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  • Nicholas Ludford (v.1485-1557) : Votive anthem "Ave cuius conceptio"

    The Choir of New College Oxford - Dir. Edward Higginbottom

  • Méditation - De l'accomplissement de la volonté divine

    « Cette sainte Vierge a eu un très grand privilège au-dessus de toutes les pures créatures, qui est qu'elle a toujours été parfaitement obéissante à la volonté de Dieu, c'est-à-dire à sa parole, et cela dès le premier instant de sa conception, sans jamais varier ni discontinuer, non pas même d'un seul moment, de la résolution qu'elle avait prise de servir parfaitement sa divine Majesté ; grâce qui n'a jamais été donnée à aucune autre créature, non pas même aux anges, ainsi que nous voyons par la chute de Lucifer et de ses adhérents. Et quant aux hommes, qui peut ignorer qu'ils ne soient changeants et variables en leurs bonnes résolutions ? Nous en voyons tous les jours l'expérience en nous-mêmes : car qui est celui qui soit toujours d'une même humeur ? A cette heure nous voulons une chose, et tantôt nous ne la voulons plus, mais en désirons une autre ; maintenant nous sommes joyeux, et peu de temps après nous serons tristes.

    En sommes nous changeons à tous moments : ce qui ne fut pas ainsi de Notre-Dame, car elle alla toujours adhérant plus parfaitement à Dieu, si bien qu'elle méritait toujours de nouvelles grâces ; et plus elle en recevait, et plus son âme se rendait capable d'en recevoir d'autres, ce qui faisait qu'elle allait toujours affermissant de plus en plus sa première résolution ; de sorte que si l'on eut pu trouver du changement en la très sainte Vierge, ce n'était que pour monter toujours d'un degré de perfection à un autre degré plus relevé par la pratique de toutes les vertus ; pour cela elle se voulut retirer au temple, non qu'elle eut besoin pour elle-même de faire cette retraite, mais pour nous enseigner que nous autres qui sommes si variables et si sujets au changement, nous nous devons servir de tous les moyens possibles pour bien affermir et conserver nos bonnes résolutions [...].

    Le plus grand bonheur de Notre-Dame et glorieuse Maîtresse provient de ce qu'elle s'est toujours rendue parfaitement obéissante à Dieu, non seulement pour ce qui est de ses commandements et de ses volontés signifiées, mais encore pour ce qui est de ses inspirations. Or c'est en quoi vous la devez imiter le plus près qu'il vous sera possible, si vous vous voulez plaire à Dieu et lui être agréables ; car si Notre-Dame ne lui eut pas été agréable sans cette absolue obéissance [...], beaucoup moins vous autres lui pourrez-vous être agréables sans cette parfaite obéissance. C'est donc à quoi je vous exhorte, mes chères sœurs, si vous voulez participer aux grâces de Notre-Dame ; et bien que nulle autre qu'elle ne puisse avoir cet honneur d'être mère de Notre-Seigneur en effet, vous devez néanmoins tacher d'en mériter le nom, par une parfaite obéissance à ses saintes volontés. Car vous savez que ce divin Sauveur prêchant un jour dans le temple les paroles de la vie éternelle, Notre-Dame et S. Joseph ne pouvant s'approcher de lui, à cause de la foule du peuple, il y eut quelqu'un qui lui dit que sa Mère et ses frères le demandaient (d'autant qu'il y avait encore quelques uns de ses parents qu'il appelait ses frères), à quoi Notre-Seigneur répondit : Ma Mère et mes frères sont ceux qui font la volonté de mon Père qui est au ciel (1). Or c'est la grâce que je vous souhaite, mes chères filles, que d'accomplir parfaitement cette sainte volonté en toutes choses sans réserve : Faites-le donc fidèlement, et sa bonté infinie vous comblera de grâces en ce monde, et vous couronnera de sa gloire éternellement en l'autre. Ainsi soit-il. »

    (1) S. Matt. 12 ; S. Luc 8.

    St François de Sales, Extraits du Sermon pour le Jour de la Présentation de Notre-Dame, in "Œuvres complètes de Saint François de Sales, Sermons Tome II, Paris, Béthune Imprimeur, 1833.

