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  • Luigi Boccherini (1743-1805) : Concerto pour violoncelle en ré majeur, G.479 - I. Allegro

    Mito Chamber Orchestra - Dir. Seiji Ozawa
    Mstislav Rostropovich, violoncelle

  • Méditation - De la pauvreté intérieure

    « Nous sommes absolument pauvres, et la grande tromperie de l'argent est de nous masquer que nous sommes pauvres. Rien n'est naturel. Même ce que nous appelons la nature n'est pas naturel. Si nous savions regarder la vie autrement qu'avec des yeux habitués, nous y verrions un miracle constant, et nous verrions aussi notre dénuement total ; mais nous n'apercevons pas le miracle, parce que nous ne voulons voir que nous : alors, ce que nous avons comme objet de contemplation, c'est un pauvre bonhomme assez pénible et maladroit, et il faut avouer qu'il faut de la complaisance pour se régaler de ce spectacle ! J'ai connu un homme qui trouvait décourageant de devoir être, selon le mot de l’Évangile, un serviteur inutile. C'est extrêmement consolant au contraire. Quelle liberté totale l'âme trouve dans la conscience de son dénuement et de son inutilité ! Quand on croit être quelque chose, on n'est quand même jamais content : on a toujours quelque chose à demander et on ne demande jamais ce qu'il faut. Quand on sait qu'on n'est rien, on n'a plus qu'à tout demander et on a l'assurance que tout nous sera donné. Se mettre dans l'esprit de pauvreté, c'est simplement se mettre dans la vérité. »

    André Charlier (1895-1971), L'esprit de pauvreté, in revue "Itinéraires" n°109, Janvier 1967.

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  • Dimanche 19 août 2018

    13ème Dimanche après la Pentecôte

    (20ème Dimanche du Temps Ordinaire)

  • Angelus du 15 août 2018

    Vidéo KTO mise en ligne dès que disponible

    En ce 15 août, le Pape François a prononcé sa traditionnelle bénédiction de l’Angélus depuis la fenêtre du Palais apostolique, comme un dimanche, revenant sur le sens de cette fête de l’Assomption.

    Compte rendu d'Olivier Bonnel sur Vatican News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Introit de la Messe de l'Assomption : Signum Magnum

    CantArte Regensburg & Hubert Velten
     
    Ant. ad Introitum. Ap. 12, 1.
    Signum magnum appáruit in cælo : múlier amicta sole, et luna sub pédibus eius, et in cápite eius coróna stellárum duódecim.
    Il parut dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.

    Ps. 97, 1.
    Cantáte Dómino cánticum novum : quóniam mirabília fecit.
    Chantez au Seigneur un cantique nouveau : car il a fait des merveilles.

    V/. Glória Patri.
  • Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) : Missa Assumpta est Maria, H.11

    Le Concert des Nations & La Capella Reial de Catalunya - Jordi Savall
     
    [00:00] I. Symphonie devant le Kyrie I
    [01:55] II. Kyrie I
    [03:55] III. Symphonie devant le Christe
    [04:54] IV. Christe
    [05:56] V. Symphonie devant le Kyrie II
    [07:48] VI. Kyrie II
    [09:50] VII. Gloria
    [10:03] VIII. Gloria: Et in terra pax
    [11:12] IX. Gloria: Laudamus te
    [12:21] X. Gloria: Domine Deus, Rex caelestis
    [13:26] XI. Gloria: Qui tollis
    [15:33] XII. Gloria: Quoniam tu solus sanctus
    [17:46] XIII. Credo
    [17:54] XIV. Credo: Patrem omnipotentem
    [19:48] XV. Credo: Et in unum Dominum
    [21:17] XVI. Credo: Et incarnatus
    [22:34] XVII. Credo: Crucifixus
    [23:09] XVIII. Credo: Et resurrexit
    [24:52] XIX. Credo: Et in spiritum sanctum Dominum
    [26:12] XX. Credo: Confiteor
    [27:19] XXI. Credo: Et vitam venturi
    [28:43] XXII. Symphonie devant le Sanctus
    [29:33] XXIII. Sanctus
    [30:40] XXIV. Symphonie derrière le Sanctus
    [31:31] XXV. Symphonie devant l'Agnus
    [32:54] XXVI. Agnus Dei
    [34:24] XXVII. Symphonie derrière l'Agnus
    [35:55] XXVIII. Domine Salvum fac Regem H. 303

