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  • Méditation - Avons-nous assez confiance en Dieu ?

    « Le Père Libermann disait qu'une des choses qui paralysent le plus les croyants et les empêchent d'avancer, c'est leur manque de confiance... Ils paraissent manquer de générosité, mais ils manquent surtout de confiance, car ils s'appuient beaucoup sur eux et un peu sur Dieu, au lieu de faire des actes de foi...
    Voilà ce que Dieu demande à ceux qui ont tout donné : la confiance. L'amour, la générosité, les œuvres, Dieu te les donnera en prime, et même la foi ; mais la foi, comme l'espérance et la charité, a ce privilège que, non seulement Dieu te la donne, mais que tu peux, en réponse, donner à Dieu ta confiance. Comme Abraham, tu peux donner à Dieu « un chèque en blanc ». Ne va pas ennuyer ton père spirituel avec d'autres combats que celui-là, car son devoir est de te ramener à la foi et, tant qu'il ne sent pas que tu as donné à Dieu toute ta confiance, il ne doit pas te permettre de poser les autres problèmes. Sinon, tu serais comme saint Pierre qui croit marcher sur les eaux parce qu'il fait beau. Le jour où tu seras dans la tempête, ne regarde pas tes pieds, ni la mer déchaînée, mais fixe les yeux uniquement sur Jésus en criant au secours. « Tu n'as encore rien demandé en mon nom, car tu n'as pas confiance. »

    Maintenant, si tu as peur, sache que cela peut aboutir à t'enfoncer dans la confiance. Si j'ose dire, c'est ta planche de salut ! Mais il faut éviter de fuir cette peur ou de te rassurer à bon compte. Le plus simple est de tomber au fond de ta peur et de dire à Dieu : « Aie pitié de moi, car je ne vois pas comment en sortir ! » Ne rate pas cette grâce si tu as peur ; je connais des êtres qui sont parvenus à la prière continuelle en se laissant tomber au fond de leur abîme de peur. Cesse de te défendre contre tes peurs, aie le courage d'avoir peur encore plus profondément, et tu trouveras Dieu dans cette profondeur. Dans un premier temps, tu passeras un mauvais quart d'heure, mais tu apprendras à supplier et ce sera ta libération. Tu ne te laisseras plus tromper par les faux problèmes de l'existence, mais tu mettras l'accent sur le vrai combat de la vie qui te donnera la victoire de la foi. »

    Jean Lafrance (1931-1991), Vous quand vous priez, dites : « Père... » (48), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1981.

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    Ivan Aivazovsky (1817-1900), La marche sur l'eau
    (Crédit photo)

  • Audience générale de ce mercredi 29 mars 2017

    Le Pape François a présidé ce mercredi 29 mars 2017 la traditionnelle audience générale du mercredi Place Saint-Pierre, en poursuivant son cycle de méditations sur l’espérance, revenant cette fois sur la figure d’Abraham.

    « L’espérance d’Abraham s’enracine dans sa foi : une espérance capable d’aller au-delà de toute espérance, de se manifester là où, humainement, il n’y a plus d’espérance, a expliqué le Saint-Père. Nous sommes invités à suivre l’exemple d’Abraham, en faisant confiance, non pas à nos sécurités, à nos raisonnements, à nos propres forces, mais au Dieu de la résurrection et de la vie qui maintient sa promesse à l’heure de l’épreuve et de la mort. »

    Au terme de sa catéchèse, le Pape a lancé un appel vibrant pour le pays d’Abraham, l’Irak, un pays fracturé par une guerre civile qui semble interminable. Le Pape avait salué auparavant une délégation interreligieuse irakienne, accompagnée par le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Leur présence a donné l’occasion au Pape d’exprimer son attachement à la pluralité religieuse en Irak.

    Compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, Abraham, notre père dans la foi, est aussi, selon saint Paul, notre père dans l’espérance. En effet, le Dieu qui se révèle à lui est le Dieu qui sauve, qui appelle à la vie, qui nous arrache au désespoir et à la mort. Dans la vie d’Abraham tout est prophétique et le devient pour nous. Dieu a ressuscité Jésus, en sorte que nous puissions passer en Lui de la mort à la vie. L’espérance d’Abraham s’enracine dans sa foi : une espérance capable d’aller au-delà de toute espérance, de se manifester là où, humainement, il n’y a plus d’espérance. Nous sommes invités à suivre l’exemple d’Abraham, en faisant confiance, non pas à nos sécurités, à nos raisonnements, à nos propres forces, mais au Dieu de la résurrection et de la vie qui maintient sa promesse à l’heure de l’épreuve et de la mort. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française, en particulier les jeunes venus de France ainsi que l’Association des Paralysés de France et la Communauté de la Source.
    Alors que nous nous préparons à célébrer la mort et la résurrection de Jésus, ayons toujours la ferme espérance de ressusciter un jour avec Lui. Que cette espérance nous donne la force de persévérer sur le chemin de notre vie.
    Que Dieu vous bénisse. »

    Source : site internet du Vatican.

  • Audience générale de ce mercredi 28 décembre 2016

    L’espérance est un chemin difficile, mais elle ne déçoit pas : le Pape l’a rappelé lors de l’audience générale, qu’il a tenue dans la salle Paul VI, ce mercredi 28 décembre. Poursuivant son cycle de catéchèse sur l’espérance chrétienne, le Pape a longuement évoqué la figure d’Abraham, qui malgré sa vieillesse et l’âge avancé de sa femme, Sarah, crut « contre toute espérance » en la Parole de Dieu qui lui promettait un fils.

    Le compte-rendu de Manuella Affejee à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral traduit en français sur Zenit.org.

    Résumé :

    « Frères et sœurs, nous rappelons aujourd’hui la grande figure d’Abraham qui crut « contre toute espérance » en la parole de Dieu qui lui promettait un fils. L’espérance est cette capacité de croire au-delà des raisonnements humains, de la sagesse et de la prudence du monde ; de croire en l’impossible. Mais c’est un chemin difficile ! Abraham crie son découragement et sa peine à garder confiance, afin que Dieu le soutienne dans son espérance. L’espérance n’est pas une certitude qui mettrait à l’abri du doute ou de la perplexité, elle ne dispense pas de voir la dure réalité, ni d’en accepter les contradictions. Dans la nuit Dieu maintient sa promesse et ne donne comme signe à Abraham que celui de lui demander de continuer à croire et à espérer. Il lui montre les étoiles du ciel, que tout le monde peut voir, mais Abraham y découvre, avec les yeux de la foi, le signe de la fidélité de Dieu. »

    « Je salue cordialement les pèlerins de langue française.
    Avec vous je rends grâce au Seigneur pour tout ce qu’il nous a donné au cours de cette année qui s’achève. Je vous souhaite une sainte et heureuse année 2017 ; qu’avec le secours de la Vierge Marie, le Seigneur nous garde dans l’espérance en la réalisation de ses promesses, fermes dans la foi et toujours attentifs aux besoins de nos frères.
    Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Méditation - « Marche en ma présence et sois parfait » (Gn 17, 1)

    « Si vous voulez faire un progrès efficace en la vertu, et parvenir à une familière conversation avec Dieu, tâchez de marcher toujours en sa présence, vous persuadant que Dieu vous dit ce qu'il dit à Abraham : Marche devant moi et sois parfait, c'est-à-dire, si tu marches en ma présence, faisant tes œuvres pour l'amour de moi et comme devant moi, pour me plaire avec une intention droite, tu seras parfait. [...]
    La meilleure manière et la plus aisée de se tenir en la présence de Dieu est donc de vous comporter comme s'il n'y avait que Dieu et vous au monde, de sorte que vous tâchiez de ne plaire qu'à lui seul, et ne cherchiez de contentement et de repos qu'en lui, croyant qu'il vous regarde continuellement, et qu'il pense autant à vous que s'il n'y avait que vous au monde. Cette considération doit vous exciter de faire en sorte que quelque affaire que vous traitiez, en quelque lieu que vous soyez, quelque chose que vous entrepreniez, vous ayez un continuel sentiment de la présence de Dieu, demeurant en toutes vos actions avec une crainte filiale de lui déplaire et un soin amoureux de lui plaire. Vous devez fonder ces deux affections sur un profond respect envers Dieu, qui vous voit et qui vous considère.
    Cette vue de Dieu en toutes vos actions vous garantira souvent de péché, et ne permettra pas que vous admettiez rien en votre cœur, que ce que Dieu veut, et qu'en tous vos déportements vous ne fassiez rien qui le puisse offenser. »

    Exercices religieux utiles et profitables aux âmes religieuses qui désirent s'avancer en la perfection (XVII), Septième édition, A Paris, Chez Louis Josse, 1709.