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    Father Francis Xavier Weninger (1805-1888), La Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie

  • Graduel "Benedicta et venerabilis es"

    Cantarte Regensburg
     
    IN PRÆSENTATIONE B. M. V.
    Graduale

    Benedícta et venerábilis es, Virgo María : quæ sine tactu pudóris invénia es Mater Salvatóris.
    Vous êtes bénie et digne de vénération, Vierge Marie, qui avez été mère du Sauveur, sans que votre pureté ait subi d’atteinte.

    V/. Virgo, Dei Génetrix, quem totus non capit orbis, in tua se clausit víscera factus homo.
    V/. Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l’univers ne peut contenir, s’est enfermé dans votre sein en se faisant homme.
  • Mardi 21 novembre 2017

    Présentation de la Bse Vierge Marie

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    Vitrail de l'église Saint-Christophe, Suèvres (Loir-et-Cher)
    (Crédit photo)

  • Angelus de ce dimanche 19 novembre 2017

    Après la Messe célébrée à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres, le Pape François a prononcé la prière de l’Angelus à midi. Devant les fidèles, il a souligné que, comme le met en évidence la parabole des talents dans l’Évangile du jour, « il est important d’avoir une juste idée de Dieu ». Le Saint-Père a mis en garde contre la peur de Dieu, mauvaise conseillère qui paralyse.

    L’Évangile selon Saint Mathieu de ce 19 novembre (Mt 25,14-30), avant-dernier dimanche de l’année liturgique, raconte le récit d’un maître qui gratifie ses serviteurs qui ont fait fructifier son argent en doublant le nombre de talents qu’il leur avait laissé. En revanche, à celui qui avait caché sa seule pièce par peur, le patron le punit pour sa paresse et le jette aux ténèbres. C’est un rapport de peur avec son maître qui bloque le serviteur, explique le Pape François. La peur « paralyse, détruit, fait faire de mauvais choix, décourage de prendre des initiatives, pousse au repli sur des solutions sûres » met-il en garde. Finalement, la peur, mauvaise conseillère, ne permet de rien réaliser de bon, insiste le Pape. Pour lui, le seul moyen d’aller de l’avant et de grandir sur le chemin de la vie, c’est la confiance.

    Cette confiance que le serviteur devrait avoir pour son maître, c’est-à-dire celle que le fidèle doit avoir pour Dieu, se construit grâce à la vraie idée de Dieu dont « cette parabole nous fait comprendre » l’importance et sur laquelle le Pape François appelle à réfléchir. « Il ne faut pas penser que le patron est méchant, dur, sévère et qu’il veut nous punir », dit le Saint-Père, car cette image fausse nous fait vivre dans la peur, ne donnera rien de fécond et de constructif dans la vie. Ainsi, « nous pouvons et devons avoir une immense confiance en Lui » , car, comme Jésus l’a enseigné, Dieu n’est pas un maître « intolérant, mais un patron plein d’amour, de tendresse et de bonté », « généreux et attentionné dans sa parole, ses gestes, son accueil de tous spécialement envers les pécheurs, les petits et pauvres, comme nous le rappelle cette première Journée mondiale de la pauvreté ». Ce signe que Dieu a une « grande estime de nous », nous donne aussi une responsabilité personnelle, conclut le Pape, afin que cette fidélité se transforme en capacité de « se remettre continuellement en chemin sur de nouvelles routes, sans enterrer le talent, c’est-à-dire les dons que Dieu nous a confiés ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape avant l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

    Après la prière de l’Angelus, à l’occasion de la première Journée mondiale des pauvres instituée un an auparavant à la fin du jubilé de la miséricorde, Le Pape François a tenu à lancer un nouvel appel à la communauté internationale, afin qu’elle « engage tout effort possible pour favoriser la paix en particulier au Moyen-Orient ». Aujourd’hui, « des populations vivent une douloureuse pauvreté à cause de la guerre et des conflits », a insisté le Pape. Il a ainsi fait part de ses pensées et ses prières spécialement pour « le cher peuple libanais » et « la stabilité du Liban afin qu’il puisse continuer à être un message de respect et de cohabitation pour toute la région et le monde entier ». Depuis deux semaines, le pays du cèdre traverse en effet une crise politique déclenchée par la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri qui s’était réfugié en Arabie Saoudite en disant craindre pour sa vie.

