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  • Méditation - La vocation de la France

    « A la France d'aujourd'hui qui l'interroge, la France d'autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation. Car les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu'ils sont dociles ou rebelles à leur vocation. [...]

    Soyez fidèles à votre traditionnelle vocation ! Jamais heure n'a été plus grave pour vous en imposer les devoirs, jamais heure plus belle pour y répondre. Ne laissez pas passer l'heure, ne laissez pas s'étioler des dons que Dieu a adaptés à la mission qu'Il vous confie ; ne les gaspillez pas, ne les profanez pas au service de quelque autre idéal trompeur, inconsistant ou moins noble et moins digne de vous ! [...]

    « Mes frères, aimez ! Amate, fratres ! »

    Tout ce monde qui s’agite au dehors, et dont le flot, comme celui d’une mer déchaînée, vient battre incessamment de son écume de discordes et de haine les rives tranquilles de cette cité, de cette île consacrée à la Reine de la paix, Mère du bel amour ; ce monde-là, comment trouvera-t-il jamais le calme, la guérison, le salut, si vous-mêmes, qui, par une grâce toute gratuite, jouissez de la foi, vous ne réchauffez pas la pureté de cette foi personnelle à l’ardeur irrésistible de l’amour, sans lequel il n’est point de conquête dans le domaine de l’esprit et du cœur ? Un amour qui sait comprendre, un amour qui se sacrifie et qui, par son sacrifice, secourt et transfigure ; voilà le grand besoin, voilà le grand devoir d’aujourd’hui. Sages programmes, larges organisations, tout cela est fort bien ; mais, avant tout, le travail essentiel est celui qui doit s’accomplir au fond de vous-mêmes, sur votre esprit, sur votre cœur, sur toute votre conduite. Celui-là seul qui a établi le Christ roi et centre de son cœur, celui-là seul est capable d’entraîner les autres vers la royauté du Christ. La parole la plus éloquente se heurte aux cœurs systématiquement défiants et hostiles. L’amour ouvre les plus obstinément fermés. [...]

    « Veillez, mes frères ! Vigilate, fratres ! »

    Vigilate ! C’est qu’il ne s’agit plus aujourd’hui, comme en d’autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd’hui, c’est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l’enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre confinent et avec lui le reste du monde.

    Le temps n’est plus des indulgentes illusions, des jugements édulcorés qui ne voulaient voir dans les audaces de la pensée, dans les errements du sens moral qu’un inoffensif dilettantisme, occasion de joutes d’écoles, de vains amusements de dialecticiens. L’évolution de ces doctrines, de ces principes touche à son terme ; le courant, qui insensiblement a entraîné les générations d’hier, se précipite aujourd’hui et l’aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c’est l’état actuel, le désarroi de l’humanité, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes ! mais épouvantés.

    Une grande partie de l’humanité dans l’Europe actuelle est, dans l’ordre religieux, sans patrie, sans foyer. Pour elle, l’Église n’est plus le foyer familial ; Dieu n’est plus le Père ; Jésus-Christ n’est plus qu’un étranger. Tombé des hauteurs de la révélation chrétienne, d’où il pouvait d’un coup d’œil contempler le monde, l’homme n’en peut plus voir l’ordre dans les contrastes de sa fin temporelle et éternelle ; il ne peut plus entendre et goûter l’harmonie en laquelle viennent se résoudre paisiblement les dissonances. Quel tragique travail de Sisyphe que celui qui consiste à poursuivre la restauration de l’ordre, de la justice, de la félicité terrestre, dans l’oubli ou la négation même des relations essentielles et fondamentales ! [...]

    Ô Mère céleste, Notre Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s’abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s’établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l’harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière. »

    Cardinal Eugenio Pacelli (futur Pie XII), in "Celui qui était hier le Cardinal Pacelli et qui est aujourd'hui Pie XII vous parle de la Vocation de la France - Discours prononcé à Notre-Dame de Paris - le 13 juillet 1937 - par le Cardinal Pacelli", Imp. Gibert-Clarey, 1937.