    Tableau : Nicolas Poussin, Assumption de la Vierge (détail)
  • Méditation - Assomption au « ciel »

    « Je voudrais m’arrêter sur un aspect de l’affirmation dogmatique, là où l’on parle d’assomption à la gloire céleste. Aujourd’hui, nous sommes tous bien conscients qu’à travers le terme « ciel », nous ne nous référons pas à un lieu quelconque de l’univers, à une étoile ou à quelque chose de semblable : non. Nous nous référons à quelque chose de beaucoup plus grand et difficile à définir avec nos concepts humains limités. Par ce terme « ciel », nous voulons affirmer que Dieu, le Dieu qui s’est fait proche de nous, ne nous abandonne pas même dans la mort et au-delà de celle-ci, mais qu’il a une place pour nous et qu’il nous donne l’éternité ; nous voulons affirmer qu’en Dieu, il y a une place pour nous. Pour comprendre un peu mieux cette réalité, considérons notre vie elle-même : nous faisons tous l’expérience qu’une personne, lorsqu’elle est morte, continue à subsister d’une certaine manière dans la mémoire et dans le cœur de ceux qui l’ont connue et aimée. Nous pourrions dire qu’en eux continue à vivre une partie de cette personne, mais elle est comme une « ombre » car cette survie dans le cœur des personnes qui lui sont proches est elle aussi destinée à finir. Dieu, en revanche, ne passe jamais et nous existons tous en vertu de son amour. Nous existons parce qu’il nous aime, parce qu’il a pensé à nous et nous a appelés à la vie. Nous existons dans les pensées et dans l’amour de Dieu. Nous existons dans toute notre réalité, pas seulement dans notre « ombre ». Notre sérénité, notre espérance, notre paix se fondent précisément sur cela : en Dieu, dans sa pensée et dans son amour, ne survit pas seulement une « ombre » de nous-mêmes, mais en Lui, dans son amour créateur, nous sommes gardés et introduits avec toute notre vie, avec tout notre être dans l’éternité.

    C’est son Amour qui vainc la mort et nous donne l’éternité, et c’est cet amour que nous appelons « ciel » : Dieu est si grand qu’il a une place également pour nous. Et l’homme Jésus, qui est en même temps Dieu, est pour nous la garantie que l’être-homme et l’être-Dieu peuvent exister et vivre éternellement l’un dans l’autre. Cela veut dire que de chacun de nous ne continuera pas à exister seulement une partie qui nous est, pour ainsi dire, arrachée, alors que d’autres parties se perdent ; cela veut plutôt dire que Dieu connaît et aime tout l’homme, ce que nous sommes. Et Dieu accueille dans son éternité ce qui, à présent, dans notre vie, faite de souffrance et d’amour, d’espérance, de joie et de tristesse, croît et devient. Tout l’homme, toute sa vie est prise par Dieu et, purifiée en Lui, elle reçoit l’éternité. Chers amis ! Je pense qu’il s’agit d’une vérité qui doit nous remplir d’une joie profonde. Le christianisme n’annonce pas seulement un quelconque salut de l’âme dans un au-delà imprécis, dans lequel tout ce qui, en ce monde, a été précieux et cher pour nous serait effacé, mais il promet la vie éternelle, « la vie du monde à venir » : rien de ce qui est précieux et cher pour nous ne sera perdu, mais trouvera sa plénitude en Dieu. Tous les cheveux de notre tête sont comptés, dit un jour Jésus (cf. Mt 10, 30). Le monde définitif sera également l’accomplissement de cette terre, comme l’affirme saint Paul : la création sera elle-même « libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8, 21). On comprend alors que le christianisme donne une profonde espérance en un avenir lumineux et ouvre la voie à la réalisation de cet avenir. Nous sommes appelés, précisément en tant que chrétiens, à édifier ce monde nouveau, à travailler afin qu’il devienne un jour « le monde de Dieu », un monde qui dépassera tout ce que nous pourrons construire nous mêmes. En Marie élevée au ciel, participant pleinement à la Résurrection du Fils, nous contemplons la réalisation de la créature humaine selon le « monde de Dieu ».