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  • Méditation : le Christ t'appelle, maintenant !

    « Tout le long de notre vie, Christ nous appelle. Il nous a appelés d'abord par le baptême, mais plus tard aussi ; que nous obéissions ou non à sa voix, il nous appelle encore en sa miséricorde. Si nous manquons à nos promesses baptismales, il nous appelle à nous repentir. Si nous nous efforçons de répondre à notre vocation, il nous appelle toujours plus avant, de grâce en grâce, de sainteté en sainteté, tant que la vie nous est laissée pour cela.

    Abraham a été appelé à quitter sa maison et son pays (Gn 12,1), Pierre ses filets (Mt 4,18), Matthieu son emploi (Mt 9,9), Elisée sa ferme (1R 19,19), Nathanaël sa retraite (Jn 1,47). Sans cesse, tous nous sommes appelés, d'une chose à l'autre, toujours plus loin, n’ayant pas de lieu de repos, mais montant vers notre repos éternel, et n'obéissant à un appel intérieur que pour être prêts à en entendre un autre. Christ nous appelle sans cesse, pour nous justifier sans cesse ; sans cesse, de plus en plus, il veut nous sanctifier et nous glorifier.

    Nous devons le comprendre, mais nous sommes lents à nous rendre compte de cette grande vérité, que Christ marche en quelque sorte parmi nous, et que de sa main, de ses yeux, de sa voix, il nous fait signe de le suivre. Nous ne saisissons pas que son appel est quelque chose qui a lieu en ce moment même. Nous pensons qu'elle a eu lieu au temps des apôtres ; mais nous n’y croyons pas, nous ne l'attendons pas vraiment pour nous-mêmes. [...]

    Il n'y a rien de miraculeux ou d'extraordinaire dans ses rapports avec nous. Il agit par l'intermédiaire de nos facultés naturelles et des circonstances de notre vie. Pourtant, sa Providence est pour nous, dans tous les points essentiels, ce qu'était sa voix pour ceux qu'il appelait quand il était sur la terre : qu'il commande par une présence visible, ou par une voix, ou par notre conscience, cela importe peu, du moment que nous sentons qu'il y a commandement. S'il y a un commandement, on peut y obéir, ou y désobéir ; on peut l'accepter comme l'acceptèrent Samuel ou saint Paul, ou le repousser comme fit le jeune homme qui avait de grands biens. »

    Bx John Henry Newman (1801-1890), Parochial and Plain Sermons (PPS) vol. 8, n° 2 « Divine Calls ».

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    Jésus appelle Saint André et Saint Pierre
    (crédit photo)

  • Mercredi 29 octobre 2014

    Calendrier liturgique

  • Jeudi 09 octobre 2014

    St Denis et comp., martyrs

    ou St Jean Léonardi, confesseur et fondateur

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    St Denis, martyr
    Ebrasement gauche du portail de la Vierge, façade ouest de Notre Dame de Paris
    (Source et crédit photo)

    NB : depuis l’inscription au calendrier de St Jean Léonardi en 1940, St Denis et ses compagnons ne sont plus que commémorés dans l’Église universelle.
    Mais en France, la fête de St Denis l’emporte sur celle de St Jean Léonardi.

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    St Jean Léonardi, confesseur
    Fondateur des Clercs réguliers de la Mère de Dieu (1574)
    (Source et crédit photo)

    Catéchèse de Benoît XVI (audience générale du 7 octobre 2009) sur St Jean Léonardi

     Calendrier liturgique

  • Dimanche 15 juin 2014

    Fête de la Sainte Trinité

    Calendrier liturgique

  • Dimanche 16 mars 2014

    2ème dimanche de Carême

    Introït du 2ème dimanche de Carême

    Ant. ad Introitum. Ps. 24, 6, 3 et 22.
    Reminíscere miseratiónum tuarum, Dómine, et misericórdiæ tuæ, quæ a sæculo sunt : ne umquam dominéntur nobis inimíci nostri : líbera nos, Deus Israël, ex ómnibus angústiis nostris.
    Souvenez-vous de vos bontés, Seigneur, et de votre miséricorde qui datent des siècles passés. Que nos ennemis ne triomphent jamais de nous. Dieu d’Israël, délivrez-nous de toutes nos tribulations.

