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  • 11 mai : Sanctoral

    Sainte Estelle, martyre (3e siècle)

    Saint François de Girolamo, missionnaire, Jésuite (1641-1716)


    Au calendrier traditionnel :

    Saints Philippe et Jacques, apôtres

     

  • 10 mai : Saint Jean d'Avila, prochain Docteur de l'Eglise

    Cité du Vatican, 10 Mai 2012 (VIS).

    Je suis heureux, a dit Benoît XVI, de recevoir ce matin le Collège pontifical espagnol de Rome, qui fête le cinquantenaire de son siège actuel, "en la fête de saint Jean d'Avila, le patron des prêtres séculiers d'Espagne, que je m'apprête à proclamer Docteur de l'Eglise universelle". La formation du clergé, a-t-il ajouté, "a toujours été une priorité de l'Eglise. Envoyés à Rome pour poursuivre vos études", a-t-il dit aux séminaristes espagnols, "doit, plus qu'à votre bénéfice personnel, vous faire penser au service du peuple de Dieu, qui a besoin de pasteurs bien formés et préparés, capables d'accompagner les fidèles dans la sanctification... Souvenez-vous que pour améliorer son ministère le prêtre doit tirer force de l'étude de la Parole et du dialogue avec le Seigneur. Comment pourrait-il conduire au Christ ses frères et aller au devant des pauvres et des malades s'il ne le découvre pas dans une prière fervente et constante?... La formation sacerdotale est également une école de communion missionnaire, avec le Successeur de Pierre, l'évêque, le Presbyterium, toujours au service de l'Eglise, particulière comme universelle".

    "Puissent la vie et la doctrine de saint Jean d'Avila éclairer et soutenir votre séjour romain", a ajouté le Pape à l'attention de ses hôtes. "Sa profonde connaissance de l'Ecriture, des pères et des conciles, des sources liturgiques et théologiques, ainsi que son amour filial de l'Eglise en firent un véritable rénovateur en des temps difficiles de l'histoire ecclésiastique". Lors de sa canonisation, Paul VI avait dit qu'il avait été "un esprit clairvoyant et ardent, ayant représenté une grande école de spiritualité en plus sa lutte contre le maux" de l'Eglise. "L'enseignement principale de cet apôtre de l'Andalousie était le mystère du Christ, prêtre et Bon Pasteur, dont il partageait comme Paul les sentiments... Je vous invite à exercer votre futur ministère sacerdotal avec son zèle apostolique, son mode de vie austère, avec l'affection filiale qu'il portait à la Mère des prêtres".

  • 10 mai : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    « L'âme ne trouve son repos que dans le Christ, parce que lui seul est le bien, le vrai et tout ce qui mérite d'être aimé. C'est pourquoi il ne permet aux âmes de déployer sur aucune chose toute la capacité d'amour ou de jouissance dont il les a douées naturellement dès la création, même si elles ont reçu en plus la grâce de la vertu ou du baptême. Car ni l'amour ni la joie ne peuvent être comblés par les biens illusoires de cette vie : ce qui semble bon n'est qu'une image du bien. Mais quand il s'agit du Christ, il n'y a plus d'obstacle : l'amour se manifeste admirable et ineffable, la joie, inexprimable ; tant il est vrai que ces deux sentiments, Dieu les a ordonnés à lui-même, afin que lui seul soit notre amour et notre joie. Il va de soi, me semble-t-il, que l'intensité de ces sentiments se proportionne et se mesure à l'infini de ce Bien... Oui, l'âme humaine recèle sans aucun doute une capacité immense et merveilleuse d'amour et de joie, qui entre en action dès que le Bien-aimé, le Beau par excellence, se présente à elle. C'est cela que le Seigneur appelle la joie parfaite (Jn 15,11). »

    Nicolas Cabasilas (1320-1363), La vie en Christ (L.II), coll. Sources Chrétiennes N° 355 & 361, Editions du Cerf, Paris, 1989.

