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  • Méditation - Exclamation de Ste Thérèse d'Avila

    « Ô Dieu de mon âme, comme nous sommes prompts à vous offenser ! Mais comme vous l'êtes davantage à nous pardonner ! D'où nous vient donc, ô Seigneur, une si folle audace, si ce n'est de ce que, voyant l'étendue de votre grande miséricorde, nous oublions l'équité de votre justice ? "Les douleurs de la mort m'ont environné", dites-vous. Oh ! que le péché est un grand mal, puisqu'il a pu donner la mort à un Dieu au milieu des plus poignantes douleurs ! Et comme ces douleurs vous environnent encore aujourd'hui, ô mon Dieu ! Où pouvez-vous aller, que vous ne soyez tourmenté ? De toutes parts les mortels vous font des blessures.

    Ô chrétiens, il est temps de défendre votre Roi et de lui tenir compagnie dans l'isolement profond où il se trouve. Ils sont rares les vassaux qui lui restent fidèles ! c'est le grand nombre qui marche à la suite de Lucifer. Le pire, c'est qu'il y en a qui en public se montrent ses amis, et qui en secret le vendent. Il ne trouve presque plus personne à qui il puisse se fier. O ami véritable, qu'il vous paye mal celui qui vous trahit ! O véritables chrétiens, venez donc pleurer en compagnie de votre Dieu ! ce n'est pas seulement sur Lazare qu'il a répandu des larmes pleines de compassion, mais sur ceux qui, malgré les cris répétés de sa Majesté, devaient ne pas vouloir ressusciter.

    Ô mon Bien, comme vous aviez présentes les fautes que j'ai commises contre vous ! Qu'elles ne se renouvellent jamais, ô Seigneur, qu'elles ne se renouvellent jamais, ni celles de tous les pécheurs ! [...] Malgré ma misère, je vous le demande pour les âmes qui ne veulent pas vous le demander. Vous voyez bien, ô mon Roi, quel tourment j'endure quand je vois les pécheurs songer si peu aux supplices affreux qu'ils endureront toute une éternité, s'ils ne reviennent à vous.

    [...] Ô dureté des cœurs humains ! Que votre immense miséricorde, ô mon Dieu, les attendrisse ! »

    Ste Thérèse de Jésus (d'Avila), Exclamation X, in "Œuvres complètes" (Trad. du R.P. Grégoire de Saint Joseph), Éditions du Seuil, Paris, 1948.

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    Pierre Paul Rubens, La vision du Saint-Esprit par Sainte Thérèse d'Avila
    Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam (Pays-Bas)

    (Crédit photo)

  • Samedi 15 octobre 2016

    Ste Thérèse d'Avila, religieuse (carmélite)
    docteur de l’Église

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    José de Ribera (1591-1652), Sainte Thérèse de Jésus
    Musée des Beaux Arts, Valence (Espagne)

  • Lettre du Pape François au Préposé général de l'Ordre des Carmes Déchaux pour le 500e anniversaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus

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    Le Pape François a écrit une lettre au Préposé Général des Carmes Déchaux, le Père Saverio Cannistrà, à l'occasion du cinquième centenaire de la naissance de Sainte Thérèse d'Avila. Le 26 mars au petit matin, le Père Cannistrà avait participé à la Messe matinale présidée par le Pape François dans la chapelle de la résidence Sainte-Marthe, pour marquer symboliquement le début de trois jours de prière pour la paix.

    Dans cette lettre qui s'adresse plus largement à « toute la famille thérésienne », le Pape s'unit « à l'action de grâce de toute la famille carmélitaine, religieuses, religieux et séculiers, pour le charisme de cette femme exceptionnelle. » Faisant remarquer que cette anniversaire coïncide avec l'Année de la Vie consacrée, il présente Thérèse d'Avila comme « une guide sûre et un modèle séduisant de don total à Dieu. » Il appelle à redécouvrir « l'étincelle inspiratrice » qui a donné l'impulsion décisive pour la fondation des premières communautés carmélites inspirées par la mystique espagnole, réformatrice d'un Ordre dont les origines remontent au XIIIe siècle en Palestine, lorsque des frères avaient fondé sur le Mont Carmel une communauté d'ermites.