    Ps. ibid., 1-2.
    Ad te, Dómine, levávi ánimam meam : Deus meus, in te confído, non erubéscam.
    Vers vous, Seigneur, j’ai élevé mon âme ; mon Dieu, je mets ma confiance en vous, que je n’aie pas à rougir.

    V/. Glória Patri.

    Nouvelle interprétation proposée par les "Cantori Gregoriani" sous la direction de Fulvio Rampi ICI.
    (avec guide d'écoute)

    Calendrier liturgique

  • Méditation - Prière : dans le dernier combat...

    « Quelque salutaire que soit, ô mon Dieu ! la crainte de vos jugements, je sais qu'une parfaite confiance en vous, qui êtes notre Père, et en Jésus-Christ votre Fils et notre Rédempteur, doit la modérer. Tant d'heureux pénitents ont obtenu de vous miséricorde, entre autres celui qui, témoin de vos supplices, s'écria : "Souvenez-vous de moi, Seigneur, quand vous serez arrivé dans votre royaume." (Lc 13, 42). Je vous adresse la même prière avec la confiance que me donne l'excès de vos bontés. Souvenez-vous, divin Sauveur, de vos anciennes miséricordes. C'est vous seul que j'ai offensé. C'est en votre présence que j'ai péché. Mais lorsque je fais réflexion sur votre redoutable justice, je me représente aussitôt le nombre presque infini de vos bienfaits, et particulièrement le sang que vous avez répandu pour moi avec tant d'abondance, et me sentant fortifié par cette grande marque de votre amour, il n'y a rien que je n'attende de votre miséricorde ; mettez donc votre croix et votre passion entre le jugement de Dieu et mon âme, lorsqu'elle sortira de ce monde, et n'abandonnez pas aux bêtes infernales une âme qui vous bénit et vous loue : Ne tradas bestiis animas confitentes tibi, et animas pauperum tuorum ne obliviscaris in finem (Ps 73, 19).

    Ô Vierge sainte, Mère de Dieu, Reine des Anges et des hommes, et particulièrement du clergé, je vous reconnais pour ma souveraine, en l'honneur de la dépendance que le Fils de Dieu mon Sauveur et mon Dieu a voulu avoir de vous, et en cette qualité je vous donne sur mon âme et sur ma vie tout le pouvoir que je puis vous donner selon Dieu. Regardez-moi, je vous prie, comme chose qui vous appartient, et faites de votre serviteur l'objet de vos miséricordes. J'ai recours à vous pour être délivré du péché, et pour être préservé de la mort éternelle. Je vous prie pour cela d'assister à ma mort, vous qui avez été présente à celle de votre divin Fils, et de me protéger, dans ce temps de ma plus grande nécessité, contre tous les ennemis de mon salut.
    Saint Michel Archange, qui êtes le chef des armées de Dieu, Ange mon protecteur, qui veillez à ma garde, saint Joseph, dont on croit que la mort a été honorée de la présence du Sauveur, défendez-moi dans le dernier combat, afin qu'aidé de vos prières, je puisse être admis en votre bienheureuse compagnie.
    Que le collège des saints Apôtres, que l'armée nombreuse des martyrs et des confesseurs, que l'assemblée des vierges, que les patriarches viennent à ma rencontre, qu'ils me consolent par de doux embrassements, et qu'ils me portent comme à l'envi dans le sein d'Abraham. Ainsi soit-il. »

    D.B.C. Dal Monte, Méditations ecclésiastiques suivies de divers Opuscules à l'usage des prêtres, pour faire suite aux Méditations ecclésiastiques de M. Chevassu, Tome sixième (Préparation à la mort, VI & VII), J.B. Pélagaud, Lyon - Paris, 1863.

