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  • Jeudi 24 mai 2018 : Fête de Notre Dame de Sheshan, « Aide des chrétiens », en Chine

    Le Pape a invité hier tous les fidèles réunis place Saint-Pierre à s’unir par la prière à leurs frères chinois.

    « Pour eux, prions la Sainte Vierge pour qu’ils puissent vivre la foi avec générosité et sérénité, et pour qu’ils sachent accomplir des gestes concrets de fraternité, de concorde et de réconciliation, en pleine communion avec le Successeur de Pierre. L’Église universelle prie avec vous et pour vous afin qu’au travers même des difficultés vous puissiez continuer à vous confier à la volonté de Dieu. La Sainte Vierge vous aidera toujours et vous gardera dans son cœur de mère. »

    C’est en 2008 que Benoît XVI, dans une lettre qu’il avait adressée aux catholiques chinois, avait exprimé sa volonté qu’une journée de prière se tienne chaque année le 24 mai pour l’Église en Chine. Il avait rédigé alors une prière à Notre Dame de Sheshan, vénérée dans la basilique du même nom, près de Shanghaï, premier lieu marial en Chine.

    D'après Vatican.News.

    « Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
    vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d’« Aide des Chrétiens »,
    toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection,
    nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection.
    Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle
    sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance
    un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

    Par ton « oui » docile prononcé à Nazareth, tu as permis
    au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal
    et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption,
    à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé,
    acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme,
    jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas
    debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

    Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère
    de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus
    et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules.
    Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint,
    avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques,
    donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation,
    même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

    Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine,
    au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer,
    afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus.
    Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils,
    le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour.
    Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour,
    les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église.
    Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen ! »

    Benoît XVI, Prière à Notre Dame de Sheshan, 15 mai 2008.
    © Copyright - Libreria Editrice Vaticana.
     
  • Audience générale de ce mercredi 23 mai 2018

    Le Pape François est revenu lors de l’audience générale sur le don de l’Esprit Saint reçu lors du sacrement de la confirmation. Il a ainsi proposé une réflexion sur le témoignage qu’il suscite chez les baptisés.

    Compte rendu de Xavier Sartre sur Vatican.News.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, en ces jours suivant la solennité de la Pentecôte, nous nous rappelons que c’est seulement l’Esprit du Christ qui peut nous donner d’être le sel de la terre et la lumière du monde, en fidélité à la mission confiée par Jésus à ses disciples. Et c’est le don que nous recevons dans le sacrement de la Confirmation. Renaître à la vie divine par le Baptême est le premier pas. Il faut ensuite se comporter en enfant de Dieu, se conformer au Christ qui agit dans l’Église pour être associé à sa mission dans le monde. C’est à cela que pourvoit l’onction de l’Esprit Saint dans la Confirmation. Les évangiles témoignent que Jésus, depuis sa conception virginale, est rempli de l’Esprit Saint et qu’il est aussi la source de l’Esprit promis par le Père. Ainsi, le souffle du Christ ressuscité remplit de vie les poumons de l’Église et permet aux disciples de proclamer les merveilles de Dieu. Si, dans le Baptême, c’est l’Esprit Saint qui nous plonge en Christ, dans la Confirmation, c’est le Christ qui nous remplit de son Esprit : il fait de nous ses témoins, en nous consacrant et en nous rendant participants de sa vie et de sa mission. Le témoignage chrétien consiste à faire tout ce que l’Esprit du Christ nous demande, en nous donnant la force de l’accomplir. »

    « Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de France, du Gabon, du Canada et de divers pays francophones, en particulier les membres de la Militia Christi et les jeunes de Neuilly, de Châteaubriant et de Paris. Que le témoignage rendu par les confirmés manifeste la réception de l’Esprit et la docilité à son inspiration créatrice ! Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Ces persécutions dont les infos nationales ne parlent pas... prions pour eux.