    « Le témoignage de sa consécration, née directement de la rencontre avec la Christ, son expérience de prière, comme dialogue continu avec Dieu, et sa vie communautaire enracinée dans la maternité de l'Église, continuent à nous faire tellement de bien ! » s'enthousiasme le Pape François.

    C'est comme une « maîtresse de prière » que François définit Thérèse d'Avila, qui ne considère par la prière comme « réservée uniquement à un espace ou à un moment de la journée, elle surgissait spontanément dans les occasions les plus diverses. » « Elle était convaincue de la valeur de la prière continue, bien que pas toujours parfaite, précise le Saint-Père. La Sainte nous demande d'être persévérants, fidèles, aussi au milieu de l'aridité, des difficultés personnelles ou des nécessités pressantes qui nous appellent. Pour rénover aujourd'hui la vie consacrée, Thérèse nous a laissé un grand trésor, plein de propositions concrètes, de voies et de méthodes pour prier, qui loin de nous enfermer en nous-mêmes ou de nous conduire seulement à un équilibre intérieur, nous font repartir toujours de Jésus et constituent une école authentique pour grandir dans l'amour vers Dieu et vers le prochain. »

    Le Pape insiste sur son admiration personnelle pour Thérèse d'Avila, d'une modernité toujours surprenante avec cinq siècles de distance. « Face aux graves problèmes de son temps, elle ne s'est pas limitée à être une spectatrice de la réalité qui l'entourait. Dans sa condition de femme et avec ses difficultés de santé, elle avait décidé, disait-elle, "de faire ce peu qui dépendait de moi, c'est-à-dire de suivre les conseils évangéliques avec toute la perfection possible et de faire en sorte que ces quelques sœurs qui sont ici, fassent de même", en faisant en sorte de ne pas se perdre "dans des choses de peu d'importance" alors que "le monde est en flammes" » écrit le Pape en citant l'une des œuvres majeures de Thérèse, Le Chemin de perfection.

    Autre caractéristique appréciée par le Pape François : « Sainte Thérèse savait que ni la prière ni la mission ne peuvent se soutenir sans une authentique vie communautaire, Pour cela, le fondement qu'elle a posé dans ses monastères était la fraternité. "Ici nous devons toutes nous aimer, nous vouloir du bien, et nous aider réciproquement" écrivait Thérèse, qui appelait l'humilité afin de surmonter les conflits et les jalousies. »

    « Les communautés thérésiennes sont donc appelées à devenir des maisons de communion, capables de témoigner de l'amour fraternel et de la maternité de l’Église, en présentant au Seigneur les difficultés du monde, lacéré par les divisions et les guerres », conclut le Pape, remerciant toute la famille carmélitaine, qui doit faire transparaître « la joie et la beauté de vivre l'Évangile ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral original en espagnol sur le site internet du Vatican.

  • Méditation de la 3ème semaine de l'Avent : le recueillement (4ème jour)

