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  • Méditation - Prière : Marie, Reine et Mère de miséricorde

    « Ô Reine et Mère de miséricorde, qui dispensez les grâces à tous ceux qui recourent à vous, avec la libéralité d'une Reine, et l'amour de la plus tendre mère ; je me recommande à vous, dénué que je suis de mérites et de vertus, et insolvable envers la justice divine. Ô Marie, vous tenez la clé des célestes miséricordes ; ne vous souvenez pas de mes péchés, et ne me laissez pas dans cet affreux dénuement. Vous êtes si libérale avec tous, accordant toujours plus qu'on ne vous demande, montrez-vous de même à mon égard. Ma souveraine, protégez-moi ; là se bornent mes vœux. Je ne crains pas les démons, car vous êtes plus puissante que l'enfer ; je ne redoute point mes péchés, car un mot que vous adresserez à Dieu suffira pour m'obtenir un pardon général ; je ne tremble pas devant l'indignation du Seigneur, que j'ai offensé, car il s'apaise à une seule de vos prières. En un mot, si vous me protégez, j'espère tout, parce que vous pouvez tout. Ô Mère de miséricorde, je sais que vous trouvez du plaisir et de la gloire à soulager les plus misérables, et que, dès qu'ils ne s'obstinent pas dans le mal, vous pouvez les secourir. Je suis pécheur, mais, loin de m'obstiner, je veux changer de vie ; ainsi vous pouvez venir à mon aide : secourez-moi et sauvez-moi. Je me remets aujourd'hui entièrement dans vos mains. Dites-moi ce que je dois faire pour plaire à Dieu, et je le ferai ; j'espère le faire avec votre secours, ô Marie, ma Mère, ma lumière, ma consolation, mon refuge, mon espérance. Ainsi soit-il, ainsi soit-il, ainsi soit-il. »

    St Alphonse-Marie de Liguori, Les gloires de Marie (ch. V, II, Prière), Traduction nouvelle, Tome I, Paris, Gaume Frères, 1852.

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  • Méditation - Prière avec St Alphonse-Marie de Liguori

    « O Domina quae rapis corda (1), vous dirai-je assez avec saint Bonaventure ; ô vous qui par votre amour et vos bienfaits pour vos serviteurs, ravissez leur cœur, ravissez aussi ce cœur misérable qui désire vous aimer beaucoup. Vous, ma Mère, dont la beauté a captivé un Dieu, et l'a fait descendre du ciel dans votre sein, vivrai-je sans vous aimer ? Non, vous dis-je avec cet autre serviteur, si enflammé pour vous, Jean Berchmans de la Compagnie de Jésus (2) : point de repos, tant que je ne serai pas certain d'avoir obtenu la grâce d'un tendre et constant amour pour vous, ô ma Mère, qui m'avez si tendrement aimé, alors même que j'étais ingrat. Si donc vous m'avez tant aimé tant que je ne vous aimais pas, que ne dois-je pas espérer de votre bonté, maintenant que je vous aime ? Je vous aime, ô ma Mère, et je voudrais posséder un cœur qui vous chérit pour tous les malheureux qui ne vous aiment point. Si j'avais des richesses, je les emploierais toutes à vous honorer. Si j'avais des sujets, je ferais de tous des serviteurs de Marie. Pour vous et pour votre gloire, je sacrifierais enfin ma vie, s'il en était besoin. Je vous aime donc, ô ma Mère, mais en même temps je crains de ne pas vous aimer, parce que j'entends dire que l'amour rend ceux qui aiment semblables à la personne aimée (3). Me voir si peu semblable à vous, est donc un signe que je ne vous aime pas. Vous si pure, et moi si souillé ! Vous si humble, et moi si orgueilleux ! Vous si sainte, et moi si inique ! Mais c'est à vous d'y porter remède, ô Marie ; puisque vous m'aimez, rendez-moi semblable à vous. Vous avez la puissance de changer les cœurs ; prenez donc le mien, et changez-le. Faites voir au monde ce que vous pouvez en faveur de ceux que vous aimez. Rendez-moi saint, rendez-moi digne de votre Fils. Je l'espère. Ainsi soit-il. »