    Birmanie/Myanmar : fuite obligée de plus de 7.000 chrétiens kachins

    birmanie-persecutions.JPGYangon (Agence Fides) – Plus de 7.000 chrétiens appartenant à la minorité ethnique Kachine, se trouvant dans le nord du pays, ont été contraints à évacuer à cause de l’escalade de la violence entre l’armée et les rebelles indépendantistes kachins. C’est ce que confirme à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Francis Daw Tang, Evêque de Myitkyina, Diocèse situé dans l’Etat Kachin.
    L’Evêque explique : « Au début avril, l’armée a commencé à attaquer la région à la frontière avec la Chine. De nombreux villages ont été attaqués, provoquant une grande souffrance aux civils, qui ont commencé à fuir. Nombreux sont ceux qui sont pris au piège dans la jungle depuis au moins trois semaines, sans nourriture et sans liberté de se mouvoir, en ce que soupçonnés de collaborer avec les rebelles ». « Les évacués en question – poursuit-il – sont venus dans la Paroisse de Tanghpre. Pour le moment, 243 familles sont entassées sur le territoire paroissial pour un total de 1.200 personnes. Par ailleurs, 600 autres évacués sont arrivés à Palana, dans un complexe de l’église baptiste et d’autres groupes ont trouvé refuge dans d’autres églises » raconte-t-il, remarquant que la Caritas du Myanmar les assiste. Hier, 400 autres civils évacués sont arrivés dans la capitale de l’Etat Kachin, Myitkyina, où se trouvaient déjà plus de 4.000 évacués.
    A propos de ce qui se passe actuellement dans le nord du pays, l’analyste politique Stella Naw remarque : « Il s’agit d’une guerre dans le cadre de laquelle les civils sont systématiquement victimes des militaires birmans, alors que la communauté internationale ignore cette situation d’urgence » et place cette crise à côté de celle concernant les musulmans Rohingyas.
    « Il s’agit d’un conflit invisible – déclare à Fides Than Htoi, un chrétien qui travaille comme assistant social dans l’Etat Kachin. Suite aux bombardements, le complexe scolaire chrétien Kachin Baptist Mission School a été détruit le 11 mai – indique-t-il – en remarquant qu’il s’agit là « d’attaques militaires contre des objectifs civils ».
    Yanghee Lee, Envoyé spécial de l’ONU chargé des droits fondamentaux, dans son rapport de mars dernier au Conseil chargé des droits fondamentaux, a demandé la cessation immédiate des combats, en affirmant : « Ce à quoi nous assistons actuellement est inacceptable : des civils innocents sont tués et blessés et des centaines de familles s’enfuient pour sauver leur vie ». (SD-PA) (Agence Fides 17/05/2018)

    Népal : Cinq attaques contre des églises chrétiennes

    nepal-persecutions.jpgKatmandu (Agence Fides) – Cinq églises, dont une église catholique, ont fait l’objet d’attaques au Népal en l’espace d’une semaine. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, l’église Saint Joseph de Kohalpur, dans le district de Banke, a été incendiée par des personnes non identifiées en date du 18 mai. La population locale a indiqué que les auteurs de l’attaque ont intimé à l’agent de demeurer à son domicile. Ensuite de quoi, dix hommes non identifiés ont fait irruption dans l’église, versé de l’essence et livré aux flammes l’édifice. L’église Saint Joseph constitue une nouvelle Paroisse comptant quelques 20 fidèles. Personne n’a été blessé dans le cadre de cette attaque incendiaire mais l’intérieur de l’église a été entièrement détruit.
    La Fédération nationale des chrétiens au Népal (FNCN), organisme œcuménique, demande une intervention urgente du gouvernement népalais et des enquêtes sur les auteurs de l’acte criminel. Condamnant « l’attaque directe à l’encontre des minorités religieuses au Népal qui trouble l’harmonie réciproque », la déclaration parvenue à Fides souligne que le gouvernement « doit défendre les libertés fondamentales reconnues par la Constitution et garantir que tous les droits soient protégés », de manière à ce que tous les citoyens puissent se sentir en sécurité lorsqu’ils pratiquent leur religion.
    Kadhka Prakash, activiste catholique pour les droits fondamentaux de Katmandu, a déclaré à Fides : « Cette profanation constitue une attaque directe contre l’Eglise catholique. Le sanctuaire, l’autel et l’Eucharistie sont fondamentaux pour notre culte. Il s’agit d’un message proclament que le Christianisme n’est pas le bienvenu en ce lieu. Les Chrétiens au Népal désirent construire la paix et travailler pour la justice ».
    Au cours de ces jours derniers, entre le 9 et le 13 mai, des temples protestants ont été incendiés, presque tous dans le cadre d’attaques nocturnes. Il s’agit de l’église de Mahima sise à Dhangadhi, de l’église de l’Emmanuel de Panchthar – dans l’est du pays – de l’église de l’Emmanuel de Doti, de l’église de l’Emmanuel de Kanchanpur – dans l’ouest du pays – et de l’église Hebron – de nouveau dans l’est du pays. Bien que personne n’ait été tué dans le cadre de ces attaques, les chrétiens du cru sont préoccupés suite à l’augmentation des actes d’hostilité envers les groupes chrétiens au Népal.
    Le pasteur Tanka Subedi, fondateur et président de l’organisation Dharmik Chautari Nepal et du Forum du Népal pour la Liberté religieuse, a déclaré à Fides : « Le gouvernement népalais est un gouvernement démocratique et il a pour mission de protéger tous les groupes religieux de la même manière ».
    La National Christian Fellowship du Népal (NCFN) et la Nepal Christian Society (NCS) ont, elles aussi, condamné les attaques, indiquant que les chrétiens népalais sont faussement accusés de prosélytisme à l’encontre de la population à majorité hindoue. (SD) (Agence Fides 19/05/2018)