  • Mai : le mois de la Vierge Marie - 10ème jour

    Dixième jour : Tout faire pour Dieu

    L’apôtre Saint Paul dit que nous devons sanctifier toutes nos actions : « Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, quelque chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. »
    Il nous est impossible de travailler sans relâche ; nous avons besoin de réparer les forces que nous dépensons. Rien n’est plus vulgaire que de donner à notre corps la nourriture qu’il réclame ; et cependant, cette action elle-même peut être méritoire, puisqu’elle entre dans les desseins de la Providence.
    La Sainte Famille de Nazareth n’était pas exempte du besoin de la faim. Jésus, Marie et Joseph se réunissaient donc pour prendre leurs repas en commun ; ils commençaient par prier Dieu de les bénir ; puis, avec une grande frugalité, sans chercher à satisfaire leurs goûts, ils consommaient les aliments que la Très Sainte Vierge leur offrait, et ne retournaient à leurs occupations qu’après avoir remercié Dieu qui leur avait donné le pain quotidien nécessaire à l’entretien de la vie. Ainsi devons-nous agir, commençant et terminant chacun de nos repas par la prière, évitant de nous livrer à la gourmandise et à tout ce qui serait une recherche exagérée ou de la qualité, ou de la quantité dans notre nourriture. Il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger.

    Exemple. – Tout ce que nous faisons, dit Saint François de Sales, reçoit sa valeur de la conformité avec la volonté de Dieu, de manière, que même en mangeant et en me récréant, si je le fais parce que telle est la volonté de Dieu, je mérite plus que si je souffrais la mort, sans avoir une telle intention.

    Prière. – Faites, ô Marie, que nous Vous imitions dans toutes nos actions et que nos repas soient, comme ont été les vôtres, sanctifiés par notre union à Dieu. Puissions-nous ne perdre aucune des mortifications qui se présenteront dans le cours de notre vie. Ainsi soit-il.

    Résolution. – Je prendrai chacun de mes repas en union avec Marie.
    Marie, Vierge fidèle, priez pour nous.

    "Mois de Marie pour tous", par M.A.G.
    Approbation + Flavien, Evêque de Bayeux et Lisieux, le 13 octobre 1874.
    Imprimatur Brugis, 23a Februarii 1932. Jos. Van der Meersch vic. gen.

  • 10 mai : Méditation

    « "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux" (Lc 6,36) ; "Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde." (Mt 5,7) ... Nous jeter dans le feu de la miséricorde de Jésus, loin de nous conduire sur les chemins de la facilité, du relâchement, de la passivité, de l'infantilisme, nous rend de plus en plus désireux de lui rendre grâce en l'aimant en retour. "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime", dit humblement Pierre à Jésus. La miséricorde est l'attitude juste d'un coeur qui aime sans retour sur soi un autre coeur broyé par la misère. Découvrir cette miséricorde, l'accueillir, c'est sortir de notre enfermement en nous-mêmes pour être envoyés afin de la faire connaître et de la proposer.

    Sainte Marguerite-Marie au XVIIe siècle, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus à la fin du XIXe siècle, sainte Faustine au XXe siècle sont, parmi d'autres, les grands témoins de la miséricorde du Christ. Toutes trois, chacune à leur manière, dans le langage et la culture de leur époque, selon les circonstances propres à leur temps [...] nous invitent à faire retour au coeur de l'Evangile, spécialement au coeur de la Pâque du Christ. Leur vie et leur message nous aident, non pas forcément à être libérés de nos peurs, car la peur fait partie de notre condition limitée et fragile, mais à les vivre sous la lumière d'un rayon de confiance et de joie. Elles nous redisent à leur façon le salut de Jésus ressuscité : "La paix soit avec vous" ! La paix soit en vous !

    "Oui, que ta paix, ô Christ ressuscité, soit avec nous et en nous ! Que ta miséricorde, Père, soit notre paix au sein même de nos peurs et de nos angoisses ! Toi qui es la miséricorde du Père et du Fils, Esprit-Saint, comble-nous de la paix qui est la Vie même de la Trinité." »

    Mgr Bouchex, Il est la Résurrection et la Vie, Parole et Silence, 2006.

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  • 10 mai : anniversaire du décès de Mme Elisabeth de France

    « Que m'arrivera-t-il aujourd'hui, ô mon Dieu, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est qu'il ne m'arrivera rien que Vous ne l’ayez prévu de toute éternité : cela me suffit, ô mon Dieu, pour être tranquille. J'adore vos desseins éternels, je m'y soumets de tout mon coeur ; je veux tout, j'accepte tout, je Vous fais un sacrifice de tout. J'unis mon sacrifice à celui de votre cher Fils, mon Sauveur, Vous demandant, par son Sacré Coeur et par ses mérites infinis, la patience dans mes maux et la parfaite soumission qui Vous est due pour tout ce que Vous voudrez et permettrez. »

    Madame Elisabeth de France (1764-1794), soeur de Louis XVI, prière composée dans son cachot du Temple. Elle fut guillotinée le 21 Floréal (= 10 mai) 1794.