    (1) O Domina quae rapis corda [hominem] : "Ô Dame souveraine de l'univers qui ravissez les coeurs [des hommes]". Expression également attribuée à St Bernard, notamment par St Jean Eudes (in "Le Coeur admirable de la très Sacrée Mère de Dieu...", L. VI, ch. VIII).
    (2) Nunquàm quiscam donec habuero teneru amorem ergà matrem meam, Mariam.
    (3) Amor aut similes invenit, aut facit (Aristote).

    St Alphonse-Marie de Liguori, Les gloires de Marie (ch. I, III, Prière), Traduction nouvelle, Tome I, Paris, Gaume Frères, 1852.

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  • Vendredi 1er août 2014

    1er vendredi du mois, dédié au Sacré-Cœur

    St Alphonse-Marie de Liguori, confesseur, docteur de l’Église
    Fondateur de la congrégation du Très Saint Rédempteur (Rédemptoristes)

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    (fête demain au calendrier traditionnel)

    Avant 1960 : St Pierre aux Liens, apôtre
     
    Située entre le forum Romain, et Sainte Marie Majeure, l'église Saint Pierre aux Liens a été construite dans les années 430 sur demande de l'Impératrice Eudoxie pour abriter les chaînes de Saint Pierre (emprisonné à Jérusalem puis à Rome).
    Ces chaînes sont exposées dans une chasse située sous l'autel. Les deux chaînes, en possession du Pape Léon, se serait miraculeusement soudées lorsqu'il les approcha l'une de l'autre.
    L'église Saint Pierre aux Liens abrite également le tombeau du Pape Jules II, réalisé par Michel Ange.
  • Méditation : Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie

    « Devant le mystère de sainte Anne, toute âme qui croit en Jésus-Christ, toute âme qui le reconnaît Fils de la Bienheureuse Vierge Marie, se tait, admire et reste confuse.

    C'est donc vous, Anne glorieuse, c'est vous qui avez enfanté Marie, « l'Aurore de la grâce » ; c'est vous qui avez enfanté Celle que nous appelons la Mère de Dieu, la Vierge des vierges, la Mère du Christ, la Mère de la divine grâce, le Siège de la Sagesse, le Vase d'élection, le Miroir de la justice, la Reine de tous les saints. C'est vous qui avez enfanté Marie, ô doux Nom !...

    En vous, nous nous réjouissons aujourd'hui, avec l’Église, ô femme forte, femme idéale, qui avez mérité de Dieu d'enfanter l'Immaculée Conception.

    Qui donc ne vous admirerait, qui ne tomberait en défaillance, devant cette grandeur, qui dépasse le ciel et la terre ? Vous êtes l'aïeule de Jésus-Christ, de Dieu, de l'Homme-Dieu, du Fils de l'Immaculée, du Saint des saints, du Juge des vivants et des morts.

    Quelle grâce a dû être la vôtre ! Quelle pureté cela supposait en votre âme ! De quel amour vous avez été prévenue, ô mère de la Mère de Dieu !

    Je vous félicite, je me réjouis avec vous des grâces que Dieu vous fît, grâces que nous célébrons en ce jour, et qui vous ont décorée, pour être l'instrument merveilleux du grand Œuvre de Dieu, du Chef-d’Œuvre de sa droite, lorsque vous enfantâtes celle qui devait mettre au monde Jésus ; lorsque vous nous donnâtes Marie, la Mère de la Vie, la Mère de la grâce, l'admirable en tout point, Vierge bénie aux siècles des siècles. »

    Dom Vandeur, Élévations sur la Messe de chaque jour - Temps après la Pentecôte I (26 juillet : Sainte Anne, mère de la Bienheureuse Vierge Marie), Éditions de Maredsous, Belgique, 1950.

