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syméon

  • Méditation - Jésus, Lumière du monde

    « Tenant aujourd'hui en main un cierge allumé, qui donc ne se rappellerait le vénérable vieillard qui reçut aujourd'hui dans ses bras le Verbe demeurant dans la chair comme la lumière sur la cire ? Il a déclaré que Jésus était la lumière venue pour éclairer les nations païennes (Lc 2,32).

    Syméon, c'est certain, était aussi une lampe allumée et brillante qui rendait témoignage à la lumière. Rempli de l'Esprit et poussé par l'Esprit, il était venu au Temple pour accueillir votre amour, ô mon Dieu, au milieu de votre Temple (cf. Ps 47,10), pour proclamer que Jésus est cet amour et la lumière de votre peuple. [...]

    Voici donc, mes frères, entre les mains de Syméon, le cierge allumé. Vous aussi, allumez à ce luminaire vos cierges, je veux dire ces lampes que le Seigneur vous ordonne de tenir dans vos mains (cf. Lc 12,35). « Approchez-vous de lui et soyez illuminés » (Ps 33,6), de manière à être vous-mêmes plus que des porteurs de lampe, des lumières qui brillent au-dedans et au-dehors pour vous et pour votre prochain.

    Qu'il y ait donc une lampe dans votre cœur, une dans votre main, une dans votre bouche ! Que la lampe dans votre cœur brille pour vous-même, que la lampe dans votre main et dans votre bouche brille pour votre prochain ! La lampe dans votre cœur est la dévotion inspirée par la foi ; la lampe dans votre main, l'exemple des bonnes œuvres ; la lampe dans votre bouche, la parole qui édifie. Car nous ne devons pas nous contenter d'être des lumières aux yeux des hommes grâce à nos actes et nos paroles, mais il nous faut encore briller devant les anges par notre prière et devant Dieu par notre intention. Notre lampe devant les anges, c'est la pure piété qui nous fait chanter avec recueillement ou prier avec ferveur en leur présence. Notre lampe devant Dieu, c'est la résolution sincère de plaire uniquement à celui devant qui nous avons trouvé grâce. [...]

    Afin donc d'allumer toutes ces lampes pour vous, laissez-vous illuminer, mes frères, en vous approchant de la source de la lumière, je veux dire Jésus qui brille entre les mains de Syméon. Il veut, assurément, éclairer votre foi, faire resplendir vos œuvres, vous inspirer les mots à dire aux hommes, remplir de ferveur votre prière et purifier votre intention. [...]

    En vérité, quand la lampe de cette vie s'éteindra, vous qui aviez tant de lampes allumées au-dedans, vous verrez la lumière de la vie qui ne s'éteindra pas se lever et monter, le soir, comme la splendeur de midi. Et tandis que vous croirez que tout est fini pour vous, vous vous lèverez, comme l'étoile du matin, et votre obscurité sera comme la lumière de midi (Is 58,10). Le soleil, il est vrai, ne sera plus là pour vous éclairer durant le jour, ni la lune éclatante pour vous envoyer sa lumière, mais le Seigneur sera votre lumière éternelle. Car le luminaire de la nouvelle Jérusalem, c'est l'Agneau. A lui louange et gloire pour les siècles des siècles. Amen. »

    Bx Guerric d'Igny (v.1080-1157), 1er Sermon pour la fête de la Purification de la Vierge Marie, 2.3.5 ; PL 185, 64-65 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 470 ; cf SC 166, p. 315s)

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    Tableau d'Andrey Shishkin, "Siméon et Jésus"
    (Crédit photo)
     
    Ce peintre russe (né en 1960) a réalisé un autre tableau sur le même sujet, proposé sur notre blog l'an dernier au 2 février.
  • Dimanche 27 avril 2014

    2ème Dimanche de Pâques

    Dimanche de la Miséricorde Divine

    (Calendrier traditionnel : Dimanche in Albis)

    Calendrier liturgique

  • Jeudi 17 avril 2014

    Semaine Sainte - Jeudi Saint

    Calendrier liturgique

  • Méditation : Purification de Marie & Présentation du Seigneur au Temple

    « Offre ton fils, Vierge sainte, et présente au Seigneur le fruit béni de tes entrailles (Lc 1,42). Offre pour notre réconciliation à tous le sacrifice saint, le sacrifice agréable à Dieu (Rm 12,1). Dieu le Père accueillera pleinement cette offrande nouvelle, ce très précieux sacrifice, dont lui-même parle en ces termes : Voici mon Fils bien-aimé ; en lui, toute ma joie (Mt 3,17 ; 17, 5).

    Mais cette offrande-ci, mes frères, paraît bien légère : on se contente de la présenter devant le Seigneur, de la racheter avec des oiseaux, et aussitôt on la reprend et l’emporte. Viendra le jour où ce n’est plus dans le Temple, ni entre les bras de Syméon qu’il sera offert, mais en dehors de la ville et entre les bras de la croix. Viendra le jour où il ne sera plus racheté par un sang autre, mais où il rachètera les autres par son propre sang (He 9,12), car Dieu le Père l’a envoyé comme rédempteur pour son peuple (Ps 110,9). Ce sera alors le sacrifice du soir, tandis que maintenant, c’est le sacrifice du matin. Celui-ci, certes, est plus joyeux, mais l’autre sera plus plénier : celui-ci est offert au temps de sa naissance, celui-là le sera dans la plénitude de son âge (Ep 4, 13).