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  • Méditation - De la vie des sens à la vie surnaturelle

    « Il y a trois vies au choix de l'homme : la vie des sens, qui est la vie animale ; - la vie de la raison, dont la fin est l'honneur et la sagesse de la terre ; - la vie de foi, qui est la vie surnaturelle, la vie du juste : Justus autem ex fide vivit (1).
    [...]
    La perfection de la vie surnaturelle, c'est de vivre en Dieu.
    Il faut à l'homme un centre de vie dans lequel il se repose, se fortifie, se réjouisse, s'anime à de plus grandes choses.
    L'homme des sens vit de sensations ; l'homme naturel vit dans les biens naturels ; mais le juste vit en Dieu.
    Jésus-Christ a dit : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et je demeure en lui. » (2)
    Saint Paul a dit : « Celui qui est uni à Dieu ne fait avec lui qu'un esprit. » (3)
    On reconnaît que Dieu est le centre d'une âme, quand la vérité de Dieu fait sa joie ; quand la volonté de Dieu fait son bonheur ; quand l'amour de Dieu est l'inspirateur, le grand moteur, la grande vertu de sa vie. - Alors Dieu règne en cette âme. « Anima justi est Dei, dit saint Grégoire ; l'âme du juste est la demeure de Dieu. »
    Où sont les pensées, les désirs, les plaisirs de mon coeur, là est mon trésor... »

    1. Rom. I, 17 & Heb. X, 38 : "Celui qui est juste par la foi, vivra". - 2. Jn. VI, 57. - 3. I Cor. VI, 17.

    St Pierre-Julien Eymard (1811-1868), La Divine Eucharistie, extraits des Écrits et Sermons du Bienheureux Pierre-Julien Eymard, Troisième Série, Retraites aux pieds de Jésus-Eucharistie (Troisième Retraite, Deuxième jour, IIe méditation), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer & Cie, Bruges - Lille - Paris - Lyon, 1926 (treizième édition).

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    Carl Heinrich Bloch (1834-1890), Le Consolateur

  • Voyage apostolique - Rencontre avec les Autorités au Centre “Heydar Aliyev”

    Le Pape a lancé un vibrant appel à la paix lors de sa rencontre avec les autorités d'Azerbaïdjan ce dimanche 2 octobre 2016 à Bakou. Soulignant les « remarquables efforts faits pour consolider les institutions et favoriser la croissance économique et civile du pays », depuis son indépendance, il y a presque 25 ans ; saluant « l’effort commun dans la construction d’une harmonie entre les différences » ce qui montre « qu’il est possible de témoigner de ses propres idées et de ses propres conceptions de la vie sans empiéter sur les droits de ceux qui sont porteurs d’autres conceptions et d’autres visions » et espérant que l’Azerbaïdjan « continue sur la route de la collaboration », le Pape a jugé que, « comme à l’intérieur des Nations, il faut promouvoir l’harmonie entre ses diverses composantes, de même entre les Etats, il est nécessaire de continuer avec sagesse et courage sur la voie qui conduit au progrès authentique et à la liberté des peuples, en ouvrant des pistes originales qui visent à des  accords durables et à la paix ». Ainsi, a-t-il poursuivi, « on épargnera aux peuples de graves souffrances et des déchirements douloureux, difficiles à guérir ». Le Pape a exprimé sa proximité à tous ceux qui ont du laisser leur terre et à tous ceux qui souffrent en raison de conflits sanglants.

    Source : Radio Vatican (MD).

    Texte intégral du discours du Pape traduit en français ci-dessous.