    Le Saint-Père a aussi pris le temps de louer les nombreuses initiatives de prières et de partages à Rome et dans le monde entier. Il a ainsi rappelé que « les pauvres sont au centre de notre communauté et pas seulement dans des moments comme celui-ci, mais toujours » car à travers eux, leurs souffrances et leurs besoins, « Jésus nous parle et nous interpelle ». Il a également évoqué la béatification de Francis Solanus Casey (1870-1957), frère capucin américain. Il a été proclamé bienheureux le 18 novembre à Détroit aux États-Unis. Le Pape a salué ce « fidèle et humble disciple du Christ qui se distingue par un infatigable service aux pauvres », et a souhaité « que son témoignage aide les prêtres, les religieux et les laïcs à vivre avec joie le lien entre annonce de l’Évangile et amour des pauvres ».

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    Enfin, alors que l’ONU célèbre par ailleurs ce 19 novembre la Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, le Souverain Pontife a encouragé les « institutions publiques dans leur engagement à la prévention » et exhorté les « conducteurs à la prudence et au respect des règles, première forme de protection de soi et des autres ».

    Source : Radio Vatican.

    Texte intégral des paroles du Pape après l'Angelus (trad. française) sur Zenit.org.

  • Première Journée mondiale des pauvres

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    Message du Pape pour la Journée mondiale des pauvres
    (19 novembre 2017 - 33ème Dimanche du Temps Ordinaire)

     Basilique Saint-Pierre à 10h : Messe célébrée par le Pape François
     
    Texte intégral de l'homélie (version française) sur le site internet du Vatican.
  • Domenico Bartolucci (1917-2013) : O sacrum convivium

    « Maître perpétuel » du Chœur pontifical de la Chapelle Sixtine
    Coro Harmoniae Vocis - Dir. Domenico Bartolucci
    (Concert en 2007, pour son 90e anniversaire)

  • Méditation - « Aujourd'hui, je commence ! »

    « David s'écriait : « Je l'ai dit, maintenant je commence. » (Ps. LXXVI, II). Et saint Charles Borromée répétait : « Aujourd'hui, je commence à servir Dieu ! » Agissons de même, comme si notre passé ne comptait pas. En effet, quoi que nous fassions pour Dieu, est-ce grand'chose ? C'est le simple devoir. Donc, chaque jour, renouvelons notre propos de commencer à vivre uniquement pour Dieu. Ne nous arrêtons pas à regarder ce que font les autres, ni comment ils le font. Les saints sont le petit nombre : « Sainteté, dit saint Bernard, ne va pas sans singularité (1). » A vouloir suivre le commun, nous resterons imparfaits, car la perfection n'est pas commune. Il faut vaincre tout, renoncer à tout pour tout obtenir. Écoutons sainte Thérèse : « parce que nous n'en venons pas au don total de nous-mêmes à Dieu, nous ne recevons pas non plus d'un seul coup le trésor de l'amour divin (2). » O ciel ! que faisons-nous pour Jésus-Christ ? Combien tout est peu de chose, quand, lui pour nous, a donné son sang et sa vie ! Et sainte Thérèse d'ajouter : « En vérité, nos œuvres sont des bagatelles en comparaison d'une seule goutte de sang répandue pour nous par le Sauveur (3). » Les saints ne savent pas se ménager quand il s'agit de contenter un Dieu qui s'est livré à nous sans réserve, précisément pour nous obliger à ne lui rien refuser. « Il vous a donné tout, écrivait saint Jean Chrysostome, il s'est donné lui-même, ne gardant rien pour lui (4). » « Il est mort pour nous tous, dit l'Apôtre, afin que chacun de nous vive seulement pour lui qui est mort pour nous. » (II Cor., V, 15). »

    (1) Perfectum esse non potest nisi singulare. - (2) Vie, ch. 11. - (3) Vie, ch. 39. - (4) Homil. in II Cor. V, 15.

