quis non redémptus díligat,
    Et Corde in isto séligat
    Ætérna tabernácula ?

    A Celui qui nous aime qui ne rendrait son amour ?
    Quel racheté ne le chérirait pas
    et dans ce Cœur ne se choisirait pas
    une demeure éternelle ?

    Decus Parénti et Fílio
    Sanctóque sit Spirítui,
    Quibus potéstas, glória
    Regnúmque in omne est saeculum.
    Amen.

    Honneur au Père et au Fils,
    et au Saint-Esprit,
    dont la puissance, la gloire,
    et le règne demeurent dans tous les siècles.
    Amen.

    (1) : C’est-à-dire le sacrifice de la Croix et celui de la Messe, mais aussi le sacrifice invisible qui est l’abandon amoureux et complet à la volonté de Dieu, et le sacrifice visible qui est le signe sacré, la manifestation extérieure du sacrifice invisible.