    À l’un comme à l’autre pourtant peut s’appliquer cette prédiction du Prophète : Il a été offert, parce que lui-même l’a voulu (Is 53, 7). En effet, même maintenant [dans le Temple], il a été offert non parce qu’il en avait besoin, ni que la Loi le lui imposait, mais parce qu’il l’a voulu. Et de même, il a été offert sur la croix non parce que le juif a été plus fort, ni que lui-même le méritait, mais parce qu’il l’a voulu.
    [...]

    Mais qu’allons-nous offrir, nous, mes frères, et que rendrons-nous au Seigneur pour tout ce qu’il nous a donné (Ps 115,12) ? Lui, il a offert pour nous la plus précieuse victime qu’il possédait ; en vérité, il ne pouvait en être de plus précieuse. Nous aussi donc, faisons ce qui est en notre pouvoir : offrons-lui ce que nous avons de meilleur : nous-mêmes ! Lui s’est offert lui-même (He 9,14) : qui es-tu, toi, pour hésiter à t’offrir toi-même ?
    [...]

    Frères, au Seigneur qui allait mourir, les juifs offraient des victimes mortes. Mais maintenant désormais je suis vivant, dit le Seigneur ; je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se convertisse et qu’il vive (Ez 33,11). Le Seigneur ne veut pas ma mort ; et moi, je ne lui offrirais pas volontiers ma vie ? Tel est en effet le sacrifice d’apaisement, le sacrifice agréable à Dieu, le sacrifice vivant (Rm 12,1). »

    St Bernard de Clairvaux, 3ème Sermon pour la Purification (2,3-5 & 3,1,3).
    Source : Famille cistercienne.

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    Fresque de Fra Angelico (1440)

  • Dimanche 21 juillet 2013

    Calendrier liturgique

  • Samedi 27 avril 2013

    Calendrier liturgique

  • Vendredi 19 avril 2013

    Calendrier liturgique

  • 21 mars : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    "Amen, amen je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS." (Jn 8, 51-59)

    « Comme Abraham était prophète, il voyait dans l'Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, par laquelle lui-même et tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu seraient sauvés. Et il  tressaili d'une grande joie. Le Seigneur n'était donc pas inconnu d'Abraham, puisque celui-ci a désiré voir son jour... Il a désiré voir ce jour afin de pouvoir lui aussi embrasser le Christ, et l'ayant vu de façon prophétique par l'Esprit, il a exulté. c'est pourquoi Syméon, qui était de sa postérité, accomplissait la joie du patriarche et disait : "Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser s'en aller ton serviteur en paix selon ta promesse ; car mes yeux ont vu ton salut que tu prépares à la face des peuples"... Et Elisabeth a dit [selon certains manuscrits] : "Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur". L'exultation d'Abraham descendait de la sorte sur ceux qui veillaient, qui voyaient le Christ et qui croyaient en lui. Et de ses enfants, cette exultation remontait vers Abraham... C'est donc à bon droit que le Seigneur lui rendait témoignage en disant : "Abraham votre Père a exulté à la pensée de voir mon jour : il l'a vu et il s'est réjoui". »

    St Irénée de Lyon, Contre les hérésies (IV, 5-7), Trad. Bouchet, Lectionnaire ; cf. SC 100).

  • 29 décembre : Toute l'année avec les Pères...

    Syméon au Temple (Lc 2, 22-35)

    « "Les justes vivent pour toujours ; leur récompense est dans le Seigneur et le Très-Haut prend soin d'eux" (Sagesse V, 15 ). Le temps me manque pour pouvoir rappeler les vertus de tous les saints. Je traiterai donc du dernier des justes de l'Ancien Testament. Et qui est-il ? Syméon, dont l'évangile de saint Luc nous rapporte le nom. Il est à la fois le premier et le dernier. Le dernier à avoir vécu sous le régime de la Loi, le premier sous celui de la grâce. Juif soumis aux observances, il était chrétien par son action de grâce. Sa formation en avait fait un légiste, sa connaissance de Dieu en fit son messager.

    Syméon, dont l'histoire nous a été lue récemment, avait été retiré de l'impiété pharisaïque, comme une rose cueillie parmi les épines. Pour avoir été favorisé du don de la grâce, il avait acquis la réputation d'être le premier. Syméon était parvenu à un si haut degré de justice que pendant sa vie corporelle, Dieu lui fit cette révélation : "Il n'achèverait pas cette vie temporelle avant d'avoir serré dans ses bras de chair la Vie éternelle, Jésus Christ notre Seigneur".