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  • Samedi 26 juillet 2014

    Ste Anne, Mère de la Ste Vierge Marie

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    Calendrier liturgique

  • Méditation : Notre Dame du Mont Carmel

    « Les jours les plus proches de la grande fête de Marie se trouvent relevés par la solennité qui célèbre la Bienheureuse Vierge dans les symboles prophétiques et dans les prodiges rassemblés autour du Mont-Carmel. Déjà le début de la messe nous fait entendre l'appel heureux de celle de l'Assomption : « Réjouissons-nous tous dans le Seigneur ». Les oraisons nous redisent les privilèges de l'Ordre fondé sur la terre même de Jésus et de Marie et auquel nous associe le plus ancien des scapulaires. Renouvelons-nous dans la tendre douceur de ce vêtement qui nous enveloppe en quelque sorte de la protection de notre Mère. Ce symbole maternel n'est-il pas magnifiquement célébré dans les promesses que l’Église prête à Marie elle-même et que nous trouvons dans l'épître de la messe de saint Jean ? « Comme une mère honorée... elle le revêtira de l'esprit de sagesse et d'intelligence et le couvrira d'une robe de gloire. Elle accumulera sur lui la joie et l'allégresse et lui donnera pour héritage un nom éternel. » Méditez avec une tendresse extasiée les promesses de votre Mère à ceux qui se revêtent de son amour comme de la robe nuptiale ordonnée par son Fils divin. Rappelez-vous tant d'autres prodiges illustrant le maternel symbole, sous la forme de vêtements célestes apportés par Marie à ses serviteurs. L'un d'eux demeure toujours le grand souvenir de Tolède et de sa splendide cathédrale. Chaque année donc, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, ayez à cœur de renouveler votre dévotion au scapulaire, ravissant témoignage de la protection de Marie. »

    Edmond Joly (1861-1932), Notre-Dame de Bonheur, Casterman, Paris, 1938 (éd. posthume).
    (NB : "Notre Dame de Bonheur" sera présentée le 9 août prochain.)

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  • Méditation - Prière : Amende honorable à Marie Immaculée

    « Ô Cœur Immaculé de Marie, chef-d’œuvre de Dieu, délices de la Très Sainte Trinité, vous bénir et vous glorifier devrait être notre bonheur. Vous nous avez tant aimés ! Après Dieu, c'est à vous que nous devons tout. Vous nous avez donné Jésus ; et "pour nous, pour notre salut", vous avez souscrit à son immolation ; vous avez partagé ses souffrances ; "votre douleur a été grande comme la mer" !
    Pourtant, au lieu de vous aimer, hélas ! il y a des malheureux inspirés par l'enfer, qui osent lancer contre vous, contre vos privilèges les plus glorieux, d'exécrables blasphèmes !
    Et chaque jour, par leurs péchés, des millions de chrétiens renouvellent la Passion de Jésus et la vôtre ! Et moi-même, que de fois, par mes fautes, je me suis uni aux bourreaux du Calvaire !
    Ô Mère de miséricorde, Refuge des pécheurs, pardon !
    Pardon pour moi. Que désormais je sois pour vous, comme saint Jean, un fils plein de tendresse.
    Pardon pour vos blasphémateurs et pour tous les pécheurs de l'univers.
    Pour eux, Jésus a versé tout son sang. Pour eux, il vous a confié toutes les grâces, fruit de sa mort. Ô Mère si puissante et si bonne, ayez pitié de vos enfants, "fils prodigues".
    Eclairez-les, touchez-les, convertissez-les, et qu'un jour ils aillent au Ciel célébrer à jamais vos bontés maternelles !