    St Alphonse de Liguori (1696-1787), La pratique de l'amour envers Jésus-Christ (Chap. VIII, 17), Trad. F. Lupy, Bureaux de l'Apôtre du Foyer, Saint-Etienne, 1991.

    Alphonse de Liguori,sainteté,aujourd'hui,commencer,servir,don,donner,prochain,Dieu

    (Crédit photo)

  • Dimanche 19 novembre 2017

    24ème Dimanche après la Pentecôte
    (textes du 6e dimanche après l’Épiphanie)


    (33ème dimanche du Temps Ordinaire)

    Commentaire de l’Évangile du dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)

  • Audience générale de ce mercredi 15 novembre 2017

    Lors de l’audience générale de ce matin, mercredi 15 novembre 2017, sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi sa nouvelle série de catéchèses sur la Messe. Pour cette 2e étape, le Saint-Père s’est arrêté sur la Messe comme « prière », c’est-à-dire comme une occasion de dialogue et de relation personnelle avec Dieu.

    Le compte rendu de Cyprien Viet à lire / écouter sur Radio Vatican.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, la Messe est une prière, elle est la prière par excellence. Celle-ci est avant tout dialogue, relation personnelle avec Dieu. Le livre de la Genèse nous dit en effet que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, lequel est Père, Fils et Saint Esprit, relation parfaite d’amour qui est unité. Et nous ne pouvons trouver la plénitude de notre être que si nous entrons dans cette relation. Ainsi la plus grande grâce est de faire l’expérience que l’Eucharistie est le moment privilégié pour demeurer avec Jésus et, à travers Lui, avec Dieu et avec les frères. A la suite des disciples qui lui demandent de leur apprendre à prier, Jésus nous montre que pour « demeurer » avec le Père, il nous faut être humbles, nous reconnaître fils, nous reposer dans le Père et nous confier à Lui. A cette première attitude de confiance et d’intimité, s’en ajoute une autre, celle de l’émerveillement et de l’étonnement. Ces deux attitudes, propres aux enfants, sont la condition pour « renaître d’en haut ». En avons-nous le désir ? Si nous pouvons facilement perdre de vue ce désir, le Seigneur vient, dans l’Eucharistie, à la rencontre de notre fragilité pour nous ramener à notre premier appel, celui d’être à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est cela l’Eucharistie, c’est cela la prière. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, ceux venus de Belgique, de Suisse, de France, et en particulier les jeunes du Collège Notre-Dame de Sion de Paris. Que le Seigneur nous aide, au moyen de la prière et de l’Eucharistie, à pouvoir trouver la plénitude de notre être dans la rencontre avec Lui. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Palestrina (1525-1594) : Missa Brevis - 5. Agnus Dei

    Tallis Scholars - Dir. Peter Phillips

  • Méditation - « Oh, chères imperfections...! »

    « Oh, chères imperfections qui nous font connaître notre misère, nous exercent à l'humilité, au mépris de nous-mêmes, à la patience et à la diligence. »

    St François de Sales, Lettre 881, Paris, J. J. Blaise, 1817.

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  • Mercredi 15 novembre 2017

    St Albert le Grand, évêque, docteur de l’Église

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  • Voyage au Chili et au Pérou : le programme du Pape François

    Le programme du prochain voyage du Pape en Amérique latine, du 15 au 21 janvier 2018, a été publiée ce lundi 13 novembre. Il visitera le Chili et le Pérou.

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    L’avion papal partira de l’aéroport de Rome Fiumicino à 8h du matin le lundi 15 janvier, et atterrira à l’aéroport de Santiago-du-Chili à 20h10 heures locales. Après la cérémonie de bienvenue sur le tarmac, le Pape se rendra directement à la nonciature apostolique, où il est attendu vers 21h.

    Son programme officiel commencera réellement le mardi 16 janvier, avec à 8h20 la rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais de la Moneda, qui sera l’occasion de son premier discours. Il s’entretiendra ensuite vers 9h heure locale avec la présidente Michelle Bachelet.

    Vers 10h30, il célébrera la messe au Parc O’Higgins, le grand parc de la capitale chilienne dans lequel saint Jean-Paul II avait célébré l'Eucharistie en 1987, dans un contexte alors tendu marqué par des manifestations qui allaient mener progressivement à la fin du régime d’Augusto Pinochet.