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  • 10 mai : Sanctoral

    Sainte Solange, vierge et martyre († 880)

    Saint Joseph Damien De Veuster, prêtre, apôtre des lépreux (1840-1889)

    canonisé le 11 octobre 2009

    Saint Isidore le Laboureur, confesseur († 1170)

    Bienheureux Ivan Merz (1896-1928)

    béatifié le 22 juin 2003


    Au calendrier traditionnel :

    Saint Antonin, évêque et confesseur (+ 1459)

     

  • Benoît XVI : Audience générale de ce mercredi 9 mai

    « Chers amis, notre prière doit être assidue et solidaire avec les autres, confiante en Dieu qui nous connaît et prend soin de nous. Et dans les situations de crise, la prière commune est nécessaire pour ne pas se laisser dominer par les passions et pour garder la force intérieure et la sérénité pour témoigner. Prier aide à surmonter les épreuves de la vie car être uni à Dieu permet d’être aussi profondément uni aux autres. »

    Texte intégral et vidéo sur le site internet du Vatican.

  • 9 mai : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    « Nous avons vu le Christ obéir aux lois de Moïse, c'est-à-dire que Dieu, le législateur, se soumettait, comme un homme, à ses propres lois. C'est ce que nous enseigne saint Paul... : "Lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme, il a été sujet de la Loi juive, pour racheter ceux qui étaient sujets de la Loi" (Ga 4,4-5). Donc, le Christ a racheté de la malédiction de la Loi ceux qui en étaient les sujets, mais qui ne l'observaient pas. De quelle manière les a-t-il rachetés ? En accomplissant cette Loi ; autrement dit, afin d'effacer la transgression dont Adam s'était rendu coupable, il s'est montré obéissant et docile à notre place, envers Dieu le Père. Car il est écrit : "De même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi" (Rm 5,18). Avec nous il a courbé la tête devant la Loi, et il l'a fait selon le plan divin de l'Incarnation. En effet, "il devait accomplir parfaitement ce qui est juste" (cf Mt 3,15).

    Après avoir pris pleinement la condition de serviteur (Ph 2,7), précisément parce que sa condition humaine le rangeait au nombre de ceux qui portent le joug, il a payé le montant de l'impôt aux percepteurs comme tout le monde, alors que par nature, et en tant que Fils, il en était dispensé (Mt 18,23-26). Donc, lorsque tu le vois observer la Loi, ne sois pas choqué, ne mets pas au rang des serviteurs celui qui est libre, mais mesure par la pensée la profondeur d'un tel dessein. »

    Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), Homélie 12 ; PG 77, 1041s (trad. Delhougne, "Les Pères commentent").

  • Réjouis-toi, Reine des cieux. Alléluia !


    Chorale de Kingscroft, région de Coaticook, Québec.

    Réjouis-toi, Reine des cieux, Alléluia !
    Et sèche les pleurs de tes yeux, Alléluia !
    L'aurore de la Pâque a lui, Alléluia !
    Au loin ton deuil de mère a fui ; Alléluia !
    Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

    Nous t'en prions, Reine, à genoux, Alléluia !
    Au ciel intercède pour nous, Alléluia !
    Demande que le Roi des rois, Alléluia !
    Nous sauve par sa sainte croix, Alléluia !
    Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

    Que près de toi, près de Jésus, Alléluia !
    Nous fêtions avec les élus, Alléluia !
    Au sein de la félicité, Alléluia !
    La Pâque de l'éternité, Alléluia !
    Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