    « De même que nous ne pouvons pas arrêter le mouvement du ciel qui est emporté avec une rapidité prodigieuse, de même nous ne pouvons arrêter notre imagination. Nous mettons aussitôt toutes les autres puissances de l'âme avec elle, et alors il nous semble que nous sommes perdus et que nous employons mal le temps que nous passons en la présence de Dieu. Peut-être cependant que l'âme lui est unie tout entière dans les demeures qui sont les plus rapprochées de la sienne, tandis que l'imagination est dans les avenues du château, où elle souffre de se trouver au milieu de mille bêtes féroces et venimeuses, et où néanmoins elle gagne des mérites par cette souffrance. Ainsi donc nous ne devons ni nous troubler, ni abandonner l'oraison ; car c'est là ce que cherche le démon. Généralement, toutes nos inquiétudes et nos peines viennent de ce que nous ne nous connaissons pas.
    ...
    Il n'est donc pas bien de nous laisser troubler par les pensées importunes, ou d'en éprouver de la peine. Ne nous en préoccupons point ; et si elles viennent du démon, il cessera en voyant une telle attitude ; si elles viennent, comme cela est vrai parfois, de la misère qui, ainsi que beaucoup d'autres infirmités, tire son origine du péché d'Adam, il faut prendre patience et souffrir tout cela pour l'amour de Dieu. Est-ce que nous ne sommes pas assujettis également à manger et à dormir, sans que nous puissions nous en dispenser, bien que ce soit un grand tourment ? Que cela nous apprenne à connaître notre misère, et à désirer parvenir là où personne ne nous méprisera (1).
    ...
    N'en soyez donc ni troublées ni affligées ; laissez aller ce traquet de moulin et sachons moudre notre farine, en tenant notre volonté et notre entendement toujours occupés. »

    1. Cant. VIII, 1.

    Ste Thérèse de Jésus, Château de l'âme (Quatrièmes Demeures, ch. I), in "Œuvres complètes", Trad. R.P. Grégoire de Saint-Joseph c.d., Éditions du Seuil, Paris, 1948.

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  • Mardi 28 octobre 2014

    Sts Simon et Jude, apôtres

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    Sts Simon (le Zélote) et Jude (Thaddée)

    Catéchèse de Benoît XVI sur Simon le Cananéen et Jude Thaddée
    (Audience générale du 11 octobre 2006)

  • Lundi 27 octobre 2014

    Calendrier liturgique

  • Méditation avec Ste Thérèse de Jésus

    « Ô Seigneur, ô mon Dieu ! qu'il est bien vrai que vous possédez les paroles de vie, où tous les mortels trouveraient, s'ils voulaient l'y chercher, le bonheur auquel ils aspirent ! Mais quoi d'étonnant, ô mon Dieu, que par suite de la folie et de l'infirmité que nous causent nos œuvres coupables, nous venions à oublier vos paroles ? Ô mon Dieu, mon Dieu ! ô Dieu Créateur de tout l'univers ! qu'est-ce donc que tout le créé, si vous vouliez, ô Seigneur, créer encore ? Vous êtes le Tout-Puissant et vos œuvres sont incompréhensibles. Faites donc, Seigneur, que ma pensée ne s'éloigne jamais de vos paroles.

    Vous dites : Venez à moi, vous tous qui souffrez et pliez sous le fardeau, et je vous consolerai. Que désirons-nous de plus, Seigneur ? Que demandons-nous ? Que cherchons-nous ? Pourquoi les esclaves du monde se perdent-ils, si ce n'est parce qu'ils sont à la recherche du repos ? Ô grand Dieu, ô grand Dieu, qu'est-ce que cela signifie, Seigneur ? Quelle pitié ! quel profond aveuglement que de chercher le bonheur là où il est impossible de le trouver ! Ô Créateur, ayez compassion de vos créatures ! Considérez que nous ne comprenons pas nous-mêmes ; nous ne savons pas ce que nous désirons et nous n'arrivons pas à trouver ce que nous demandons. Donnez-nous, ô Seigneur, votre lumière. Considérez qu'elle nous est plus nécessaire encore qu'à l'aveugle-né. Celui-ci désirait voir la lumière et il ne le pouvait pas ; et maintenant, Seigneur, on ne veut pas voir. Est-il mal plus incurable que celui-là ! C'est ici, mon Dieu, que doit se montrer votre pouvoir, ici que vous devez manifester votre miséricorde. Oh ! quelle grâce élevée je vous demande, ô vrai Dieu, ô mon Dieu, quand je vous conjure d'aimer ceux qui ne vous aime pas, d'ouvrir à ceux qui ne vous appellent pas, de rendre la santé à ceux qui prennent plaisir à être malades et à rechercher la maladie ! Vous dites, ô mon Seigneur, que vous êtes venu chercher les pécheurs. Eh bien, les voilà, ô Seigneur, les véritables pécheurs ! Ne considérez pas, mon Dieu, notre aveuglement, mais plutôt le sang que votre Fils a répandu abondamment pour nous. Faites resplendir votre miséricorde au milieu d'une si indigne malice. N'oubliez point, Seigneur, que nous sommes votre ouvrage. Répandez sur nous vos bontés et vos miséricordes. »

    Ste Thérèse, Exclamations (VIII), in "Œuvres complètes", Trad. R.P. Grégoire de Saint Joseph, Éditions du Seuil, Paris, 1948.