    Vers 16h, le Pape se rendra en visite dans une prison pour femmes, avant une rencontre à 17h15 avec les prêtres, religieux, consacrés et séminaristes. Il prononcera alors un discours, avec une rencontre avec les évêques dans la sacristie de la cathédrale, vers 18h15. La dernière étape de cette journée sera une visite privée au sanctuaire de saint Alberto Hurtado, un prêtre chilien qui fut un pionnier du syndicalisme chrétien, et a été canonisé par Benoît XVI en 2005. Cette visite sera pour le Pape l’occasion d’un dialogue informel avec les jésuites du Chili.

    Le mercredi 17 janvier sera une journée particulièrement dense, avec un déplacement en avion à Temuco, une ville située à 700 kilomètres au sud de Santiago. Le Pape François y célébrera la Messe vers 10h30 à l’aéroport de Maquehue, puis déjeunera vers 12h45 avec des habitants de la région dans un centre géré par l’Église locale, la maison "Madre de la Santa Cruz" ("Mère de la Sainte-Croix").

    Il repartira ensuite à Santiago pour une fin de journée consacrée à la jeunesse : il rencontrera les jeunes au sanctuaire de Maipu à 17h30, puis il visitera à 19h l’Université pontificale catholique du Chili. Des discours sont prévus durant ces deux rencontres.

    Le jeudi 18 janvier, le Pape se rendra en avion à Iquique, le grand port du nord du Chili. Il y célèbrera la Messe à 11h30 au Campus Lobito, avant un déjeuner à 14h dans une maison de retraite tenue par les pères oblats, au sanctuaire Notre-Dame de Lourdes. Il fera ses adieux au Chili lors d’une cérémonie de congé prévue à 16h45, avant de s’envoler pour le Pérou, où il sera accueilli à l’aéroport de Lima à 17h20 heure locale.

    Le vendredi 19 janvier, le Pape rencontrera à 8h30 les autorités, la société civile et le corps diplomatique au Palais du gouvernement, avant un entretien à 9h avec le président Pedro Pablo Kuczynski. Le Pape reprendra aussitôt son avion pour se rendre à Puerto Maldonado, en pleine jungle, où il rencontrera les peuples de l’Amazonie à 12h dans un centre des congrès. Il doit y prononcer un discours très attendu, qui posera les jalons du parcours vers le Synode sur l’Amazonie prévu à Rome en octobre 2019.

    Après avoir salué la population vers 13h, il déjeunera avec des représentants des peuples de l’Amazonie. L’après-midi, vers 15h45, il visitera le Hogar Principito, un foyer pour enfants en difficulté. Il repartira vers Lima en fin de journée, et participera vers 19h à une rencontre privée avec les jésuites du Pérou en l’église de San Pedro.

    Le samedi 20 janvier, le Pape François se déplacera en avion à Trujillo, sur la côte pacifique. Il célébrera la Messe à 10h sur l’esplanade côtière de Huanchaco, puis circulera en papamobile dans le quartier portant le nom de Buenos Aires, comme sa ville argentine natale. Après une brève visite à la cathédrale vers 15h, il rencontrera vers 15h30 les prêtres, religieux et séminaristes du nord du Pérou au séminaire local. Il y prononcera un discours, avant de conclure la journée par une prière mariale sur la Place d’Armes de cette ville de Trujillo, vers 16h45. Un discours est également prévu lors de cette célébration. Il rentrera ensuite en avion à Lima en fin de journée.

    La dernière journée de son voyage, le dimanche 21 janvier, sera consacrée à la capitale péruvienne. Le pape François participera à 9h15 à un office des heures avec des religieuses contemplatives au sanctuaire du Seigneur des miracles, et prononcera une homélie. Vers 10h30, il se rendra à la cathédrale de Lima pour une prière devant les reliques des saints péruviens, puis il rencontrera vers 10h50 les évêques du pays au Palais archiépiscopal, où il prononcera un discours. Il prononcera ensuite à midi la prière de l’Angélus devant les fidèles rassemblés sur la Place d’Armes, avant de rentrer à la nonciature pour le déjeuner et un temps de repos.