  • Nicolas Gombert (v.1495-v.1556) : Motet "In te Domine speravi" a6

    Ensemble Huelgas - Dir. Paul Van Nevel
     
    In te, Domine, speravi:
    non confundar in aeternum;
    in justitia tua libera me.

    Inclina, Domine, [ad me] aurem tuam;
    accelera ut eruas me.
    Esto mihi in Deum protectorem,
    et in domum refugii, ut salvum me facias:

    quoniam fortitudo mea et refugium meum es tu;
    et propter nomen tuum, deduces me et enutries me.

    Educes me de laqueo, [hoc] quem absconderunt mihi,
    quoniam tu es protector meus.

    In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum ;
    redemisti me, Domine Deus veritatis.

    Psaume 30, 2-6.
  • Méditation - confiance, confiance, confiance... (toujours !)

    « Que Jésus règne à jamais en souverain Maître dans votre âme. Soyez docile et souple entre ses mains. Vous savez ce qu'il faut pour cela : se tenir en paix et en tout repos ; ne s'inquiéter jamais et ne se troubler de rien ; oublier le passé ; vivre comme s'il n'existait pas d'avenir ; vivre pour Jésus dans le moment qu'on vit, ou plutôt vivre comme si l'on n'avait pas de vie en soi, mais laisser Jésus vivre à son aise ; marcher ainsi, en toute circonstance et rencontre, sans crainte et sans souci, comme cela convient aux enfants de Jésus et de Marie ; ne penser jamais à soi volontairement ; abandonner le soin de notre âme à Jésus seul [...] elle lui appartient ; c'est donc à lui à en avoir soin, puisqu'elle est sa propriété.

    Ne craignez pas tant le jugement d'un si doux Maître. Généralement, bannissez toute crainte et remplacez ce sentiment par l'amour : en tout cela agissez doucement, suavement, posément, sans vivacité, sans emportement ; faites le mort quand besoin est, marchant ainsi en toute suavité, abandon et pleine confiance. Le temps de cet exil se terminera, et Jésus sera à nous et nous à lui. Alors chacune de nos tribulations sera pour nous une couronne de gloire, que nous mettrons sur la tête de Jésus ; car toute gloire lui appartient à lui seul. »

    Vénérable François Libermann (1802-1852), Lettres spirituelles du vénérable Libermann Tome I, (Lettre à un séminariste, 1839), Paris, Librairie Poussielgue Frères, s.d.

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  • L’Église a douze nouveaux Vénérables Serviteurs et Servantes de Dieu

    Samedi 19 mai, le Pape François a signé le décret que lui a présenté le Préfet de la Congrégation pour la Cause des saints et qui a été rendu public ce lundi 21 mai. Il reconnait les vertus héroïques de douze Serviteurs et Servantes de Dieux. Parmi eux, le prêtre français Jean-Baptiste Berthier, déclaré vénérable en 1953.

