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  • Hélie de Saint Marc (1922-2013) : « Que dire à un jeune de 20 ans »

    Texte lu par Jean Piat
     
    (si la lecture vidéo est impossible, merci de cliquer ICI)
  • Méditation - « Que dire à un jeune de 20 ans »

    « Quand on a connu tout et le contraire de tout,
    quand on a beaucoup vécu et qu'on est au soir de sa vie,
    on est tenté de ne rien lui dire,
    sachant qu'à chaque génération suffit sa peine,
    sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
    font partie de la noblesse de l'existence.

    Pourtant, je ne veux pas me dérober,
    et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
    en me souvenant de ce qu'écrivait un auteur contemporain :

    « Il ne faut pas s'installer dans sa vérité
    et vouloir l'asséner comme une certitude,
    mais savoir l'offrir en tremblant comme un mystère. »

    A mon jeune interlocuteur,
    je dirai donc que nous vivons une période difficile
    où les bases de ce qu’on appelait la Morale
    et qu’on appelle aujourd’hui l’Éthique,
    sont remises constamment en cause,
    en particulier dans les domaines du don de la vie,
    de la manipulation de la vie,
    de l'interruption de la vie.

    Dans ces domaines,
    de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
    Oui, nous vivons une période difficile
    où l’individualisme systématique,
    le profit à n’importe quel prix,
    le matérialisme,
    l’emportent sur les forces de l’esprit.

    Oui, nous vivons une période difficile
    où il est toujours question de droit et jamais de devoir
    et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
    tend à être occultée.

    Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
    il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
    Il faut savoir,
    jusqu'au dernier jour,
    jusqu'à la dernière heure,
    rouler son propre rocher.
    La vie est un combat,
    le métier d'homme est un rude métier.
    Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

    Il faut savoir
    que rien n'est sûr,
    que rien n'est facile,
    que rien n'est donné,
    que rien n'est gratuit.

    Tout se conquiert, tout se mérite.
    Si rien n'est sacrifié, rien n'est obtenu.

    Je dirai à mon jeune interlocuteur
    que pour ma très modeste part,
    je crois que la vie est un don de Dieu
    et qu'il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
    comme l'absurdité du monde,
    une signification à notre existence.

    je lui dirai
    qu'il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
    cette générosité,
    cette noblesse,
    cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
    qu'il faut savoir découvrir ces étoiles,
    qui nous guident où nous sommes plongés
    au plus profond de la nuit
    et le tremblement sacré des choses invisibles.

    Je lui dirai
    que tout homme est une exception,
    qu’il a sa propre dignité
    et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

    Je lui dirai
    qu’envers et contre tous
    il faut croire à son pays et en son avenir.

    Enfin, je lui dirai
    que de toutes les vertus,
    la plus importante, parce qu'elle est motrice de toutes les autres
    et qu'elle est nécessaire à l'exercice des autres,
    de toutes les vertus,
    la plus importante me paraît être le courage, les courages,
    et surtout celui dont on ne parle pas
    et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

    Et pratiquer ce courage, ces courages,
    c’est peut-être cela

    « L’Honneur de Vivre ». »

    Hélie de Saint Marc (1922-2013), Ce que je crois, Éditions Little Big Man,
    in "Soyez insatiables, soyez fous - Discours à la jeunesse", Anthologie J'ai Lu, 2014,
    et in "A la jeunesse - De Saint-Exupéry à Steve Jobs...", Anthologie Librio / J'ai Lu, 2016.

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    Dessin de Pierre Joubert (1910-2002)

  • Mercredi 8 juillet 2020

    Ste Elisabeth (ou Isabelle) de Portugal, reine et veuve

    Sainte_Elisabeth_Portugal_6b.jpg

    Enluminure, École française du XVIIe siècle
     
    Au nouveau calendrier : de la férie
  • Angelus de ce dimanche 5 juillet 2020

    Lors de la prière de l’Angélus du dimanche 5 juillet, le pape François a livré une réflexion en trois parties sur l’Évangile du jour, chapitre 11 de Matthieu : tout d’abord, Jésus élève un hymne de bénédiction et d’action de grâce au Père, puis il révèle le rapport entre Lui et le Père et enfin invite à le suivre pour trouver le réconfort.

    Compte rendu à lire sur Vatican News.

    Texte intégral des paroles du pape traduites en français sur Zenit.org.