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  • Mercredi 15 octobre 2014

    Ste Thérèse d'Avila, vierge, docteur de l’Église

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    Tableau de José de Ribera (1591-1652)
    Musée des Beaux-Arts, Valence (Espagne)

    Catéchèse de Benoît XVI sur Ste Thérèse de Jésus (Audience générale du mercredi 2 février 2011)

  • A l'approche du 5e centenaire de la naissance de Ste Thérèse d'Avila

    93 carmélites de Croatie, Colombie, Roumanie, Hollande, États-Unis, Philippines, Australie, France, Suisse, Espagne, Singapour, Royaume-Uni, Indonésie, Canada, et dix autres pays, ont été réunies en ligne par Scott Haines, jeune producteur connu pour ses expériences de "chœur virtuel", avec Eric Whitacre.

    Elles chantent ensemble le fameux poème de Thérèse d'Avila : "Que rien ne te trouble, que rien ne t'effraye. Tout passe. Dieu ne change pas. La patience obtient tout. Celui qui a Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit."

    Ce chœur "virtuel" a été rendu possible grâce à l'Ordre des carmélites déchaussées de l'Ouest des États-Unis et par la Fondation Famille Bremer.

    Il anticipe en quelque sorte l'ouverture de l'année Thérésienne : le 5e centenaire de sa naissance de la grande réformatrice du Carmel tombe précisément le 28 mars prochain.

    Une célébration dont le site officiel explique le sens : "Célébrer le Ve Centenaire de Sainte Thérèse c’est, tout d’abord, s’engager à découvrir que sous les cendres de ce monde brûlent les braises d’un autre monde possible, un monde plus juste, un monde beaucoup plus humain. En la commémorant, nous nous rendons compte de tout ce que nous pouvons faire pour changer les choses, si nous décidons de changer nous-mêmes et de mener une vie plus simple et plus engagée, plus conforme à l’Évangile de Jésus, à l’Évangile de l’amour."

  • Lundi 28 octobre 2013

    Sts Simon (le Zélote) et Jude (Thaddée), apôtres

    Calendrier liturgique

    Mois du Rosaire

  • Dimanche 27 octobre 2013

    Dimanche 27 octobre

    Au calendrier traditionnel : Christ Roi

    Déplacé par la réforme de 1969 au dernier dimanche de novembre

    « ... en vertu de Notre autorité apostolique, Nous instituons la fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ-Roi.

    Nous ordonnons qu'elle soit célébrée dans le monde entier, chaque année, le dernier dimanche d'octobre, c'est-à-dire celui qui précède immédiatement la solennité de la Toussaint. Nous prescrivons également que chaque année, en ce même jour, on renouvelle la consécration du genre humain au Sacré Cœur de Jésus, consécration dont Notre Prédécesseur Pie X, de sainte mémoire, avait déjà ordonné le renouvellement annuel...

    En fixant la fête un dimanche, Nous avons voulu que le clergé ne fût pas seul à rendre ses hommages au divin Roi par la célébration du Saint Sacrifice et la récitation de l'Office, mais que le peuple, dégagé de ses occupations habituelles et animé d'une joie sainte, pût donner un témoignage éclatant de son obéissance au Christ comme à son Maître et à son Souverain. Enfin, plus que tout autre, le dernier dimanche d'octobre Nous a paru désigné pour cette solennité : il clôt à peu près le cycle de l'année liturgique; de la sorte, les mystères de la vie de Jésus-Christ commémorés au cours de l'année trouveront dans la solennité du Christ-Roi comme leur achèvement et leur couronnement et, avant de célébrer la gloire de tous les Saints, la Liturgie proclamera et exaltera la gloire de Celui qui triomphe, en tous les Saints et tous les élus.