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    William Bouguereau (1825-1905), Une âme portée au Ciel, 1878
    Huile sur toile, Musée du Périgord

  • Mardi 29 octobre 2013

    Calendrier liturgique

    Mois du Rosaire

  • Mercredi 9 octobre 2013

    Calendrier liturgique

    Mois du Rosaire

  • Samedi 15 juin 2013

    Calendrier liturgique

  • 30 mars : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    Samedi Saint

    « Pour nous, bien-aimés, qui ne trouvons pas en notre Seigneur Jésus-Christ crucifié un motif de scandale ni une folie, mais la force de Dieu et la sagesse de Dieu ; pour nous, dis-je, race spirituelle d'Abraham, non pas engendrés dans une descendance esclave, mais régénérés dans une famille libre ; nous pour qui a été immolé l'agneau véritable et immaculé, le Christ, après que nous eussions été retirés de l'oppression et de la tyrannie de l'Egypte par une main puissante et un bras étendu ; étreignons cet admirable sacrement de la Pâque salutaire, et réformons-nous à l'image de celui qui s'est rendu conforme à notre difformité. Elevons-nous jusqu'à celui qui, de la poussière de notre abjection, a fait un corps à sa gloire ; et, afin de mériter d'avoir part à sa résurrection, mettons-nous en tout en accord avec son humilité et avec sa patience. Grand est le nom au service duquel nous nous sommes enrôlés, grand l'état dont nous avons assumé la règle. Ceux qui suivent le Christ n'ont pas le droit de s'écarter de la voie royale ; mais il est juste que, tendus vers les réalités éternelles, ils ne soient pas absorbés par les temporelles. Et, puisque nous sommes rachetés par le sang précieux du Christ, glorifions et portons Dieu dans notre corps ; ainsi mériterons-nous de parvenir aux biens qui ont été préparés pour les fidèles ; par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui appartiennent honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen. »

    Saint Léon le Grand, Sermon III sur la Passion (40, 3), in Sermons tome III, SC 74, Editions du Cerf, Paris, 1961.

  • 21 mars : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    "Amen, amen je vous le dis : avant qu'Abraham ait existé, moi, JE SUIS." (Jn 8, 51-59)

    « Comme Abraham était prophète, il voyait dans l'Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, par laquelle lui-même et tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu seraient sauvés. Et il  tressaili d'une grande joie. Le Seigneur n'était donc pas inconnu d'Abraham, puisque celui-ci a désiré voir son jour... Il a désiré voir ce jour afin de pouvoir lui aussi embrasser le Christ, et l'ayant vu de façon prophétique par l'Esprit, il a exulté. c'est pourquoi Syméon, qui était de sa postérité, accomplissait la joie du patriarche et disait : "Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser s'en aller ton serviteur en paix selon ta promesse ; car mes yeux ont vu ton salut que tu prépares à la face des peuples"... Et Elisabeth a dit [selon certains manuscrits] : "Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur". L'exultation d'Abraham descendait de la sorte sur ceux qui veillaient, qui voyaient le Christ et qui croyaient en lui. Et de ses enfants, cette exultation remontait vers Abraham... C'est donc à bon droit que le Seigneur lui rendait témoignage en disant : "Abraham votre Père a exulté à la pensée de voir mon jour : il l'a vu et il s'est réjoui". »

    St Irénée de Lyon, Contre les hérésies (IV, 5-7), Trad. Bouchet, Lectionnaire ; cf. SC 100).

  • Samedi 16 mars 2013

    Calendrier liturgique

  • 28 février : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    Le séjour des morts (Lc 16, 19-31)