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    Jean-Baptiste Berthier (1840-1908)
    fondateur de la Congrégation des Missionnaires de la Sainte-Famille

    Jean-Baptiste Berthier, né le 24 janvier 1840 à Châtonnay dans le Dauphiné, et mort le 16 octobre 1908 à Grave dans le Brabant-Septentrional, est un prêtre français, ordonné en 1862 et fondateur de la Congrégation des Missionnaires de la Sainte-Famille en 1895.

    D’abord missionnaire de la Salette, il veut créer un séminaire pour les vocations tardives, mais ses supérieurs refusent. Il décide alors de créer une congrégation, sous le patronage de l’archevêque de Reims, le cardinal Langénieux et s’installe finalement aux Pays-Bas, à cause du climat alors hostile dans la France de la IIIème République, à l’égard des congrégations religieuses. Il a écrit de nombreux livres de spiritualité, ce qui a fait de lui l’un des auteurs religieux les plus lus de son époque en France.

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    Le cardinal Hlond

    Les vertus héroïques du cardinal polonais August Joseph Hlond (1881-1948), de la Société de Saint-Jean-Bosco, ont également été reconnues. Fils de cheminot dans une fratrie de onze enfants, August Joseph Hlond a été ordonné prêtre en 1905. En 1926, il devient archevêque de Gniezno et Poznan et primat de Pologne. L'année suivante, le Pape le fait cardinal. En 1932, il a fondé la Société du Christ pour les émigrants, afin d'aider ses nombreux compatriotes qui ont quitté le pays.

    En mars 1939, il a participé au conclave qui élit Pie XII. Lorsque la Seconde Guerre mondiale commence, le cardinal s'est positionné contre les violations des droits de l'Homme et de la liberté religieuse commises par Adolf Hitler. Contraint à l'exil, il s'est réfugié en France, à l'abbaye de Hautecombe en Savoie. Mais la Gestapo entre dans l'abbaye et le déporte à Paris. Il a ensuite été incarcéré en Lorraine puis en Westphalie. Il rentra chez lui en 1945, dans une Pologne libérée du nazisme qui découvre le communisme de Joseph Staline. Il défend courageusement les Polonais contre l'oppression du Kremlin. Il est mort le 22 octobre 1948 à cause d'une pneumonie, à l'âge de 67 ans.

    Les autres Vénérables Serviteurs et Servantes de Dieu :

    - Mgr Michele Angelo Builes (1888-1971), évêque de Santa Rosa de Osos en Colombie et fondateur de plusieurs congrégations religieuses.

    - Père Enrico Mauri (1883-1967), prêtre diocésain italien qui a fondé les Oblates du Christ-Roi ainsi qu’une œuvre destinée aux veuves et orphelins de la Première Guerre mondiale.

    - Père Wilhelm Eberschweiler (1837-1920), prêtre allemand de la Compagnie de Jésus. Il a formé pendant 45 ans des futurs prêtres et missionnaires.

    - Père Pietro Uccelli (1874-1954), membre italien de la Société pieuse de Saint-François-Xavier pour les missions étrangères. Fondée en 1895, elle est entièrement consacrée au travail en pays de mission.

    - Père Pio Dellepiane (1904-1976), Italien de l’Ordre des minimes, considéré comme religieux exemplaire au sein de sa congrégation. Il était également un fervent dévot du Padre Pio.

    - Norbert McAuliffe (1886-1959), de l’Institut des frères du Sacré-Cœur. Né à New York (États-Unis), le missionnaire américain s’est éteint en Ouganda.

    - Francesca des Plaies de Jésus (1860-1899), moniale espagnole du second Ordre de Saint-François du monastère de la divine Providence de Badalona en Catalogne.

    - Eleonora de Sainte-Marie (1841-1900), religieuse argentine de l’Ordre de Saint-Dominique.

    - Angela Maria du Cœur de Jésus (1900-1944). Membre de la Congrégation des sœurs de la Sainte-Trinité, cette religieuse allemande est morte dans le camp de concentration de Birkenau à Auschwitz (Pologne).