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  • Après la Belgique, les Pays-Bas : ouverture d’un centre pour l’euthanasie des enfants

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    D’ici l’année prochaine, un « centre pour l’euthanasie des enfants » devrait ouvrir aux Pays-Bas a annoncé le professeur Eduard Verhagen. La loi néerlandaise actuelle autorise l’euthanasie des nourrissons jusqu’à 1 an et celle des enfants de plus de 12 ans, pour des « souffrances insupportables ». Des médecins plaident pour que la loi s’étende aussi aux enfants âgés de 1 à 12 ans, qui « sont en mesure de prendre une telle décision » selon eux. Ils invoquent l’exemple de la Belgique qui n’a pas de limite d’âge pour l’euthanasie.

    Sources : Gènéthique - NL Times, Janene Pieters (19/09/2016).

    Prions, inlassablement, et avec ferveur, prions !

  • La nomination de Véronique Fournier à la présidence du Centre soins palliatifs et fin de vie est officialisée

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    Le  Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie avait été créé par décret publié le 5 janvier 2016 au Journal Officiel. Annoncé par Marisol Touraine dans son plan triennal de développement des soins palliatifs, il est le résultat de la fusion du Centre national de ressources en soins palliatifs et de l’Observatoire national de la fin de vie. Il a pour mission de contribuer à « une meilleure connaissance des conditions de la fin de vie et des soins palliatifs, des pratiques d’accompagnement et de leurs évolutions, ainsi que de l’organisation territoriale de la prise en charge des patients et de leur entourage ».

    Il sera donc bien présidé par Véronique Fournier. Sa nomination a été officialisée par la publication d’un arrêté du ministère des Affaires sociales et de la santé le 15 avril.

    « Diplômée  de l’Institut d’études politiques de Paris, cardiologue et médecin en santé publique de formation », « spécialisée sur la question éthique », et âgée de 61 ans, Véronique Fournier est aussi connue pour ses « positions iconoclastes régulièrement médiatisée ». En effet, en 2012, elle déclarait dans les colonnes du Monde : « Si on légalise sur une euthanasie volontaire, contre les médecins, on va braquer les médecins. En France, les soins palliatifs s’opposent à l’euthanasie, or, il faudrait que l’euthanasie devienne le soin palliatif ultime ». Elle est aussi critiquée par de nombreux spécialistes de l’éthique des soins palliatifs, car elle n’est pas spécialisée dans les soins palliatifs et l’accompagnement, et sa posture de « figure du combat pour la sédation profonde et continue » interroge.

    Ni la date de prise de fonction de la nouvelle présidente, ni sa feuille de route ne sont encore connus.

    Elle a toutefois déclaré : « Il n’est pas question que la présidente d’une instance officielle [en  profite] pour faire passer ses convictions personnelles ».

    Source : Gènétique (Hospimedia (15/04/2016) - Legifrance (05/01/2016) - Plan National triennal pour le développement des soins palliatifs et l'accompagnement en fin de vie - 2015-2018 - JY Nau (08/01/2016) - Libération (07/01/2016).)

  • Méditation : Le Cœur du Christ au centre de notre vie

    « Chaque personne a besoin d'un "centre" à sa vie, d'une source de vérité et de bonté, à laquelle puiser dans l'approche de différentes situations et dans la fatigue quotidienne. Lorsqu'on se recueille en silence, chacun de nous a besoin de sentir non seulement le battement de son cœur, mais plus profondément, la pulsation d'une présence fiable, perceptible par les sens de la foi et cependant beaucoup plus réelle : la présence du Christ, cœur du monde. C'est pourquoi j'invite chacun à renouveler pendant le mois de juin sa dévotion au Cœur du Christ, en mettant également en valeur la prière traditionnelle d'offrande de la journée et gardant à l'esprit les intentions que je propose à toute l'Eglise. »

    Benoît XVI, Angélus du 1er juin 2008.