    « Le pauvre couvert d'ulcères devant la porte du riche fut porté par les anges au sein d'Abraham, voilà ce que nous lisons, ce que nous croyons. Quant à ce riche, qui était revêtu de pourpre et de fin lin, qui faisait chaque jour bonne chère, il fut jeté dans les flammes de l'enfer. Est-ce bien par le seul mérite de sa pauvreté que l'un fut reçu par les anges, et pour le crime d'être riche que l'autre fut jeté dans les tourments ? Dans ce pauvre, c'est l'humilité qui est glorifiée, et dans ce riche l'orgueil qui est châtié. Et je prouve en un mot que ce n'est point la richesse, mais bien l'orgueil que Dieu a condamné dans ce riche. Assurément ce pauvre fut porté au sein d'Abraham ; mais cet Abraham, au dire de l'Ecriture, était un riche de la terre, il avait de l'or, de l'argent (Gn 13, 2). Si le riche est jeté dans les tourments, comment Abraham était-il plus élevé en gloire que le pauvre qu'il recevait en son sein ? Mais Abraham était humble au milieu de ses richesses ; il tremblait devant les préceptes de Dieu, il s'y soumettait.
    Apprenez donc à être pauvres, à être indigents, soit que vous possédiez des biens ici-bas, soit que vous n'en possédiez point. Vous trouvez en effet des gens orgueilleux dans leur pauvreté, et des hommes riches qui confessent leurs péchés. Dieu regarde l'intérieur ; voilà ce qu'il pèse et ce qu'il juge. »

    Saint Augustin, Discours sur les Psaumes, 85 (3), Le Cerf, Paris,2007.

    Texte intégral sur le site internet de l'Abbaye Saint-Benoît.

  • 17 décembre : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    Table des origines de Jésus Christ (Mt 1, 1-17)

    « Il ne sert à rien de dire que notre Seigneur, fils de la Vierge Marie, est vraiment homme, si on ne croit pas qu'il l'est de la manière que proclame l'Evangile. Lorsque Matthieu nous parle de la "généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham", il dessine, à partir de l'origine de l'humanité, la lignée des générations jusqu'à Joseph à qui Marie était fiancée. Luc, au contraire, remonte les degrés successifs pour aboutir au commencement du genre humain, et il montre ainsi que le premier et le dernier Adam sont de la même nature (3,23sq). Il était possible, certes, à la Toute-Puissance du Fils de Dieu de se manifester pour l'instruction et la justification des hommes de la même manière qu'il était apparu aux patriarches et aux prophètes sous une forme charnelle ; par exemple, lorsqu'il luttait avec Jacob (Gn 32,25) ou qu'il engageait une conversation avec Abraham, acceptant le service de son hospitalité au point de prendre la nourriture qu'il lui présentait (Gn 18). Mais ces apparitions n'étaient que des signes, des images de l'homme dont elles annonçaient la réalité puisée aux racines de ces ancêtres. Le mystère de notre rédemption, disposé dès avant le temps, depuis l'éternité, aucune image ne pouvait l'accomplir. »

    Saint Léon le Grand, Lettre 31 ; PL 54, 791 (Trad. Abbaye d'Orval).

  • 24 août : Toute l'année avec les Pères de l'Eglise

    « Pour avoir suivi la Parole de Dieu, son appel, spontanément et librement dans la générosité de sa foi, Abraham était devenu "l'ami de Dieu" (Jc 2,23). Ce n'était pas à cause d'une indigence que le Verbe de Dieu s'est acquis cette amitié d'Abraham, lui qui est parfait dès l'origine ; "Avant qu'Abraham ait été, dit-il, je suis" (Jn 8,58). Mais c'était pour pouvoir, lui qui est bon, donner à Abraham la vie éternelle... Au commencement non plus, ce n'était pas parce qu'il avait besoin de l'homme que Dieu a modelé Adam, mais pour avoir quelqu'un en qui déposer ses bienfaits.
    Ce n'était pas davantage parce qu'il avait besoin de notre service qu'il nous a commandé de le suivre, mais pour nous procurer le salut. Car suivre le Sauveur c'est avoir part au salut, comme suivre la lumière c'est avoir part à la lumière. Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont illuminés et rendus resplendissants par elle... Dieu accorde ses bienfaits à ceux qui le servent parce qu'ils le servent, et à ceux qui le suivent parce qu'ils le suivent ; mais il ne reçoit d'eux nul bienfait, car il est parfait et sans besoin.
    Si Dieu sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir, lui qui est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service. Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme a besoin de la communion de Dieu. La gloire de l'homme, c'est de persévérer dans le service de Dieu. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : "Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais moi qui vous ai choisis" (Jn 15,16), indiquant par là que...pour avoir suivi le Fils de Dieu, ils étaient glorifiés par lui : "Père, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu'ils contemplent ma gloire" (Jn 17,24). »

    Saint Irénée de Lyon (v.130-v.208), Contre les hérésies, IV, 14,1 ; SC 100.