    Ô bon Jésus, je vous en conjure, par l'amour que vous portez à votre Mère, donnez-moi de l'aimer véritablement, comme vous l'aimez vous-même et comme vous désirez qu'elle soit aimée ! (*) Amen ! »

    (*) : P. Lintelo, Le saint Cœur de Marie (ch. VII)

    "Allons au Cœur de Marie - Manuel de la Garde d'Honneur du Cœur de Marie", Besançon, 1938.

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    « Comme je sens bien votre Cœur maternel veillant sur moi... Nous ne devenons frères de Jésus et enfants de Marie que parce que son Cœur maternel l'a désiré, voulu, demandé... Si nous voulons plaire à Jésus, donnons-Lui l'amour que Lui porte la Sainte Vierge. Cachons-nous dans son âme, substituons son Cœur au nôtre, n'aimons plus que par Marie comme le petit enfant ne respire que par sa mère, ne vit que par le battement du Cœur de sa mère... Nous ne sommes sur la terre que pour faire revivre notre Mère ; nous ne sommes que son prolongement. Notre cœur est pour Elle comme un "cœur de rechange" par lequel Elle aime à nouveau Jésus... Ô ma Mère, aimez-moi autant que votre Cœur maternel est capable d'aimer, autant que vous avez voulu aimer Jésus... Contentez votre Cœur en me comblant de grâces et de maternelles caresses. »

    P. Jos. Schrijvers C. SS. R., Ma Mère, Imprimerie St-Alphonse, Esschen, Belgique, 2e éd., 1925 (pp. 16, 41, 111, 117, 136).

  • Samedi 28 juin 2014

    Le Cœur Immaculé de Marie

    Calendrier liturgique

  • Jeudi 19 juin 2014

    Calendrier liturgique

    (Solennité du Très Saint Sacrement : ce dimanche en France)

  • Méditation : consoler le Coeur de Jésus

    « Ce qui plaît à Dieu avant tout c'est l'accomplissement de ses desseins éternels en nous, par l'usage des moyens qu'Il choisit pour nous, selon l'ordre fixé par Lui de toutes les destinées et de tous les événements. "Il vaut mieux, s'écriait saint François de Sales, n'être qu'un tout petit moucheron, par la volonté divine, qu'un séraphin par sa volonté propre." Dieu s'est choisi pour moi des instruments qu'Il manie Lui-même, qu'Il exerce contre mes défauts et mes faiblesses, qu'Il donne comme un renfort ou un stimulant à ma vertu, dont Il fait pour ma vie surnaturelle tout à la fois un remède, un préservatif et un tonique ; il y a tant à faire en moi, et il est si bon que Dieu le fasse pour mon mérite et pour sa Gloire, que Dieu n'a pas trop de toute mon existence, ni de tout ce qu'Il peut y trouver de personnes exerçantes ou d'événements pénibles, pour me façonner comme Il veut, et me purifier comme il faut, au creuset de la patience. C'est donc à cela que tient tout ce qui touche le plus l'Amour de Dieu pour nous : "c'est avec la chaîne des souffrances patiemment supportées que le Christ forme l'anneau nuptial par lequel Il épouse une âme" (1).

    Qu'il est donc consolant et souvent nécessaire de penser, dans nos difficultés et nos peines, qu'elles sont, par l'amour que nous y mettons et que nous y trouvons, la meilleure consolation que nous puissions donner au Cœur de Jésus, parce que c'est le meilleur moyen de nous unir à ses souffrances et de les rendre fécondes en nous ; "ceux qui sont piqués de la Sainte Couronne, disait saint François de Sales, ne sentent pas les autres piqûres." Louis Veuillot, qui avait vu mourir sa femme, après huit ans de mariage, et qui, sur six enfants, en avait perdu quatre, dont trois en quarante jours, "ne pouvait plus reposer son cœur que sur la pierre d'un tombeau" ; et pourtant il demandait à Dieu de "lui laisser ce baume amer et purifiant" (2). Faisons nôtre cette pierre si aimante et si humaine tout à la fois, en nous souvenant d'ailleurs, avec le Bienheureux Grignion de Montfort, que c'est la très sainte Vierge qui nous aide à bien porter toutes nos croix "en les faisant confire dans le sucre de sa douceur maternelle, et dans l'onction du pur amour (3). »