    Il est de votre devoir, Vénérables Frères, comme de votre ressort, de faire précéder la fête annuelle par une série d'instructions données, en des jours déterminés, dans chaque paroisse. Le peuple sera instruit et renseigné exactement sur la nature, la signification et l'importance de cette fête; les fidèles régleront dès lors et organiseront leur vie de manière à la rendre digne de sujets loyalement et amoureusement soumis à la souveraineté du divin Roi. »

    Pie XI, Encyclique Quas Primas pour la fête du Christ Roi (19), 11 décembre 1925.

  • Taizé - Nada te turbe (Ste Thérèse d'Avila)

    Photos from taize.fr

    Nada te turbe,
    Nada te espante,
    Todo se pasa,
    Dios no se muda,
    La paciencia
    Todo lo alcanza
    Quien a Dios tiene
    Nada le falta:
    Sólo Dios basta
    Que rien ne te trouble
    Que rien ne t’effraie
    Tout passe,
    Dieu ne change pas,
    La patience
    Obtient tout ;
    Celui qui a Dieu
    ne manque de rien
    Dieu seul suffit
    Versets solo :

    Todo se pasa, Dios no se muda,
    La paciencia todo lo alcanza.

    En Cristo mi confianza,
    y de Él solo mi asimiento;
    en sus cansancios mi aliento,
    y en su imitación mi holganza.

    Aquí estriba mi firmeza,
    aquí mi seguridad,
    la prueba de mi verdad,
    la muestra de mi firmeza.

    Ya no durmáis, no durmáis,
    pues que no hay paz en la tierra.

    No haya ningún cobarde,
    aventuremos la vida.
    No hay que temer, no durmáis,
    aventuremos la vida.
  • Ste Thérèse de Jésus (1515-1582) : "Nada Te Turbe Nada Te Espante"

    "Que rien ne te trouble, que rien ne t'effraie..."
    Chant de Taizé

  • 22 octobre : Méditation

    « Oui, il est indispensable de travailler à se connaître soi-même à l'oraison ; oui, il est souverainement bon de contempler ses misères, de se plonger dans son néant, de descendre jusqu'aux dernières profondeurs de l'humilité, là où l'on touche infailliblement à Dieu. N'oublions point, toutefois, qu'ici comme ailleurs la discrétion doit être gardée. Manquer de mesure dans le mépris de soi-même et s'obstiner, sous l'influence de l'esprit mauvais ou de je ne sais quel instinct maladif, à réfléchir sans cesse à ses défauts et à ses péchés, risque de jeter dans le découragement et de paralyser complètement les forces de l'âme...

    Sainte Thérèse [d'Avila]... découvre avec clairvoyance les tentations que cette erreur amène naturellement. "Lorsque nous demeurons enfoncés dans la considération de notre misère, écrit-elle, au lieu de couler pur et limpide, ce fleuve de nos oeuvres entraîne dans son cours la fange, des craintes, de la pusillanimité, de la lâcheté et mille pensées qui troublent, telles que celle-ci : n'a-t-on pas les yeux sur moi ? En marchant par ce chemin, ne vais-je point m'égarer ?... Etant si misérable, me sied-il de m'occuper d'une chose si relevée que l'oraison ? N'aura-t-on pas de moi une opinion trop favorable ? Ne faut-il pas éviter ce qui est extrême même dans la vertu ? Pécheresse comme je suis, n'est-ce pas m'exposer à tomber de plus haut ? Enfin, étant ce que je suis, me convient-il de prétendre à rien de particulier (Le château intérieur, ch.II)".