    Le juste Syméon, qui dès avant l'Incarnation aspirait à voir le Seigneur, l'a donc vu dans son Incarnation, il l'a reconnu et l'a pris dans ses bras. Et il a supplié le Maître de l'univers, devenu enfant en la condition de serviteur, d'être délivré de la prison de son corps, en disant à haute voix ces paroles que tu as entendues récemment : "Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut". Je l'ai vu, laissez-moi m'en aller, ne me gardez pas ici ; permettez-moi de m'en aller dans la paix, ne me laissez pas dans la tristesse. Je l'ai vu, permettez-moi de partir. J'ai vu votre gloire, les anges danser, les archanges vous glorifier, la création exulter. J'ai vu le passage unique reliant le ciel à la terre. Maintenant, permettez-moi de m'en aller, ne me gardez pas ici.

    Ne me laissez pas voir l'insolence de mes compagnons juifs envers vous, la couronne d'épines que l'on tresse, l'esclave qui vous gifle, la lance qui s'approche de vous. Ne me laissez pas voir le soleil s'obscurcir, la lune décroître, les éléments s'altérer. Ne me laissez pas vous voir brisé sur la croix. Ne me laissez pas voir les rochers se fendre, le voile du Temple se déchirer. Car les éléments mêmes ne seront pas capables de supporter ce défi et ils prendront part aux souffrances du Seigneur. »

    Timothée de Jérusalem, Homélie sur Marie, "Discours sur Syméon".


    A pareil jour, prenant dans ses bras Jésus, le Verbe présent en la chair, pareil à la lumière du cierge, Siméon témoignait que c'était Lui "la Lumière destinée à éclairer les nations."

    Siméon était, certes, une lampe ardente, qui rendant témoignage à la Lumière ; c'est pour cela qu'il était venu au Temple, guidé par l'Esprit dont il était rempli : "pour recevoir, ô Dieu, ta miséricorde au milieu de ton Temple", pour proclamer qu'elle était la miséricorde, la lumière de ton peuple.

    Tu en étais si bien illuminé, que tu voyais avec pareille clarté si longtemps à l'avance, l'illumination des nations. Dès lors, au sein même des ténèbres de ton peuple, resplendissait pour toi l'éclat de notre foi d'aujourd'hui.

    Réjouis-toi à présent, ô Siméon ! Vois ce que d'avance tu prévoyais ! Les ténèbres du monde se sont dissipées, et les nations marchent à ta lumière...

    Embrasse donc, ô saint vieillard, la Sagesse de Dieu ; serre sur ta poitrine la miséricorde de Dieu, et dis : Il demeurera sur mon coeur. Même lorsque je L'aurai rendu à sa Mère, Il restera avec moi ; reçois mes compliments, ô pleine de grâce, toi qui as mis au monde la Miséricorde que j'ai reçue, toi qui as confectionné le Cierge que j'ai pris en mains. Toi, Vierge, cire vierge, lumière vierge, tu as fourni la cire à la Lumière que j'ai reçue, tu as revêtu, Mère immaculée, le Verbe d'une chair immaculée !"

    Guerric d'Igny, 1er Sermon pour la Présentation (Trad. SC 166).

  • 16 mai : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    « La "clé de la connaissance" (Lc 11,52) n'est pas autre chose que la grâce du Saint Esprit. Elle est donnée par la foi. Par l'illumination, elle produit très réellement la connaissance et même la connaissance plénière. Elle ouvre notre esprit enfermé et obscurci, souvent avec des paraboles et des symboles, mais aussi avec des affirmations plus claires. [...]
    Faites donc bien attention au sens spirituel de la parole. Si la clé n'est pas bonne, la porte ne s'ouvre pas. Car, dit le Bon Pasteur, "c'est à lui que le portier ouvre" (Jn 10,3). Mais si la porte ne s'ouvre pas, personne n'entre dans la maison du Père, car le Christ a dit : "Personne ne va vers le Père sans passer par moi" (Jn 14,6).
    Or, c'est l'Esprit Saint qui, le premier, ouvre notre esprit et nous enseigne ce qui concerne le Père et le Fils. Le Christ nous dit cela aussi : "Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur, et il vous guidera vers la vérité tout entière" (cf. Jn 15,26 ; 16,13). Vous voyez comment, par l'Esprit ou plutôt dans l'Esprit, le Père et le Fils, inséparablement, se font connaître. [...]
    Si l'on appelle le Saint-Esprit une clé, c'est parce que, par lui et en lui d'abord, nous avons l'esprit éclairé. Une fois purifiés, nous sommes illuminés par la lumière de la connaissance. Nous sommes baptisés d'en haut, nous recevons une nouvelle naissance et devenons enfants de Dieu, comme dit saint Paul : "L'Esprit Saint intervient pour nous par des cris inexprimables" (Rm 8,26). Et encore : "Dieu a envoyé en nos coeurs son Esprit qui crie : Abba, Père" (cf. Ga 4,6) !
    C'est donc lui, l'Esprit, qui nous montre la porte, cette porte qui est lumière. Et cette porte nous enseigne que l'habitant de la maison est, lui aussi, "lumière inaccessible" (cf. 1 Tm 6,16). »

    Syméon le Nouveau Théologien (v.949-1022), Catéchèses, 33 ; SC 113 (trad. SC, rev. Delhougne, Les Pères de l'Eglise commentent l'Evangile).