    (1) : Cf. Mgr Ullathorne o.s.b., évêque de Birmingham, Humilité et patience, Collection Pax vol. IX, Lethielleux/ DDB/ Abbaye de Maredsous, Paris, 1923, p. 111
    (2) : Ce n'est d'ailleurs pas manquer à l'esprit de cette patience forte et aimante que de chercher à soulager les maux dont on souffre, soit pour mieux accomplir les devoirs de son état, soit même simplement pour en atténuer l'effet ou en éviter le retour. Tout cela est dans l'ordre, puisque la souffrance est un mal et qu'il faut se défier de sa faiblesse. Les plus grands saints nous en ont montré l'exemple. Le séraphique saint François faisait renouveler chaque jour, en dehors du vendredi et du samedi, par le bon frère Léon, des compresses d'eau fraîche sur ses plaies sanglantes ; et c'est sainte Thérèse qui, sans oublier sa devise : "ou souffrir ou mourir", mandait à la prieure du Carmel de Séville de lui envoyer "un peu d'eau de fleur d'orange", en "prenant bien garde qu'elle ne se répande pas en chemin" pour calmer ses "grands maux de cœur".
    (3) : Cf. Abbé Antonin Lhoumeau, Élévations mariales, A. Mame, 1919, p. 245.


    Abbé Paul Thône, Sur le Cœur de notre Sauveur (ch. II, II), Desclée de Brouwer et Cie, Éditeurs, Paris, 1934.

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    Icône Akhtyr de la Très Sainte Mère de Dieu
    (Histoire de l'icône, en anglais)
  • Mois du Sacré-Coeur - Seizième jour

    Seizième jour

    Prions, afin que la Ste Vierge soit plus connue et plus aimée.

    Le deuxième désir du Cœur de Jésus est l’honneur de la Ste Vierge.

    Ah ! comme il est doux à Jésus de voir honorer et aimer sa Mère ; sa Mère, à qui il a si longtemps obéi, sa mère si vertueuse, si sainte, si bonne ; sa mère qu’il a vue tant souffrir !... Aussi voyez comme il inspire une foule de pratiques de dévotion en son honneur, comme il bénit ceux qui l’invoquent, comme il donne la paix et la joie à ceux qui l’aiment… Ô Jésus, Jésus, nous voulons bien l’aimer votre Mère… Nous aurons toujours pour Marie la dévotion la plus tendre.

    Je réciterai aujourd’hui un acte d’abandon à la Ste Vierge.

    Cf. l'Acte d'abandon à la Très-Sainte Vierge Marie dans le commentaire ci-dessous.

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    La dévotion au Sacré-Coeur de Jésus
    Exposition sur l'histoire de cette dévotion

  • Lundi 16 juin 2014

    Calendrier liturgique

  • Mère Jeanne Françoise de Jésus (Mme Choussy de Grandpré), fêtée ce jour

    1820 : Mme Choussy de Grandpré pose à Lyon les fondements de l'Institut de l'Adoration Perpétuelle du Sacré-Coeur.