    On le voit sans peine : dans cet état, le retour trop prolongé sur notre misère native brise l'élan de l'âme, arrête son essor et dès lors ne peut être que mauvais. Aux personnes atteintes de ce mal, nous conseillons de méditer attentivement ce dernier conseil de la Réformatrice du Carmel : "Je le répète, que jusque dans la demeure de la connaissance de soi-même, l'âme garde sa liberté, car l'humilité travaille toujours comme l'abeille, qui fait son miel dans la ruche... Or, considérez l'abeille... Elle quitte la ruche et va de fleur en fleur chercher son butin. Que cette âme, si elle veut m'en croire, fasse de même : que de temps en temps elle quitte ce fond de sa propre misère et prenne son vol, pour considérer la grandeur et la majesté de son Dieu. Là, bien mieux qu'en elle-même, elle découvrira sa bassesse et trouvera plus de force pour s'affranchir des reptiles... A mon avis, nous croîtrons bien plus en vertu en contemplant les perfections divines qu'en tenant les yeux de l'âme fortement attachés sur ce vil limon d'où nous tirons notre origine (Ibid.)". »

    Abbé Louis Gillot (Supérieur des Chapelains de Paray-le-Monial), L'Oraison - Etude pratique (ch. V), Paray-le-Monial, Charles Diard, 1894.

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  • 15 octobre : Sanctoral

    Comme au calendrier traditionnel :

    Ste Thérèse, vierge

    Vie de Ste Thérèse d'Avila, Docteur de l'Église (1515-1582)

    Réformatrice des Carmélites

  • 11 juin : Méditation

    « "A mon avis, nous n'arriverons jamais à nous bien connaître si nous ne nous efforçons de connaître Dieu... C'est en contemplant ses grandeurs que nous découvrirons notre bassesse en envisageant sa pureté que nous verrons nos souillures, en considérant son humilité que nous reconnaîtrons combien nous sommes éloignés d'être humbles." (Château de l'âme, 1ère Dem. ch.II) [...]
    En somme l'humilité est la conséquence, non pas d'un simple regard sur soi, mais d'un rapport. C'est la relation de nos fautes à l'infinie pureté de Dieu, de nos offenses à sa souveraine puissance, de notre être créé à son Etre, qui fait de l'humilité un devoir. Plus les âmes se voient "favorisées de sa Majesté, plus elles s'en effraient, plus elles se défient d'elles-mêmes ; et comme ces grandeurs leur ont fait mieux comprendre leurs misères, mieux révélé aussi la gravité de leurs offenses, il leur arrive souvent de n'oser, comme le publicain, lever seulement les yeux." (Château de l'âme, 7ème Dem. ch.III) »

    in Marcel Lépée, Sainte Thérèse d'Avila - Le réalisme chrétien, Etudes Carmélitaines, Desclée de Brouwer, 1947.

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  • 23 avril : Méditation

    « Peut-être ne savons-nous pas ce que c'est qu'aimer, et je ne m'en étonnerais pas beaucoup. Celui qui aime le plus n'est pas celui qui a le plus de consolations, mais celui qui est le plus résolu à contenter Dieu en tout, à faire tout son possible pour ne le point offenser, à le prier toujours davantage pour l'honneur et la gloire de son Fils, ainsi que pour l'exaltation de l'Eglise catholique. Telles sont les marques de l'amour. N'allez pas vous imaginer cependant qu'il faille, pour aimer véritablement, ne jamais songer à autre chose, et que tout est perdu pour vous si vous venez à vous distraire tant soit peu...
    Il n'est pas bien de nous laisser troubler par les pensées importunes, ou d'en éprouver de la peine...
    Que cela nous apprenne à connaître notre misère, et à désirer parvenir "là où personne ne nous méprisera" (Cant. des Cant. VIII, I). »

    Sainte Thérèse de Jésus, Château de l'Âme, Quatrièmes Demeures, ch.I, in "Oeuvres complètes", Editions du Seuil, 1948.

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    "Le Couronnement de la Vierge", par Enguerrand Quarton

    (Villeneuve-les-Avignon)