  • Mai : le mois de la Vierge Marie - 9ème jour

    Neuvième jour : Le travail

    Lorsque le premier homme eut péché, Dieu lui infligea, comme l’une des punitions de sa faute, la nécessité du travail. « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, lui dit-il ; la terre ne produira d’elle-même que des ronces et des épines. »
    Cette obligation est générale, quelle que soit la position dans laquelle la Divine Providence nous ait placés. L’ennui, la peine, la fatigue, la souffrance que nous y trouvons, ne doivent ni nous étonner, ni nous décourager, car le travail est une expiation. Si parfois nous y rencontrons une certaine jouissance, c’est que Dieu, dans sa bonté, veut bien nous aider à accomplir notre tâche.
    Le divin Maître a sanctifié ce labeur quotidien dont nous nous plaignons parfois : Jésus a été ouvrier ; Il s’est occupé à de pénibles travaux, et Marie, fille des rois, qui devait être un jour la Reine des Anges, a été soumise à la même loi. La tradition nous la représente, tantôt filant et tissant les étoffes nécessaires à ses vêtements et à ceux de son Fils, tantôt vaquant aux humbles soins de son ménage. Levons souvent les yeux vers la Sainte Famille de Nazareth, lorsque nous nous sentons accablés par la longueur ou l’aridité de notre travail, et demandons-lui de nous aider à l’imiter.

    Exemple. – Saint Sylvain, qui habitait le mont Sinaï avec ses religieux, reçut un jour la visite d’un ermite qui, voyant les moines travailler, s’en étonna.
    - Pourquoi, leur dit-il, travaillez-vous avec tant d’ardeur pour vous procurer une nourriture périssable ? Marie n’a-t-elle pas choisi la meilleure part ? et Marthe n’a-t-elle pas été reprise par le Seigneur à cause de son occupation ?
    Sans répondre à cette interpellation, Saint Sylvain fit donner un livre à l’ermite étranger et lui assigna une cellule inhabitée. A 3h. de l’après-midi, l’ermite s’étonna de ne voir personne l’appeler pour le repas ; il attendit jusqu’au moment où, ne pouvant plus résister à la faim qui le tourmentait, il alla alors trouver l’abbé Sylvain.
    - Mon père, lui dit-il, les moines ne mangent-ils pas aujourd’hui ?
    L’abbé lui répondit que tous avaient déjà dîné.
    - Et comment se fait-il que vous ne m’ayez pas invité à partager leur repas ?
    - Comment ? reprit Saint Sylvain en souriant ; mais parce que, comme Marie, vous prétendez avoir choisi la meilleure part. Puisque vous regardez le travail comme superflu, il est probable que vous ne vivez que de nourriture spirituelle ; quant à nous qui sommes revêtus d’un corps, nous sommes condamnés à le nourrir pour entretenir la vie en lui, à le nourrir et par là même à travailler.
    L’ermite confondu lui demanda pardon de s’être permis un blâme aussi inconsidéré.
    - Je suis heureux, lui dit Saint Sylvain avec bienveillance, que vous reconnaissiez votre erreur, au reste il m’est d’avis que Marie eut besoin du secours de Marthe. Car si Marthe n’eût pas travaillé, Marie n’aurait jamais pu se reposer aux pieds de Jésus.

    Prière. – Nous vous supplions, ô Marie, de ne point nous abandonner dans les labeurs de cette vie. Vous avez voulu vous soumettre à la loi commune du travail ; faites qu’à votre exemple, nous acceptions avec résignation les fatigues et les souffrances qui sont le résultat du péché et qu’ainsi nous acquerrions de vrais mérites aux yeux du Seigneur. Ainsi soit-il.

    Résolution. – Je fuirai l’oisiveté comme un grand mal.
    Mère admirable, priez pour nous.

    "Mois de Marie pour tous", par M.A.G.
    Approbation + Flavien, Evêque de Bayeux et Lisieux, le 13 octobre 1874.
    Imprimatur Brugis, 23a Februarii 1932. Jos. Van der Meersch vic. gen.

  • 9 mai : Méditation

    « "Les péchés par pensée sont les plus graves car la pensée est l'homme même."
    Maurice Barrès (1862-1923)

    Le péché est toujours une désobéissance à Dieu et à ce qu'Il nous demande. Le commandement suprême étant d'aimer Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme et de toute notre force, la désobéissance à Dieu est le péché le plus grave, surtout si cette désobéissance porte sur l'autorité même de Dieu comme Père. Lorsqu'on désobéit par orgueil et qu'on refuse de se soumettre à Dieu, on est bien en face du péché le plus grave. Oui, le péché le plus grave est bien l'orgueil qui refuse de se soumettre à l'autorité de Dieu. c'est un refus formel, c'est l'exaltation de soi : on oublie qu'on est créature de Dieu, ou plutôt on ne veut pas se considérer comme tel. Ce péché est bien dans l'intelligence et dans le coeur : c'est l'inverse d'une adoration du coeur et de l'intelligence qui considère le Père comme Créateur et Le reçoit comme l'Ami des hommes.
    Maurice Barrès a donc raison d'affirmer que les péchés les plus graves sont dans l'esprit - ce qui implique à la fois l'intelligence et la volonté : l'intelligence dans son refus de considérer l'autorité paternelle, et la volonté, quand elle refuse l'Amour de Dieu qui nous enveloppe. »

    P. Marie-Dominique Philippe o.p. (avec Michel-Marie Zanotti-Sorkine), A l'âge de la lumière - Dialogues avec la pensée des hommes, Ad Solem, 2006.