    - Maria Edvige Zivelonghi (1919-1949), sœur de la Congrégation des Filles de Jésus.

    Source : Vatican.News.

  • Regina Caeli de ce dimanche 20 mai 2018

    « La fête de la Pentecôte est source de sainteté grâce à l’Esprit Saint », a affirmé le Pape François lors de la prière du Regina Caeli, ce dimanche 20 mai.

    Compte rendu sur Vatican.News.

    Texte intégral des paroles du Pape traduites en français sur Zenit.org.

    Le Pape a par ailleurs annoncé ce dimanche midi la création de 14 nouveaux cardinaux, qui seront élevés à la pourpre le 29 juin prochain en la fête de Saint Pierre et Saint Paul.

    Compte rendu et détail des nouveaux cardinaux sur Vatican.News.

  • 10h00, Basilique Saint-Pierre : Messe de la Solennité de la Pentecôte célébrée par le Pape François

     
     
     
    Dans son homélie prononcée lors de la Messe de la Pentecôte célébré en la Basilique Saint-Pierre de Rome ce 20 mai, le Pape François a loué la puissante « force intérieure et extérieure » de l’Esprit Saint. Une force qui permet à l’Église et à ses fidèles de connaître une jeunesse perpétuelle.
     
    Compte rendu de Delphine Allaire sur Vatican.News.
     
    Texte intégral de l'homélie (version française) sur le site internet du Vatican.

  • Cristóbal de Morales (1500-1553) : Iam Christus astra ascenderat

    (Códice 25 de la Cathédrale de Tolède, 1545-1547)
    Ensemble Plus Ultra - Dir. Michael Noone
     
    Iam Christus astra ascenderat
    regressus unde venerat
    promissa patris munera (Patris fruéndum múnere)
    Sanctum daturus Spiritus.

    Solemnis urgebat dies:
    quo mystico septemplici
    orbis volutus septies
    signat beata tempora.

    Déjà le Christ était monté aux cieux,
    retourné d’où il était venu,
    pour nous donner le Saint-Esprit,
    qui fera jouir de la promesse du Père.

    Il approchait le jour solennel,
    où le cycle parcouru sept fois
    du septénaire mystérieux,
    annonce les temps bienheureux [*].
     
    [*] Sept semaines figuratives avaient séparé la sortie d’Égypte de la promulgation de la loi sur le Sinaï, et l’Hymne divise le temps de Pâques à la Pentecôte, comme l’Écriture le fait elle-même, en sept fois sept jours, après lesquels apparaît le cinquantième qui désigne l’éternité ; le nombre sept rappelle aussi les sept sacrements et les sept dons du Saint-Esprit.

    (Source)
  • Méditation - « L'Esprit de Dieu repose sur moi... »

    « Quand on possède l'Esprit de Dieu, on fait bien toutes choses, car on les fait, non en crainte et en servitude, mais en amour et par amour. Alors rien ne coûte [...]. Alors on n'agit plus machinalement et sans but, par habitude et routine, encore moins par humeur et caprice, par légèreté et irréflexion, ou par la fausse sagesse du monde ; mais on se propose toujours les vues élevées de la foi ; et, pour y mieux atteindre, on réfléchit avant d'agir ; on consulte la lumière de l'oraison plutôt que les calculs de la sagesse humaine ; et dans le cours de l'action on procède mûrement, sans ces vivacités ou précipitations qui obscurcissent l'entendement et jettent dans l'imprudence. On agit en humilité, douceur et patience, aidé de la sagesse d'en haut, qui modère et conduit tout à bonne fin. C'est ainsi que, là où l’œil humain ne voit que ténèbres, la lumière de Dieu montre ce qu'il faut faire ; et avec elle, là où les sages du monde s'égarent, on fait des merveilles : témoin les Vincent de Paul, les Ignace, les Xavier, dont la sagesse suréminente a dépassé toute la sagesse du monde. C'est là enfin ce qui fait les hommes de Dieu propres à toute espèce de bien ; c'est là ce qui perfectionne tous les actes et rend la vie sainte. Aspirons de toute notre âme à porter en toutes choses l'Esprit de Dieu, et non point l'esprit de l'homme. »

    Abbé André-Jean-Marie Hamon (1795-1874), curé de Saint Sulpice, Méditations à l'usage du clergé et des fidèles pour tous les jours de l'année, Tome II (Mercredi de la Pentecôte, Méditation pour le matin, troisième point), Paris, Victor Lecoffre, 1886.