    « Mes enfants, il n'est pas possible de faire des progrès dans la perfection sans l'humilité, parce que cette vertu est la pierre de touche de la vraie sainteté. Le bon Dieu aime à travailler sur le néant. Dès que l'on s'estime soi-même, que l'on se croit quelque chose, le secours divin s'éloigne et nous laisse à notre misère. Ô mes enfants, demandons bien souvent au Cœur de Jésus la connaissance et le mépris de nous-même. Disons fréquemment dans la journée : Cœur de Jésus, souverainement humble, anéantissez mon orgueil ! Mon Dieu, faites que je me connaisse, pour me mépriser et que je vous connaisse pour vous aimer ! Jésus, doux et humble de cœur, ayez pitié de moi ! […]
    Avant tout, mes enfants, il faut que vous soyez fondées en humilité. C'est la vertu par excellence du Sacré-Cœur de Jésus. Sans elle, nous ne pouvons nous approcher de lui avec confiance, ni avoir part aux faveurs de son amour. Combien ne doit-elle pas nous être chère, puisque, par la divine miséricorde, nous sommes ses Adoratrices, appelées à le contempler nuit et jour et surtout à l'imiter ! »

    Mère Jeanne-Françoise de Jésus (1783-1827), in Chanoine L. Cristiani, Une Lampe devant l'Hostie !, Lyon, chez les Religieuses de l'Adoration Perpétuelle du Sacré-Cœur, 1932.

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  • Méditation - Prière à Marie

    « Ô Marie, dès le moment où Jésus vous dit que vous étiez notre mère, que de miracles se sont accomplis en vous !
    Dès cette heure, vous êtes devenue :
    La mère vigilante, écartant tout ce qui pourrait ternir notre pureté, et empêcher Dieu de venir en nous et d'habiter en nous.
    La mère ingénieuse, qui devine, qui cherche, qui trouve tout ce qui pourrait nous être utile.
    La mère généreuse, qui se sacrifie pour nous et qui s'oublie pour nous. Elle n'est, ce semble, heureuse que de notre bonheur à nous.
    La mère affectueuse, qui a toujours son cœur ouvert pour consoler nos peines et pour obtenir notre pardon.
    La mère patiente, qui ne se lasse jamais de nos oublis ni même de nos fautes - qui prie toujours - qui attend toujours et qui jusqu'à la dernière heure d'une pauvre âme rebelle lui facilite toujours le retour à Dieu.
    La mère zélée pour la gloire de Dieu, mère qui cherche à nous rapprocher de Dieu par les sacrements - à nous préparer à la sainte et fréquente communion et à conserver la vie de Jésus en nous.

    Ô Marie, ô notre mère, vous voilà en même temps notre Directrice.
    Et c'est avec vous que nous allons, nous, petits enfants, ignorants de tout dans cette vie au milieu de laquelle nous vivons.

    Ô Marie !
    Soyez la gardienne qui nous enveloppe de son amour pour nous protéger contre le mal qui nous environne et que nous ne connaissons pas.
    Soyez la maîtresse qui nous commande, nous instruit, nous vient en aide pour former notre intelligence.
    Soyez l'amie qui nous soutient, nous relève, nous corrige, nous indique toujours ce qu'il faut faire.
    Soyez le témoin qui, ne nous laissant jamais seuls, nous retient de son regard au moment d'une chute et nous ramène toujours au devoir.
    Soyez pour nous la directrice que vous fûtes pour Jésus.
    Et que nous, nous soyons pour vous ce qu'était votre Jésus : l'enfant toujours obéissant. »

    Chanoine Sylvain (1826-1914, Auteur des "Paillettes d'or"), Allez à Marie (ch. XVII), Aubanel, Avignon, 1912.

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  • Mois de Marie - Vingt-septième jour

    Vingt-septième jour

    Consolatrice des affligés, Secours des chrétiens, priez pour nous.
     
    Consolatrice des affligés, Secours des chrétiens, vous les consolez tous en toutes sortes d’afflictions, et de toutes manières, dès qu’ils recourent à vous avec confiance. Vous vous souvenez qu’en qualité de Mère de Jésus, vous êtes l’avocate, la protectrice, la mère des chrétiens ; votre Cœur est toujours prêt à les secourir. Ah ! jetez les yeux sur vos enfants exilés dans cette vallée de larmes ; soyez touchée de nos maux et de nos besoins si multipliés. Priez le Dieu de toute consolation de nous faire éprouver ses miséricordes.