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  • 9 mai : Sanctoral

    Saint Pacôme, Abbé (292-348)

     

    Au calendrier traditionnel :

    Saint Grégoire de Nazianze, évêque
    confesseur et docteur (+ v.380)

     

  • 8 mai : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    « Ô mon Dieu, mon coeur est comme une vaste mer toujours agitée par les tempêtes : qu’il trouve en toi la paix et le repos. Tu as commandé aux vents et à la mer de se calmer, et à ta voix ils se sont apaisés ; viens apaiser les agitations de mon coeur, afin que tout en moi soit calme et tranquille, afin que je puisse te posséder, toi mon unique bien, et te contempler, douce lumière de mes yeux, sans trouble et sans obscurité. Ô mon Dieu, que mon âme, délivrée des pensées tumultueuses de ce monde-ci, « se cache à l'ombre de tes ailes » (Ps 16,8). Qu’elle trouve près de toi un lieu de rafraîchissement et de paix ; toute transportée de joie, qu’elle puisse chanter : « En toi maintenant je peux m'endormir et me reposer en paix en toi » (Ps 4,9).

    Qu’elle se repose, je te prie, mon Dieu, qu’elle se repose du souvenir de tout ce qui est sous le ciel, éveillée pour toi seul, comme il est écrit : « Je dors, mais mon coeur veille » (Ct 5,2). Mon âme ne peut être en paix et en sûreté, mon Dieu, que sous les ailes de ta protection (Ps 91,4). Qu'elle demeure donc éternellement en toi et qu'elle soit embrasée de ton feu. Que, s'élevant au-dessus d'elle-même, elle te contemple et chante tes louanges dans la joie. Au milieu des troubles qui m'agitent, que tes dons soient ma douce consolation, jusqu'à ce que je vienne à toi, ô toi la paix véritable. »

    Saint Augustin (354-430), Méditations, ch. 37.

    Oeuvres complètes de Saint Augustin ici.

  • "Maria, Mater Gratiæ" de Saint Venance Fortunat (6e s.)


    María, Mater grátiæ,
         Ô Marie, Mère de la Grâce,
    Dulcis parens cleméntiæ,
         Douce Mère de la miséricorde
    Tu nos ab hoste prótege,
         Préserve-nous de l'Ennemi
    Et mortis hora súscipe.
         Et accueille-nous à l'heure de la mort.
    Jesu, tibi sit glória,
         A Toi soit la gloire, Jésus,
    Qui natus es de Vírgine,
         Qui est né de la Vierge,
    Cum Patre et almo Spíritu,
         Avec le Père et le Saint Esprit
    In sempitérna sæcula. Amen.
         Pour les siècles des siècles. Amen.

  • Mai : le mois de la Vierge Marie - 8ème jour

    Huitième jour : De l’union avec Dieu

    La Très Sainte Vierge ne se contentait pas d’offrir à Dieu les prémices de ses journées ; Elle accomplissait ensuite chacun de ses actes, en esprit de foi. Quand Notre-Seigneur nous dit, dans l’Evangile, qu’il ne faut jamais cesser de prier, Il n’entend point par là nous obliger à de continuelles méditations, mais à de fréquentes élévations de notre âme vers Dieu, et à une union constante de notre cœur avec lui au milieu même des occupations les plus variées. Nous nous plaignons quelquefois d’être sans courage dans la douleur, sans force au moment de la tentation ; cela vient de ce que nous ne recourons pas assez souvent au Seigneur.
    Une invocation fervente, un signe de croix, un élan de notre cœur vers Lui, appelant son secours et son aide, nous rendraient forts et énergiques dans toutes les circonstances de la vie. Soyons fidèles aux pratiques que l’Eglise nous recommande ; assistons chaque jour, si nous le pouvons, au Saint Sacrifice de la messe ; n’omettons point l’Angelus, ce gracieux salut à Marie ; enfin, pour reprendre notre comparaison d’hier, allons souvent à Dieu qui est notre Père, et adressons-nous avec amour à la très Sainte Vierge, qu’Il nous a donnée pour Mère.