    Prions le Seigneur afin qu’il nous fasse comprendre combien toute notre vie est précieuse à ses yeux ; qu’il renforce notre foi dans la vie éternelle ; qu’il fasse de nous des hommes d’espérance, qui œuvrent pour construire un monde ouvert à Dieu, des hommes pleins de joie, qui savent apercevoir la beauté du monde à venir au milieu des difficultés de la vie quotidienne et qui vivent, croient et espèrent dans cette certitude.

    Amen ! »

    Benoît XVI, extrait de l'homélie de la Messe de l'Assomption du 15 août 2010.

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    Ludwig von Löfftz (1845-1910), Assomption de Marie (1888)
    (Crédit photo)

  • Mercredi 15 août 2018

    Assomption de la Sainte Vierge
    patronne de la France

    Assomption_Guido-Reni_2a.jpg

    Guido Reni (1575-1642), L'Assomption (1617)
    (Crédit photo)

  • Angelus de ce dimanche12 août 2018

    Ambiance digne des JMJ ce dimanche 12 août Place St Pierre où plus de 70 000 jeunes Italiens étaient rassemblés pour la conclusion d’un pèlerinage organisé en vue du prochain synode qui leur sera consacré en octobre. Après une messe présidée par le cardinal Gualtiero Bassetti, président de la conférence épiscopale italienne, les jeunes ont prié l’Angélus avec le Pape François, qui les exhortés avec force et insistance à dire « non » au mal et « oui » au bien.

    Compte rendu de Manuella Affejee sur Vatican News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Franz Liszt (1811-1886) : Missa choralis, S.10 - V. Benedictus

    Budapest Chorus · Miklós Forrai (1963)

  • Méditation - Richesse du quotidien

    « Il ne faut pas passer sa vie comme un rêveur. Au contraire, il faut se mettre, autant que possible, tout entier en ce qu'on fait, à chaque instant. C'est le secret d'une vie pleine, intense, riche, car chaque chose, chaque événement, chaque personne nous offrent une richesse inouïe si nous voulons seulement faire attention. Il n'y a rien de petit, de banal, c'est nous qui banalisons tout en n'effleurant que la peau avec le bout de nos doigts. Il faut s'exercer à faire tout ce qu'on fait avec attention, application, le faire bien. D'ailleurs, pour un regard de foi, tout ce que l'on fait pour l'amour de Dieu, en lui, est important. Il faut prendre conscience que chaque personne rencontrée est porteuse d'un monde intérieur merveilleux et que cela pourrait être une porte pour y entrer et y communier. Et pour le regard de foi, mon frère, ma sœur, c'est le Christ. Ce n'est pas la peine d'y faire attention ? Mais quand Seigneur, t'avons-nous vu ? (Voir Mt 25)
    Quand vous marchez, marchez. Quand vous priez, priez. Quand vous regardez, regardez. Quand vous mangez, mangez.
    Le secret de la vie est de la vivre, tout simplement. Le moment présent est infiniment riche. L'attention est la clef pour le vivre dans sa profondeur. Cette profondeur ne se situe pas dans quelque domaine ésotérique, mais au cœur du quotidien, précisément comme quotidien. »

    Le chemin du vrai bonheur par un Chartreux, Presses de la Renaissance, 2003.

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  • Dimanche 12 août 2018

    12ème Dimanche après la Pentecôte

    (19ème dimanche du Temps Ordinaire)

  • Audience générale du mercredi 8 août 2018

    Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, tenue en Salle Paul VI, le Pape François est revenu sur le thème des idoles, dans le cadre de sa série de catéchèses sur les Dix commandements.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire sur Vatican News.