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  • Méditation - Poésie - Prière : "Une petite fille à Marie"

    « Marie est le nom de ma mère ;
    Mais on m'a dit que j'en ai deux,
    Que l'une est ici sur la terre,
    Et que l'autre habite les cieux.

    Toutes deux s'appellent Marie :
    L'une est contente d'un baiser,
    L'autre veut que l'enfant la prie ;
    Toutes deux je veux les aimer.

    Celle qui sur son cœur me presse,
    Je la connais, je puis la voir ;
    C'est maman, qui, d'une caresse,
    M'éveille au jour, m'endort le soir.

    L'autre... jamais je ne l'ai vue ;
    Mais on dit qu'elle me chérit,
    Que souvent, du haut de la nue,
    Elle me regarde et... sourit ;

    Que lorsque je serai bien sage
    Et que la nuit je dormirai,
    Je pourrai voir son beau visage...
    Quel bonheur quand je le verrai !

    Car on m'a dit qu'aucune chose
    A sa beauté ne s'égalait ;
    Maman, je sais est blanche et rose,
    Mais elle... est blanche tout à fait.

    Elle est aussi belle que bonne,
    Elle aime les petits enfants ;
    Joie et plaisir elle leur donne,
    Et les préserve des méchants.

    Aussi, bonne mère, je t'aime !
    J'ai fait un autel tout petit,
    Je t'ai mis un beau diadème,
    Et je t'ai là près de mon lit.

    Le soir, le matin, de ma couche
    Je vois maman à tes genoux ;
    Et puis elle apprend à ma bouche
    A répéter ton nom si doux.

    La campagne est toute fleurie,
    C'est toi qui fais croître ces fleurs ;
    Oh ! j'en prendrai dans la prairie
    Beaucoup de toutes les couleurs.

    Ton autel sera magnifique :
    Le soir tout le monde viendra ;
    Nous chanterons un beau cantique,
    Marie !... et ton Cœur l'entendra. »

    Anatole ***, in "L’Étoile du matin", Journal de Littérature pieuse sous le patronage de la Très Sainte Vierge, Huitième année, Lyon, 1852.

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  • Mardi 20 mai 2014

    St Bernardin de Sienne, confesseur

    Calendrier liturgique

  • Méditation - Prière : "Je crois, ô Marie..."

    « Je crois, ô Marie, que vous êtes la Mère de tous les hommes et que vous les avez tous reçus en la personne de Jean, selon le désir de Jésus.
    Je crois que vous êtes notre vie... le souffle vivifiant des chrétiens et leur secours, surtout à la mort. C'est par vous que nous recevons le don inestimable de la sainte persévérance... Si vous priez pour moi, je ne serai point incorrigible ; demeurant avec vous, je ne tomberai pas ; si vous me protégez, je n'aurai rien à craindre... et je parviendrai jusqu'à vous si vous m'êtes propice.
    Je crois... que vous couvrez de votre protection tous ceux qui ont recours à vous... Vous prévenez ceux qui vous cherchent et même, sans en être priée, vous vous hâtez de les secourir...
    Je crois... que toutes les grâces que Dieu nous dispense passent par vos mains ; que toutes les miséricordes qui ont été accordées aux hommes l'ont été par votre entremise et que personne ne peut entrer au ciel que par vous, qui en êtes la porte...
    Je crois qu'un seul de vos soupirs a plus de valeur que les prières de tous les saints ensemble, et que c'est en vain que l'on a recours aux saints si vous n'intercédez vous-même. Quand vous priez, tous les saints unissent leurs prières aux vôtres.
    Je crois que vous êtes une avocate si dévouée que vous ne refusez pas de prendre en mains la cause des plus misérables. Je vous regarde comme la médiatrice de la paix entre Dieu et les pécheurs et je crois que Dieu vous a créée comme un appât très agréable pour prendre les hommes, surtout les pécheurs et les attirer à lui. Vous êtes tout yeux pour compatir à nos misères et les secourir.
    Je crois que la compassion que vous aviez pour les malheureux quand vous étiez sur la terre, est autant dépassée en grandeur, maintenant que vous régnez dans le ciel, que la lune est surpassée par le soleil en grandeur et en éclat...
    Je crois (enfin), avec saint Hilaire, que vos dévots serviteurs ne peuvent jamais se perdre, quelque grands pécheurs qu'ils aient été auparavant... Je crois, avec saint Ephrem, que la dévotion envers vous est le passeport du salut : charta libertatis ! »