    Exemple. – Saint Vincent de Paul se tenait constamment uni à Dieu. Quelque sorte d’affaires et d’occupations qui pussent lui arriver, il était toujours recueilli, toujours maître de lui-même. On remarquait que, pour l’ordinaire, avant de répondre à ce qu’on lui demandait, surtout si c’était quelque chose d’important, il faisait une petite pause pendant laquelle il élevait son esprit à Dieu pour implorer sa lumière et sa grâce, afin de ne rien dire et de ne rien faire que selon sa volonté et pour sa plus grande gloire. Il se servait des choses naturelles et sensibles pour s’élever au Créateur. Quand il apercevait des campagnes couvertes de blé, ou des arbres chargés de fruits, il en prenait sujet d’admirer cette abondance inépuisable de biens qui est en Dieu, de louer et de bénir le soin paternel de sa Providence. Lorsqu’il voyait des fleurs ou quelque autre chose belle et agréable, il disait dans son cœur : Qu’y a-t-il de comparable à la bonté de Dieu qui est le principe de toute la perfection des créatures ? n’est-ce pas de Lui que les fleurs, les oiseaux, les astres empruntent leur lustre et leur beauté ?

    Prière de Saint Ephrem. – Ô Mère Immaculée du Sauveur ! Ô ma glorieuse Souveraine ! Vous qui êtes plus pure que l’éclat brillant des rayons du soleil, vous êtes le secours des pécheurs, le port des malheureux, la consolation du monde. Gardez-moi sous vos ailes… Faites que j’arrive à Jésus-Christ ; faites que j’entre dans la cour bienheureuse des Saints. Ainsi soit-il.

    Résolution. – J’élèverai souvent mon cœur vers Dieu pendant la journée.
    Vierge digne de louanges, priez pour nous.

    "Mois de Marie pour tous", par M.A.G.
    Approbation + Flavien, Evêque de Bayeux et Lisieux, le 13 octobre 1874.
    Imprimatur Brugis, 23a Februarii 1932. Jos. Van der Meersch vic. gen.

  • 8 Mai : Méditation

    « La Très Sainte Vierge est Reine parce que Jésus est Roi, et elle n'est Reine que dans et par le Christ-Roi. Mais Reine, elle l'est totalement, disposant du pouvoir royal au ciel comme le Christ en dispose. Avec lui, elle gouverne l'Eglise et l'ordonne à sa fin ultime, disposant des grâces divines qu'elle a acquises avec lui au Calvaire, et les distribuant selon le bien des âmes et selon l'ordre général du Corps Mystique.
    Sa sainteté personnelle la met si haut au-dessus de tous les Saints qu'elle les domine par sa plénitude de grâce comme par son rang de Mère et d'Epouse du Christ.
    Tous les Saints lui doivent leur sainteté, après qu'ils la doivent au Christ, et tous les Anges la reconnaissent pour Reine. Qu'on nous permette de citer un texte de saint Bernardin de Sienne qui résume admirablement cette doctrine :
    "Comme toute la valeur divine, tout l'être, la puissance, la science et le vouloir divins se trouvaient renfermés dans le sein de la Vierge, je ne crains pas de dire que celle-ci a une certaine juridiction sur l'expansion de toutes les grâces... La Mère de Dieu obtint ce droit d'être appelée Reine de miséricorde. Et, parce que telle est la Mère du Fils de Dieu qui produit le Saint-Esprit, tous les dons, toutes les vertus et toutes les grâces de celui-ci sont distribués par ses mains à qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut et autant qu'elle veut." (Sermo in Nativ. c. VIII)
    Le bienheureux Grignion de Montfort a repris à son compte cette affirmation étonnante :
    "Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle Epouse, ses dons ineffables et il l'a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu'il possède, en sorte qu'elle distribue à qui elle veut, autant qu'elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu'il ne passe par ses mains virginales. Car telle est la volonté de Dieu que nous ayons tout par Marie." (Traité n°25) »

    P. Paul Philippe o.p., La Très Sainte Vierge et le Sacerdoce, Editions du Cerf, Paris, 1947.

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  • 8 mai : Sanctoral

    Saint Désiré, Chancelier royal et évêque de Bourges (+ 550)


    Au calendrier traditionnel :