    Texte intégral de la catéchèse du Pape traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous approfondissons aujourd’hui le thème de l’idolâtrie avec l’idole par excellence, le veau d’or. Dans le désert, lieu où règnent la précarité et l’insécurité, alors que Moïse tarde à redescendre de la montagne, le peuple demande un dieu visible pour pouvoir s’identifier et s’orienter. Car la nature humaine, pour fuir la précarité, cherche une religion "à faire soi-même". Nous comprenons ainsi que l’idole est un prétexte pour se placer au centre de la réalité, en adorant les œuvres de ses propres mains. De fait, le peuple obtient d’Aaron un veau d’or, symbole de la richesse et de tous les désirs qui donnent l’illusion de la liberté mais qui asservissent l’homme en réalité. Tout vient de l’incapacité à faire confiance à Dieu, à placer en lui notre assurance, à lui laisser donner une vraie profondeur aux désirs de notre cœur. Or, quand on accueille le Dieu de Jésus-Christ, on découvre que la reconnaissance de notre faiblesse n’est pas un malheur mais la porte par laquelle entre le salut de Dieu qui nous permet de refuser les idoles de notre cœur. Ainsi, en Jésus-Christ, visage du vrai Dieu, notre fragilité n’est plus une malédiction mais le lieu de la rencontre avec le Père et la source d’une nouvelle force venue d’en haut. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France, de Côte d’Ivoire et de divers pays francophones. Je souhaite que cette période estivale nous aide à tourner notre regard vers le Christ crucifié qui a pris jusqu’au bout notre précarité pour la combler d’amour et de force. Que le Seigneur nous aide ainsi à refuser les idoles de notre cœur. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Francisco Tárrega (1852-1909) : Recuerdos de la Alhambra

    Ana Vidovic, guitare

  • Supplique pour accéder au bon usage de l'œuvre

    « Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler, et à bien l'employer sans rien en perdre. Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.
    Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l'œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement. Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

    Aide-moi au départ de l'ouvrage là où je suis le plus faible. Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l'attention, et surtout comble Toi-même les vides de mon œuvre. Seigneur, dans tout labeur de mes mains, laisse une grâce de Toi pour parler aux autres, et un défaut de moi pour parler à moi-même.

    Garde en moi l'espérance de la perfection, sans quoi je me perdrais d'orgueil. Purifie mon regard : quand je fais mal, il n'est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n'est pas sûr que ce soit bien.
    Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain, sauf là où il y a travail, et que tout travail est vide, sauf là où il y a amour, et tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi.

    Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces. Rappelle-moi que l'ouvrage de mes mains t'appartient et qu'il m'appartient de te le rendre en te l'offrant. Que si je le fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l'automne. Que si je le fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l'herbe je fanerai au soir. Mais si je le fais pour l'amour du bien, je demeurerai dans le bien.
    Et le temps de faire bien et à ta gloire, c'est tout de suite.

    Amen. »

    (Anonyme)

    (Texte mis en ligne il y a vingt ans sur notre site internet, avec plusieurs autres, tous disponibles en téléchargement et prêts pour l'impression, ICI.)

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  • Mercredi 8 août 2018

    St Jean-Marie Vianney, confesseur

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    Au nouveau calendrier :
    Mémoire de St Dominique, prêtre

  • Audience générale du 1er août & Angelus du 5 août

    En cette période de vacances, les vidéos KTO et les traductions françaises sont mises en ligne avec retard. Vous trouverez ci-dessous les deux dernières interventions du Pape au Vatican en ce début du mois d'août.

    Audience générale du 1er août 2018

    Texte intégral de la catéchèse du Pape traduite en français sur Zenit.org.

     

    Angélus du 5 août 2018

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

  • Campagne de l'AED : « Il n’y a pas d’Europe sans le Christ »

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    Le cardinal Puljic, ici avec le cardinal Schönborn à Sarajevo en mars 2018.  (AFP or licensors)

    L’archevêque de Sarajevo invite l’Europe à redécouvrir ses racines chrétiennes

    Pour le cardinal Vinko Puljic, afin de lutter contre le radicalisme islamique, les chrétiens européens doivent d’abord redécouvrir leur propre identité.

    «L’Europe doit redécouvrir ses propres racines, sa propre identité chrétienne. Seulement comme ça, elle ne devra pas craindre le radicalisme islamique.» Le cardinal Puljic s’est exprimé en ces termes en soutien à une campagne lancée par l’antenne italienne de l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse, sur le thème «Il n’y a pas d’Europe sans le Christ», en soutien des étudiants du séminaire Redemptoris Mater de Vinnitsa, en Ukraine, et de l’agrandissement du centre pour les jeunes saint Jean-Paul II de Sarajevo.