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  • Méditation 2ème semaine de Carême : égoïsme et amour de Jésus-Christ (1)

    « Pour peu qu'on soit doué de la puissance d'aimer, et qu'on éprouve le besoin de se donner à d'autres êtres qu'à soi-même, on sent dans la vie avec une indignation mêlée d'attendrissement le passage de ce mal qui blesse le plus profondément le cœur humain : l'égoïsme. J'entends par ce mot la tendance la plus directement opposée au véritable amour. Par l'amour, on sort de soi pour se donner à d'autres êtres ; par l'égoïsme, on rentre en soi pour se donner à soi-même. Pour aimer, il faut être au moins deux ; l'égoïsme vit tout seul, et il se complaît dans la vie solitaire ; il dit : « Moi, encore moi, moi tout seul ; moi pour personne, tous les autres pour moi ; moi le maître, tous les autres serviteurs ; moi la gloire, l'unique gloire, tous les autres des reflets de ma gloire ; moi la voix, l'unique voix, tous les autres des échos de ma voix ; moi le centre, l'unique centre, les autres des points dans ma sphère. En un mot, moi tout, les autres rien, si ce n'est pour moi-même. » Ces paroles vous en disent plus que les définitions ; elles vous peignent avec son propre langage cet être indéfinissable qu'on ne sait comment représenter, à qui on n'ose donner ni les traits ni le visage de l'homme, parce qu'il n'y a rien qui fasse plus d'honneur à notre humanité, l'égoïsme ; l'égoïsme, ce je ne sais quoi de dur, d'âpre, de froid, de malsain, de mortel, dont le souffle nous glace, et dont le contact donne la mort ; l'égoïsme cause profonde de tout le mal, obstacle universel à tout progrès humain. Déjà dans ma vie j'ai beaucoup regardé au fond des choses pour y découvrir la racine dernière de tous nos malheurs ; j'ai beaucoup écouté le gémissement des âmes et le frémissement des cœurs pour trouver dans les accents les plus profonds de notre vie l'intelligence de toutes nos misères : et tout m'a révélé le même secret, tout m'a rendu la même réponse : Egoïsme. Et quand j'ai cherché une puissance capable de détruire avec l'égoïsme humain la cause de toutes nos décadences, tout m'a répondu : Amour de Jésus-Christ. »

    R.P. C.J. Félix s.j. (1810-1891), Le Progrès par le christianisme - Conférences de Notre-Dame de Paris, Année 1858 (Septième conférence : le progrès moral par la destruction de l'égoïsme), 4e édition, Paris, Librairie d'Adrien Le Clere et Cie, s.d.

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    "Narcisse" par Le Caravage (1571-1610)
    Tableau exposé à la "Galleria Nazionale d'Arte Antica" à Rome

  • Visite du Pape à la 'House of Hope', centre pour personnes handicapées à Kkottongnae

    Samedi après-midi, le Pape François s'est rendu à Kkottongnae (la "colline aux fleurs"), à 90 kilomètres de Séoul, où il a visité un centre de soins pour handicapés. Le complexe, un vaste centre caritatif, qui comprend des logements, des hôpitaux, une petite université, des centres d’hébergement pour les pauvres et pour les malades abandonnés a été fondé dans les années 1970 par un prêtre appartenant à la communauté du renouveau charismatique. Il accueille chaque année des milliers de personnes.

    Le Pape a pu rencontrer des enfants, visiter l’ensemble de la structure, avant de se recueillir quelques instants devant le « jardin des enfants avortés », où se dressent des petites croix blanches. Ce temps passé avec des enfants handicapés et abandonnés en raison de leur infirmité fut l'occasion d'une rencontre particulièrement touchante, plein de spontanéité et de tendresse. Un moment sur lequel est revenu le P. Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, au micro de Xavier Sartre, à écouter sur Radio Vatican.

  • Programme de la visite du Pape François au diocèse de Cassano allo Jonio (Cosenza)

    Le Bureau de Presse du Saint-Siège a publié aujourd'hui le programme de la visite pastorale que le Pape François effectuera samedi 21 juin au diocèse de Cassano all'Jonio (Calabre, Italie).