    Le dernier temps fort de ce voyage sera la Messe célébrée à 16h15 sur la base militaire de Las Palmas. Il partira ensuite pour l’aéroport, avec une cérémonie d’adieu prévue à 18h30. Son avion s’envolera vers 18h45 pour Rome, où il est attendu le lendemain, lundi 22 janvier, vers 14h15 heure locale, à l’aéroport de Rome Ciampino.

    Ce voyage apostolique sera le 22e de son pontificat, et le 6e en Amérique latine, après ceux effectués au Brésil en juillet 2013, en Équateur, en Bolivie et au Paraguay en juillet 2015, à Cuba en septembre 2015, au Mexique en février 2016 et en Colombie en septembre 2017. Il ne s'est toutefois pas encore rendu en Argentine, son pays d'origine.

    Source : Radio Vatican (CV).

  • Angelus de ce dimanche 12 novembre 2017

    Frapper à la porte du Royaume des cieux n’est pas une mince affaire. L’Evangile de ce dimanche retrace la parabole des 10 jeunes filles qui au milieu de la nuit devaient se rendre à la rencontre de leur époux. Elles le firent en prenant une lampe à huile, mais seule la moitié d’entre elles a pensé prendre une réserve d’huile. Et les autres, parties à la recherche d’un peu d’huile, ont raté le rendez-vous avec l’époux. Elles n’étaient pas prêtes à la rencontre avec le Seigneur. « C’est là toute la signification de la sagesse et de la prudence » explique le Pape François. « Il ne s’agit pas d’attendre le dernier moment de notre vie pour collaborer à la grâce de Dieu, mais il faut le faire maintenant ». Il n’y a pas que la foi qui compte, développe le Saint-Père, pour préparer la rencontre avec le Seigneur, mais également une vie chrétienne riche en amour pour le prochain.

    « Si nous nous laissons guider par ce qui nous semble le plus commode, par la recherche de nos intérêts, notre vie devient stérile ». Etre vigilants, au contraire, en cherchant à répandre le bien autour de nous avec des gestes d’amour, de partage, en aidant notre prochain en difficulté, permet d’assumer une certaine tranquillité dans l’attente de la venue du Seigneur. Il pourra alors se présenter à tout moment, dit le Pape, « sans que nous ne soyons effrayés par le sommeil de la mort », parce que nos bonnes œuvres de chaque jours constituent la réserve d’huile, notre lampe, la réserve de charité qui alimente notre foi.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

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    José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936)

    Au terme de l’Angélus, le Saint-Père a évoqué la béatification, samedi à Madrid, de Vicente Querait Lloret (1894-1936) et de ses 20 compagnons martyrs, ainsi que celle de José Maria Fernandez Sanchez (1875-1936) et de ses 38 compagnons martyrs. Certains de ces bienheureux étaient membres de la Congrégation de la Mission tandis que les autres appartenaient à l’Association de la Médaille Miraculeuse. Les deux religieuses Sœurs de la Charité étaient du diocèse de Barcelone : Sœur Toribia Marticorena Sola (1882-1936), originaire de Navarre, et Sœur Dorinda Sotelo Rodríguez (1915-1936), originaire de Galice. Tous ont été tués pour leur foi au cours des persécutions religieuses de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1937.

    Source : Radio Vatican (JCP).