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    (Crédit photo)

  • Introit "Spiritus Domini"

    Schola de la Hofburgkapelle de Vienne
     
    Ant. ad Introitum. Sap. 1, 7.
    Spíritus Dómini replévit orbem terrárum, allelúia : et hoc quod cóntinet ómnia, sciéntiam habet vocis, allelúia, allelúia, allelúia.
    L’Esprit du Seigneur remplit l’univers, alléluia, et comme il contient tout, il connaît tout ce qui se dit, alléluia, alléluia, alléluia.

    Ps. 67, 2.
    Exsúrgat Deus, et dissipéntur inimíci eius : et fúgiant, qui odérunt eum, a fácie eius.
    Que Dieu se lève, et que ses ennemis soient dissipés, et que ceux qui le haïssent fuient devant sa face.

    V/. Glória Patri.
  • Dimanche 20 mai 2018

    Dimanche de Pentecôte

    Dimanche,Pentecôte

    L'icône de la Pentecôte (La Descente du Saint-Esprit)
    Monastère Stavronikita, Mont-Athos (XVIIe siècle)

    (Crédit photo et explication de l'icône)

  • Veni Sancte Spiritus

    Abbaye bénédictine Saint-Dominique de Silos

  • Méditation - Vigile de la Pentecôte

    « L'Esprit Saint donnera aux justes la paix parfaite dans l'éternité. Mais déjà maintenant il leur donne une paix très grande lorsqu'il allume en leur cœur le feu céleste de la charité. L'apôtre Paul dit en effet : « L'espérance ne trompe pas, car l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5). La véritable et même la seule paix des âmes en ce monde consiste à être rempli de l'amour divin et animé de l'espérance du ciel au point que l'on en vienne à considérer comme peu de chose les succès ou les revers de ce monde, à se dépouiller complètement des désirs et des convoitises de ce monde, et à se réjouir des injures et persécutions subies pour le Christ, de sorte que l'on puisse dire avec l'apôtre Paul : « Nous mettons notre fierté dans l'espérance de la gloire de Dieu. Plus encore, nous mettons notre fierté dans les épreuves » (Rm 5,2).

    Il se trompe celui qui imagine trouver la paix dans la jouissance des biens de ce monde, dans les richesses. Les troubles fréquents d'ici-bas et la fin même de ce monde devraient convaincre cet homme qu'il a posé les fondations de sa paix sur le sable (Mt 7,26). Au contraire, tous ceux qui, touchés par le souffle de l'Esprit Saint, ont pris sur eux le joug très bon de l'amour de Dieu et qui, à son exemple, ont appris à être doux et humbles de cœur, jouissent dès maintenant d'une paix qui est déjà l'image du repos éternel. »

    Saint Bède le Vénérable (v.673-735), Homélie 12 pour la Vigile de la Pentecôte, PL 94, 196-197 (trad. Orval).

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    (Crédit photo)

  • Audience générale du mercredi 16 mai 2018

    Lors de l’audience générale de ce mercredi matin, tenue sur la Place Saint-Pierre, le Pape François a conclu son cycle de catéchèses sur le baptême. Il s’est penché cette fois sur les effets spirituels du baptême, « invisibles aux yeux mais opérationnels dans le cœur de celui qui est devenu une nouvelle créature » grâce à ce sacrement.

    Compte rendu de l'audience générale sur Vatican.News.

    Texte intégral de la catéchèse traduite en français sur Zenit.org.