    Le Saint-Père qui partira en hélicoptère du Vatican à 7h25, arrivera à 9h00 à l'esplanade de la prison 'Rosetta Sica' de Castrovillari.
    A 9h30 il rencontrera les détenus, le personnel pénitentiaire et leurs familles, et prononcera un discours.
    A 10h30 il partira en hélicoptère pour Cassano allo Jonio, où il arrivera à 11h00 au terrain de sport Pietro Toscano.
    Après une brève cérémonie d'accueil, il rejoindra le centre de soins palliatifs San Giuseppe Moscati, pour les malades en phase terminale.
    A midi, il rencontrera à la cathédrale le clergé diocésain, et il prononcera un discours.
    A 13h00 il déjeunera au Séminaire Jean-Paul Ier avec les pauvres assistés par la Caritas diocésaine et avec les jeunes du centre de rééducation Mauro Rostagno.
    A 14h30, il rendra visite aux personnes âgées à la résidence Casa Serena.
    A 16h00 il célébrera la Messe dans la plaine de Sibari.
    A 18h00 le Pape repartira en hélicoptère de Marina de Sibari pour arriver au Vatican à 19h30.

    Source : Vatican Information Service (Publié VIS Archive 01 - 10.6.14).

  • Visite de courtoisie aux deux Grands Rabbins d'Israël au Centre Heichal Shlomo

    Le Pape a été reçu au centre Heichal Shlomo par les deux Grands Rabbins d'Israël, Yona Metzger (ashkénaze) et Schlomo Amar (séfarade). Tous deux avaient rencontré Benoît XVI lors de son pèlerinage de 2009. La rencontre a débuté par un temps de conversation à bâtons rompus, entre les trois hommes, le Pape affirmant qu'il était bon d'être « au milieu de ses frères aînés ». Le grand Rabbin ashkénaze a pour sa part fait parvenir au Pape la requête d'un enfant chrétien, très gravement malade. Cet enfant souhaitait pouvoir saluer le Pape, ce que François a accepté.

    Les deux Grands Rabbins ses sont ensuite adressés tour à tour au Souverain Pontife ; deux allocutions, spirituelle pour le séfarade, plus politique pour l'ashkénaze.

    Le Pape a, quant à lui, tenu à leur rappeler que depuis le temps où il était archevêque de Buenos Aires, il a pu compter sur l’amitié de nombreux amis juifs. Partageant avec eux de beaux moments de rencontre et de dialogue, de partage spirituel également. Le Pape devait tout simplement souligner qu’il est avant tout important de se rencontrer pour mieux se connaitre.

    Le Pape a offert aux deux Grands Rabbins deux ménorah en argent, entrelacées de rameaux d'olivier. Ceux-ci ont offert des fragments des Manuscrits de la Mer Morte.

    Discours du Pape (texte intégral) :

    « Estimés Grands Rabbins d’Israël,

    Frères et sœurs,

    Je suis particulièrement heureux de pouvoir être aujourd’hui avec vous : je vous suis reconnaissant pour l’accueil chaleureux et pour les aimables paroles de bienvenue que vous m’avez adressées.

    Comme vous le savez, depuis le temps où j’étais Archevêque de Buenos Aires j’ai pu compter sur l’amitié de nombreux frères juifs. Avec eux nous avons organisé de fructueuses initiatives de rencontre et de dialogue, et j’ai vécu aussi avec eux des moments significatifs de partage sur le plan spirituel. Dans les premiers mois du pontificat j’ai pu recevoir diverses organisations et différents représentants du judaïsme mondial. Comme déjà pour mes prédécesseurs, ces demandes de rencontre sont nombreuses. Elles s’ajoutent à beaucoup d’initiatives qui ont lieu à l’échelle nationale ou locale, et tout cela montre le désir réciproque de mieux se connaître, de s’écouter, de construire des liens de fraternité authentique.