    Près de 10 000 catholiques émigrent chaque année de la Bosnie et Herzégovine

    Le cardinal Puljic a expliqué à l’AED la situation difficile de ce pays balkanique, d’où émigrant chaque année près de 10 000 catholiques. «C’est depuis la fin de la guerre que notre petite communauté continue à diminuer d’année en année, à cause de l’absence d’égalité que soit au niveau politique ou au niveau juridique. Certains ne trouvent pas de travail, d’autres en revanche ont un emploi mais ne réussissent plus à vivre dans un pays dans lequel ils ne jouissent pas des mêmes droits que les autres citoyens».

    La discrimination des catholiques

    Les catholiques sont en effet discriminés dans chacune des entités instituées par les accords de Dayton en 1995 : au sein de la Fédération croato-musulmane, parce qu’ils ne sont pas musulmans, et dans la République serbe de Bosnie-Herzégovine, parce qu’ils sont majoritairement d’origine croate. Le cardinal dénonce les responsabilités de la communauté internationale, «qui ne nous a pas offert à nous, les catholiques, la même aide qu’aux autres groupes».

    L’engagement de l’Église locale pour la promotion de la tolérance

    L’Église locale cherche à favoriser un climat de tolérance à travers différentes initiatives, spécialement adressées aux jeunes dans le Centre Saint Jean-Paul II, qui accueille aussi des jeunes d’autres religions. «Mais ne nous pouvons pas tout faire seuls, car nous sommes une petite réalité», remarque l’archevêque de Sarajevo, qui s’inquiète aussi de la diffusion de l’islamisme radical.

    La menace de l’islamisme en Bosnie-Herzégovine

    «Il y a beaucoup d’investissements de la part des pays arabes qui construisent des mosquées et même des villages entiers pour y faire vivre ceux qui viennent ici depuis leurs nations. Avec les musulmans slaves nous avons de bons rapports, mais avec les islamistes radicalisés provenant du monde arabe, il est difficile de dialoguer. Surtout parce que, spécialement au niveau politique, ils ignorent notre présence.»

    Ce pays est une porte d’entrée vers l’Europe pour l’islam radical. «Malheureusement, l’Europe ne connaît pas bien l’islam et ne comprend pas ce que cela signifie de vivre côte-à-côte avec le radicalisme islamique». Pour contrer ce phénomène, le cardinal estime qu’il faut partir de la redécouverte des racines chrétiennes. «Aujourd’hui, l’attention n’est portée qu’au matérialisme et non pas à la dimension spirituelle de l’homme. L’Europe doit apprendre à cultiver ses racines chrétiennes, autrement elle continuera à craindre le radicalisme.»

    Source : Vatican News.

  • Pierre de La Rue (v.1460-1518) : O salutaris hostia

    The Hilliard Ensemble
     
    O salutaris hostia,
    quae caeli pandis ostium.
    Bella premunt hostilia,
    da robur, fer auxilium.
  • Méditation - Quand on n'a plus de mots...

    « Jésus semble vouloir réduire toute l'oraison, la vie d'amour à ces éléments tout simples qui sont bien ceux des tout-petits :
    - d'abord la paix... qui laisse seulement le cœur respirer d'amour...
    - puis, les invocations... comme une respiration d'amour, sans pensées, sans images...
    et plus le vocabulaire humain s'appauvrit, plus la parole ne se dit plus dans le temps, mais dans l'instant. Et l'oraison semble toujours vouloir comme expirer.
    C'est alors que l'on est toujours comme à son dernier sou. Après les mots : "Jésus", "Marie", "Amour", il n'y en a plus d'autres, on n'a plus rien à dire et le démon nous suggère de quitter l'oraison pour faire autre chose ; nous oublions que nous n'avons qu'à répéter ces mêmes mots comme les tout-petits qui répètent indéfiniment : "maman" ou "papa". »

    Père Thomas Philippe, ... des miettes pour tous, Préface de Jean Vanier, Ed. Saint-Paul, 1994.

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    (Crédit photo)