    St Gabriel de l'Addolorata, Cahiers de la Vierge, novembre 1936, cité in P. J.-B. Gosselin, "Sujets d'oraison pour tous les jours de l'année", Tome V (2e édition), Apostolat de la Prière, Toulouse, 1947.

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  • Méditation : dites-vous votre chapelet ?

    « Le chapelet bien dit est une détente pour l'âme, au sein des préoccupations, parfois si déprimantes, de la vie ; il est un petit moment de repos qu'on s'accorde pour rester fort à la besogne. Ô mon lecteur, ne vous refusez pas cette divine récréation ! La tâche est si rude ; vous êtes peut-être à votre insu, une âme si tendue, si lasse... Venez donc vous délasser en vous abandonnant là tout simplement à la bonté de votre divine Maman, comme un bambin qui vient, n'en pouvant plus, tomber dans les bras de sa mère. Songez que sans ce repos de chaque jour, vous risquez de perdre, au point de vue surnaturel, votre équilibre vital et de tomber dans le découragement. Le chapelet est un entretien intime du chrétien avec sa céleste Mère : ne vous privez pas un seul jour de cette conversation ; vous avez tant de choses à lui confier à la Sainte Vierge. On lui dit tout à Elle ! Vous avez tant besoin qu'elle vous instruise et vous forme.

    Or, n'est-ce pas en ce moment de la journée, où vous êtes avec elle, qu'elle vous atteint pour agir sur vous et vous former à sa ressemblance. C'est alors qu'elle vous adressera ses miséricordieux reproches, vous donnera ses conseils, vous fera connaître ses directives, vous communiquera, en un mot, les dispositions fondamentales de son âme bienheureuse. "Oh ! si l'on savait les belles choses que j'ai apprises en disant lentement le chapelet", confiait à sa mère, Guy de Fontgalland (1)...

    Comment peut-il se faire que, parmi les vrais chrétiens, on ne trouve pas un plus grand nombre d'âmes avides de dire leur chapelet... Avoir à sa portée une intelligence, un cœur comme celui de la Sainte Vierge et ne pas désirer davantage approcher de ces foyers de lumières et de sainteté, quel mystère ! quelle misère ! »

    (1) : Le serviteur de Dieu Guy de Fontgalland (1913-1925).

    Chanoine Marie-Eugène Henry, Chapelain de Paray-le-Monial, Notre très douce Dame (ch. XXXVIII), Paray-le-Monial, Imprimerie Nouvelle, 1937 (Nouvelle édition transformée).

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  • Mois de Marie - Huitième jour

    Huitième jour

    Mère du Créateur, Mère du Sauveur, priez pour nous.
     
    Mère du Créateur, Mère du Sauveur, de ce grand Dieu qui a fait le ciel et la terre ; qui, de toute éternité, vous avait prédestinée pour être sa Mère dans le temps, lorsqu’il voudrait bien se faire homme ; Mère de ce Dieu de bonté, qui a daigné verser tout son sang pour nous sauver de la mort éternelle ; à qui nous sommes redevables de la vie de la nature et de celle de la grâce ! Ah ! puisqu’il a bien voulu vous associer à l’ouvrage de notre rédemption, priez-le de créer en nous des cœurs nouveaux, tout remplis et embrasés de l’amour de notre divin Sauveur.

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