    Ce chemin d’amitié représente un des fruits du Concile Vatican II, en particulier de la déclaration Nostra aetate, qui a eu tant de poids et dont nous évoquerons l’an prochain le 50ème anniversaire. En réalité, je suis convaincu que tout ce qui est arrivé ces dernières décennies dans les relations entre juifs et catholiques a été un authentique don de Dieu, une des merveilles qu’il a accomplies, pour lesquelles nous sommes appelés à bénir son nom : « Rendez grâce au Seigneur des Seigneurs, / éternel est son amour. / Lui seul a fait de grandes merveilles, / éternel est son amour » (Ps 136, 3-4).

    Un don de Dieu qui, toutefois, n’aurait pas pu se manifester sans l’engagement de très nombreuses personnes courageuses et généreuses, tant juives que chrétiennes. Je désire en particulier faire mention ici de l’importance qu’a eu le dialogue entre le Grand Rabbinat d’Israël et la Commission du Saint-Siège pour les Relations religieuses avec le Judaïsme. Un dialogue qui, inspiré par la visite du saint Pape Jean-Paul II en Terre Sainte, commença en 2002 et en est désormais à sa douzième année d’existence. J’aime penser, en référence au Bar Mitzvah de la tradition juive, qu’il est maintenant proche de l’âge adulte : j’ai confiance qu’il puisse continuer et qu’il a un avenir lumineux devant lui.

    Il ne s’agit pas seulement d’établir, sur un plan humain, des relations de respect réciproque : nous sommes appelés, comme chrétiens et comme juifs, à nous interroger en profondeur sur la signification spirituelle du lien qui nous unit. Il s’agit d’un lien qui vient d’en-haut, qui dépasse notre volonté et qui demeure intact, malgré toutes les difficultés de relations malheureusement vécues au cours de l’histoire.

    Du côté catholique, il y a certainement l’intention de considérer pleinement le sens des racines juives de sa propre foi. J’ai confiance, avec votre aide, que se maintienne également du côté juif, et si possible s’accroisse, l’intérêt pour la connaissance du christianisme, également sur cette terre bénie où il reconnaît ses propres origines, et spécialement parmi les jeunes générations.

    La connaissance réciproque de notre patrimoine spirituel, l’appréciation pour ce que nous avons en commun et le respect devant ce qui nous divise, pourront servir de guide dans le développement futur de nos relations, que nous remettons entre les mains de Dieu. Ensemble nous pourrons donner une grande contribution à la cause de la paix ; ensemble nous pourrons témoigner, dans un monde en rapide transformation, la signification éternelle du plan divin de la création ; ensemble nous pourrons contrer avec fermeté toute forme d’antisémitisme et les diverses autres formes de discrimination. Que le Seigneur nous aide à marcher avec confiance et force d’âme dans ses voies. Shalom ! »

    Source : Radio Vatican.

  • Le Pape François célèbrera la Messe "in Cena Domini" dans un centre pour personnes âgées et handicapées

    Le Saint-Siège a révélé ce mardi 8 avril que le Saint-Père avait choisi de célébrer cette Messe au sein d'un dispensaire offrant des soins aux populations défavorisées, en particulier aux enfants handicapés : il se rendra en fin d’après-midi au Centre Santa Maria della Provvidenza (Sainte-Marie de la Providence) de la Fondation Don Gnocchi, située dans la banlieue Nord-Ouest de Rome. Il s'agit d'un centre de réhabilitation neuromotrice et d'accueil de personnes âgées en difficulté.

    Voir le communiqué précédent pour les autres célébrations de la Semaine Sainte.

  • Méditation : le Seigneur, au centre de notre vie

    « La communion est un combat
    de tous les instants.
    La négligence d'un seul moment peut la briser :
    il suffit d'un rien ;
    une seule pensée sans charité,
    un préjugé maintenu obstinément,
    un attachement sentimental,
    une orientation erronée,
    une ambition ou un intérêt personnel,
    une action accomplie pour soi-même
    et non pour le Seigneur [...].
    Aide-moi, Seigneur, à m'examiner ainsi :
    "Quel est le centre de ma vie ?
    Toi ou moi ?"
    Si c'est toi, tu nous rassembleras tous dans l'unité.
    Mais si je vois qu'autour de moi,
    tous s'écartent et se dispersent,
    ce sera le signe que je me suis placé au centre. »

    Cardinal F.-X. Nguyen van Thuan (1928-2002), Prières d'espérance, Le Sarment, Fayard, 1995.