  • J.S. Bach : Motet BWV 227 'Jesu, meine Freude'

    Vocalconsort Berlin - Dir. Daniel Reuss (2012)
     
    1. Jesu, meine Freude 0:02
    2. Es ist nun nichts Verdammliches 1:05
    3. Unter deinem Schirmen 3:53
    4. Denn das Gesetz 4:54
    5. Trotz dem alten Drachen 5:50
    6. Ihr aber seid nicht fleischlich 8:08
    7. Weg mit allen Schätzen 10:50
    8. So aber Christus in euch ist 12:00
    9. Gute Nacht, o Wesen 13:51
    10. So nun der Geist 17:26
    11. Weicht, ihr Trauergeister 18:52

    (Texte intégral allemand/français)
     
    (si la lecture vidéo est impossible, merci de cliquer ICI)
  • Méditation - Appel à la vie intérieure

    « Pourquoi parler de la vie intérieure ? Parce que, de plus en plus, nous nous apercevons que c'est la vie cachée, intérieure, qui ne se voit pas aux yeux des hommes, c'est elle qui opère le déclenchement des grands événements de ce monde.

    Jésus-Christ a passé trente ans de vie cachée et personne ne savait qui il était, ce qu'il faisait. Pendant ce temps, il n'a pas prêché, il n'a pas missionné, il vivait en présence de son Père, il priait, il travaillait dans l'ombre de la face de Dieu. L'essentiel de notre vie, c'est d'être une braise sous la cendre ; mais l'on sait que la braise, lorsqu'elle chauffe, est capable de faire un incendie.

    La vie intérieure n'est pas un abri, ni un refuge. Elle est plutôt une rampe de lancement. Ce qui a déclenché la grande civilisation du Moyen Âge avec toutes ces œuvres de charité extraordinaires, c'est la contemplation de quelques grands saints qui les ont inspirées comme saint Bernard, saint Thomas d'Aquin et autres. La vie secrète qui se nourrit de contemplation, de prière, a son rayonnement jusque dans l'action, jusque dans l'action apostolique et jusque dans l'action temporelle. De telles actions ne peuvent naître que dans les cœurs profondément épris de Dieu.

    Depuis vingt siècles, les grands saints, les grands mystiques ne nous ont pas dit autre chose sinon qu'il y a une autre vie, un bien supérieur à tout ce que la vie terrestre peut nous proposer. Et ne croyez pas qu'il s'agit là simplement d'une spécialité pour "contemplatifs". Non, les hommes qui ont été le plus plongés dans la vie du siècle, dans l'action, par exemple un saint Vincent de Paul, un saint Jean Bosco qui vivait en permanence au milieu des enfants pour les faire grandir en Dieu, tous ces saints très actifs étaient des géants de prière et ils puisaient leur générosité et leur force dans la vie contemplative, dans la vie intérieure.

    Mère Teresa, un jour en entendant une personne lui dire : "Ah ! Mère Teresa, c'est affreux, pourquoi tant de désordres dans le monde, et même dans l'Église ?" Elle lui a répondu : "À cause de vous et à cause de moi". Une grande petite sainte, Mère Teresa. Quand nous parlons de la vie intérieure, souvent les gens disent : Ah! C'est beau, c'est grand, mais comment y arriver ? Disons premièrement qu'il y a de grands obstacles à la vie intérieure. D'abord, il y a des gens superficiels, qui ne s'intéressent qu'à ce qui bouge, qu'à ce qui se voit, qu'à ce qui se mange, qu'à la télévision et qui, ensuite, nous demandent : comment est-ce que vous faites pour être tellement tranquilles, tellement sereins, tellement heureux ? Blaise Pascal est un génie extraordinaire, en une phrase, on a l'impression qu'il a tout dit. Exemple : "Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre". Cela ressemble à une boutade, mais c'est vrai. On bouge, on parle, on aime le bruit, on aime renouveler tout, et toujours faire du nouveau. Impossible de se stabiliser, de rester tranquille. Il faut savoir s'arrêter, faire une retraite de temps en temps.

    Et puis, il y a un autre obstacle qui est beaucoup plus profond encore ; c'est l'amour-propre. Mais pas l'amour-propre au sens qu'a ce mot, lorsqu'une maîtresse d'école dit à un enfant : "Si vous aviez un peu d'amour-propre vous ne feriez pas tellement de taches sur votre cahier". Elle a raison, l'amour-propre sur les lèvres de cette maîtresse, signifie le respect de soi-même, la dignité de soi. L'amour-propre désordonné de soi-même, c'est la recherche du confort, son bien, son argent, sa puissance, ses affections, on ne peut pas se donner à Jésus-Christ, on ne peut pas s'offrir, on ne peut pas imiter Jésus qui a dit : "Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive !" Nous sommes tous invités, appelés à porter joyeusement la croix du Christ, chacun à sa mesure, chacun selon son état de vie et selon les dispositions de la Providence.