  • Palestrina (1525-1594) : Missa Brevis - 1. Kyrie

    Tallis Scholars - Dir. Peter Phillips

  • Prière - Jésus, le seul et véritable ami

    « Jésus, vous êtes le seul et véritable ami. Vous prenez part à tous mes maux, vous vous en chargez, vous savez le secret de me les tourner en bien, vous m'écoutez avec bonté, lorsque je vous raconte mes afflictions, et vous ne manquez jamais de les adoucir. Je vous trouve toujours et en tout lieu ; vous ne vous éloignez jamais ; et si je suis obligé de changer de demeure, je ne laisse pas de vous trouver où je vais. Vous ne vous ennuyez jamais de m'entendre ; vous ne vous lassez jamais de me faire du bien. Je suis assuré d'être aimé, si je vous aime. Vous n'avez que faire de mes biens, et vous ne vous appauvrissez point en me communiquant les vôtres. Quelque misérable que je sois, un plus noble, un plus bel esprit, un plus saint même ne m'enlèvera point votre amitié ; et la mort qui nous arrache à tous les autres amis, me doit réunir avec vous. Toutes les disgrâces de l'âge ou de la fortune ne peuvent vous détacher de moi ; au contraire, je ne jouirai jamais de vous plus pleinement, vous ne serez jamais plus proche que lorsque tout me sera le plus contraire. Vous souffrez mes défauts avec une patience admirable ; mes infidélités mêmes, mes ingratitudes ne vous blessent point tellement que vous ne soyez toujours prêt à revenir, si je veux. »

    St Claude la Colombière (1641-1682), Réflexions chrétiennes, 39. "De saint Jean, l'ami de Jésus-Christ", in "Écrits spirituels", DDB, 1962.

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  • Dimanche 12 novembre 2017

    23ème Dimanche après la Pentecôte

    (32ème dimanche du Temps Ordinaire)

     Commentaire de l’Évangile du dimanche
    (Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux)

    L'Alléluia "De profundis"
     
    Allelúia, allelúia.
    V/. Ps, 129, 1-2.
    De profúndis clamávi ad te, Dómine : Dómine, exáudi oratiónem meam. Allelúia.
    Du fond des abîmes je crie vers vous, ô Seigneur ; Seigneur, exaucez ma prière. Alléluia.
     
    Ecouter (mp3).

    Commentaire spirituel et musical par un moine sur le Blog de L'Homme Nouveau.
  • Promulgation de nouveaux décrets par la Congrégation pour les Causes des Saints

    Le Pape François a autorisé, le mercredi 8 novembre dernier, la promulgation de plusieurs décrets par la Congrégation pour les Causes des Saints. L’un d’entre eux reconnaît les vertus héroïques de Jean-Paul 1er (Albino Luciani, 1912-1978), qui pourrait donc être béatifié si un miracle lié à son intercession est identifié, comme ce fut le cas pour ses prédécesseur et successeur, Paul VI et Jean-Paul II.

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    Parmi les autres décrets signés hier par le Pape figurent aussi deux reconnaissances de martyres vécus par un prêtre hongrois, Janos Brenner (1931-1957), victime du régime communiste, et une religieuse italienne, Leonella Sgorbati (au siècle: Rosa, 1940-2006), assassinée en Somalie.

    Sont également reconnues les vertus héroïques de quatre serviteurs de Dieu : le jésuite vénézuélien Tommaso Morales Pérez (1908-1994), le franciscain italien Gregorio Fioravanti (au siècle : Lodovico, 1822-1894), le laïc du tiers-ordre franciscain Marcellino da Capradosso (au siècle : Giovanni Maoloni, 1873-1909), et la fondatrice de l’Institut des Sœurs pauvres, Teresa Fardella, veuve De Blasi (1867-1957).

    Enfin, concernant un dossier plus ancien remontant au Moyen-Âge, Bernard II de Bade (vers 1428-1458), béatifié en 1769, pourrait être prochainement canonisé, le Pape ayant reconnu ses vertus héroïques. Cet aristocrate allemand impliqué dans les croisades était un homme connu pour sa grande attention aux plus pauvres.

    Source : Radio Vatican (CV).

  • Audience générale de ce mercredi 8 novembre 2017

    Le Pape François, lors de l’audience générale, ce mercredi 8 novembre 2017, a débuté un nouveau cycle de catéchèse. Après plusieurs mois consacrés à l’espérance chrétienne, le Saint-Père entame une réflexion sur le « cœur » de l’Église, à savoir l’Eucharistie. Et il propose de « répondre à certaines questions importantes sur l’Eucharistie et la messe pour découvrir ou redécouvrir comment à travers ce mystère de la foi resplendit l’amour de Dieu ».