    De la férie - Et avant 1960 :
    Apparition de Saint Michel Archange au Mont Gargan (492)

    La fête de l’apparition de Saint Michel Archange sur le Mont Gargan, dans les Pouilles, le 8 mai 492 est l’une des fêtes qui furent supprimées en 1960 (trois en quelques jours, avec l’Invention de la Sainte Croix, le 3 mai, et Saint Jean devant la Porte latine, le 6).
    Il s’agit de la première apparition (en Occident) de Saint Michel. Quand l’Archange apparaîtra à Saint Aubert, évêque d’Avranches, il lui dira qu’il veut être honoré sur le Mont Tombe (actuel Mont Saint-Michel) comme il l’est au Mont Gargan.

    « Je suis heureux d'être parmi vous à l'ombre de ce sanctuaire de l'Archange Saint Michel, qui, depuis quinze siècles de pèlerinage, et un point de référence pour ceux qui cherchent Dieu et souhaitent se mettre à la suite du Christ, par qui "ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, Trônes, Seigneuries, Principautés, et Dominations" (Col. 1, 16.).
    [...]
    À ce stade, comme l'a fait dans le passé un si grand nombre de mes prédécesseurs à la chaire de Pierre, je suis venu pour profiter un moment de l'atmosphère propre à ce sanctuaire, fait de silence, de prière et de pénitence ; je suis venu pour vénérer et invoquer Saint Michel Archange, pour protéger et défendre la Sainte Eglise, à un moment où il est difficile de faire un témoignage chrétien authentique sans compromis et sans accomodations... »


    Jean-Paul II, extrait du Discours à la population de Monte Sant'Angelo (Foggia), Dimanche 24 mai 1987.

  • 7 mai : Discours de Benoît XVI aux nouveaux Gardes Suisses

    Benoît XVI a reçu ce lundi matin les 26 nouveaux Gardes Suisses qui ont prêté serment ce dimanche, ainsi que leurs familles.

    « Pour donner de l’amour aux frères, il est nécessaire de le puiser à la fournaise de la charité divine, grâce à des moments prolongés de prière, à l’écoute constante de la Parole de Dieu, et à une existence toute centrée sur le mystère de l’Eucharistie.
    Le secret de l’efficacité de votre travail ici au Vatican, comme aussi de chacun de vos projets est, par conséquent, la référence constante au Christ. [...] Je rends grâce à Dieu, source de tout bien, pour les divers dons et les missions variées qu’Il vous confie, et je prie pour que vous... qui commencez votre service, vous puissiez répondre pleinement à l’appel du Christ en le suivant avec une fidèle générosité. »

    A écouter sur Radio Vatican.
    L'intégralité des discours en allemand, français et italien sur le site internet du Vatican.

  • 7 mai : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    « Le Seigneur promet à juste titre que l'Esprit "vous enseignera tout". Car si cet Esprit ne touche pas le coeur de ceux qui écoutent, vaine est la parole de ceux qui enseignent. Que personne n'attribue donc à celui qui enseigne ce que la bouche de cet enseignant lui fait comprendre : s'il n'y a pas quelqu'un pour nous enseigner au-dedans, la langue de l'enseignant travaille dans le vide.

    Tous ici, vous entendez ma voix de la même manière ; et cependant vous ne saisissez pas de la même façon ce que vous entendez... C'est-à-dire que la voix n'instruit pas si l'âme ne reçoit pas l'onction de l'Esprit. La parole du prédicateur est vaine si elle n'est pas capable d'allumer le feu de l'amour dans les coeurs. Les disciples qui disaient : "Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous tandis qu'il nous parlait en chemin, et qu'il nous expliquait les Écritures ?" (Lc 24,32), avaient reçu ce feu de la bouche même de la Vérité. Lorsqu'on entend une telle parole, le coeur s'échauffe, sa torpeur froide le quitte, l'esprit ne connaît plus de repos et se prend à désirer les biens du Royaume des cieux. L'amour véritable qui le remplit lui arrache des larmes... Comme il est heureux d'entendre cet enseignement qui vient d'en-haut et ces commandements qui deviennent en nous comme une torche qui nous enflamme...de l'amour intérieur. La parole parvient à notre oreille, et notre esprit transformé se consume d'une douce flamme intérieure. »

    Saint Grégoire le Grand (v.540-604), Homélies sur les Evangiles, n°30, 3.5 (Trad. Le Barroux)