    Dieu est là avec nous, un Dieu qui ne va pas nous tromper, qui va nous secourir tous les jours, qui va nous faire avancer, sur lequel nous pouvons donc nous reposer. C'est toute la spiritualité de la confiance, de l'abandon dans les mains de Dieu, dans l'amour divin. Sainte Marguerite Marie disait : "Le Cœur de Jésus est un trésor dont la confiance est la clé". "Seigneur Jésus, donnez-moi le chemin pour aller à vous, aidez-moi, secourez-moi, je désire entrer en Vous". La vie intérieure est une vie éternelle commencée. »

    Dom Gérard (1927-2008), extraits de la Conférence prononcée au Grand Séminaire de Montréal, 11 mars 1999.

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  • Dimanche 5 juillet 2020

    5ème Dimanche après la Pentecôte
     
    (14e dimanche du Temps Ordinaire)

  • J.-S. Bach : Concerto italien BWV 971

    András Schiff, piano

  • Premier Vendredi du mois, dédié au Sacré-Coeur de Jésus

    « « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Se mettre à l'école du Cœur de Jésus, à la suite de saint Jean et de tant de saints et de saintes, c'est entrer dans la voie royale de l'amour. Toute notre vie sur la terre n'est finalement rien d'autre qu'une école de l'amour, où nous sommes appelés à devenir disciples de Jésus : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13, 34). Pour que le cœur humain puisse ainsi se dilater à l'infini, Dieu lui donne d'accueillir le Cœur de son Fils : « Rends mon cœur semblable au tien. » Si nous recevons la douceur et l'humilité du Cœur de Jésus (Mt 11, 29), nous recevrons tout le reste en plus. Nous serons heureux, parce que nous serons entrés dans l'amour que l'Esprit Saint répand en nos cœurs (Rm 5, 5). Cet appel touche tous les domaines de notre vie. Dans la spiritualité du Cœur de Jésus, comme l'ont écrit deux papes, se trouve « le résumé de toute la religion ». Et le sens de toute vie humaine. »

    P. Martin Pradère.

    Le Père Martin Pradère, prêtre de la Communauté de l'Emmanuel, met généreusement à disposition des lecteurs, avec l'accord de l'éditeur, de nombreux chapitres du livre "Jésus doux et humble de cœur" édité en 2005 aux Éditions de l'Emmanuel : c'est ICI (pdf)

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  • Vendredi 3 juillet 2020

    St Irénée de Lyon, évêque et martyr

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    Au nouveau calendrier : St Thomas, apôtre

  • Pas d'audiences générales durant ce mois de juillet 2020

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    Comme chaque année, le pape François fait une pause dans ses rendez-vous publics : les audiences générales du mercredi matin sont donc suspendues durant le mois de juillet. Elles devraient reprendre à partir du mercredi 5 août.

  • Intention de prière du pape pour le mois de juillet

    Nos familles :
    « Prions pour que les familles d’aujourd’hui soient accompagnées avec amour, respect et conseil. »

    Source : prieraucoeurdumonde.net.

  • Pretiosissimi Sanguinis Domini Nostri Iesu Christi

    Introitus (Redemisti nos Domine)

    Graduale (Hic est qui venit)

    Alleluia (Si testimonium hominum)

    Offertorium (Calix benedictionis)

    Communio (Christus semel oblatus est)

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  • Méditation - Sommes-nous notre propre repère ?

    « Chacun de nous a besoin de croire qu'il est irremplaçable et de le faire croire aux autres, chacun de nous prétend être une valeur unique qu'il cherche à imposer à l'admiration des autres. Chacun est accroché à soi et cherche à nuire aux autres, en dit ou en pense du mal, pour se mettre en valeur. Chacun s'excuse, s'approuve et s'absout, se caresse, s'offre des louanges et courtise l'approbation et l'admiration des autres. Et quand il se méprise, c'est sans doute pour se donner la preuve de son humilité. Il faut autrement dit, pour tenir de soi une valeur dont on soit vraiment l'origine, que puisse surgir en l'être reçu passivement par chacun à sa naissance une relation consentie qui le réfère tout entier à un Autre en le déprenant radicalement de soi. C'est cette désappropriation, relative à un autre et pour lui, qui est l'essence de l'amour et de la personnalité dont Il est la respiration. On voit poindre ici le vide créateur, par quoi il faut entendre que la vraie liberté, la vraie grandeur et toute valeur authentique résultent en nous d'une dépossession oblative. »

    Maurice Zundel (1897-1975).
    (avec Magnificat)

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    (Crédit photo : Max Pixel)

  • Mercredi 1er juillet 2020

    Très Précieux Sang de Notre Seigneur

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    Au nouveau calendrier : de la férie