    « Nous ne pouvons oublier le grand nombre de chrétiens qui, dans le monde entier, en deux mille ans d’histoire, ont résisté jusqu’à la mort pour défendre l’Eucharistie ». C’est avec ces mots que le Pape François débute sa catéchèse rappelant que des chrétiens meurent encore aujourd’hui pour leur fidélité à la messe dominicale. Faisant référence à la persécution de Dioclétien, le Saint-Père rappelle qu’en l’an 304 « des chrétiens d’Afrique du Nord furent surpris en train de célébrer la messe et arrêtés ». Ils déclarèrent alors que s’ils étaient empêchés de célébrer l’eucharistie, ils ne pouvaient vivre.

    « Ces chrétiens furent tués parce qu’ils célébraient l’Eucharistie » affirme le Pape. Ils témoignent « que l’on peut renoncer à la vie terrestre pour l’Eucharistie, parce qu’elle nous donne la vie éternelle ». Leur témoignage doit nous interpeller, insiste le Pape, invitant chacun de nous à s’interroger sur « le sens profond de la Sainte Eucharistie ».

    Le Concile Vatican II, observe le Saint-Père, « a été animé par le désir de conduire les chrétiens à comprendre la grandeur de la foi et la beauté de la rencontre avec le Christ ». Et le Pape de souligner la nécessité d’ « un renouveau approprié de la Liturgie » et de la « formation liturgique des fidèles ».

    « L’Eucharistie, poursuit le Pape, est un évènement merveilleux dans lequel Jésus Christ, notre vie, se fait présent (…) C’est une théophanie ». Il est donc important de redécouvrir ce qui est essentiel dans la célébration de ce sacrement, déclare le Saint-Père déplorant notre inattention parfois lorsque le prêtre célèbre. Et alors que nous sommes distraits, « le Seigneur est là ».

    D’où cette exhortation à retourner aux fondamentaux. Le Pape propose alors à titre d'exemple, d’enseigner aux enfants à bien faire le signe de la croix. « C’est ainsi que débute la messe (…) et c'est ainsi que doit démarrer la journée ». Le Saint-Père, sortant de son texte, se dit par ailleurs attristé lorsqu’il « célèbre la messe dans la basilique ou sur la place Saint-Pierre, de voir tant de fidèles mais aussi des prêtres et des évêques, prendre des photos avec leur téléphone portable ». « La messe, insiste-t-il, n’est pas un spectacle, elle signifie aller rencontrer la passion et la résurrection du Seigneur ». « Les sacrements, conclut-il, et en particulier la célébration eucharistique sont les signes de l’amour de Dieu, la voie privilégiée pour Le rencontrer ».

    Source : Radio Vatican (HD).

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous commençons aujourd’hui une nouvelle série de catéchèses sur le « cœur » de l’Église, à savoir l’Eucharistie. Nous ne pouvons pas oublier le grand nombre de chrétiens qui, dans l’histoire, ont résisté jusqu’à la mort pour vivre ce Sacrement et qui, aujourd’hui encore, risquent leur vie pour la Messe dominicale. C’est un témoignage qui nous interpelle tous sur ce que signifie pour chacun de nous de participer au Sacrifice de la Messe et de nous approcher de la Table du Seigneur. Le Concile Vatican II, sous la conduite de l’Esprit Saint, a voulu que les chrétiens comprennent mieux la grandeur de la foi et la beauté de la rencontre avec le Christ, à travers un renouveau approprié de la Liturgie et une nécessaire formation liturgique des fidèles. C’est le but de ce cycle de catéchèses. Ainsi, l’Eucharistie est une véritable théophanie, un évènement merveilleux dans lequel Jésus Christ, notre vie, se rend présent. Il est vraiment important de redécouvrir ce qui est essentiel. Nous avons tous besoin, comme saint Thomas, de « toucher » Dieu pour pouvoir le reconnaître et croire en lui. En rejoignant cette exigence humaine, les Sacrements, et l’Eucharistie en particulier, sont les signes de l’amour de Dieu, les voies privilégiées pour le rencontrer. Que la Vierge Marie nous accompagne sur ce chemin. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, ceux venus de Belgique, de Suisse, du Liban, de France, et en particulier les jeunes du Collège Fénelon-Sainte-Marie de Paris. A travers ce nouveau cycle de catéchèses, que le Seigneur nous aide à redécouvrir la valeur et la signification de la Sainte Messe, pour vivre toujours plus pleinement notre relation avec Lui. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.