    Résumé en français :

    « Frères et sœurs, nous concluons aujourd’hui le cycle de catéchèses sur le Baptême. La remise du vêtement blanc et du cierge allumé sont les signes visibles qui manifestent la dignité des baptisés et leur vocation chrétienne, telle que l’énonce saint Paul : « Vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ » (Ga 3, 27). Le vêtement blanc annonce la condition de ceux qui sont transfigurés dans la gloire divine. Le mandat de le porter sans tache pour la vie éternelle trace le chemin qui, depuis la fontaine baptismale, conduit vers la Jérusalem céleste. Se revêtir du Christ signifie cultiver des sentiments de tendresse, de bonté, de compassion, d’humilité, de douceur et de patience et par-dessus tout d’amour, qui est le lien le plus parfait. La remise de la flamme allumée au cierge pascal rappelle que c’est Jésus Christ qui est la lumière et que nous sommes appelés à recevoir sa splendeur. La vocation chrétienne est de marcher en enfants de la lumière, en persévérant dans la foi. Le devoir des parents et des parrains et marraines est d’avoir soin d’alimenter la flamme de la grâce baptismale dans leurs enfants et de les aider à persévérer dans la foi. La célébration du baptême se conclut par le Notre Père, prière de la communauté des enfants de Dieu. Les baptisés recevront en effet la plénitude du don de l’Esprit dans la Confirmation et participeront à l’Eucharistie, apprenant ce que signifie se tourner vers Dieu en l’appelant ‘Père’ dans la sainte Église. »

    « J’accueille avec plaisir les pèlerins provenant de France, de Suisse, et d’autres pays francophones. Je salue en particulier les jeunes ainsi que les pèlerins du diocèse du Mans. Chers frères et sœurs, je souhaite que la grâce de votre baptême fructifie en chacun de vous en un chemin de sainteté. Que Dieu vous bénisse ! »

    Source : site internet du Vatican.

  • Codex Engelberg 314 : Alleluia, V. O Maria rubens rosa

    (manuscrit du monastère d'Engelberg, Suisse)
    Schola Cantorum Basiliensis (mars 1986)

  • Méditation - « Demeurez en moi » (Jn 15,4)

    « « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là produira du fruit en abondance, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5). Le Christ est le lieu de notre demeure, de notre repos. Demeurer. Le mot évoque une adhésion solide et durable dans la foi au Christ, et une certaine présence intime née de l'amour et de la connaissance réciproque. « Demeurez en moi comme je demeure en vous » (15,4). Cela dépend donc de nous, il faut s'y mettre activement et avec constance. Notre union avec le Christ doit être consciemment entretenue par une habitude de recueillement. Il faut nous plonger aussi souvent que possible dans le Christ en qui nous sommes, sous l'influence de l'Esprit en nous. Tout ce que nous faisons, nous devons le faire dans le Christ ; arrêtons-nous un instant avant de commencer une action, afin qu'elle découle toujours de notre union avec lui. Aimons nos frères dans le Christ, car eux aussi, ils sont dans le Christ (Mt 25,31-46), et nous les aimons avec son amour. Que tous nos jugements soient ceux du Christ, regardons tout avec ses yeux. Que ce soit sa prière qui jaillisse de notre cœur, sa louange qui chante dans nos voix. Que ce soit sa croix que nous portions, et sa vie et sa joie qui soient en nous. « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez dans mon amour » (15,9).

    Notre effort ne sera pas vain, car il est fondé sur sa présence en nous, sur son Esprit en nous, sur la fidélité de son amour. Jésus demeure en nous, paisiblement, profondément, source de vie, d'action et d'amour. La sève de sa vie qui court en nous est une sève d'amour et de lumière ; les fruits qu'elle produira en abondance sont les œuvres d'une dilection vraie et efficace, et une unité d'amour entre nous, les sarments, en lui.

    « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire » (15,5). Rien, absolument rien. Pénétrons-nous de cette vérité. Hors du Christ, les efforts les plus acharnés ne peuvent aboutir à rien. En lui, tout est possible : l'amour, l'unité, la vie éternelle. »

    Vivre dans l'intimité du Christ, par un Chartreux, Tome 2, Presses de la Renaissance, Paris, 2006.

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  • Mercredi 16 mai 2018

    St Ubald, évêque et confesseur

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    Giovanni Francesco Nagli (XVIIe), St Ubald délivre une possédée
    Musée de la ville de Rimini (Italie)