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    Fresque de l'église Sainte-Croix, en Dordogne

  • Méditation avec Ste Marie-Thérèse Couderc (fêtée ce jour)

    « Mon attrait me porte toujours à cet entier oubli de moi-même, à cette soumission parfaite à la divine Volonté, à ce détachement absolu de tout ce qui n'est pas Dieu, et il me semble en effet que je ne tiens à rien.
    Je n'ai qu'un désir : que Dieu soit glorifié. Je n'ai qu'une peine : c'est de voir qu'il est méconnu et outragé ; qu'une crainte : celle de l'offenser et de lui déplaire par quelque infidélité. Mais quand je lui ai dit tout cela je suis encore en paix, parce que je ne veux que ce qu'il voudra bien me donner de tout ce que je lui demande.
    Et n'a-t-on pas raison de s'abandonner ainsi puisqu'il donne toujours plus qu'on ne lui demande... J'en fais tous les jours l'heureuse expérience par l'attrait qu'il me donne de lui être de plus en plus unie. C'est encore une des grâces que je ne cesse de demander, car plus on s'approche de Dieu et plus on désire s'en approcher, - plus on lui est uni et plus on désire cette union, parce qu'on comprend toujours davantage que Dieu est le centre de notre cœur et que Lui seul peut le remplir et le rendre heureux. »

    Sainte Marie-Thérèse Couderc, Lettre à sa Supérieure du 7 août 1867, in J. Dehin, "L'Esprit de la Vénérable Mère Thérèse Couderc, Fondatrice de l'Institut de Notre-Dame de la Retraite au Cénacle", O.F.L., 1946.
    Marie-Thérèse Couderc a été canonisée par Paul VI le 10 mai 1970.

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  • Méditation : la mesure de la charité

    « Supposez un cercle tracé sur la terre, c'est-à-dire une ligne tirée en rond avec un compas, et un centre. On appelle précisément centre le milieu du cercle. Appliquez votre esprit à ce que je vous dis. Imaginez que ce cercle, c'est le monde ; le centre, Dieu ; et les rayons, les différentes voies ou manières de vivre des hommes. Quand les saints, désirant approcher de Dieu, marchent vers le milieu du cercle, dans la mesure où ils pénètrent à l'intérieur, ils se rapprochent les uns des autres en même temps que de Dieu. Plus ils s'approchent de Dieu, plus ils se rapprochent les uns des autres ; et plus ils se rapprochent les uns des autres, plus ils se rapprochent de Dieu. Et vous comprenez qu'il en est de même en sens inverse, quand on se détourne de Dieu pour se retirer vers l'extérieur : il est évident alors que, plus on s'éloigne de Dieu, plus on s'éloigne les uns des autres, et que plus on s'éloigne les uns des autres, plus on s'éloigne aussi de Dieu.
    Telle est la mesure de la charité. Dans la mesure où nous sommes à l'extérieur et que nous n'aimons pas Dieu, dans la même mesure nous avons chacun de l'éloignement à l'égard du prochain. Mais si nous aimons Dieu, autant nous approchons de Dieu par la charité pour lui, autant nous sommes unis à la charité du prochain, et autant nous sommes unis au prochain, autant nous le sommes à Dieu. »

    St Dorothée de Gaza (6ème s.), extraits des Instructions (VI $76-78), in Oeuvres spirituelles, SC n°92, Cerf, Paris, 1963 - et maîtres spirituels au désert de Gaza, Abbaye de Solesmes, 1966, Trad. Dom Lucien Regnault.

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